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Les Alpha

Chapitre 4

Shopping entre copines.

Erotique
Bien entendu j’ai signé ce contrat de travail, puis je suis redescendue au rez-de-chaussée chercher quelques affaires personnelles à mon ancienne place, et j’ai dit au revoir à mes deux collègues. Car il était prévu que j’entre dans ma nouvelle fonction dès que je me sentirais prête, et ne le serais pas plus le lendemain que le jour même. 
 Il n’y a pas eu d’adieux larmoyants, pour la bonne raison que je ne partais pas non plus au bout du monde, de plus Sandrine et Damien avaient l’air contents que je saisisse cette opportunité. Non pas qu’ils y voyaient l’occasion de se débarrasser de moi, car on s’était bien entendus tous les trois, et ils m’appréciaient assez pour se réjouir que je bénéficie d’une promotion. C’est en tout cas de cette manière, que j’ai vécu la chose. 
 Quant à mon ancien boulot, celui qui avait consisté à faire des traductions, il serait à l’avenir effectué par un sous-traitant, le temps qu’on trouve une personne capable de me remplacer en interne. Méthode pratique mais utilisée seulement en cas de nécessité, tout simplement parce que cela coûtait plus cher que d’employer une personne sur place. Sauf que dans ce cas, il fallait avoir sous la main celui ou celle ayant les compétences requises. 
 Une fois retournée au quatrième étage Maxence m’attendait devant la porte de notre bureau, chose que j’ai trouvée étrange jusqu’à ce qu’il déclare sur un ton solennel :
 ― Magali je vous présente Madame Favre, ma nouvelle collaboratrice. Mélanie je vous présente Madame Astier, Notre secrétaire. 
 Cette dernière avait l’air amusée par la situation, ce qui m’a grandement mise à l’aise et encore plus quand elle m’a dit :
 ― Je préférerais que vous m’appeliez par mon prénom, et vous pourrez même utiliser Moneypenny quand vous vous sentirez plus en confiance. 
 J’ai répondu en rougissant légèrement :
 ― Vous pouvez également m’appeler par le mien, car je ne me sens pas supérieure à vous. Non seulement vous avez des choses à m’apprendre, mais il se pourrait également que mon passage parmi-vous soit de courte durée, si je ne réponds pas aux attentes de l’héritier du trône. 
 J’ai alors eu droit à un franc sourire de sa part, ainsi qu’une réplique teintée d’une ironie qui ne m’était pas destinée :
 ― Si vous êtes déjà capable de chambrer Notre Prince, alors que la grande majorité de celles qui montent jusqu’ici se pâment rien qu’en entendant le son de sa voix dans l’interphone, je ne me fais aucun souci pour vous. Et je pense qu’on va bien s’entendre, toutes les deux. 
 L’intéressé a feint la colère, en interrompant notre échange :
 ― Vous auriez pu attendre que je ne sois plus là, pour me casser du sucre sur le dos ! Parce que de quoi j’ai l’air à présent ?!

