Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 8 282 fois
  • 84 J'aime
  • 2 Commentaires

Karine en été

Chapitre 1

Erotique

Karine n’avait pas le moral et ça se voyait. Elle venait de divorcer, un divorce qu’elle avait voulu à cause de l’infidélité de son mari, mais elle se retrouvait seule avec ses deux enfants et avait un mal de chien à concilier sa vie professionnelle (désormais indispensable) et son rôle de mère. Elle ne vivait plus pour elle. Finis les loisirs, terminée la vie sexuelle et a fortiori amoureuse, faute de pouvoir sortir, tout pour le pratique de la vie quotidienne. A 40 ans, elle avait l’impression d’avoir déjà raté sa vie. A la cafétéria de l’entreprise, elle s’en était ouverte à une de ses collègues du même âge, Julie, une fille saine, équilibrée, heureuse en ménage, dont elle enviait l’existence paisible bien qu’elle ne fût pas particulièrement son amie.


— J’appréhende beaucoup les vacances cette année, les premières depuis mon divorce, lui raconta-t-elle. J’ai les enfants quinze jours, mais ils partent avec leur père le reste du mois et je me demande bien ce que je vais faire.


— Tu n’as qu’à aller au club Med, il y a plein de gens dans le même cas que toi et ça te permettra de faire des connaissances, lui proposa Julie.


— Non, j’ai pas assez de fric. Je crois que je vais rester tranquille ici chez moi, je trouverai bien de quoi m’occuper, et je me reposerai.


La conversation en était restée là.


Le lendemain au même endroit, devant son plateau-repas, Julie aborda devant Karine le sujet des vacances.


— Tu sais, j’ai parlé avec Alain (son mari) de ta situation. Il se trouve que mes beaux parents nous prêtent leur maison de vacances pendant quinze jours. Les enfants seront partis avec leurs cousins. On sera tranquilles. Viens avec nous au moins une semaine, ça te changera les idées. Tu verras, c’est très chouette. La maison est au bord d’un grand étang privatif, on est isolés de tout, c’est idéal pour se reposer, mais c’est vrai qu’on s’ennuie un peu parfois et ta présence nous distraira.


— Mais je ne veux pas vous déranger. Si vous allez là-bas, c’est pour rester seuls, non ?


— Je te connais, Karine, tu n’es pas le genre à nous envahir, au contraire. Je dois juste te prévenir d’une chose. Si on va là-bas, c’est pour vivre au plus près de la nature. Nous serons nus presque tout le temps. Mais tu n’es pas obligée de faire pareil, tu pourras rester habillée ou en maillot de bain, ça ne nous gênera pas.


— Ah bon, vous êtes naturistes ? Non, ça ne me gêne pas, mais si ça ne vous ennuie pas, je ne ferai pas comme vous, ce n’est pas dans ma pratique.


— Autre chose, mais tu gardes ça pour toi, on fait beaucoup l’amour, on rattrape le temps perdu dans l’année. Tu risques de ressentir une certaine frustration.


— Nnnnon, euh nnnon, du tout, j’ai tiré un trait là-dessus, vous ferez comme si je n’étais pas là.


— Bon, j’en conclus que tu acceptes, j’en suis ravie, je préviens Alain ce soir. Je te dirai comment on s’organise.


Cette conversation avait eu lieu environ un mois avant les congés d’été des deux jeunes femmes. Et durant le laps de temps qui précéda, Karine eut tout le loisir d’imaginer les lieux enchanteurs où elle passerait de vraies vacances en compagnie d’un couple sympathique et accueillant. Elle s’acheta un nouveau maillot de bain, un bikini classique qui mettait en valeur sa taille fine. En se regardant dans la glace, elle pensa à son mari qui avait préféré un boudin vulgaire. Elle n’en finissait plus de se demander pourquoi cette femme avait pris l’avantage sur elle. A cause du lit ? C’est vrai que leurs rapports sexuels étaient devenus routiniers et elle-même n’y prenait plus vraiment plaisir. Elle pensait à Julie et son mari qui, à l’évidence, gardaient intacte leur soif l’un de l’autre. Et elle les envia. Peut-être pourrait-elle prendre des leçons au cas où une nouvelle occasion de vivre en couple se présenterait. Ce qui n’était pas sa priorité du moment, loin de là.


