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Les Chevaliers du Zodiaque : les vices du Sanctuaire

Chapitre 16

Voyeur / Exhibition
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Chapitre 16 : Le plan de la Vierge



Athènes ! La dernière fois que je suis venu ici, c’était pour escorter Athéna, et j’ai bien failli me la farcir. Aujourd’hui, la raison de ma présence est toute autre, et c’est une autre beauté que j’aimerais bien me farcir.


— Bon, je dois reconnaître que ton plan de la dernière fois n’était pas mauvais. S’infiltrer incognito plutôt que tout défoncer sur notre passage était plutôt malin.


Non, quoi ? Un compliment de sa part ? Vraiment ? C’est tellement rare avec la Vierge que je me dois d’en profiter un max.


— C’est pourquoi j’ai décidé d’utiliser un stratagème similaire, quelque chose d’un peu plus élaboré tout de même, pour notre venue ici. Nous nous ferons donc passer pour un riche couple de touristes français en vacances en Grèce.


Oh oui, ce plan me plaît beaucoup. J’aurais peut-être l’occasion d’en profiter un peu.


— Quoique, en y réfléchissant mieux, ça ne sera peut-être pas crédible...

— C’est-à-dire ?

— Bah, pourquoi une femme comme moi se serait mariée à un type comme toi... sans vouloir t’offenser ? T’es pas vraiment ce qu’il y a de plus charmant.


Ouais, eh bien je me sens quand même offensé.


— Je te ferai dire que beaucoup de femmes me trouvent à leur goût.

— Des décadentes affamées, de toute évidence, et pas très regardantes sur la qualité. Moi, je suis une femme tout ce qu’il y a de plus respectable : je ne me lie pas avec la lie de l’humanité. Je suis une bonne chrétienne, tout ce qu’il y a de plus tolérante et sage... Oh oui, je sais : je n’aurai qu’à dire que j’ai fait preuve de charité en t’épousant. Cela rendra notre scénario crédible.


Nous passons donc les portes de l’hôtel où j’ai séjourné avec Athéna. Marie s’avance vers le personnel d’accueil.


— Bonjour, j’ai réservé une chambre pour monsieur et madame Français ; nous sommes un riche couple de touristes en visite dans votre magnifique pays. Je suis une bonne chrétienne, et j’ai fait preuve de charité en épousant monsieur.

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— Oui, voilà pour vous, répond l’hôtelier en tendant un badge. Chambre 206, au deuxième étage. Avez-vous besoin qu’on vous monte vos bagages ?

— Non, ça ira ; nous nous en chargerons nous-mêmes.


Nos bagages : deux gros sacs renfermant nos armures respectives. Un coup d’œil de Marie me fait comprendre que ce qu’elle entend par "nous", c’est plutôt "moi". Elle me grogne l’ordre de la suivre. Me voilà donc à me trimbaler, à quelques pas derrière madame, les deux énormes sacs sur le dos. J’ai beau l’aimer, elle m’agace quand même beaucoup !


— « Français », hein ! N’avais pas tu un nom de famille plus original à donner ? Francis Français : j’ai l’air bien con de m’appeler comme ça.

— Bah quoi ? Je ne vois pas le souci.


Après un interminable escalier et une longue traversée de couloir, nous tombons enfin sur le bon numéro. Marie ouvre notre porte. Je découvre une grande chambre avec télé, bar, grande baie vitrée, et un large lit double trônant fièrement au centre de la pièce. Oh oui, j’ai hâte d’être à cette nuit pour partager le lit avec elle ! Je pourrais peut-être tenter un rapprochement…


— Bon, le lit, c’est pour moi ! Toi, tu dormiras par terre.


Pourquoi faut-il qu’elle piétine à chaque fois mes espoirs ?


— Hein ? Par terre ? Et puis quoi encore ? Je veux avoir droit au lit moi aussi, après plusieurs jours de marche.

— Parce que tu crois qu’une femme pieuse et pure comme moi va accepter de partager son lit avec un homme ? Je ne suis pas une décadente !

— Ouais, j’m’en fous, en fait, de tes états d’âme. Si tu ne veux pas partager le lit, c’est à toi de dormir par terre.

— Arrête de faire ton enfant ! Tu es un chevalier d’or, je te rappelle. Tu ne vas pas laisser une pauvre femme dormir par terre, tout de même… On te mettra une petite couverture, ça sera plus confortable. Il faut se mettre d’accord : soit tu dors par terre comme un grand garçon, soit je t’autorise à dormir avec moi, mais je t’arrache les couilles avant ! Alors ?


Gloups… prêt à répliquer, je me contente de ravaler ma salive, son regard dément étant bien plus parlant que ses mots. Je ne doute à aucun moment que ce sont des menaces en l’air. Tant pis, va pour le sol. Font chier, ces femmes !