 C’est elle qui a répliqué :
 ― Qui aime bien châtie bien, Votre Seigneurie
χ χ χ

 Cette récréation terminée nous sommes Maxence et moi retournés dans notre tanière, après tout de son point de vue nous étions des loups, et une fois la porte refermée je lui ai demandé :
 ― C’est quoi, la suite du programme ? ― J’ai mis les coordonnées d’Anaïs dans votre ordinateur, dont le code d’accès pour l’instant est votre prénom. Ce serait bien pour commencer que vous remplaciez ce dernier par un qui sera plus personnel, et qu’ensuite vous contactiez notre ex-collègue.  ― Parce que Mélanie, ce n’est pas assez personnel ? ― Si, même très, sauf que c’est un peu trop évident à deviner.  ― Et je lui dirai quoi, à Mademoiselle Langloy ? ― Comme elle s’attend à votre appel, ou message comme vous préférerez, il vous suffira de décider quand vous allez vous retrouver, dans le but d’écumer les boutiques.  ― Et je dois faire ce shopping pendant mes heures de travail, ou en dehors ? ― Pendant, vu que c’est justement en rapport avec votre travail. Et si ça vous prend toute une semaine, ça n’aura aucune importance. Seul le résultat comptera. 
 Je me suis exécutée envoyant un mail à l’intéressée, car ne la connaissant pas personnellement j’ai trouvé ça plus facile, et le temps que mon mentor m’explique ensuite, comment activer ma nouvelle messagerie électronique professionnelle sur mon téléphone portable, j’avais une réponse de la part d’Anaïs qui suggérait :
 ― Si on commence cette après-midi, c’est bon pour vous ?
 Après que je l’aie lu à Maxence il a proposé qu’on aille manger le midi avec elle, mais j’ai refusé, prétextant que je préférais d’abord me faire une idée de qui était cette femme, avant qu’on soit tous les trois réunis. Ce n’était pas une question de jalousie ou de quoi que ce soit qui y ressemble, mais en vérité je n’avais tout simplement pas envie de me retrouver coincée entre deux anciens combattants, se remémorant leurs actions héroïques, tandis que je resterais bêtement à les écouter. 
 Mon coéquipier a très bien pris la chose et j’ai recontacté ma relookeuse en devenir, lui demandant de me donner un lieu et une heure. Chose qu’elle a faite cette fois encore rapidement. 
 Avant la fin de la matinée Magali m’a apporté une carte de crédit qui n’était pas nominative, bien entendu avec son code, et m’a expliqué qu’il me faudrait patienter environ une semaine, pour que j’en reçoive une avec mon nom dessus. Bien entendu je l’ai remerciée, et ce délai d’attente loin de me contrarier m’a amusée, car il signifiait que le fils de notre patron n’avait pas été si sûr de lui que ça, au sujet de mon acceptation. Sinon comme pour le contrat, il aurait anticipé la commande de ce rectangle en plastique, pourvu d’une puce électronique.  
χ χ χ

 Nous avons tout de même pris notre déjeuner ensemble Maxence et moi, et même si je n’ai fait aucune remarque allant dans ce sens, je lui ai été reconnaissante qu’il décide d’aller à l’extérieur. Car je ne me sentais pas encore prête pour affronter les regards des autres employés, tandis que nous serions lui et moi assis l’un en face de l’autre, dans notre cantine locale. 
 Après avoir bu le café j’ai pris ma voiture afin de me rendre dans le centre de la ville, notre lieu de travail ainsi que le restaurant dans lequel on avait mangé se trouvant à sa périphérie, et sans avoir trop galéré pour me garer je suis allée retrouver Anaïs, dans le café où on s’était donné rendez-vous. 
 Assise à l’écart donc dans un coin tranquille, elle était habillée bien plus simplement que ce à quoi elle m’avait habituée, d’une petite robe à bretelles vert-pomme allant bien avec son teint de rousse. Cependant elle restait chaussée de sandales à talons aiguille d’une dizaine de centimètres de haut, assorties à son vêtement.
 En me voyant elle s’est levée tout en me souriant d’une manière amicale, et au lieu de me serrer la main elle a penché la tête en avant afin de me faire la bise, car avec ses échasses elle me dépassait de vingt centimètres. Comportement à l’opposé de celui auquel j’avais eu droit de sa part jusqu’à présent.
 Pourtant son accueil m’a semblé naturel, car j’avais toujours en tête l’idée qu’elle avait dû se forger une cuirasse, dans le but de se protéger. En définitive elle avait tenu un rôle n’y étant plus à présent obligée, et cela me la rendait sympathique d’autant que j’allais très certainement devoir faire comme elle. Sans compter qu’elle pouvait se révéler d’une aide précieuse, en me donnant des recommandations autres que vestimentaires. 
 Ma conseillère ne semblait d’ailleurs pas pressée de s’y mettre vu qu’elle s’est rassise, alors faisant comme elle j’ai commandé un thé à la serveuse venue jusqu’à notre table, car j’étais déjà bien assez nerveuse pour m’enfiler un deuxième caoua peu de temps après le premier. Constatant d’ailleurs mon état, ma copine en devenir m’a déclaré :
 ― Tu verras, au début c’est assez stressant parce que tout est nouveau. Mais tu ne vas pas tarder à t’y faire, et quand tu seras rodée tu y prendras même du plaisir. 
 Elle avait d’emblée opté pour le tutoiement, ce qui ne m’a absolument pas dérangée, et curieuse je lui ai demandé :
 ― Si tu le penses vraiment, pourquoi tu as arrêté ?
 J’ai eu droit à un deuxième sourire, puis elle m’a expliqué :
 ― D’après ce que Maxence m’a expliqué, toi et moi on a des parcours inversés. Tu as eu tes enfants tôt, et quand ils sont devenus grands tu as décidé de travailler. Moi j’ai commencé à bosser jeune, et maintenant j’éprouve le besoin de pouponner. Ce qui est incompatible avec ce job, inutile que je t’explique pourquoi. 
χ χ χ