Le jour arriva enfin où Karine prit la direction de la maison des beaux-parents de Julie, dans le sud du Massif Central. Pour être isolée, elle l’était. Karine dut emprunter un chemin cahoteux jusqu’à un plan d’eau au milieu d’un écrin d’arbres feuillus. Une maison en bois, genre chalet, était construite au bord. Karine aperçut Julie qui déambulait sur le promenoir, un balai à la main. Entièrement nue, comme elle l’avait dit. Dès qu’elle vit la voiture, elle accourut vers elle, tout sourire. Julie était tout le contraire physique de Karine. Autant celle-ci était mince, élancée, blonde aux cheveux courts et au teint clair, avec de petits seins haut plantés et des hanches à peine marquées, autant sa collègue était brune de poil et de peau avec une chevelure abondante qu’elle relevait souvent en chignon, des seins lourds, des hanches en amphore et un petit ventre rond qui attestait son goût pour la bonne chère.


Karine remarqua l’abondance des poils de son pubis qui occupaient une bonne partie de son bas-ventre dans une indiscipline un peu sauvage qui la surprit.


— Ah que je suis heureuse de te voir, lui dit l’hôtesse en l’embrassant, je craignais que tu ne te dégonfles.


— Non, du tout, j’avais vraiment envie de venir et je ne le regrette pas. C’est magnifique ici. Quelle beauté, quel calme !


— Oui, c’est vrai, pour être calme, c’est calme, mais on a tout le confort, je te rassure, téléphone, eau, électricité, etc. Les beaux-parents ne sont pas des Robinson. Tiens, voilà Alain.


Karine vit apparaître un homme tout aussi nu, à la haute stature, au crâne rasé, plutôt maigre ce qui l’étonna, car elle le voyait taillé sur le modèle physique tout en rondeurs de Julie. Mais vu de près, ses muscles saillants dénotaient un sportif accompli. Karine essaya de ne pas regarder en dessous de la ceinture de l’homme, mais le peu qu’elle avait vu l’avait édifiée. Elle n’aurait jamais imaginé des organes génitaux masculins aussi développés. Ils ballottaient entre ses jambes à chaque pas. Karine se tint à distance quand il lui fit la bise, de peur d’entrer en contact avec ces plantureux attributs. Le couple la fit ensuite visiter les lieux et lui proposèrent d’aller se baigner avant le dîner, ce qu’elle accepta. Elle se présenta sur la petite plage en bikini alors que Julie et Alain batifolaient déjà dans l’eau tiède. Leur gaîté naturelle imprégna tout de suite Karine qui se sentit à l’aise dans cet environnement paisible et bucolique.


Le soir au dîner, Julie avait revêtu un paréo et Alain un simple short ce qui rendit Karine plus à l’aise dans sa robe légère. Le trio regarda le soleil se coucher sur l’eau de l’étang tout en sirotant des boissons fraîches et en parlant. Quand la nuit tomba, chacun alla se coucher. Il y avait longtemps que Karine ne s’était pas mise au lit de si bonne heure. Aussi tardait-elle à trouver le sommeil quand elle entendit des bruits dans la chambre voisine qu’elle identifia aussitôt comme les bruits de l’amour. La mince cloison de bois était un maigre rempart pour préserver l’intimité.


Karine entendit des petits rires, plutôt des gloussements, puis ce qu’elle identifia comme des bruits de succion puis une accentuation sonore très nette faite de grincements de lits, de râles, de grognements suivis d’une interruption courte avant une reprise encore plus audible avec cette fois des phrases parfaitement intelligibles, "viens sur moi" ou "prends-moi comme ça" et surtout un "ah qu’elle est bonne ta bite" venue de la voix grave de Julie qui fit rougir Karine dans son lit, jusqu’à l’explosion finale de cris de plaisir mélangés. Puis se fut le silence. Karine s’endormit longtemps après, profondément troublée. Pour la première fois depuis des lustres, elle fit un rêve érotique dont le protagoniste était un collègue mâle qui lui avait fait du gringue, en vain.


