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Le Lapin Blanc

Chapitre 2

A new challenger cuming

Hétéro

Chapitre 2 : A new challenger cuming


Ma soirée, hier, n’a pas été des plus reposantes. Entre cette appli, l’opératrice et ma décision de jouer à leur jeu, je me suis couché avec un mal de tête. Malgré cela, il faut bien aller travailler et remettre ce costume. Le costume, parlons-en. Je le considère comme le dernier vestige de l’esclavage moderne. Ce n’est pas que je n’aime pas en porter. Au contraire, je trouve cela classe et cela renvoie une bonne image de moi. Ça me donne l’impression d’être important.


Alors qu’en fait, c’est tout le contraire. Je suis un simple conseiller au guichet. Vous savez, le mec toujours sur la brèche qui doit répondre aux petites vieilles que, non la banque ne les a pas volés, et que oui, leur argent est toujours là. Le mec qui vous donne vos chéquiers ou vos cartes bancaires et que vous remerciez à peine, parce que dans votre tête, il doit vous rendre ce service.

J’aurais voulu faire autre chose de ma vie. Me sentir utile. A la place de ça, je fais le même job que mes parents parce que ça me rapporte un salaire confortable à la fin du mois.


Mais d’ailleurs qu’aurais-je pu faire ? Je ne suis pas particulièrement séduisant, je n’ai pas de talent particulier. Non tout ce que j’aime, c’est traîner dans mon canapé le soir et les week-ends, mis à part le dimanche matin. Ah si, il y a quand même quelque chose, j’ai un bon instinct de conservation et une bonne mémoire. Ce qui dans notre vie moderne, ne rapporte pas d’argent.


Pour en revenir à notre histoire, voilà que maintenant, à la suite d’une inscription sur ce que je pensais être un énième réseau social, je me retrouve embarqué dans un jeu qui va bousculer ma vie de patachon.


Je me lève à cinq heures trente comme tous les jours. J’aime me réveiller tôt. Cela me permet de prendre mon temps, pour faire du sport sur mon tapis de course quand il pleut et en hiver ou pour aller à la citadelle courir. J’ai aussi tout le temps de prendre ma douche, de déjeuner et de mater une série avant de devoir partir au boulot. Quand je saisis mon téléphone pour arrêter la sonnerie de l’alarme, automatiquement, j’ai une notification en forme de trophée qui apparaît : « Récompense débloquée : l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ! Vous gagnez deux cents points ». Et voilà ça commence. J’essaie de ne pas y prêter trop attention, sinon cela risque de me pourrir la vie.


Je fais mes exercices du matin sur mon tapis de course, trente minutes. Car même si ça casse les couilles du mec du dessous parce qu’il entend mon tapis, j’en ai besoin pour me réveiller complètement. Je passe ensuite à la douche puis le petit-déj en regardant la série que je suis depuis quelques semaines.


Avant de partir au travail, je vérifie mon téléphone et les objectifs que j’ai à réaliser. Pour aujourd’hui, je n’en ai que deux. Parcourir dix milles pas aujourd’hui. OK ça c’est jouable. Mais le deuxième ce sera beaucoup plus coton. Draguer la nouvelle collègue et la faire jouir dans le local sécurisé avant quatorze heures aujourd’hui. Je ne savais même pas que j’avais une nouvelle collègue. Et sans compter sur les petites choses que je dois faire tout au long de la journée, qui me donneront des points. D’ailleurs à quoi ils me servent ces points ? Pour le moment, je n’en ai aucune idée.


Je décide de vite boucler mon premier objectif et pars bosser en marchant. J’en profite pour redécouvrir cette ville que pourtant il me semble connaître. Je remarque de nouvelles boutiques dans la rue Gambetta, de nouveaux restaurants et bars dans la rue Solférino et dans la rue Massena. Je souris en passant devant le Roi des Gueux, où j’avais fêté l’anniversaire d’un pote. Puis en marchant vers la rue Nationale et la place de la République, je m’arrête un peu devant les vitrines du Printemps pour y admirer les décorations de Noël. Je me commande un café et une viennoiserie à la boulangerie qui fait le coin avec la rue remontant vers la place Rihour où j’aperçois de loin les chalets du marché de noël. Finalement, j’arrive encore à m’émerveiller de ces petites choses.