— Bien, on est d’accord. Bon, j’ai appris que les Solo organisent une soirée de charité. Nous allons en profiter pour venir à leur contact. En attendant, je vais aller m’acheter des vêtements afin de passer inaperçue parmi les locaux. Toi, si tu t’ennuies, tu n’as qu’à polir mon armure pendant mon absence. Elle en a bien besoin.


Non, et puis quoi encore ? Elle me prend définitivement pour son clebs ! Ah, si seulement je n’étais pas amoureux d’elle… Marie sort de la pièce et croise le type de la chambre voisine qui la salue.


— Bonjour. Nous sommes un couple de riches touristes français en visite dans votre magnifique pays, se sent-elle obligée de se justifier. Je suis une bonne chrétienne qui a fait preuve de charité en épousant mon mari.

— Euh...oui, d’accord.


Et voilà la porte qui se referme derrière son passage, me laissant seul dans la pièce. Hop, profitons d’une bonne douche et d’un peu de repos sur le lit tant qu’elle n’est pas là. Je prends l’exemplaire du Vrai Journal que j’ai emporté afin de le feuilleter en attendant. Je n’ai toujours pas eu le temps de le lire. Je tourne les pages et tombe sur un premier article qui attire mon attention :


« Elle est où, la poulette ?


Comme vous le savez, on a offert une jolie petite poule rousse du nom d’Agathe au chevalier des Poissons lors de sa visite au Salon de l’Agriculture. Le Maquereau s’est empressé d’affirmer à son ancien propriétaire qu’il en prendrait le plus grand soin. Cette histoire – ou plutôt mise en scène visant à améliorer l’image du chevalier d’or (ne faisons pas semblant de l’ignorer) – a fait grand bruit, notamment chez BIFL TV où ils se sont extasié pour pas grand-chose et où ils ont invité Agathe pour une interview spéciale : une interview de poule ! Nos confrères sont-ils tombés sur la tête ? L’interview avait lieu hier soir. Agathe est donc venue battre de l’aile devant des centaines de téléspectateurs mais – oh, surprise ! – nous avions bien une petite poule rousse, mais celle-ci, contrairement à Agathe, avait une minuscule tache blanche au niveau du cou : ce n’est donc pas la même poule. On est donc en droit de se demander ce qu’est devenue la véritable poule. Pour en savoir plus, nos journalistes ont demandé l’avis de Sanka, chevalier d’or du Cancer. Attention, les propos rapportés par le chevalier sont terribles et peuvent choquer les plus sensibles d’entre vous : "Elle est où, la poulette ? Mais où voulez-vous qu’elle soit passée ? Dans un four, pardi ! Imaginez-vous à sa place : on lui a arraché les plumes une par une avant de lui couper la tête et lui coltiner je ne sais quelle connerie dans le croupion. C’est triste pour celle qui s’apprêtait à vivre une carrière dans le showbiz… C’est inadmissible ce qu’on fait encore subir à de petits animaux tout mignons juste pour un plaisir égoïste !" Que peut-on déduire de cette atroce affaire ? Que même pour une mise en scène, le Maquereau n’est pas capable de prendre soin d’un simple animal. Alors pourquoi lui faire confiance pour le Sanctuaire ? »


C’est vraiment n’importe quoi, cette histoire de poule ! Même eux s’y mettent ; c’est dingue ! Je passe à autre chose. Il me semble que Marie avait affirmé qu’il y avait un article sur moi... Là, le voilà :


« Il est où, le Bélier ?


Alors que la grève reprend de plus belle suite à des propos scandaleux et injurieux proférés par le Maquereau lors des dernières négociations entre les différents syndicats et l’Ordre de la chevalerie, le Grand Pope se débarrasse des pièces gênantes. Seul véritable soutien du peuple, Francis du Bélier – grand héros ayant courageusement repoussé à lui tout seul une terrible invasion – se voit, comme par hasard, assigné à une mission loin du Sanctuaire. Avouez que la coïncidence est vraiment suspecte… Il s’était distingué plusieurs fois dans ses prises de positions fermes contre le bourreau Maquereau, et aujourd’hui, alors que la situation est de plus en plus instable, on le fait disparaître en l’envoyant chercher je ne sais quelle chimère à l’autre bout du monde ! Ils l’ont forcé à jouer la comédie d’une amitié avec les Poissons. Moi je dis : Francis du Bélier fait peur au Grand Pope parce que, contrairement aux autres chevaliers, il est droit dans ses bottes et se bat réellement pour la paix et la justice et non pour ses propres intérêts. Si on le laissait agir à sa guise, nul doute qu’il prendrait le parti des opprimés et leur offrirait un avenir radieux. Il serait leur meilleur berger, lui, le véritable héritier des héros de l’âge de légende. »


Oui, au moins ils sont plus sympathiques avec moi dans ce journal, mais ils ont toujours ce délire de m’idéaliser qui me gêne. Non, je ne me bats pas pour la paix et la justice : je me bats parce que j’aime me battre. Et puis pour le Grand Pope, ils visent à côté. Oui, bien entendu que ça l’arrange de m’envoyer en mission, mais il n’avait rien prémédité : c’est plutôt Marie qui a décidé pour lui.