Le lendemain, Karine se présenta au petit-déjeuner alors que Julie et Alain venaient de prendre un bain dans l’étang, d’où ils étaient sortis luisants. Les seins de Julie, en forme de poire, dansaient au gré de ses pas, les pointes érigées, les larges mamelons légèrement relevés, comme un défi. Mais cette fois, Karine prit le temps de regarder à la dérobée la verge pendante d’Alain : "elle mérite bien d’être appelée une queue" se dit-elle. Aucun ne fit allusion aux ébats de la soirée et les deux femmes passèrent leur matinée à préparer la cuisine pour le midi pendant qu’Alain pêchait.


Au déjeuner, le couple n’avait pas cru bon de s’habiller, mais Karine commençait à s’habituer à leur nudité. Elle s’amusait de les voir tous les deux se faire des mamours comme deux tourtereaux, de se lancer des allusions qu’eux seuls pouvaient comprendre. Alain parlait en rigolant à Julie de son "béret basque", ce que Karine finit par identifier comme son pubis fourni. C’était comme s’ils se préparaient, s’échauffaient avant un nouvel accouplement. On en était à servir le dessert que préparait Julie quand Alain se glissa derrière elle et se colla à son dos, queue dressée, Karine l’avait bien vu.


— Arrête, attends un peu qu’on ait fini de manger, gloussa Julie.


— Non, maintenant, j’ai envie, murmura Alain.


— Bon, excuse-nous Karine, Monsieur a une urgence, ne nous attends pas, lâcha Julie d’une voix un peu rauque.


Et le couple gagna la chambre d’où s’élevèrent bientôt des cris de plaisir. Karine s’était avancée dans le couloir et s’aperçut que le couple n’avait même pas pris le temps de fermer la porte de sa chambre. A quatre pattes au bord du lit, Julie subissait les assauts d’Alain en levrette, ses seins ballottant entre ses bras à chaque coup de boutoir. Elle virevoltait des hanches, les yeux clos, la bouche ouverte, en proie à une extase manifeste. Puis elle les ouvrit et aperçut Karine, lui sourit et referma les yeux, tout entière à son plaisir. Karine se retira, profondément troublée. Son ventre et ses seins lui faisaient mal. Une sensation inédite depuis des mois. Elle partit se promener autour de l’étang, pour se calmer.


Mais elle ne pouvait détacher sa pensée de l’accouplement de ces deux corps nus uniformément bronzés, du visage rayonnant de la femme et celui crispé de l’homme, de cette longue queue qui sortait et entrait à cadence rapide du vagin béant, de cet acte dont le naturel éclatait dans cet environnement agreste. Lorsqu’elle revint, elle avait son soutien-gorge à la main, à la fois pour soulager ses seins douloureux et pour marquer un certain relâchement devant ce couple si libre de son corps. Assis à la table de la cuisine, celui-ci dégustait son dessert comme si de rien n’était et aucun des deux ne fit allusion à la semi-nudité de Karine.


L’après-midi se passa au bord de l’étang. Karine bronzait topless pour la première fois de sa vie, Julie entièrement nue comme d’habitude et Alain allait et venait avec sa canne à pêche au bord de l’étang, poussant une exclamation chaque fois qu’il avait une touche. Les deux femmes papotaient de tout et de rien quand Julie se lança :


— Dis-moi Karine, depuis combien de temps n’as-tu pas fait l’amour ?


— Euh, je ne sais pas, ça remonte loin et tout dépend de ce que tu appelles faire l’amour. Avec mon mari, c’était devenu un peu hygiénique.


— Ben, baiser quoi, avec un bel orgasme au bout comme moi avec Alain.


— Alors là, ça doit remonter à Mathusalem... Mais pourquoi tu me demandes ça ?


— Pour rien, comme ça. Tu n’es pas choquée par notre comportement ici ?


— Vous êtes chez vous, non ? Et puis, tu m’avais prévenue. Mais ce qui m’étonne, c’est la fréquence de vos rapports. Il n’est jamais fatigué, Alain ?


— Tu sais, il a de gros besoins sexuels et moi aussi, mais surtout l’été. L’hiver, on est plus calme et puis il y a le boulot, les enfants. Là on s’éclate vraiment. Et plus tu baises et plus tu as envie de baiser, c’est bien connu. L’inverse aussi d’ailleurs.


— Pourquoi tu dis "baiser" ?


