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Lecture nocturne

Chapitre 2

Juste un verre ?

Lesbienne

Elle regardait sans cesse la porte d’entrée du bar, guettant chaque nouvelle arrivée. Elle n’aurait su dire pourquoi elle avait accepté cette proposition de verre « au débotté », mais elle se sentait comme une adolescente à son premier rendez-vous ; elle était même arrivée avec quinze minutes d’avance !

Quelques jours plut tôt, elle avait conversé avec une femme sur un site d’histoire érotique. Cette femme était la compagne de l’auteur d’une histoire BDSM qui l’avait fortement excitée. L’échange avait progressivement basculé dans quelque chose de plus intime, avant que finalement son interlocutrice anonyme ne lui propose de prendre un verre.

Jamais elle n’aurait accepté une telle invitation venant d’un homme, mais avec une femme… Les choses semblaient différentes. Ce serait juste un verre pris avec une amie rencontrée sur un forum, une personne avec laquelle elle partageait des goûts communs, pour le BDSM certes, mais cela resterait un simple verre.

Si cela se trouvait, pensait-elle, elle ne viendrait peut être même pas ; et si elle venait, il y avait toutes les chances que ce soit en fait un homme, le fameux auteur de l’histoire ; elle imaginait bien un homme user de ce stratagème pour espérer faire une rencontre « facile » ; dans ce cas, il serait déçu, c’était certain…

En près de quinze ans de mariage, elle n’avait jamais « fauté », et cela ne commencerait pas aujourd’hui, même si le fameux « démon de la quarantaine » la titillait régulièrement depuis quelques mois. Non, il ne se passerait rien, juste un verre entre connaissances, elle en était certaine…

Mais si elle en était si certaine, pourquoi ressentait-elle cette poussée d’adrénaline et d’excitation à chaque fois que la porte du bar s’ouvrait ? Et pourquoi avait-elle toujours une pointe d’amertume quand la femme qui poussait la porte s’avérait avoir un physique quelconque, puis un sentiment de soulagement quand elle comprenait que ce n’était pas son interlocutrice ?

Par dessus tout, il y avait le fait de savoir que cette femme était la compagne mais aussi, et surtout, la soumise de l’auteur. La soumission la faisait rêver, fantasmer depuis longtemps. Elle avait tenté d’évoquer le sujet avec son mari à maintes reprises, mais à chaque fois sans effets ; il était définitivement hermétique à ces pratiques. La seule pensée que, dans quelques instants, elle allait rencontrer une femme qui connaissait ces plaisirs, provoquait en elle un émoi indescriptible.

Alors depuis près de quinze minutes, elle guettait avec impatience chaque nouvelle arrivante ; elle cherchait une femme ayant dépassé la quarantaine, peut-être même approchant la cinquantaine. C’est en tout cas l’idée qu’elle s’en était faite.


À nouveau le bruit de la porte la tira de ses pensées. Elle leva machinalement la tête. Cette fois, la jeune femme qui entrait dans le bar était superbe. Elle portait une robe noire, courte et très moulante, qui mettait en valeur un corps absolument renversant : une taille fine, une poitrine opulente et un fessier magistral. Mais elle était jeune, une petite trentaine tout au plus ; cela ne pouvait donc pas être son interlocutrice.

Alors qu’elle allait détourner le regard, la jeune femme lui adressa un grand sourire, et elle se dirigea d’un pas décidé vers sa table, vers cet emplacement dont elles avaient convenu avec sa mystérieuse correspondante. Elle la salua chaleureusement tout en prenant place ; il lui fallut quelques instants avant de réaliser que c’était bien la femme avec laquelle elle avait échangé, qu’il n’y avait pas d’erreur. L’image qu’elle s’était faite d’elle était tout simplement fausse…

Elles entamèrent immédiatement la conversation, parlant de tout et de rien, évitant soigneusement le sujet qui les avait amené à se rencontrer. Le courant passa dès les premiers mots échangés ; la jeune femme respirait la fraicheur et la gentillesse. On sentait une personne entière, avec une personnalité riche ; elle dégageait également une joie de vivre communicative.