Je rentre dans mon agence et y découvre en effet une nouvelle collègue qui m’attend sagement à mon guichet. Je vais ranger mes affaires dans notre local du personnel, puis je viens la rejoindre. Je la détaille de loin en m’approchant. Elle n’est pas très grande, voire même un peu menue. Elle s’est enfermée dans un tailleur sans charme avec une jupe bien trop longue à mon goût. Elle porte de grosses lunettes qu’aurait pu porter ma grand-mère et elle s’est fait un chignon. Bref cette fille ne dégage pas une once de sex appeal. Et pourtant il va falloir que je me la fasse pour remplir mon second objectif. Je vérifie une dernière fois l’appli pour savoir si je peux le sauter. Apparemment, c’est possible contre dix mille de mes points. Mon compteur n’en affiche que six cents. Dans le genre, j’ai la poisse, ça se pose là.


Je m’installe à côté d’elle et je me présente. Elle me dit s’appeler Emilie, avoir vingt-trois ans, et venir du fin fond du pas de Calais. A son accent appuyé, je l’avais facilement deviné. Elle fait la route tous les jours en train parce que pour le moment, c’est plus pratique de vivre chez ses parents. Je veux bien la croire, à mes débuts, ça m’a bien aidé aussi.


Rapidement, l’agence ouvre, et je commence à la former au fur et à mesure que les clients se présentent. Notre système informatique étant complexe, je prends bien le temps de tout lui expliquer. Par inadvertance, je fais tomber mon stylo sous mon bureau. Je me penche pour le ramasser, mais je n’arrive pas à l’atteindre, je n’ai pas donc pas d’autres choix que de devoir passer sous le bureau sous le regard amusé de ma jeune tutorée. Quand j’arrive finalement à l’atteindre, je tourne la tête vers Emilie et m’aperçois qu’elle a remonté sa jupe bien au-dessus du genou et qu’elle a les jambes grandes ouvertes, me laissant voir l’intérieur de ses cuisses. Je faillis m’étrangler en constatant que un : la petite, finalement, n’est pas si prude, que deux : elle aime la belle lingerie, vu le shorty en dentelle blanche que j’aperçois et que trois : elle n’aime pas les collants, mais les bas. Je remonte sur ma chaise, les oreilles rouges et scrute rapidement, Emilie.


Elle aussi pique un fard et se sent un peu gênée.


Quand vient la pause du midi, je lui propose d’aller nous chercher un sandwich sur la place de la République puis de flâner dans les rayons du Furet du Nord. Elle me suit, ne connaissant pas vraiment la ville, n’étant venue que pour son entretien. J’en apprends plus sur elle et ses loisirs. Elle aime lire, écrire et se balader sur les bords du canal proche de chez ses parents. Au détour de nos pérégrinations, nous arrivons devant les romans qui sont appelés nouvelle romance. Je sais qu’il s’agit pour la plupart de romans à l’eau de rose, teintés de quelques passages sexuels. Je m’en détourne rapidement quand je remarque qu’Emilie est restée devant le rayon. Elle regarde avec insistance l’un des livres.


— Tu connais ? lui demandais-je.

— Oui et c’est le dernier tome. Je ne savais pas qu’il était sorti.

— Prends-le dans ce cas, ça te fera de la lecture dans le train.

— Je voudrais bien, mais je n’ai pas les moyens. L’abonnement de train et mes tailleurs m’ont mangé une grosse partie de mes économies. Et mes parents ne peuvent pas m’aider.


N’ayant jamais eu à m’en faire pour l’argent du fait de la situation de mes parents, je ne peux pas me mettre à sa place. Mais je la vois en plein conflit. Je sens qu’elle a envie de le prendre, mais s’y refuse. Ni une ni deux, je lui prends des mains et me dirige vers les caisses. Elle trottine derrière moi pour m’empêcher de lui acheter, mais le temps qu’elle me rejoigne, ma carte bancaire a déjà bipé au paiement sans contact. Je sors du magasin et l’attends sur la place. Elle n’ose pas me regarder et c’est avec un sourire gêné qu’elle me remercie.