— Parce qu’on est un peu comme des animaux ici. J’aime l’amour bestial et Alain aussi. On ne calcule pas, on se donne à fond et on suit nos instincts sans se préoccuper du reste. En ce moment, je serais capable de m’envoyer dix mecs à la fois. Mais je te rassure, ça ne m’est jamais arrivé. Dis-moi, tu es ridicule avec ton slip. Enlève-le donc, tu verras c’est très agréable de nager à poil.


Et sur ce, Julie se leva et se dirigea en ondulant de sa somptueuse croupe vers l’onde. Karine balança un court instant et fit glisser prestement son slip le long de ses cuisses fuselées avant de rejoindre son amie. L’eau tiède sur son corps la fit frémir. Elle avait raison, c’était vraiment agréable de se baigner nue. Une sensation nouvelle qui lui fit prolonger le bain. Quand elle en sortit de longues minutes plus tard, le large pubis de Julie perlait de gouttes d’eau quand elle lui tendit sa serviette. Une fois de plus, elle ne fit aucun commentaire. Karine ne se reculotta pas. Et les deux femmes se mirent à bronzer nues.


— Mets-toi quand même un peu de crème sur tes fesses blanches, sinon tu ne pourras pas t’asseoir ce soir, lui lança Julie en lui tendant un tube avant de se raviser.


— Non, je vais te la mettre moi-même, seule tu n’y arriveras pas.


Et Karine s’abandonna à la douce main de son amie, imaginant que c’était celle d’un amant. La volupté l’envahissait de plus en plus...


Le soir, elle s’endormit plus vite que d’habitude. C’est à peine si elle entendit les bruits de l’accouplement dans la chambre voisine, comme si elle s’y était habituée. Elle entendit juste Alain dire distinctement "lève bien ton cul que je le prenne" qui lui donna la chair de poule. Et le lendemain, alors qu’elle passait devant la salle de bains, elle vit derrière la porte vitrée les deux silhouettes de ses hôtes, elle accroupie, lui debout lui tendant sa queue pour une fellation qu’elle regarda sans rougir, presque à titre documentaire, tant elle avait perdu l’habitude de l’acte. Elle fut sidérée de la capacité de Julie à engloutir le membre viril de son mari, se demandant comment elle faisait pour ne pas étouffer. Puis le couple disparut de sa vue et elle imagina que Julie se faisait prendre sous la douche en entendant son cri. Karine s’échappa aux toilettes, où elle se masturba pour la première fois depuis son adolescence.


Après le petit-déjeuner, Julie proposa à Karine d’aller faire une promenade dans les environs :


— J’adore me promener à poil, avec juste une paire de chaussures et un maillot de bain dans une poche au cas où on entendrait du monde venir, mais ici, c’est très rare. Il faut y aller maintenant, car après, il fera trop chaud.


Karine balança un court instant. Marcher dans le plus simple appareil, ça elle ne l’avait jamais imaginé. Mais elle commençait à prendre goût à la nudité et au fond, son corps ne lui faisait pas honte. Alors, elle accepta le défi et les deux nudistes partirent sur les chemins des environs, humer les chaudes senteurs de l’été. Elles commentaient la flore, procédaient à quelques cueillettes, sans rencontrer âme qui vive. La caresse du vent et du soleil sur leurs peaux dénudées les grisait. Sur le chemin du retour, Julie lança à son amie :


— On ne te gêne pas trop le soir avec nos galipettes ?


— Euh non, tu sais je m’endors vite.


— Bon tant mieux, mais tu sais, si un soir tu veux te joindre à nos jeux, je ne suis pas contre. Alain t’apprécie beaucoup.


Karine se montra très surprise de la proposition :


— Non franchement, ça ne me dit rien, je suis assez traditionaliste sur le sujet, j’aime l’amour à deux, pas à trois ou plus.


— Et deux mecs pour toi toute seule, ça ne te dirait rien non plus ? Allez, sois franche.


— Je ne sais pas, il faudrait des circonstances spéciales et bien connaître les hommes, mais je reconnais que ça doit être agréable.


— Ah oui ça tu peux le dire ! C’est quelque chose qu’on fait de temps en temps avec Alain et un copain. Là, vraiment, je prends mon pied.


— Il me semble que tu le prends aussi avec Alain tout seul...


