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Les Chevaliers du Zodiaque : les vices du Sanctuaire

Chapitre 17

Divers

Chapitre 17 : Gala de charité



C’est main dans la main que nous arrivons au gala de charité organisé par la famille Solo, et je dois dire que ça me chamboule ; c’est bien la première fois que je rencontre ce genre de sensation. Mélange de fierté d’arriver aux côtés d’une si sublime créature, et un attachement inexplicable à cette donzelle. J’ai l’impression que ma soirée va être mémorable. J’espère avancer d’un grand pas vers son cœur. D’autant plus que la musique, une douce mélopée baroque jouée par un petit orchestre, apporte une ambiance romantique.


— Bonsoir, nous sommes un couple de riches touristes français en visite dans votre beau pays. Voici Francis Français, mon mari, et moi c’est Marie. Je suis une bonne chrétienne et j’ai fait preuve de charité en épousant mon homme.


L’autre couple que nous venons de croiser regarde Marie de travers et nous renvoie un regard hautain et méprisant avant de s’en aller, le menton levé.


— Et la politesse, bande de décadents ? grogne Marie.

— Tu n’as peut-être pas besoin de nous présenter à tous ceux qu’on croise, lui fais-je remarquer.


Déjà à l’entrée, elle s’est sentie obligée de nous présenter à l’agent d’accueil alors qu’il semblait n’en avoir rien à foutre du moment qu’on payait notre place. Et, purée, qu’est-ce qu’elle était chère ! Bon, c’est censé être destiné à des nécessiteux, mais quand même...


— Il faut bien que l’on respecte notre couverture.

— Mais, Marie, ce n’est pas en la criant sur les toits que nous allons paraître crédibles ; bien au contraire, nous risquons d’attirer l’attention. Et par pitié, arrête de parler de charité : c’est vraiment insultant.

— Insultant ? Je ne vois pas pourquoi. Et comment tu comptes qu’on soit crédibles si on ne se présente pas ?

— C’est plutôt dans notre attitude que cela va se jouer. Nous n’avons à nous présenter que si quelqu’un nous pose des questions. Il ne faut pas attirer l’attention sur nous ; soyons discrets.

— Notre attitude ? Mais j’ignore totalement comment un couple est censé se comporter...

— Eh bien, pour commencer, peut-être devrions-nous danser.

— Hein ? Mais t’es cinglé ! Je ne suis pas une décadente !

— Bon sang, Marie, il n’y a rien de mal à danser. Je te promets que je ne profiterai pas de la situation.


Elle hésite un long moment avant de finir par accepter. Me voilà ravi : peut-être l’occasion de partager avec elle un moment un peu intime, voire romantique.


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J’emmène ma collègue sur la piste de danse baignée par une musique douce et sensuelle. Je pose une main sur sa taille et prends la sienne de l’autre. Ces simples contacts me font frémir. Je m’approche d’elle. Elle a un léger mouvement de recul mais se ravise. Hop, c’est parti ; nous nous laissons bercer par les flots musicaux. Sa façon de danser est très maladroite, un peu comme un manchot. Aïe, elle vient de me marcher sur le pied mais je ne dis rien, trop obnubilé par la couleur de ses yeux et par son agréable parfum.


— Désolée, c’est la première fois que je danse.

— Ce n’est rien, la rassuré-je.

— Non, ce n’est pas rien : c’est inadmissible que je galère à ce simple exercice, moi qui ai bravé mille tourments afin de maîtriser le cosmos de la Vierge !

— Laisse-moi te guider et concentre-toi sur mes mouvements.


Ma main descend plus bas sur ses hanches en essayant de paraître la plus innocente possible. Marie fronce les sourcils. Du regard, j’essaye de la rassurer de mes intentions. Je ne cherche qu’à la guider, après tout, pas en profiter ; c’est ce que je veux qu’elle s’imagine.


Là, comme ça, j’ai l’air calme ; mais à l’intérieur, je bous comme jamais ! Sentir la chaleur de Marie sous ma paume me met dans tous mes états. Mon cœur s’affole pendant cette danse qui signifie pour moi bien plus qu’une simple comédie. Merde, je ne me reconnais plus depuis quelques jours ; j’ai l’impression d’avoir été projeté dans une histoire fleur bleue nauséabonde. L’ancien moi se serait bien foutu de ma gueule...


Pourtant j’emmerde l’ancien moi. Je ne me suis jamais senti aussi bien qu’en ce moment. J’ai pris mon pied à me taper des tas de femmes, mais jamais je n’avais vécu un moment aussi fort émotionnellement que cette danse. Même si factice, je ne suis pas pressé que ce moment se termine.