Tout en conversant avec elle, elle ne pouvait s’empêcher de remarquer à quel point elle était jolie. Son visage était tout aussi ravissant que son corps et ses yeux étaient une invitation à se plonger encore et encore dans son regard envoutant. Et sa poitrine… Jamais elle n’avait ressenti à ce point autant d’envie à la vue des seins d’une de ses congénères ; sous le tissu noir, elle les devinait fermes et voluptueux, un appel aux baisers et aux caresses…

À mesure qu’elles discutaient, elle sentait son appréhension s’envoler. Son interlocutrice lui avait paru elle aussi un peu stressée au début, et cela n’avait pas manqué de la rassurer davantage. ; elle non plus ne semblait pas en mener large, et cela ne rendait leur rencontre que plus naturelle encore.

Elles échangèrent encore un long moment, évoquant la littérature, l’art et encore mille autres choses qu’elles se découvrirent en commun. Cette femme lui plaisait décidément de plus en plus, et pas uniquement de par son physique magnifique. Elle cherchait désormais un moyen de « rentrer dans le vif du sujet », mais sans y parvenir ; ce fut finalement la jeune femme qui fit le premier pas.

« Je suis rassurée, lui dit-elle. Je craignais que tu ne sois un homme !

— Moi aussi, lui répondit-elle en riant. Dans ce cas, pourquoi m’as-tu invitée tout de même ?

— Je ne sais pas ; j’avais un bon pressentiment je crois. En tout cas, tu es vraiment une femme, ajouta-t-elle en insistant légèrement sur le « vraiment », avec un mince sourire aux lèvres.

— Merci, répondit-elle en rougissant. Toi aussi, tu es «vraiment » une femme. Je ne regrette décidément pas d’avoir répondu à ton invitation ; c’est la première fois tu sais…

— Merci également ! C’est la première fois aussi pour moi ».

Elles s’interrompirent un instant après ces premières confidences, se regardant désormais droit dans les yeux. De longues secondes s’écoulèrent ainsi sans un mot, hors du temps. Elle avait décidément un regard magnifique dans lequel on avait envie de se noyer…

« Alors, le BDSM ? reprit la jeune femme, baissant le ton de sa voix. C’est juste un fantasme ou tu as déjà pratiqué ?

— Jamais pratiqué, répondit-elle en se rapprochant de son interlocutrice pour parler plus bas. J’ai envie de dire « malheureusement » ; à chaque fois que j’en ai parlé, avec mes petits amis ou mon mari, je me suis à chaque fois heurtée à un mur…

— Je suis vraiment navrée, dit-elle avec sincérité. Jamais trouvé quelqu’un d’intéressé ?

— Non, jamais… cela reste donc un fantasme inassouvi. Et toi ? interrogea-t-elle.

— Moi c’est un fantasme plus qu’assouvi, répondit-elle avec un large sourire ; c’est même un fantasme que j’assouvis un peu plus chaque jour avec mon compagnon…

— Je t’envie, tu sais ; après, je n’ai jamais essayé, alors, si çà se trouve, cela ne me plairait pas en fait…

— Je ne pense pas ; si tu as ce fantasme, j’ai du mal à imaginer que cela ne te plaise pas, lui expliqua la jeune femme. Moi aussi j’avais des hésitations au début, mais l’envie était profonde. Mon compagnon m’a accompagné progressivement, avec beaucoup de douceur ; tout est question de confiance, c’est primordial. En fait, c’est encore mieux que ce que j’imaginais !

— Tu as vraiment de la chance… Et en plus il t’écrit et te dédie toutes ces histoires !

— Ahh… Ses histoires…, répondit la jeune femme, d’un air rêveur. Il en a même fait des livres qu’il m’a offerts…

— Des livres ? s’exclama-t-elle. Tu veux dire qu’il a édité un livre pour toi ?

— Oui ! Avec plein d’histoires qu’il n’a pas encore publiées, rien que pour moi ! Çà te dirait de les voir

— Oh que oui, dit-elle avec envie. Tu les as avec toi ?

— Non, lui répondit la jeune femme. Mais nous habitons tout prêt, alors si tu as un peu de temps, je peux t’emmener ; çà te dit ? ».