— Oui bien sûr, c’est un baiseur hors pair. La première fois que j’ai couché avec lui, on n’a pas quitté le plumard pendant 24 heures. Il rechargeait à une vitesse incroyable. On ne s’est plus quitté depuis. Bon, blague à part, tu sais que c’est la fête au village cet après-midi ? Il y a un bal. Cela te dirait de nous accompagner ? On connaît plein de gens sympas.


— Et on y va à poil ?


— Idiote ! Mets une petite robe légère avec rien dessous, ça reviendra au même. En tout cas, c’est ce que je vais faire. De toute façon, je n’ai amené, à part mon maillot, ni slip ni soutien-gorge ici.


Au contact de ses nouveaux amis, Karine ne finissait plus de s’encanailler. Pour la première fois de sa vie, elle sortit en robe d’été sans sous-vêtements. Heureusement, elle était suffisamment opaque pour ne rien révéler, si ce n’est les pointes de ses seins sous l’étoffe légère. Mais la sensation de ses fesses nues sous la robe la mettait dans une disposition érotique inédite. Moulée dans un court fourreau noir au profond décolleté, Julie était un véritable appel au sexe. Pour ne pas dire au viol. Heureusement, la haute stature d’Alain veillait au grain. Celui-ci portait un simple tee-shirt et un jean léger qui moulait tellement ses parties intimes qu’on voyait la tige du sexe se dessiner sous le pantalon, porté visiblement à même la peau. Mais quand les deux femmes apparurent dans la foule du village en fête, tous les regards convergèrent vers elles. Karine se sentit soudain mal à l’aise, comme si elle était vraiment nue, alors que Julie rayonnait :


— Je crois qu’on fait lever quelques queues, lui murmura-t-elle à l’oreille.


Le bal en plein air battait son plein. Julie et Alain dansèrent un rock endiablé qui menaçait à tout moment de révéler les fesses nues de la jeune femme. Un homme invita Karine qui se laissa à son tour emporter par la danse. C’était visiblement un gars du coin, pas un touriste. Ni beau ni laid, avec des mains de travailleur manuel, mais solide et bien bâti, la chemise ouverte sur un poitrail velu. Il dansait bien et Karine accepta d’autres sollicitations jusqu’à ce qu’elle éprouve le besoin de souffler et de rejoindre ses amis qui l’attendaient à la terrasse du café du village :


— Ah je vois que tu as fait la connaissance de Charly, susurra Julie.


— Je ne connaissais pas son prénom. Il danse pas mal. Il a l’air gentil.


— C’est le plombier du coin. Il a refait toute l’installation sanitaire de la maison de mes beaux-parents. Un bon ouvrier. Très serviable. Et je te le signale, pas marié. Il n’a jamais pu trouver ici. Les femmes fichent le camp à la ville.


Karine ne dit rien. Mais quand Charly l’invita un peu plus tard pour un slow, elle ne le repoussa pas. En dansant, elle croisa le regard de Julie, toujours assise, qui lui lança une œillade. Au passage, Karine remarqua que son amie se souciait peu de masquer son entrecuisse au fil de ses croisements de jambes, largement découvertes par la courte robe noire, ce qui devait ravir les mâles en train de danser. Elle remarqua d’ailleurs que certains attiraient leur compagne vers la table où Julie sirotait sa menthe à l’eau... Charly la questionnait sur elle et Karine ne répondit que de manière elliptique. Mais elle dut reconnaître que ce corps d’homme puissant et odorant la troublait à son contact.


Tous les quatre décidèrent d’aller dîner ensemble et Karine put mieux prendre connaissance du sympathique plombier, qui ne cessait de la regarder. "Un peu gênant, mais agréable, ça me change de l’indifférence", se dit-elle. A la fin du dîner, une véritable connivence s’était opérée. Karine sentit qu’elle n’avait qu’un mot à dire pour accompagner Charly chez lui. Mais non, c’était trop tôt. Elle rentra avec ses hôtes, se demandant quand même si elle n’avait pas fait une bêtise. Julie et Alain ne firent aucun commentaire.