Je tourne les pages à la recherche de leur horoscope avant de me souvenir qu’il n’y en a pas dans ce journal. Pff, c’est vraiment pénible ! J’avais envie de me marrer. Je me demande s’ils ont un courrier des lecteurs. Je devrais peut-être leur envoyer une lettre pour me plaindre de cette absence.


Bon, je ne sais pas pour combien de temps en a ma belle, mais là je commence à m’emmerder. Et comme je n’ai pas l’intention de lustrer son armure, je n’ai pas grand-chose à foutre. Ça y est, je commence à bâiller, et mes yeux se ferment. Je crois que je vais profiter de son absence pour effectuer une petite sieste sur le lit...


À mon réveil, Marie n’est toujours pas revenue. Cela fait des heures qu’elle est partie. Me voilà inquiet ; j’espère qu’il ne lui ait rien arrivé. Merde alors ! C’est bien la première fois que je me fais du souci pour quelqu’un. Maudit soit l’amour ! Je préférais le temps où je ne pensais qu’à moi. Et puis c’est la plus puissante d’entre nous : elle est bien capable de s’en sortir toute seule. Quoi qu’il en soit, j’essaye de chasser ces mauvaises pensées de ma tête et vais me raser dans la salle de bain, histoire d’être présentable à ses yeux. C’est ce moment que choisit la Vierge pour revenir de sa séance shopping. Elle rentre dans notre chambre les bras chargés de sacs d’habits. Elle jette un coup d’œil sur les draps du lit légèrement froissés.


— J’espère que tu n’as pas dormi sur mon lit… dit-elle, l’œil suspicieux.

— Euh... non, mens-je.

— Tant mieux. Désolée pour le retard ; j’ai fait plusieurs magasins, je ne savais pas quoi prendre. Pas facile de choisir de quoi se fondre dans la masse. Ah, et puis j’ai pris quelque chose pour toi ce soir. Tiens, c’est dans ce sac-là.


Je regarde dans le sac susnommé et en sors une chemise verte et un costume mauve.


— Non mais, tu rêves… Je ne vais pas porter ça, c’est affreux !

— Oh, ne commence pas à faire ton difficile. Tu passeras inaperçu avec ça.

— Inaperçu ? Mais pas trop.

— Je te dis que si ! En attendant, tu vas m’aider à choisir ma tenue pour ce soir. Cela n’a vraiment pas été facile.


Elle sort plusieurs robes, jupes, chemisiers ; tous semblent assez sexy. Je suis plutôt surpris par ses choix.


— Oui, je sais ce que tu penses : « Pourquoi le chevalier de la Vierge va-t-elle s’afficher dans ces habits impies ? » Comme je tiens à me fondre dans la masse de toutes les décadentes qu’il y aura à cette soirée, j’ai dû me demander ce que mettrait une décadente, et j’ai fait une petite sélection. Crois-moi, ce n’a pas été facile d’acheter ces habits pervers et infâmes, mais c’était pour la bonne cause, pour notre mission. Je suppose qu’il faudra quand même que j’aille me confesser plus tard. Qu’en penses-tu ? Laquelle devrais-je mettre ?

— Oh, je ne sais pas. Il faudrait que tu les essayes pour voir.

— Hein ? Ne crois quand même pas que je vais m’exhiber devant toi !

— Pour notre mission, lui rappelé-je. Comment puis-je te donner mon avis si je ne sais pas l’effet que te donnent ces tenues ?

— Euh... hésite-t-elle. OK, mais si tu parles à qui que ce soit de ça, je...

— Tu me tues, oui je sais, je commence à avoir l’habitude.


Hé-hé, je ne vais quand même pas louper l’occasion de la voir dans des tenues sexy…


Elle se sauve dans la salle de bain et revient plusieurs minutes plus tard, complètement métamorphosée. Elle est vêtue d’une robe complexe pleine de froufrous et de dentelles qui lui donne l’allure d’une princesse médiévale ou de la Renaissance (je n’ai jamais été très doué pour distinguer ces périodes). Elle a adopté une coiffure aussi complexe que sa robe. Elle est absolument ravissante ! Mon cœur fond d’amour devant cette sublime apparition.