Au fur et à mesure de leur discussion, elles avaient parlé de plus en plus bas, de peur qu’on ne surprenne la nature de leur échange ; elles avaient rapproché leur visage pour mieux s’entendre et elle n’était plus qu’à quelques centimètres l’une de l’autre ; elle avait senti durant toute la conversation le souffle frais de la jeune femme venir effleurer ses lèvres et elle en avait ressenti un trouble croissant, une envie irrésistible de plaquer sa bouche contre la sienne.

Elle hésita un instant avant de répondre à son invitation. Elle avait peur que les choses ne dérapent totalement si elle acceptait de la suivre. Le jeune femme semblait pourtant sans arrière-pensée, avec simplement l’envie de lui montrer ces fameux livres… Elle finit par acquiescer ; il ne se passerait rien se dit-elle alors qu’elle se levait pour suivre son interlocutrice.

Elle n’avait pas menti, son appartement se trouvait à moins de deux-cents mètres du bar. Elles prirent l’ascenseur, un de ces ascenseurs minuscules des vieux appartements haussmaniens où il était difficile de monter à plus de deux. Leurs corps se frôlaient sans réellement se toucher ; ce fut un nouveau moment à la fois intense et silencieux.

Lorsque l’ascenseur s’arrêta enfin, elle poussa malgré elle un soupir de soulagement tant elle se sentait à deux doigts de sauter sur la jeune femme. La sensation de son corps voluptueux à quelques centimètres à peine du sien l’avait mise dans un émoi indescriptible. Elle la suivit sur le palier, tentant de reprendre tant bien que mal ses esprits.

L’appartement était très joli, lumineux, meublé et décoré avec goût. Elle ne prit pas la peine de lui faire le tour du propriétaire, elle l’emmena directement vers une pièce dans le fond : la chambre à coucher. Les volets étaient clos et l’endroit se trouvait ainsi dans une semi-pénombre. Sur une commode, elle aperçut des pièces de lingerie en fine dentelle ainsi que quelques paires de bas ; au pied du lit, il y avait ce qui semblait être deux longues cordes ainsi qu’une longue barre métallique. À nouveau, elle fut saisie par un émoi indescriptible…

Sa jeune interlocutrice se dirigea vers une petite bibliothèque. Elle en tira un livre qu’elle lui tendit avec un grand sourire. Elle commença aussitôt à le feuilleter ; elle reconnut des histoires qu’elle avait déjà pu lire sur le site, mais certaines étaient en effet inédites, la plupart en fait.

Elle dévora la suite de « La Prison », en tout point conforme à ce que lui avait conté la jeune femme. Elle découvrit également l’histoire de deux jeunes soumises vivant à demeure chez leur Maître ; il recevait des amis et elles devaient servir ces invités comme si il s’agissait de leur Maître. Une scène de sodomie contre le plan de travail de la cuisine la marqua particulièrement ; elle sentait sa culotte s’humidifier au fur et à mesure de sa lecture.

Entre deux histoires, ses yeux revenaient faire le tour de la pièce, s’attardant toujours sur les cordes et la barre métallique. La jeune femme se tenait à ses cotés sans bouger, mais elle finit par remarquer ses regards interrogateurs.

« Ce sont des cordes de shibari, lui expliqua-t-elle. Vous connaissez le shibari ? C’est l’art du bondage japonais ; nous sommes de grands amateurs mon compagnon et moi.

— J’en ai entendu parler mais je ne m’y suis jamais intéressé réellement, répondit-elle.

— C’est un plaisir intense, lui dit la jeune femme. J’adore quand il m’enserre avec les cordes. La sensation sur la peau, le son des frottements et bien sûr le sentiment d’entrave totale…

— Tu me fais envie rien qu’à t’entendre en parler… et la barre métallique ? demanda-t-elle, curieuse.

— C’est une barre d’écartement, lui expliqua à nouveau la jeune femme en ramassant l’objet pour le lui montrer. On fixe les chevilles avec des menottes à chaque extrémité, là et là, et cela maintient les cuisses grandes ouvertes… On peut aussi attacher les poignets à différentes endroits : au centre ou également aux extrémités, pour accroitre le niveau d’entrave ».