Nous repartons à l’agence où nous pourrons tranquillement prendre un café en attendant que les collègues ne reviennent pour quatorze heures.

Je m’installe dans un des fauteuils de la salle de repos quand je reçois un message sur mon portable. L’appli du lapin blanc me fait savoir qu’il ne me reste plus qu’une heure pour réaliser mon second objectif sous peine de me prendre une sévère pénalité. Merde, j’avais complètement oublié. Je me lève rapidement et cherche après Emilie. Elle va certainement me prendre pour un gros pervers, mais je dois agir rapidement. Je la trouve à la sortie des toilettes et je lui propose de lui montrer le local sécurisé. Elle me suit l’air de rien. Je la laisse entrer la première et je referme derrière moi. Elle sursaute au chuintement de la porte et du bruit des verrous se remettant en place. Je lui explique qu’elle n’a pas à s’en faire, car elle devra y venir plusieurs fois par semaine. Je lui montre tout, du casier aux remises de chèques, aux dab et au dépôt pour les professionnels.


Je me place doucement derrière elle, le temps qu’elle regarde la machinerie d’un des distributeurs puis je viens placer une main sur son fessier. Elle sursaute mais ne se dérobe pas. Je palpe cette chaire bien tendre et musclée. Mon autre main remonte le long de son flanc et passe devant. Je déboutonne sa veste, puis pose ma main sur l’un de ses seins. Il me semble petit, mais bien ferme. Elle penche la tête en arrière, cherchant ma bouche. Je lui donne ce baiser, d’abord du bout des lèvres, puis sentant sa langue dardée, j’y pose la mienne. Ma main sur son sein déboutonne le chemisier puis soulève le soutien-gorge. Je sens les petits bourgeons de ses seins pointés. Je les pince, les roule. Je sens son souffle s’accélérer. Ma main sur ses fesses trouve l’agrafe de sa jupe que je laisse tomber à ses pieds. D’un geste assuré, elle l’envoie valser à l’autre bout du local. Je pousse mon bassin contre son fessier pour qu’elle sente mon excitation.


Mon pénis est très à l’étroit dans mon pantalon et mon boxer. Elle passe une main dans le dos et vient palper, ce morceau de chair. Elle semble plutôt contente. Car même si je ne me sens pas gâté par la nature, je ne suis pas non plus dans la moyenne basse. J’emmène la belle près de la table qui nous sert à comptabiliser et à scanner les remises de chèque. Je l’assis dessus et je passe entre ses jambes.


Notre ballet de langue continue pendant que je passe mes doigts dans son shorty. J’y découvre un sexe avec quelques poils, mais entretenu. J’aime les femmes qui s’entretiennent et qui ne ressemblent pas à des stars du porno. Je découvre ses lèvres intimes puis je rentre un doigt doucement dans son vagin. Elle lâche quelques soupirs et se décide à s’occuper de moi. Elle défait ma ceinture puis ouvre mon pantalon et le fait tomber à mes chevilles. Elle sort mon sexe de mon boxer et commence une masturbation, comme je n’en avais plus connu depuis des mois. Je lui soulève le bassin et lui retire délicatement son shorty. Je prends dans la poche intérieure de ma veste la capote que j’y laisse tout le temps, car on ne sait jamais. Elle m’aide à l’enfiler tout en continuant à me masturber puis je me présente à l’entrée de son vagin. Je pousse doucement afin de sentir ses muscles vaginaux se détendre puis une fois au fond, je vais la même chose en sens inverse.


J’accélère doucement, répondant aux soupirs et aux expressions du visage de mon amante. J’en profite pour lui lécher les seins et je défais son chignon. Je vais de plus en plus vite, répondant à ses gémissements qui se font de plus en plus bruyants, et quand vient le moment de jouir, c’est d’un commun accord que nous nous lâchons tous les deux.


Aussitôt, j’entends mon téléphone et le sien émettre la sonnerie de notification de l’appli du lapin blanc. Interloqué, je la regarde et elle me sourit en regardant son mobile.