— Alors ? demande-t-elle.

— Tu es absolument magnifique ! laissé-je échapper.

— Euh... merci, rougit-elle, mais je ne suis pas sûre que ça corresponde bien à la soirée.

— Non, en effet… regretté-je.

— Je vais essayer autre chose.


Après son deuxième retour, c’est encore une autre Marie à qui j’ai affaire, et celle-là semble faire le trottoir en quête de clients. Le visage tartiné de maquillage, de longues bottes de cuir, minijupe moulante, top tout aussi moulant et très décolleté. Elle est passée des contes de fée à la vulgarité, mais moi, elle me fait toujours autant d’effet, si ce n’est encore plus. Marie s’avance, la démarche boitillante et le visage encore plus rouge que précédemment.


— Là, ça fait vraiment pute, suis-je obligé de reconnaître.

— Alors ce sera parfait… soupire-t-elle.

— Non, non, pas du tout. Tu voulais ressembler à une décadente, pas à une prostituée.

— Je ne vois pas la différence.

— Il y en a une pourtant : la décadente est sexy sans être vulgaire. Essaye quelque chose d’un peu plus soft.

— Tu es sûr ?

— Absolument. À moins que tu veuilles que tous les mecs de la soirée te demandent combien tu prends.

— Combien je prends pour ?

— Laisse tomber !


Troisième essai. Elle est encore très sexy, mais l’ensemble qu’elle s’est choisi est complètement dépareillé. J’ai soudain très chaud à sa quatrième apparition : la taille de la jupe et du chemisier ne sont pas trop suggestives, mais le tissu est tellement blanc et fin que l’on voit tout à travers, surtout avec les sous-vêtements sombres qu’elle s’est choisis. Mon cœur tambourine dans ma poitrine et je dois me retenir pour ne pas sauter sur ma collègue. Ah, ces apparitions de la Vierge me remuent bien plus que n’importe quel catholique !


— Et là, t’en penses quoi ?

— Euh... C’est que... comment dire... on voit tout à travers.

— Hein ? Quoi ?


Là, c’est moi qui suis complètement rouge, mais Marie me rejoint en un quart de seconde. Honteuse, elle se sauve dans la salle de bain avec la prochaine robe. Merde, cette séance est une vraie torture ! J’ai tellement envie d’elle qu’il est dur de se retenir quand on voit l’objet de ses fantasmes dans des emballages tous plus savoureux les uns que les autres… Marie revient pour la cinquième fois, ce coup-ci dans une longue robe bleue moulante fendue sur le côté et agrémentée d’un décolleté sympathique. J’en suis bouche bée tellement cette robe lui dessine bien les courbes.


— Et celle-là ?

— On dirait que cette robe a été conçue exactement pour toi. Elle est parfaite ! Tu es magnifique dedans.


Cette fois encore le visage de Marie vire au rouge. Je crois même voir se dessiner un petit sourire adorable sur ses lèvres.

Au lieu de retourner se changer, Marie reste plantée là avec une expression étrange au coin des yeux.


— Qu’est-ce qu’il y a ?

— Je ne sais pas ; je me sens bizarre. Je crois que je suis malade ou quelque chose comme cela.

— Ah bon ? Qu’est-ce que tu as ?

— Bah, je ne sais pas. J’ai une drôle de sensation dans le bas du ventre. C’est bizarre, je ne sais pas comment l’expliquer. C’est comme une sorte de fourmillement, de chatouillement chaleureux. Cela a commencé au fur et à mesure que je changeais de tenue. Le plus étrange, c’est que c’est plutôt agréable, en fait.


Oh, je vois ce qu’il se passe, et je ne peux que m’en réjouir : Marie semble avoir pris du plaisir à défiler devant moi. On dirait qu’elle n’est pas si pure qu’elle l’affirme ; peut-être va-t-elle finir par daigner se laisser aller davantage ?


Quoi qu’il en soit, elle a décidé de garder sa robe de soirée le reste de l’après-midi pour, dit-elle, « se mettre dans la peau du personnage ». Du coup, nous avons pu discuter tous les deux plus agréablement que d’habitude. Elle m’a accordé l’autorisation de m’asseoir sur « son » lit, et j’ai même eu droit à quelques compliments du genre « Tu n’es pas si inutile que ça, finalement... » ou « Au début, je te pensais bien plus demeuré. » ; c’était maladroit, mais c’était déjà ça. Cette fin d’après-midi m’a redonné l’espoir de finir par la séduire, ou tout du moins qu’elle finisse par m’apprécier vraiment. On verra ce que nous réserve la soirée.

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