Le lendemain, Karine assista à son corps défendant à une nouvelle escalade dans les jeux érotiques de ses hôtes. Alain trempait le fil dans l’eau de l’étang sur le ponton, à l’ombre des chênes verts, toujours dans le plus simple appareil, quand Julie surgit derrière lui, nichons dressés et fessier louvoyant. Elle se plaqua contre son dos et Karine vit clairement sa main se glisser entre les cuisses de son homme à la recherche de ses couilles. D’où elle était, Karine ne put entendre ce que lui disait son mari, qui devait être quelque chose comme "laisse-moi pêcher tranquille", mais Julie insistait et branlait maintenant son mari dont la verge prenait maintenant une longueur conséquente. Alors, Alain posa tranquillement sa canne à pêche, Julie s’allongea cuisses ouvertes sur le ponton et son mari la pénétra sans préliminaire avec une vigueur qui chamboula Karine. En d’autres temps, elle se serait échappée et aurait laissé le couple à ses ébats en plein air.


Là, non seulement elle le regarda, mais sa main s’attarda sur son sexe trempé et elle frotta énergiquement son clitoris pendant qu’Alain, jambes et bras tendus, pilonnait Julie qui clamait son plaisir. Presque au même moment où celle-ci atteignait l’orgasme, Karine jouissait de son doigt avec une intensité qu’elle n’aurait pas soupçonnée, au point qu’elle cria. La scène n’avait pas échappé au couple qui s’apprêtait à plonger pour se rafraîchir.


— Eh bien Karine, on fait la voyeuse, on se fait du bien ? lança Julie, hilare. Karine éluda en se baignant à son tour...


A la fin de la journée, elle s’aperçut avec satisfaction que depuis le début de son séjour, son corps avait changé. Son bronzage était désormais uniforme, certes moins prononcé que celui de Julie, mais elle en était très satisfaite. Elle aimait désormais être nue et prendre le soleil sur toute la peau. Elle se sentait presque capable de se montrer sur une plage dans le plus simple appareil, véritable révolution intime. Toutefois, alors que le trio prenait l’apéritif avant le dîner, l’apparition d’un 4x4 au bout du chemin la fit lever par réflexe pour aller chercher son maillot de bain. Julie l’arrêta en lui prenant le bras :


— Hep là, reste ici comme tu es. C’est Charly. Il n’entrera pas s’il ne se met pas à poil et il le sait.


Karine s’assit, un peu contractée. La perspective de se montrer sans voile devant le plombier lui plaisait modérément. Mais quand elle le vit, une fois descendue de sa voiture, baisser son pantalon et enlever son tee-shirt, elle se détendit. Il s’avança sans complexe, son "costume trois-pièces" bien en évidence, qu’il semblait porter comme un trophée.


— Il a des arguments, hein Karine, gloussa Julie.


Karine ressentit une contraction dans son bas-ventre. A force d’avoir vu son couple d’hôtes faire l’amour dans tous les coins de la maison, y compris une heure plus tôt sur la table de la cuisine, elle éprouvait maintenant un profond, un intense besoin de sexe. "Ce type ne partira pas d’ici sans m’avoir baisée" se dit-elle in petto. Elle perçut nettement le regard de braise que le plombier portait sur son corps et il ne dissimula pas un début d’érection.


En définitive, l’affaire fut rondement menée. Après l’apéritif suivi d’un dîner léger, les deux hommes et les deux femmes se retrouvèrent comme souvent sur des nattes au bord de l’étang, à écouter les grenouilles et voir le jour tomber lentement. Ils ne parlaient plus et quand Alain enlaça son épouse dans le but évident de lui faire une nouvelle fois l’amour (c’était la troisième de la journée, calcula Karine), celle-ci et Charly les imitèrent sans barguigner. Elle trouva qu’il embrassait bien et quand sa main eut atteint sa fente, elle écarta résolument les jambes pour faciliter son exploration. Mais ce dont elle avait surtout envie, c’était de sucer. De bouffer la bite à ce type jusqu’à ce qu’il en crie. Elle avait une faim dévorante de luxure, une soif inextinguible de sperme, un furieux besoin d’être pénétrée. Charly comprit tout de suite qu’il aurait affaire à une dévoreuse sous ses airs de sainte nitouche.


En plein 69, Julie, en position supérieure, gardait un œil sur la scène et lâcha :


— Allez Charly, donne-lui du plaisir, elle en meurt d’envie.


Charly aurait bien acquiescé, mais cette nana ne lui lâchait pas la bite qu’elle engouffrait jusqu’à la glotte, à en étouffer.


— Ho doucement, laisse m’en un peu, tu vas finir par me faire jouir, lâcha-t-il d’une voix rauque.


