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Les Chevaliers du Zodiaque : les vices du Sanctuaire

Chapitre 27

Le malade imaginaire

Divers

Nous nous avançons tous les quatre vers l’entrée de la maison du Taureau. Un cosmos nous indique la présence d’un chevalier d’or. Incroyable : Gomez serait à son poste ? Me voilà surpris. Bon, espérons pouvoir le rallier à notre cause, ça nous fera gagner un temps précieux.


Nos lourds pas résonnent sur le carrelage du temple. Gomez se tient dressé devant nous, les bras croisés, dans une position qui se veut menaçante, mais un gringalet comme lui perdu dans une immense armure a juste l’air ridicule. Je retiens un sourire moqueur.


— Vous n’êtes pas les bienvenus ici, déclare-t-il. Rendez-vous ou faites demi-tour, sinon je me verrai obligé de vous tuer.


Marie laisse échapper un petit rire et s’apprête déjà à le balayer. D’un signe de bras, je calme sa fougue. J’ai beau adorer me battre, j’ai quand même quelques scrupules à affronter des alliés. Si je peux épargner des collègues, autant tenter le coup.


— Gomez, nous ne sommes pas des ennemis du Sanctuaire. Tous ce que nous voulons, c’est faire entendre raison au Grand Pope et dénicher le traître qui complote dans l’ombre avec nos véritables ennemis.

— Menteur ! hurle-t-il. Vous êtes des rebelles, une vile infection qui menace la stabilité du Sanctuaire. Je dois vous éliminer avant que l’épidémie de votre folie s’étende davantage.

— C’est bon, là ? me lance Marie. Il veut pas nous écouter : on peut le buter, maintenant ?

— Non, attends, laisse-moi encore un peu de temps pour tenter de lui faire entendre raison.

— En même temps, continue Judith, Gomez est l’un des plus faibles chevaliers d’or. Qu’on le tue ou qu’on le rallie à nous ne changera pas grand-chose. Alors pourquoi perdre du temps à papoter ?

— Hé, je ne vous permets pas ! rouspète le chevalier du Taureau. Je suis loin d’être nul !

— Bah si, le contredis-je. Faut reconnaître que quand on te regarde, on ressent plus de la pitié que de la terreur.

— Bon, alors on le tape ? s’impatiente Marie.

— Bon…. hésité-je, d’accord.


La magnifique Vierge, un sourire sadique sur les lèvres, s’apprête à déchaîner son cosmos ; mais cette fois c’est Sanka qui lui fait signe de se calmer.


— Non, laisse-le-moi ! Depuis le temps que je rêve de lui foutre une raclée !


Ma belle accepte à contrecœur tandis que Sanka s’avance vers notre collègue.


— Gomez, lance notre ami, prépare-toi à affronter le Cancer !

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— Hein ? s’épouvante soudain l’autre. Le cancer ? Qu’est-ce qui te fait croire que j’ai le cancer ? Tu crois que j’en ai les symptômes ?

— Man, t’es sérieux ? C’est moi ! Je suis Sanka, chevalier d’or du Cancer !

— Ah ? J’ai toujours cru que t’étais un crabe.

— Le crabe symbolise le cancer.

— Dans ce cas, tu es désormais ma nouvelle Némésis. Je me dois donc de t’éliminer ; j’en fais une affaire personnelle !


Gomez charge comme un fou furieux. Au dernier moment Sanka se décale en lâchant un « Olé ! » Demi-tour ; Gomez repart à l’assaut. Même petit jeu de Sanka accompagné d’un nouveau « Olé ! » Ce manège dure plusieurs minutes. Gomez est vraiment pathétique. Espère-t-il vraiment toucher Sanka avec une vitesse aussi faible ? Et puis, même le Cancer commence à s’ennuyer de ce jeu : après un dernier « Olé ! », il lui envoie un poing chargé de cosmos dans les côtes. L’autre lâche un cri de douleur et se ramasse au sol.


— Ha-ha, rit Sanka, habituellement je suis très critique avec la méchante corrida, mais aujourd’hui j’avoue que ça m’amuse.


Bon, le coup n’était pas très violent, alors Gomez se relève. Il se frotte les mains avant de les laver avec sa solution hydroalcoolique. Sanka l’observe et souffle d’agacement.


— Pourquoi se foutre autant la pression pour les microbes ? Détends-toi, man, on est dans un duel à mort : ce ne sont sûrement pas les microbes qui vont t’emporter. Laisse un peu tous tes trucs de côté.

— Jamais ! hurle Gomez. Ils sont là. Ils sont dans les campagnes, dans les villes, sur la lunette des chiottes. Ils nous envahissent, nous prennent nos femmes et nos enfants. Ils veulent nous imposer leurs cruels symptômes. Les microbes sont le cancer de l’humanité. On devrait tous les exterminer.

— Tss, tu mériterais qu’on te vaccine de ta connerie.