J’ai l’impression de valser avec un ange. Bon, un ange qui clopine avec sa jambe de bois, mais un ange tout de même. Sa beauté irradie de mille feux et me fascine. Ai-je déjà vu plus magnifique demoiselle ? Je n’en ai pas souvenir. Je profite de chaque miette de son visage et me noie dans ses yeux bleu-ciel.


— Ton regard est étrange... murmure-t-elle. T’as un problème dans l’œil ?

— Non : tu es juste une femme resplendissante, Marie.


C’est sorti tout seul, sans même que je prenne conscience de mes mots. Je m’attends à un coup de genoux dans les couilles, mais rien. Marie m’observe, surprise et perplexe.


— Toi, tu joues vraiment ton rôle à fond. Bien joué, j’ai failli y croire !

— Je sais, je me donne toujours à fond pour mes missions.

— Mouais... fait-elle, peu convaincue.


Je sais que j’ai prétendu que je ne profiterais pas de la situation, mais je réduis tout de même la distance entre nous deux. Je veux voir comment elle réagit à une proximité plus importante. Je continue de la guider en faisant pression sur sa hanche, savourant ainsi pleinement ce contact. J’en profite pour lui administrer quelques caresses qui n’en ont pas l’air.


Et, ô joie, elle ne m’a toujours pas repoussé, ni même castré. Elle continue de suivre notre plan, même si la situation la rend particulièrement nerveuse. La connaissant, elle n’aurait sans doute laissé personne l’approcher comme cela, même pour une mission. Dois-je croire qu’elle apprécie vraiment mon contact ? Cet après-midi, elle a pris du plaisir à défiler devant moi, signe qu’elle est finalement une femme comme toutes les autres malgré ce qu’elle prétend. Elle en prend peut-être encore en dansant avec moi.


Pris par l’euphorie et l’espoir, je pousse plus loin ma bonne fortune et réduis complètement à néant la distance entre Marie et moi afin de l’enlacer franchement. Le visage paniqué, Marie se laisse pourtant faire. Son délicieux parfum me berce. Je ressens le fort battement de son cœur. Nul doute que la situation ne la laisse pas indifférente, d’une façon ou d’une autre.


— Marie, il faut vraiment que l’on se montre très crédibles dans notre rôle, lui chuchoté-je. Tu l’as dit toi même, n’est-ce pas ?

— Absolument...

— On devrait peut-être aller plus loin, non ?

— Je... je ne sais pas. Tu crois ?

— Je pense, oui.

— Mais j’ignore totalement ce qu’on est censés faire. Je n’ai jamais été dans ce genre de situation.

— Fais-moi confiance…


Les yeux dans les yeux, j’approche doucement mon visage du sien et tends les lèvres. Encore quelques centimètres et je vais l’embrasser. Je n’ose croire à ce qui est en train d’arriver. Oui, ce n’est pas un réel baiser, mais j’espère bien lui faire découvrir les joies et la douceur de ce contact, l’initier à ce sensuel plaisir. Peut-être qu’elle finira par complètement baisser les armes avec moi ? Voilà, j’y suis presque, mais au tout dernier moment Marie détourne son visage.


— Arrête de me regarder avec ces yeux, s’il te plaît, c’est trop perturbant.


Bon sang, j’y étais presque ! Un peu plus et je goûtais à ses lèvres. Elle n’a pas assumé, dommage. Du coup, la voilà gênée. Elle n’ose plus me regarder en face. J’en profite pour loucher discrètement dans son décolleté. On se console comme on peut.


Sa gêne se ressent aussi dans sa danse. C’est encore pire que précédemment. Elle n’arrête pas de me marcher sur les pieds. Je n’ai cependant cure de ce désagrément, tout heureux de l’avoir si près de moi, même si je suis frustré d’avoir presque atteint le Graal.


À deux pas derrière son dos, un homme barbu, pas très grand et super fin, nous observe du coin de l’œil. Il danse lui aussi avec une femme mais ses yeux matent beaucoup le fessier de Marie. Elle semble lui faire très envie. « Eh non, mec, elle est avec moi ce soir ! » Mon ego se remplit d’orgueil en l’imaginant jalouser ma chance.


— Là-bas, regarde ! Ça doit être eux, les Solo... me murmure-t-elle.


Je mets fin à notre contact en me rappelant la raison de notre présence ici. Trois hommes et une femme se tiennent debout sur une estrade et observent la soirée. Je reconnais aisément la femme : il s’agit bien de la journaliste qui m’avait proposé une interview au Salon de l’Agriculture, info que je glisse à l’oreille de ma partenaire.