— Merci, me dit-elle.

— Merci pour le rapport ou pour autre chose, demandais-je suspicieux.

— Le rapport était bien, mais sans plus. Pour autre chose, tu m’as fait valider mon objectif à long terme.


Devant mon air ahuri, elle se met à rire tout en se rhabillant. Son comportement m’exaspère. OK je ne suis pas l’amant du siècle. Je le sais. Mais je n’ai jamais eu de plaintes jusqu’à présent. Et puis c’est quoi cette histoire d’objectif à long terme ?


— Il faut que tu t’expliques, m’exclamais-je. C’est quoi cet objectif à long terme ?

— D’abord, je finis de m’habiller et ensuite on parlera, je pense que nous avons encore le temps.


En regardant ma montre, je vois que depuis notre entrée dans la salle, il ne s’est passé qu’une quinzaine de minutes. En effet question durée, je peux mieux faire. Je m’habille moi aussi et je vois son shorty traîner toujours par terre. Je lui tends, mais elle le refuse, me disant de le garder et qu’il peut me servir pour mes futurs moments solitaires. A cette réflexion, je ravise mon jugement sur cette fille. C’est un vrai démon.

Nous sortons de la salle sécurisée puis retournons dans la salle de repos. Aucun de mes collègues n’est pour le moment revenu. Et c’est tant mieux, car j’ai beaucoup de questions à poser et je suis loin d’être calme.


— Alors, je t’écoute, attaquais-je.

— Tu as déjà compris que nous étions tous les deux inscrits au jeu du lapin blanc...

— Oui.

— Ne m’interromps pas. C’est très mal poli. Tu veux savoir oui ou non ?

— Oui, continue, répondis-je.

— Et dans ce jeu, quand tu es inscrit depuis longtemps, tu as des objectifs à long terme qui arrivent. Imagine ça comme un objectif global avec plein de petits objectifs qui viennent s’y rattacher. Par exemple, celui que je viens de finir était : réussir à baiser dans la salle sécurisée d’une banque. A celui-ci, j’avais des petits objectifs qui se sont rattachés, comme : me faire engager dans une banque, séduire mon tuteur. Etc.

— Je vois le truc. Et le côté ingénu, c’est fait exprès aussi ?

— Totalement, c’est un des objectifs secondaires. Je ne viens pas du Pas de Calais profond, j’habite à Villeneuve et je n’ai aucun problème d’argent. Mais merci pour le cadeau, je ne l’avais pas celui-là.

— Et grosso modo, ça fait combien de temps que tu joues ?

— Environ six mois. J’ai bientôt terminé. Mais je connais des joueurs qui y sont depuis bientôt deux ans. Si tu regardes la liste des joueurs, tu verras que la plupart de ceux qui sont sur le podium sont là depuis le début.



Deux ans !! Comment peut-on laisser sa vie entre les mains d’autre personne pendant aussi longtemps ? Ca me dépasse.


— Et les points à quoi ils servent exactement ? J’ai vu que je pouvais les échanger pour sauter un objectif par exemple.

— C’est vrai, mais pas que... Disons qu’à partir d’un certain temps et un certain nombre de points, tu pourras carrément refuser les jeux de la semaine. D’ailleurs tu en as déjà fait un ?

— Non pas encore, le premier est pour ce soir à dix-huit heures.

— Tu seras prévenu d’ici deux heures de l’endroit où tu dois te rendre et une fois sur place, tu sauras quoi faire. Je te conseille durant le premier mois d’en faire le plus possible. Cela te permettra d’engranger beaucoup de points et cela te facilitera la vie. Mais fais attention aux joueurs « pro ». Eux feront tout pour que tu échoues. Si tu veux en savoir plus, on se voit ce soir chez moi. Je t’enverrai mon adresse vers vingt heures, le jeu sera certainement terminé.


Nous avons ensuite discuté de tout et de rien et le boulot a repris jusque dix-sept trente. Comme Emilie me l’avait précisé, j’ai reçu vers quinze heures un message me disant où me rendre pour ce jeu.

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