Elle contemplait l’objet avec fascination ; elle n’arrivait pas à en détacher ses yeux. Elle s’imaginait, maintenue par cette barre, chevilles et poignets attachés, à la merci d’un Dominant. Sa culotte était désormais trempée, et elle pouvait sentir à quel point son sexe était ouvert. Il fallait qu’elle quitte cet appartement au plus vite, sinon elle ne répondrait plus de rien…


« Il y a d’autres objets qui t’intéressent ?, lui demanda gentiment la jeune femme.

— Je ne sais pas… », hésita-t-elle un instant.

Il fallait qu’elle parte… Mais en même temps elle ne voulait pas partir ; sa belle interlocutrice lui tendait une perche magnifique, et elle ne pouvait pas la refuser.

« En fait, il y a bien un objet qui m’intrigue : c’est le crochet anal. J’ai essayé de l’imaginer, mais je n’arrive pas à voir concrètement à quoi cela ressemble.

— Je comprends ; c’est un de mes préférés en fait, lui dit la jeune femme avec un grand sourire. Je vais te le montrer ».

Elle se dirigea alors vers la commode et elle lui fit signe d’approcher. Elle ouvrit le premier tiroir ; une véritable « caverne d’Ali Baba » érotique s’offrit alors à sa vue : de multiples sextoys de tous types, vibros, godes, plugs, ainsi que de nombreux accessoires BDSM, menottes, chaînes, cordes et d’autres encore dont elle n’aurait su dire l’usage…

La jeune femme fouilla le tiroir un instant et elle en tira enfin un objet métallique ; il avait effectivement une forme de crochet, avec une boule de trois ou quatre centimètres de diamètre à l’extrémité du crochet. Elle le lui tendit pour qu’elle puisse mieux le regarder.

Le contact du métal était à la fois doux et froid. Elle savait, de par ses lectures, que la boule s’insérait dans l’anus, offrant ensuite de nombreuses possibilités pour le Dominant. Il pouvait par exemple, comme dans le récit de « La Prison », renforcer l’immobilisation de sa soumise ou la forcer à se cambrer autant qu’il le souhaitait.

Elle tournait et retournait l’objet entre ses mains. Elle avait essayé la sodomie à quelques reprises, mais sans que cela ne soit jamais très concluant. Elle en était venue à refuser systématiquement cette pratique. Mais à cet instant, elle s’imaginait à quatre pattes, immobilisée par la barre d’entrave ; un homme mystérieux s’activait derrière elle, il lui écartait les fesses qu’il enduisait de lubrifiant. Puis, lentement, il introduisait la boule métallique dans son fondement ; elle ne pouvait rien faire, seulement subir, totalement soumise à son bon vouloir est cette seule perspective l’excitait au plus haut point…

« Tout va bien ? lui demanda la jeune femme en posant sa main sur son épaule.

— Oui… Oui, tout va bien, répondit-elle, sortant de sa rêverie.

— Tu avais l’air ailleurs… ».

La main de la jeune femme n’avait pas quitté son épaule et elle la regardait droit dans les yeux, comme si elle cherchait à deviner ses pensée. Le contact de sa main diffusait une chaleur indescriptible dans tout son corps et elle avait à nouveau envie de se noyer dans ses grands yeux noisettes.

Elle détourna vivement la tête, cherchant à se détacher de ce regard envoutant qui allait lui faire perdre la tête. Ses yeux cherchèrent un nouveau point à fixer, et c’est alors qu’elle l’aperçut dans le tiroir : une petite chaîne métallique, avec deux éléments à ses extrémités. Son corps fut pris d’un léger spasme, incontrôlable, à cette simple vue ; elle sentit également un flotte de mouille inonder à nouveau sa culotte déjà bien humide.

« C’est…? ne put-elle s’empêcher de demander en désignant la petite chaîne.

— Oui, répondit la jeune femme en prenant l’objet dans ses mains. Ce sont les pinces à seins. Tiens », ajouta-t-elle en les lui tendant.