— Non mais, t’as vu la tenue de cette décadente ? maugrée Marie sans grande discrétion. Pourquoi ne se mettrait-elle pas à poil tant qu’elle y est ? Je te jure, les bonnes valeurs se perdent de nos jours. Où sont passées la pudeur et la vertu ? Ce monde décadent part vraiment en cacahuète.


En effet, Marina – si j’ai bonne mémoire – porte une robe moulante des plus appétissantes. S’arrêtant à mi-cuisses, elle laisse échapper deux longues jambes fuselées. Deux petites bandes de tissu couvrent à peine sa poitrine qui déborde allègrement sur les côtés. J’avais oublié à quel point cette femme aussi était charmante.


— Excusez-moi, nous apostrophe le barbu qui nous observait plus tôt tandis que le patriarche Solo commence un discours pour remercier les gens de participer, vous êtes chevaliers d’or, n’est-ce-pas ?


Et merde, notre couverture est grillée. De toute façon, vu que Marina est présente, elle n’aurait pas tenu plus longtemps, mais j’aurais peut-être eu le temps d’en profiter plus. Marie se retourne vers notre interlocuteur ; son visage prend une expression que je n’avais encore jamais vue chez elle.


— Oh... mon... Mon Dieu, vous êtes DJ Réac, le plus grand musicien de tous les temps ! Je suis absolument fan de votre travail.

— Et vous devez être Marie de la Vierge, le plus grand chevalier du Sanctuaire. Moi aussi je suis complètement fan de votre travail.

— C’est vrai ? rougit-elle abondamment.

— Bien sûr : je suis vos exploits depuis des années. J’ai particulièrement adoré comment vous avez châtié les chevaliers rebelles de Dionysos. C’était magnifique !

— Ah oui, je me souviens... De terribles dépravés, ceux-là, menés par un odieux infidèle. Ils ont amplement mérité le sort que je leurs ai réservé.


Il ne manquait plus que ça ! Voilà qu’on tombe sur le pire musicien de notre époque et il faut que Marie en soit fan. En même temps, avec un nom comme DJ Réac, j’aurais dû m’en douter. Et voilà qu’ils partent dans une conversation dont je suis totalement exclu, vantant chacun les mérites de l’autre et se confortant dans leur vision d’une société décadente qu’ils partagent. Voilà aussi que Marie se met à lui expliquer les raisons de notre présence, notre mission et notre couverture.


Marie est séduisante ; je veux dire « a un comportement qui cherche à séduire ». Je n’avais jamais vu une telle attitude chez elle. J’enrage intérieurement, d’autant plus que ce mec, gringalet comme il est, est loin des canons de la beauté. Qu’est-ce qu’elle peut bien lui trouver, à ce barbu à sale gueule ? Et lui qui en profite pour zieuter dans son décolleté... Habituellement, ma belle aurait puni quiconque aurait maté ses nibards, mais là, elle ne dit rien. Me voilà arrivé dans la quatrième dimension !


— Bon, Marie, ce n’est pas comme si on n’avait pas de mission, lui rappelé-je, de mauvais poil.

— Ne sois pas jaloux mon, coco, se moque DJ Réac ; je te la rends dans quelques secondes.

— Ce n’est pas de sa faute, explique Marie ; il doit être encore dans son personnage de mari. Hé, Francis, DJ Réac sait que ce n’est qu’un rôle : pas besoin de faire semblant avec lui.


Elle me parle comme à un gamin qui n’aurait pas compris une évidence. J’insiste ; elle soupire d’exaspération, mais l’autre se décide à décamper.


— Bon, je vais vous laisser, très chère gente dame. Sachez que j’ai été ravi de faire votre rencontre. Sachez aussi que vous m’inspirez une nouvelle chanson. Je vais aller dès à présent écrire mon prochain tube ; ça sera un peu mon Ave Maria.


Et avant de nous quitter il lui baise la main. Marie glousse comme une pintade.


— C’est bizarre, me dit Marie une fois l’individu parti. Je dois être encore malade comme tout à l’heure, je ressens les mêmes symptômes dans mon ventre. Ça m’a pris d’un coup devant lui. Et le pire, c’est que ça ne m’a même pas dérangée quand il a regardé dans mon décolleté. C’est étrange comme maladie...

— Pff !


Ça l’a prise d’un coup ! J’en déduis qu’elle n’a absolument rien ressenti lors de notre danse. Quel crétin j’ai été de m’imaginer avoir la moindre chance...