Karine considéra son œuvre. Le membre du plombier, dense et épais, semblait un vrai tuyau. Mue par une inspiration, elle se positionna sur ses pieds, accroupie au-dessus du sexe, et s’empala. Ah la bienfaisante introduction ! Au début, Karine eut un peu mal, car l’homme était vraiment très gros et ses chairs s’étaient resserrées avec le temps, faute de pratique. Mais quand la vulve prit la mesure du pénis et que celui-ci put coulisser à son aise, Karine ressentit un plaisir intense, comme un famélique pouvant enfin manger. Très vite, les deux sexes joints clapotèrent et Charly s’enfonça jusqu’à la garde en ruant dans les brancards des cuisses. Ils se tenaient par les mains pour qu’elle pût conserver son équilibre et lui renvoyer la balle avec toute l’ardeur voulue.


Puis ses jambes lui firent mal et elle bascula sur le dos, ouverte en grand, prenant seulement conscience qu’elle était en train de faire l’amour avec un inconnu à côté d’un autre couple tout aussi déchaîné, sans que Karine se préoccupe le moins du monde de sa perte d’intimité. Tout ce qu’elle demandait, c’était qu’il la défonce. Mais Charly avait été tellement échauffé par la succion et par le tempérament volcanique de sa partenaire qu’après quelques furieux va-et-vient, il se retira pour arroser Karine de son sperme épais. A l’inverse, Alain continuait de limer Julie, faute de parvenir à gicler, car il avait déjà payé beaucoup de sa personne durant la journée. Mais des interpellations de son épouse, particulièrement crues, finirent par lui attraper le cervelet et il se répandit en elle en gémissant, épuisé par l’effort.


Après leurs ébats, les deux couples se glissèrent dans l’eau tiède de l’étang avec volupté. Karine ne se détachait plus de Charly, lui faisait des papouilles aquatiques et lui murmura à l’oreille :


— Reste ici cette nuit, s’il te plaît.


Charly n’était pas contre, mais il se doutait qu’il ne dormirait pas beaucoup. De fait, à peine eut-il rejoint la jeune femme dans son lit qu’il se remit à bander. Et tous deux passèrent l’essentiel de leur nuit à baiser. "Pour une fois, pensa Karine, c’est Alain et Julie qui vont avoir du mal à dormir..."


Pendant les deux jours suivants, Julie et Alain perdirent un peu de vue Karine, qui ne quittait plus Charly au point de l’accompagner dans ses tournées. "Je crois qu’on a favorisé la création d’un couple" disait-elle à son mari. De fait, Karine rayonnait. Elle était métamorphosée. C’est à regret qu’elle quitta pendant deux jours son amant et ses amis pour rencontrer une parente dans la région, à laquelle elle avait promis de rendre visite à l’occasion de ses vacances.


Elle revint au chalet un soir. Elle fut étonnée de découvrir en garant sa voiture le 4x4 de Charly. "M’aurait-il attendue ici ?" se demanda-t-elle. Elle pénétra dans la pièce principale, ne vit personne, mais aperçut la chambre du couple allumée. Ce qu’elle découvrit la cloua sur place. Alain était allongé sur le lit, chevauché par Julie qui elle-même se faisait sodomiser par Charly et glapissait de plaisir. Karine n’avait jamais vu une double pénétration. Et c’est Charly, son Charly, qui faisait le deuxième larron. De colère, elle ramassa son sac, courut dans sa voiture, bien décidée à quitter les lieux illico, sans mot d’explication ni au revoir. Elle se sentait trahie, trompée, flouée par le couple et son amant. Au moment d’actionner le démarreur, son regard rencontra l’eau de l’étang où des rayons de lune se reflétaient dans une lumière douce. Son esprit vagabonda sur les bons moments vécus ici. Partir comme ça, sur un coup de tête ? Sans remercier ses amis ?


Après tout, Charly ne lui devait rien, il était libre, comme elle, comme Alain et Julie. Et partir, c’était à nouveau entrer dans une vie sans amour, sans sexe, sans passion. Karine balança encore quelques minutes, puis sortit de sa voiture, prit son sac et regagna le chalet. Arrivée dans le salon, elle se déshabilla entièrement. Et entra dans la chambre du trio.


Diffuse en direct !
Regarder son live