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Le Lapin Blanc

Chapitre 1

l’appli qui bouscule ma vie de pantouflard

Divers

Chapitre 1 : l’appli qui bouscule ma vie de pantouflard



Habituellement, je n’aime pas que l’on vienne me bousculer pour me donner un flyer en sortant du métro. La plupart du temps, je les jette. Et puis quand je rentre du boulot, j’aime rapidement rentrer chez moi dans mon appartement que j’ai acheté en plein cœur du quartier de Wazemmes à Lille. J’aime ce quartier pour son ambiance et son marché le dimanche matin.


Et puis en bon pantouflard que je suis, le soir, je préfère rester à squatter mon canapé devant un service de streaming que de sortir dans les rues animées de la capitale des Flandres.

Quoi qu’il en soit, ce soir, le flyer, je ne l’ai pas jeté. Il faut dire que son aspect sobre où juste un dessin représentant un lapin en livret descendant dans un terrier m’a intrigué. Au dos, il y a une adresse internet et rien de plus.


Arrivé chez moi, je me sépare de mon costume de banquier pour une tenue plus confortable et mes pantoufles. Je traîne mes pieds dans la cuisine et ouvre le frigo. Mis à part un bocal de cornichons et quelques yaourts dont la date semble dépassée, je n’ai rien. Pas grave, je commanderai au resto japonais du coin qui livre à domicile.


J’ouvre mon PC portable et lance un navigateur. J’entre l’adresse web de ce flyer qui m’intrigue. La page se charge et le lapin apparaît. Un message m’indique que si je souhaite profiter pleinement de ce service, il me faut télécharger l’application sur mon mobile. Allons bon !

Malgré tout, je suis intrigué. Je me laisse guider par la procédure et me voilà avec une application représentant un lapin blanc sur mon téléphone. Je l’ouvre et on me demande de m’inscrire. Méfiant, je suis l’inscription jusqu’au bout. On me demande ma taille, mon poids, mes éventuels problèmes de santé et si j’ai déjà expérimenté : drogue, alcool, sexe classique, trash ou à plusieurs. Je coche toutes les cases qui me correspondent et je valide mon inscription en cochant la petite case en bas du disclaimer. Un mail arrive aussitôt et on me demande de cliquer sur un lien pour valider l’inscription. Je clique et...


Soudain, l’écran de mon portable vire au blanc et s’éteint. J’essaie désespérément de le redémarrer pendant cinq bonnes minutes quand finalement, cet objet maudit répond enfin. Je m’aperçois que ce n’est plus le système d’exploitation qui était installé, mais un nouveau. D’abord décontenancé, je constate que malgré tout, je peux continuer à m’en servir. Le téléphone fonctionne, j’ai pu appeler le resto japonais. Les différentes messageries et réseaux sociaux sont fonctionnels. Mais... Des fenêtres avec des objectifs apparaissent au fur et à mesure. Je gagne un point à chaque réponse donnée aux messages, deux points quand j’ai passé un coup de fil et trois quand je vais sur internet. Je me dis que je vais devoir changer de téléphone ou l’amener chez un réparateur quand il se met à sonner. Le numéro m’est totalement inconnu. Le cœur battant à tout rompre, je décroche.


— Allo ?! dis-je d’un ton peu convaincant.

— Bonjour Sylvain et merci d’avoir installé Rabbit OS pour mobile, me félicita une voix féminine enjouée.

— Euh... de rien.

— Je parie que vous avez plein de questions à me poser, enchaîna la voix.



A vrai dire, j’en ai des tonnes, mais une seule sort de ma bouche.


— Qu’est-ce que vous avez foutu avec mon téléphone ? m’exclamais-je violemment.

— La question la plus posée aujourd’hui. Pour faire simple, nous avons remplacé le système d’exploitation de votre téléphone par notre système. Comme vous avez dû le voir, un système de progression se remplit au fur et à mesure que vous utilisez vos applis. Je vous invite à vous rendre dans l’appli récompense, vous y verrez qu’une récompense a été débloquée en acceptant cet appel.



Bien que toujours agacé, je fais ce qu’elle me demande. Et en effet dans l’appli récompense, j’en ai débloqué une. Je remets le téléphone à mon oreille pour l’écouter me débiter son discours.


— Le déblocage de cette récompense vous permet de jouer désormais à notre jeu, qui débutera demain à dix-huit heures...

— Mais moi, je n’ai pas envie de jouer à votre jeu. Je pensais m’inscrire à un réseau social.

— C’est fâcheux, me répondit la voix, car si vous ne jouez pas, nous rendrons votre téléphone inutilisable.

— M’en tape, répondis-je, j’en achèterai un nouveau.

— Là aussi vous faites fausse route, car tous les téléphones dont vous pourriez vous servir seraient automatiquement inutilisables.

— Mais vous êtes cinglés, m’exclamais-je. Vous vous octroyez le droit de prendre possession de la vie des gens.

— C’est que vous nous avez ce droit en approuvant le disclaimer.



Merde ! Ce putain de disclaimer, que personne ne lit jamais. Je viens de me faire baiser en beauté. Bon, deuxième méthode, la menace judiciaire, ça devrait fonctionner.


— Très bien, dans ce cas, vous ne me laissez pas le choix, je vais aller déposer plainte au commissariat et je vous attaquerai en justice.

— Bien tenté, Sylvain, mais encore une fois, vous ne pouvez rien faire, car dans le disclaimer, il est noté qu’en aucun cas, vous ne pourrez nous attaquer en justice de quelque manière que ce soit.


Je prends un nouveau coup de massue. Ils ont pensé à tout dans leur disclaimer. Et la loi est claire là-dessus, je la connais. Si j’accepte des CGV ou un disclaimer où tout est noté noir sur blanc, je l’ai dans l’os. Dépité, je reprends la conversation.


— Bon que dois-je faire pour que vous me foutiez la paix ?

— Je suis contente d’apprendre votre décision de jouer. Premièrement, veuillez toujours laisser votre mobile allumé. En aucun cas, il ne doit être déchargé. Deuxièmement, veuillez chaque jour remplir au moins deux objectifs qui vous sont proposés. Et troisièmement, veuillez vous présenter au moins trois fois par semaine à nos jeux grandeur nature. Sachant que celui de demain est obligatoire.

— C’est bien beau tout ça, mais comment je me débarrasse de vous ?

— Rien de plus simple. En donnant votre accord, vous vous êtes engagé à jouer avec nous pendant les six prochains mois. Si d’ici cette date, vous êtes dans les dix meilleurs joueurs, vous pourrez nous quitter sans aucun souci.

— Les dix meilleurs ? Mais nous sommes combien à être tombés dans votre piège ?

— A l’heure où je vous parle, vous êtes cinq cents, mais ce nombre augmente de minute en minute.


Là, je ne le sens pas du tout. Si nous sommes cinq cents et que cela augmente de minute en minute, la place des dix premiers est loin. Mais je n’ai pas le choix si je veux récupérer ma vie.


— Alors, Sylvain, prêt à jouer ?

— Oui.

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Ce chapitre est une mise en bouche. Le second devrait vous intéresser beaucoup plus. ;-)

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