 Ces paroles semblaient contredire la rumeur comme quoi les deux Alpha avaient été amants, car s’il était question pour lui de devenir père dans un futur proche, Maxence m’en aurait forcément parlé. Pour la bonne raison qu’avoir ce genre de responsabilités, allait influencer celles qu’il avait déjà par rapport à son travail. En tout cas j’essayais de m’en persuader, et afin d’en avoir la confirmation je me suis renseignée, en ayant l’air de m’intéresser à la vie privée d’Anaïs, mais pas à celle de mon nouveau coéquipier :
 ― Et le papa, il est où ?
 Elle m’a alors fait un sourire rayonnant, avant de répondre :
 ― Jonᚠest en République Tchèque car il habite là-bas, et le temps de régler quelques affaires ici, j’irai le retrouver. Max a été très compréhensif quand je lui ai annoncé que j’étais tombée amoureuse, et c’est même lui qui m’a poussée à démissionner. Sinon j’aurais continué, et pris l’avion à la moindre occasion.  ― Pourtant ton départ doit forcément lui causer du tracas, car ce n’est pas certain que j’arrive à te remplacer et il doit s’en douter.  ― Oh tu n’as pas trop à t’inquiéter pour ça, car même s’il ne me l’a pas dit franchement, je suis convaincue qu’il pensait déjà à toi pour le job, bien avant que j’éprouve le besoin de me caser. Parce qu’il est convaincu, que tu as toutes les qualités nécessaires.   ― Il ne t’aurait quand même pas virée ?! ― Bien sûr que non, mais deux femelles pour notre Mâle Alpha, je pense que ça ne lui aurait pas déplu. Et à moi non plus d’ailleurs.
 Je ne savais pas trop comment je devais interpréter ces propos, aussi j’ai préféré ne pas développer et changer de sujet :
 ― Il voudrait que je m’habille mieux, tout en gardant un style qui m’est propre. Tu penses pouvoir m’aider ?  ― Je vais surtout t’aider à trouver les bonnes adresses. Les boutiques dans lesquelles ils font du prêt à porter de qualité, avec des retouches en option, ce qui ne coûtera pas les yeux de la tête. Pour ce qui sera de te conseiller, il y aura les vendeuses. Celles que je vais te présenter ne marchent pas à la commission, et dans le cas contraire, elles sauraient qu’elle s’y retrouveraient sur la durée.  ― C’est justement un de mes problèmes, car j’ai des scrupules à utiliser l’argent de la société, pour acheter des vêtements.  ― Pour ça non plus tu n’as pas à t’en faire, pas une seule fois un huit ans je ne me suis fait taper sur les doigts. Il suffit juste de ne pas attraper la fièvre acheteuse, et ta réticence montre justement que tu es immunisée contre cette maladie.
χ χ χ

