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Les bisous dans le cou

Chapitre 1

Lesbienne

C’était notre rêve: avec ma meilleure amie Faustine, nous voici arrivées à la grande ville, pour tenter d’y réaliser notre rêve de devenir comédiennes. Elle et moi, on en parle depuis qu’on est toutes gamines, et nous y voici! Pour le moment, la gloire et la fortune sont encore loin: on partage un petit appartement miteux et on tente de décrocher des petits boulots pour ne pas mourir de faim.


C’est moi la première qui obtient un job. Je suis serveuse dans un bar à cocktail. Entre les heures interminables, les talons haut obligatoires et les clients qui ne se gênent pas de tâter la marchandise, la première semaine est une torture. Heureusement, le vendredi soir, ma Faustine m’attend chez nous avec une surprise. 

"Je vais bien m’occuper de toi, Yamina, tu vas voir…" 

Elle m’a concocté un bon petit repas aux chandelles, puis me fait couler un bain moussant. C’est merveilleusement délassant… Quand j’en sors, mon amie m’attend sur le canapé et me masse les pieds, puis on se mate un film d’horreur - c’est ce que je préfère. Grâce à elle, je suis détendue, merveilleusement bien.

Pendant que je suis concentrée sur l’écran, sans prévenir, Faustine me fait un petit bisou dans le cou, puis un deuxième, puis encore un. Je vais lui dire d’arrêter mais elle me coupe: 

"Détends-toi mon cœur, tu as besoin de ça…" 

Si elle le dit… Ma copine reprend donc sa petite attention: alors que je continue à fixer l’écran, elle multiplie les baisers dans le creux de ma nuque. Elle doit le savoir: ça a toujours été mon point sensible. Tout mon corps se couvre de chair de poule. "Arrête ma chérie, tu me fais des frissons…" Elle ne s’arrête pas. Ma meilleure amie continue à couvrir ma nuque de baisers, doux, tendres, lents, rapides. 

Mon souffle se fait court: même si je refuse d’en prendre conscience, c’est l’excitation qui monte. Faustine se met à me lécher dans le creux du cou, puis juste sous l’oreille, dont elle me mordille le lobe entre ses dents. A travers le tissu de mon top, les pointes de mes petits seins se dressent.

Pourquoi est-ce que je ne la repousse pas? Pourquoi je la laisse faire alors que ni elle ni moi n’avons jamais eu d’attirance pour les filles? Tout ce que je sais, c’est qu’elle me fait me sentir merveilleusement bien - elle a raison, je devais en avoir besoin… J’arrête de me tracasser et je me laisse sombrer dans cette délicieuse sensation.



Mon amie doit sentir mon abandon: elle me donne à présent de gros baisers baveux sur l’arête de la nuque, de plus en plus sonores et sensuels. A coup sûr, ça va laisser un suçon. Quand j’en prends conscience, je réalise également que les caresses de Faustine ne font pas que m’exciter: elles me donnent aussi du plaisir. 

J’ai chaud, je tremble, et une extraordinaire onde naît entre mes cuisses. Je soupire, je me tortille, ma respiration devient lourde. Quand je laisse échapper un gémissement, je réalise qu’il est trop tard pour arrêter le raz-de-marée. Un dernier bisou dans le cou et les muscles de mon ventre se tendent: je suis envahie par une déferlante de plaisir brut, qui émane de mon sexe pour se répandre dans tout mon corps et le chavire de vagues bienveillantes. 

Encore étourdie, par pur instinct, je tends les lèvres vers Faustine pour l’embrasser, comme je l’aurais fait avec un amant.

 Soudain, pourtant, je réalise ce que je suis sur le point de faire et j’interromps mon geste avant que mes lèvres… 

Heureusement, elle n’a rien remarqué ou a feint de ne rien voir. Il faut dire que ce qui vient de se passer entre elle et moi est énorme: les bisous dans le cou prodigués par ma meilleure amie m’ont menés jusqu’à l’orgasme. Totalement dégrisée, je suis envahie par la honte. Mais Faustine désamorce la bombe d’un gros rire: 

"Rôh alors toi, ma chérie, tu avais drôlement besoin de te détendre on dirait!"

Je ricane et file vers la salle de bain sans me retourner.



Le miroir me renvoie l’image d’une fille aux pupilles dilatées, les joues empourprées, avec des traces de rouge à lèvres sur la nuque et un suçon en train de se dessiner. Les pensées toutes embrouillées, j’attends que Faustine aille se coucher pour foncer dans ma chambre. Seule dans mon lit, la porte verrouillée, je me masturbe jusqu’à m’endormir, en essayant de ne penser à rien.



La nuit n’a pas chassé ma gêne. Le lendemain, Faustine se comporte comme si rien ne s’était passé, mais moi je n’arrive pas à la regarder sans penser au moment très intime que nous avons partagé toutes les deux, et surtout à l’instant où j’ai failli lui prendre la bouche… 

Les images se bousculent dans ma tête. Et si je l’avais embrassée, qu’est-ce qui se serait passé? Est-ce qu’elle m’aurait repoussée? Laissée faire? Est-ce que j’aurais aimé ça? Jusqu’où est-ce que l’on serait allées? C’est le champ de bataille dans mon cœur… Cette fille que je connais depuis que j’ai dix ans, ma meilleure amie, la personne que j’aime le plus au monde, est-ce que je suis en train d’avoir du désir pour elle? Est-ce que je suis en train de…

Ces doutes, je passe la journée à les chasser, à les ignorer, à les enfouir derrière une muraille de raison. L’attitude de Faustine m’aide: elle se comporte comme d’habitude, et me fait oublier progressivement toute cette affaire, comme si je m’étais fait des films.

Pourtant, quelque chose en moi, une voix que je choisis de ne pas écouter, sait que tout cela n’était que le tout premier pas vers quelque chose d’énorme.

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