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Kary

Chapitre 7

SM / Fétichisme

Mercredi 6 avril

Mes chevilles étaient reliées ensemble mais avec un certain degré de liberté, ce qui me permettait de faire de petits pas. Je me suis étendue sur le canapé et, avec un peu de contorsions, j’ai réussi à passer mes bras devant moi. J’ai envoyé un texto à Maîtresse.

"Je suis arrivée à placer mes mains devant moi"

Il me restait encore 2 h 30 devant moi avant de pouvoir me libérer. Je pourrais le faire vers 14 h 50, il ne me resterait alors que 60 minutes environ pour me préparer et me rendre au travail.

Avec les mains devant, j’ai réussi à ranger mes jouets qui se trouvaient sur le lit, j’ai pris mon repas de midi en constatant que Madame était partie avec le contrat. J’ai préparé mon souper à emporter pour le travail. Puis je me suis assise dans le salon, sans allumer la télévision, attendant l’ouverture de ma boîte temporelle. J’ai envoyé un autre texto.

"Assise au salon, j’attends l’ouverture de ma boîte temporelle."

Encore une heure à attendre l’ouverture. Durant ce temps, je suis passée par une multitude d’émotions. Jusqu’où était prête à aller cette femme pour me dominer ? Dans quel guêpier je m’étais fourrée ? Elle avait mes clés, mon code, elle s’insinuait dans ma vie sans que je ne proteste. Jusqu’où je la laisserai aller ? Mais ces 3 derniers jours ont été pour moi une telle source de satisfaction. J’ai atteint des sommets d’émotions que je n’ai jamais pu atteindre avec mes self-bondages. La raison me disait de mettre fin à cet échange, mais mon esprit pervers m’ordonnait de continuer. Je sentais toujours l’odeur de Maîtresse sur mon visage. J’étais heureuse.

Finalement, à 14 h 52, la boîte temporelle s’est déverrouillée. Je me suis libérée et j’ai rangé les derniers jouets BDSM. J’ai allumé mon ordi et j’ai rédigé mon journal intime rapidement.

"Cher journal,

Aujourd’hui, Maîtresse Liane a pris possession de mon corps et de mon esprit de façon officielle grâce à un contrat que nous avons signé toutes les deux. Donc, en ce mercredi 6 avril, je lui appartiens maintenant. Je suis terriblement nerveuse car elle a en sa possession mes clés et mon code d’accès. Suis-je allée trop loin ? Je ne le sais pas, mais je n’ai nullement l’intention d’utiliser mon droit de veto, car cette situation est celle dans laquelle j’ai toujours secrètement voulu me retrouver.

Aujourd’hui, pour la première fois de ma vie, j’ai fait un cunnilingus à une femme. J’ai commencé avec beaucoup de dégoût, mais je me suis aperçue qu’au final j’avais adoré l’expérience. Cela m’a bouleversé. Suis-je lesbienne ? Était-ce seulement le plaisir d’obéir ? Je ne sais pas...

Je me sens prête à poursuivre l’expérience et j’espère ne pas faire d’erreur en confiant ma vie à cette femme que je connais à peine pour l’instant. Ma tête est remplie d’images, de désirs, d’interrogations, tout mon esprit est sens dessus dessous. La soirée au travail va être pénible, je crois..."

Après une bonne douche bien méritée pour enlever toute cette sueur de nervosité qui enveloppait mon corps ainsi que le jus séché de Madame sur mon visage, j’ai revêtu mon uniforme de travail et je suis partie immédiatement pour ne pas être en retard.

A 15 h 55, je prenais mon quart de travail, du moins physiquement, car au niveau de l’esprit, j’étais ailleurs. A plusieurs reprises, quelques copines de travail m’ont demandé si j’allais bien. J’ai essayé de me concentrer le plus possible. Depuis lundi, ma vie devenait qu’angoisse et nervosité. Ma vie m’échappait lentement et mon esprit plongeait sans retenue dans ce monde étrange qu’est le BDSM au travers d’une relation dominante/dominée.

La soirée s’est somme toute relativement bien passée. Dans l’entrée de l’hôpital, près du stationnement des employés, à minuit cinq, je contactais Maîtresse pour lui signaler que je quittais mon travail. Je l’ai contactée de nouveau lorsque je suis arrivée à la maison, et encore une fois pour lui dire que j’allais au lit.

Il n’y a rien eu de spécial pour la journée de jeudi. J’ai rapporté toutes mes activités par texto à Madame, j’ai rédigé mon journal avant de partir au travail. Et en ce jeudi soir, le travail a été légèrement plus facile que la veille, mon esprit ayant épuisé une grande partie de ses réflexions.

Finalement, vendredi après une journée comme les autres, c’est-à-dire gym, texto, journal intime et travail, j’étais heureuse de me retrouver dans l’entrée de l’hôpital pour contacter Maîtresse à la fin de ma journée. Cependant, j’étais triste. Après ses 3 jours intenses au début de semaine, je n’avais plus de nouvelles de Maîtresse. C’était inquiétant et désolant à la fois. Est-ce que j’allais passer la fin de semaine toute seule à ruminer mes idées en attendant désespérément un nouveau contact avec Maîtresse ?

A peine assis dans la voiture, mon GSM a sonné.

— Oui, hello.

— Bonsoir petite salope... Ecoute attentivement et suis mes instructions à la lettre...


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