 La bonne humeur d’Anaïs étant contagieuse, c’est par conséquent parfaitement détendue que je l’ai suivie dans un premier magasin, situé pas très loin de là et dont je tairai le nom. On y trouvait du multi-marques, autrement dit ils vendaient des articles de plusieurs couturiers de moyenne renommée, et en ce début d’après-midi de milieu de semaine, aucune autre cliente ne nous avait précédées ce qui m’allait parfaitement. 
 Ma guide a expliqué ce que nous recherchions, à la belle brune évidemment très bien habillée qui nous a reçues. Après m’avoir souri la femme m’a évaluée du regard, afin de se faire une idée de mes mesures, puis elle s’est dirigée vers les rayons pour en revenir avec plusieurs articles. 
 Je ne vais pas entrer dans les détails, mais il me fallait pour débuter dans ma nouvelle fonction deux tailleurs, afin d’en avoir un de rechange, des chemisiers pour mettre sous leurs vestes, et chose plus étonnante une robe de cocktail. Cette dernière ne devant pas être confondue d’avec la robe du soir, bien plus longue celle-là, également plus élégante et par conséquent moins passe-partout. Sans parler de la différence de prix entre les deux.
 Je ne me suis pas formalisée que ma nouvelle copine entre avec moi dans la cabine d’essayage, assez grande pour nous accueillir toutes les deux, car si je suis de nature réservée je n’éprouve pas non plus une pudeur exagérée. En tout cas pas avec les femmes, ce qui ne m’a pas empêchée de devenir écarlate, quand elle m’a chuchoté en constatant que des poils dépassaient de mon slip en coton, qui s’était légèrement abaissé quand j’avais retiré mon pantalon :
 ― Il va falloir faire quelque chose pour ta fourrure intime, Ma Chérie. Car si garder une toison pubienne peut être mignon, la forêt vierge c’était du temps de nos grand-mères. 
 Il est vrai que tous mes poils du bas étaient restés à leur état naturel, car je ne me rasais que les aisselles. Cependant comme je suis blonde, ils ne formaient pas non plus un tablier de sapeur au niveau de mon pubis, et mon ex-mari ayant eu l’occasion de faire des comparaisons chose apprise à mes dépends, il ne m’avait jamais fait la moindre remarque allant dans ce sens. C’est la raison pour laquelle je me trouvais normale, et toujours rouge de confusion je me suis renseignée :
 ― Mais... quel rapport ça a avec mon nouveau travail ? ― Eh bien déjà d’un point de vue pratique, quand tu iras aux toilettes pendant le boulot, car les négociations peuvent traîner en longueur, en revenant tu n’auras pas l’impression de t’être essuyée à moitié et de sentir. Car sans être une grosse parano ça m’est arrivé plus d’une fois, accompagné du malaise que les autres surtout les hommes, s’en rendaient compte. Alors que là, un simple passage de PQ dans ta fente au niveau de ton trou à pipi, et tu te sentiras fraîche comme une rosée de printemps.
 Tandis que l’assimilais ces conseils, elle a continué :
 ― Après sur un plan plus privé, si comme moi tu as la chance de rencontrer ton Jonáš, au moment de te déshabiller devant lui tu paraîtras plus à ton avantage. 
χ χ χ