Elle prit timidement l’objet qu’elle lui présentait, effleurant au passage ses doigts ; mon dieu que sa peau était douce ! Un nouveau spasme la prit alors qu’elle contemplait de plus près l’objet. Elle se remémorait son orgasme, quelques nuits auparavant, alors qu’elle échangeait avec la jeune femme ; elle s’était imaginée à la place de la soumise, les pinces mordant sa propre poitrine alors qu’on lui imposait une gorge profonde intense. Elle avait rarement joui avec une telle intensité…

La petite chaîne reliait deux pinces dont avec un embout en plastique amovible. Elle pressa sur les pinces, les ouvrant et les refermant, imaginant les mâchoires se refermant sur ses tétons qui étaient durs comme jamais… Et cette petite chaîne qui reliait les deux pinces… L’idée d’être en quelque sorte « enchainée » par la poitrine la rendait folle d’excitation. Son sexe ruisselait désormais de cyprine sans discontinuer.

« Moi aussi c’est un objet qui m’a toujours fait beaucoup d’effet, même à sa simple évocation, lui dit alors la jeune femme.

— Çà a l’air tellement…, balbutia-t-elle, cherchant ses mots.

— Impressionnant ? Oui, plus encore que le martinet ; en tout cas en ce qui me concerne.

— Il y a un martinet aussi ? s’exclama-t-elle.

— Oui, il est là, lui dit la jeune femme en sortant un martinet noir de la commode. J’étais contre aussi à l’origine, ajouta-t-elle en souriant.

— Et finalement ? demanda-t-elle, pleine d’intérêt.

— Et finalement… Un jour il m’a attachée, à quatre pattes, totalement immobilisée par les cordes ; je savais que j’allais être punie mais je ne savais pas comment. Il a caressé tout mon corps pendant de longues minutes et, à un moment, alors que j’étais excitée comme jamais, j’ai senti les lanières de cuir caresser la peau de mon dos… ».

Le jeune femme avait fermé les yeux, laissant son récit en suspens. Sa bouche était entrouverte, sa poitrine se soulevait alors qu’elle semblait haleter à la simple évocation de ce souvenir. Elle était belle, dangereusement belle…

« Cela t’as plu à ce point ? lui demanda-t-elle, excitée par la curiosité.

— Oh oui…, lui répondit-elle dans un soupir. Un équilibre parfait entre plaisir et douleur. Une maitrise entière de sa part, une perte de contrôle totale pour moi. C’était exceptionnel de jouissance… C’est toujours exceptionnel en fait…

— Plus je t’écoute, plus je me dis qu’il faut vraiment que je découvre tout cela… Je peux te poser une question indiscrète ?

— Bien sûr ; question indiscrétion, nous avons largement franchi le pas ! lui répondit-elle avec un large sourire.

— C’était comment ta première fois ? Je veux dire, ta première fois en tant que soumise ?

— Ah… Et bien il m’avait donné rendez-vous dans un hôtel.

— Dans un hôtel ?

— Oui ; j’avais trouvé l’idée géniale. Cela contribuait à donner à ce moment une atmosphère particulière, différente du quotidien. L’ambiance compte énormément… J’ai toqué à la porte ; il m’a ouvert mais il est resté dissimulé. Il m’a bandé les yeux… Avec ce foulard justement », ajouta-t-elle, en prenant un belle écharpe sombre dans la commode.

La jeune femme tenait le tissu entre ses deux mains et elle la regardait avec intensité. Elle s’approcha un peu plus, elle n’était désormais plus qu’à quelques centimètres d’elle. Lentement, elle leva le foulard, l’approchant de son visage. Son cerveau lui disait de quitter la pièce, de fuir, de se sauver… Mais son corps refusait de bouger ; tous ses sens réclamaient ce qu’elle pressentait arriver. Pour une fois le corps était plus fort que l’esprit, le désir plus puissant que la raison.

Le tissu recouvrit ses yeux et elle sentit l’écharpe se nouer autour de sa nuque. Elle était plongée dans une obscurité totale. Elle tremblait littéralement d’excitation.

« J’avais un grand manteau, lui murmura alors la jeune femme à l’oreille. Et sous ce grand manteau, je ne portais rien d’autre qu’un porte-jarretelles et un body de dentelle transparente… Et toi, que portes-tu sous tes vêtements ? ».

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