Après un rapide discours vantant les mérites des œuvres de charité, nos hôtes nous font passer à table. Il semble qu’ils ont fait appel au plus grand traiteur de la ville. Le repas tourne autour du thème de la mer. Moi qui déteste les fruits de mer, il n’y a rien pour me remonter le moral, même pas de pinard. Marie, en revanche, semble complètement métamorphosée suite à notre rencontre. Je ne l’ai jamais vue aussi enjouée. Si ce n’était pas à cause de l’autre type, je partagerais avec plaisir sa bonne humeur. La voilà qui me bassine avec le prétendu immense talent de DJ Réac dont elle n’arrête pas de vanter les mérites. Elle finit par s’apercevoir que cette conversation m’agace.


— Alors, qu’est-ce que tu lui reproches, au juste ?

— C’est juste un artiste de merde, qui fait des chansons ultra-répétitives sans grand intérêt.

— Arrête ; DJ Réac est un génie comme on en voit rarement. Il va marquer notre époque tout comme Mozart ou Johnny Hallyday l’ont fait avant lui.

— Ouah, la décadence de la musique...

— C’est dingue, je te trouve parfois très fermé d’esprit, se désole-t-elle. Apprends à t’ouvrir à d’autres opinions que la tienne, tu n’as pas la vérité absolue.

— Ouais, si tu le dis... De toute façon, il est moche comme type, boudé-je.

— Ah bon, tu trouves ? Moi, je le trouve plutôt mignon.


Putain, cette soirée me soûle de plus en plus. Et Marie qui ne peut s’empêcher de chantonner les airs de DJ Réac en boucle, histoire de bien remuer le couteau dans la plaie... Quelle merde, l’amour, en fait ! Comment s’en débarrasse-t-on ? J’ai bien fait d’avoir toujours fui ce sentiment nauséabond. Comment peut-elle trouver ce type mignon ? Est-ce dû à sa célébrité ? Non, je ne pense pas que Marie se ferait avoir par ce simple artifice.


— Que nous vaut la visite du chevalier d’or du Bélier ? me surprend une voix féminine. J’ai été enchantée de vous apercevoir tout à l’heure.


Je me retourne vers la charmante Marina mais n’ai pas la force de la saluer par un sourire. La Vierge l’accueille d’un œil mauvais et méprisant. Bah, voilà. Cette fois, c’est officiel : notre mascarade avec Marie ne sert vraiment plus à rien, ça aura été peine perdue. Soirée de merde ! Plus la peine de faire semblant.


— Nous sommes à la recherche du Phénix Noir, lui répond Marie d’un ton accusateur. Ça vous dit quelque chose ?

— Absolument pas. Pourquoi, ça devrait ?

— Peut-être. Il s’agit d’une alliée de la dernière rébellion.

— Ah oui ? Et vous compter la trouver ici ?

— On étudie toutes les possibilités, dis-je pour calmer le jeu entre les deux femmes.

— Peu importe. En tout cas, je suis heureuse de recevoir un si grand chevalier à cette soirée de charité. Vu que vous êtes ici, très cher Francis du Bélier, j’aimerais en profiter pour vous interviewer comme nous l’avions prévu lors du Salon de l’Agriculture.

— Peut-être une autre fois ; nous sommes en mission…


Le petit clin d’œil complice lors de sa proposition est plein de sous-entendus. Je me souviens qu’elle m’avait proposé une « interview et plus si affinités », mais je ne suis pas d’humeur. Putain, merde, quoi ! Je ne me reconnais plus : vais-je vraiment laisser échapper une possibilité de baiser ? Je crois bien que oui ; cette Marie me tue.


Visiblement déçue, Marina nous laisse finir notre repas. Elle s’éloigne en roulant du cul.


— Tu devrais reconsidérer son offre, me souffle soudain Marie.

— Pardon ?

— Bah oui. Son interview, retourne-la contre elle et profite-en pour obtenir des infos sur sa famille. De mon côté j’essayerai d’approcher le reste de la famille.

— Bon, OK, cédé-je sans grande conviction.

— Francis, reprend Marie, n’hésite pas à user d’absolument tous les moyens nécessaires pour la faire parler, même les plus inavouables. Il nous faut éclaircir cette piste coûte que coûte.

— Pardon ?


Est-ce que c’est moi qui hallucine, ou bien Marie me suggère vraiment de coucher avec Marina pour la faire parler ?


— Ben oui, n’hésite pas à la torturer si nécessaire. Défonce-la, fais lui cracher le morceau à cette dépravée ! m’encourage-t-elle avec un sourire sadique.

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