 Je n’avais pas envisagé une seule seconde, qu’il puisse être question de ce genre de rencontres pendant mes futurs déplacements, surtout avec Maxence dans les parages, toutefois cette logique se tenait. Ce qui ne m’a pas empêchée d’être scotché, quand Anaïs a sans façon un air malicieux affiché sur son charmant visage, relevé le bas de sa robe pour me dévoiler son sexe parfaitement lisse, avec au dessus juste un bande verticale de poils d’à peu près cinq centimètres de large. Du même roux que sa chevelure flamboyante, et taillés également à une longueur d’environ vingt millimètres.  
 Ne m’arrêtant pas à ces détails ni à son comportement, effarée j’ai demandé à voix basse :
 ― Mais... tu ne mets pas... de culotte... ? ― Seulement quand il fait froid et ce depuis des années. Tu verras au début tu trouveras ça gênant, mais tu vas rapidement t’y habituer, et au final tu apprécieras le sentiment de liberté que ça procure. 
 Elle en parlait comme si je me devais de faire comme elle, alors que je n’étais toujours pas convaincue de l’utilité de me raser l’entrejambe, ou pire me faire épiler. Et je me suis mordue la lèvre, en réalisant que sa peau à cet endroit m’avait parue tellement douce, que je m’étais retenue d’envoyer la main pour en palper la texture. Alors que je n’avais jamais éprouvé la moindre attirance pour les femmes, enfin peut-être jusqu’à ce jour. 
 Mon trouble m’a passé tandis que je m’affairais à enfiler mon tailleur, après qu’elle m’ait aidée à boutonner un chemisier, et je n’ai pas tardé a être déguisée en femme d’affaires. Bien entendu j’ai dû ressortir de la cabine, et la vendeuse visiblement satisfaite d’avoir choisi les bonnes tailles, car je dois bien reconnaître que l’ensemble m’allait comme un gant, a déclaré :
 ― Vous êtes parfaitement proportionnée Madame, car mis à part raccourcir la jupe, je ne vois pas ce que nous pourrions retoucher. 
 J’ai baissé les yeux pour regarder le bas du vêtement, qui s’arrêtait une dizaine de centimètres au dessus de mes genoux, et dévoilait par conséquent déjà bien assez mes jambes à mon goût, mais n’étant pas de cet avis ma nouvelle copine a déclaré :
 ― Oui, dix centimètres en moins ce serait pas mal. 
 Tandis que je m’apprêtais à protester, l’employée du magasin m’a prise de vitesse :
 ― Je pense plutôt que sept suffiront, car ne perdez pas de vue que Madame est plus petite que vous, et il ne faudrait pas non plus tomber dans la vulgarité en dévoilant la couture de ses bas. Dans l’idéal, on doit juste la deviner.   
χ χ χ

 Étant donné que j’avais affaire à des expertes et n’y connaissant rien, je n’ai trouvé aucun argument à leur opposer, pour la bonne raison que mettre ma pudeur en avant aurait été ridicule. D’autant qu’on en montrait bien plus quand on se retrouvait en maillot de bain, même si ça ne m’était plus arrivé sur une plage depuis bien des années. C’est pourquoi je me suis contentée de déclarer, d’une voix timide :
 ― Oui enlever sept centimètres, ou peut-être même seulement cinq, ça serait suffisant.
 Anaïs compatissante m’a caressé l’épaule à travers le tissu, tout en m’expliquant :
 ― Tu verras, à ça aussi tu vas t’y habituer, et si tu arrives à en jouer tu vas faire des ravages. Tu ne dois pas te considérer comme étant un morceau de viande à l’étal du boucher, mais une bombasse
très belle femme
qui inspire le désir, sans avoir aucune obligation de l’assouvir. Car ton corps t’appartient, et à personne d’autre. 

 Ce n’étais pas l’impression que j’avais en me trouvant dans ce magasin, mais bon, cela faisait partie du jeu dont je venais de commencer la partie, alors que personne ne m’y avait forcée. J’ai par conséquent décidé de prendre les choses avec philosophie, et l’essayage a continué. 
 Pour le deuxième tailleur cela a été facile, car bien que d’un modèle et d’une couleur différents il restait classique, mais c’est pour la robe de cocktail que j’ai dû à nouveau prendre sur moi. Car de retour dans la cabine et après que je l’aie enfilé, ma conseillère a déclaré :
 ― Ça ne va pas du tout Mélanie, il faut absolument que tu retires tes sous-vêtements, parce qu’on les voit et le résultat est affreux ! ― Tu n’es pas sérieuse, là ?! ― Bien sûr que si, l’important est que tu paraisses à ton avantage, et tu pourras toujours par la suite enfiler un string-ficelle, qui lui sera indétectable. 
 En me regardant dans la glace haute se trouvant là j’ai dû admettre qu’elle n’avait pas tort, par conséquent j’ai obéi en devenant écarlate, et alors que j’étais nue juste avant de remettre le vêtement, elle m’a dit :
 ― Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu as honte de ton corps, parce que tu es superbe Ma Chérie. ― Même avec mes bourrelets et mes seins qui pendent ? ― Tes nichons son admirables car ils sont restés bien pleins, et ça me plairait énormément d’avoir les mêmes après deux grossesses. Quant à tes autres rondeurs tu as juste ce qu’il faut là où il faut, par contre tu devras t’entretenir en faisant de l’exercice, afin d’éviter d’en prendre plus. Car la bonne bouffe, ça fait aussi partie du contrat que tu as signé.
 Ses propos n’ont pas arrangé mon émoi, surtout quand j’ai dû ressortir de l’espace clos dans lequel on se trouvait. Cependant nous étions toujours seules dans la boutique, et si la vendeuse avait probablement entendu nos échanges, en bonne professionnelle elle n’en a rien laissé paraître. Elle s’est contentée de déclarer :
 ― Vous êtes parfaite et si toutes mes clientes étaient comme vous, j’aurais juste à sourire, dire bonjour, au revoir et merci. 
 Pour ma part j’étais contente qu’elle ne propose pas de raccourcir la jupe plissée, qui m’arrivait déjà à mi-cuisses, et nous en sommes restées là pour cette fois. 
χ χ χ

 Au final en sortant de ce magasin, je me retrouvais avec une robe de cocktail bleu-canard, cinq chemisiers aux tons pastels, ainsi que deux tailleurs l’un bleu-ardoise et l’autre gris-souris, teintes assez claires donc passe-partout. Sauf que les jupes des premiers étaient restées sur place, bien évidemment pour être raccourcies. Cependant je pourrais les récupérer à partir du lendemain, l’employée m’ayant expliqué qu’une couturière à domicile se trouvait dans le quartier, et qu’elle travaillait en partie pour la boutique. 
 J’avais évité de regarder les étiquettes de ces vêtements, sur lesquelles en plus des tailles les prix sont en général indiqués, ainsi que la somme globale au moment de régler mes achats, avec ma nouvelle carte de crédit professionnelle. Me rassérénant en me disant que si j’avais exagéré je ne risquais pas non plus la pendaison, et qu’il ne fallait de toute façon pas que je m’inquiète, pour la bonne raison qu’Anaïs avec son expérience était là afin de cautionner cette dépense.
 Cette dernière une fois dans la rue, m’a proposé :
 ― On va boire un coup, pour que tu te remettes de tes émotions ?  ― Oui, si tu veux. 
 Nous sommes donc retournées dans le même bar, et une fois assises toujours à l’écart des autres consommateurs, celle que j’allais remplacer m’a annoncé :
 ― Après on va aller voir Anne-Lise mon esthéticienne, car si tu n’as absolument pas besoin de maquillage, ce qui serait vandaliser une œuvre d’art en la barbouillant de peinture, il faut tout de même que tu envisages sérieusement de te faire épiler. Mais tu n’as pas à t’inquiéter, parce que comme on n’a pas rendez-vous il s’agira juste d’une prise de contact. Pour que tu te rendes compte qu’elle est très pro, et que se faire enlever les poils à cet endroit n’a rien d’un acte pervers. Seules celles qui s’exhibent par la suite sur internet, le sont.
 Je n’étais pas rassurée pour autant néanmoins je n’ai pas protesté, et tandis qu’on sirotait nos boissons elle m’a expliqué :
 ― Demain on s’occupera de tes chaussures, et pour la lingerie je vais te laisser te débrouiller toute seule, car tu trouveras tout ce dont tu auras besoin sur internet. Y compris dans les grandes marques. 
 Dans le but d’essayer de montrer que je m’adaptais, j’ai demandé sur le ton de la plaisanterie mais en rougissant :
 ― Je croyais que je ne devais plus mettre de culottes ? ― Oui, tu pourras t’en passer la plupart du temps, mais il te faudra tout de même des bas et des porte-jarretelles. De plus dans les pays de l’est il peut faire froid, surtout en hiver, et ce serait dommage que tu te choppes un rhume de foufoune.   
 Nous avons ri de bon cœur à ce trait d’humour, et décidément malgré que nous soyons différentes sur bien des points, je trouvais ma nouvelle copine de plus en plus sympathique. 
χ χ χ

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