— Parle-moi pas de vaccination : c’est de la merde, ces conneries ! crache Gomez. Jamais on me forcera à me faire piquer.

— Attends, t’es sérieux ? fais-je, surpris. Toi qui crains toutes sortes de maladies, tu n’es pas vacciné ?

— Tu veux que j’engraisse les caisses de Big Pharma tout en me faisant empoisonner ? Et c’est moi qu’on traite de dingue après !

— Euh... c’est qui, Big Pharma ? demande Sanka.

— Le lobby des labos pharmaceutiques, répond Gomez. C’est eux qui poussent les États à écouler leurs stocks de vaccins afin de se mettre plein de pognon dans les poches. C’est un complot, tout ça, c’est moi qui vous le dis !


Gomez retente un assaut, bien décidé à imposer sa vision à son adversaire. Son cosmos, teinté d’un mélange de rage et de peur, a gagné en puissance mais peine toujours à égaliser celui de Sanka qui, d’ailleurs, n’est sûrement pas à son maximum. Vraiment, le Taureau fait peine à voir. Le voir s’époumoner inefficacement face à un adversaire bien plus fort que lui reste quand même drôle.


— BIG PHANTASM ! hurle-t-il.


Ah, une attaque ! Voyons voir de quoi il est capable. Un rayon traverse l’esprit de Sanka. Le regard de ce dernier semble soudain perdu dans le vide et il commence à baragouiner des mots au début incompréhensibles.


— ... non... non… pas les lapins... Faites pas de mal aux lapins !

— Tu le vois bien, maintenant : Big Pharma est le mal absolu. Ils n’hésitent pas à faire souffrir les animaux pour faire des expériences machiavéliques afin de trouver les pires poisons pour tous nous soumettre !


Si je comprends bien, il s’agit d’une sorte d’attaque d’illusion un peu comme celle du Phénix Noir. Gomez veut profiter que l’esprit du Cancer est occupé ailleurs pour lui assener un coup fatal. Il charge l’énergie dans son poing et charge. Prêt à frapper, son élan est stoppé net par la main de Sanka.


— Tu sais, Gomez, j’ai tellement l’habitude d’avoir des hallucinations en me défonçant que je suis aujourd’hui capable de les vivre tout en continuant mon train-train quotidien. Tu ne pourras donc rien contre moi en utilisant une telle stratégie, surtout que cette hallu était bien plus faible que celles que je m’inflige habituellement. Non, vraiment, ton niveau est pathétique.


Le chevalier du Taureau est dégagé par un bon gros coup de pied ; il rage de plus en plus. Je ne peux m’empêcher d’avoir un petit sourire en coin : c’est jouissif de voir ce type qui n’a rien à faire parmi nous se faire malmener. Mais mon plaisir est sans doute loin de celui que j’éprouverai au moment de châtier le chevalier des Poissons.


— Gomez, tu sais si les labos pharmaceutiques ne pensaient vraiment qu’à leur intérêt financier, intervient Judith, ils laisseraient les maladies se répandre. Traiter une maladie une fois qu’elle est présente demande un coût bien plus élevé qu’un simple vaccin. Prévenir vaut mieux que guérir, sauf pour les bourses des labos. D’autant plus que la recherche sur les vaccins coûte extrêmement cher et que leur vente ne rapporte pas tant que ça. Ainsi, les vaccins représentent moins de deux pour cent des revenus des labos.


Gomez charge et tente plusieurs coups de poing sur Sanka qui, bien trop occupé à se rouler un joint, ne pose pas les yeux sur son adversaire. Il n’en a pas besoin pour éviter l’attaque du Taureau.


— J’en crois pas un mot, Capricorne ignorante. Les vaccins, ça sert à rien, et en plus c’est dangereux !

— Dangereux ? manque de s’étrangler Judith. Les vaccins sont l’une des plus grandes avancées de l’humanité. Ils ont permis la quasi-disparition, voire l’annihilation, de nombreuses maladies comme la variole, par exemple, un mal vraiment affreux. Il y a bien parfois quelques effets secondaires, mais la balance bénéfice-risque est largement en leur faveur.

— C’est des mensonges, tout ça ! C’est pour nous forcer à nous vacciner !

— Sanka, s’il te plaît, défonce ce crétin une bonne fois pour toutes ! s’épuise Judith.


Sanka, finissant d’allumer son pétard, répond à la demande de Judith en chargeant son cosmos, prêt à lancer une attaque. Je suis curieux de voir de quoi est capable mon frère d’armes. Gomez est inquiet ; il se tient sur ses gardes, prêt à fuir.


— Tu as trop de négativité dans ta vie, mon pauvre. Tu devrais te détendre et laisser le bonheur y entrer. POSITIVE VIBRATION !


Son attaque prend la forme d’un cosmos ondulatoire qui se répand tout autour de lui. Judith créé un champ de force autour de Marie et moi afin de nous protéger tous trois de l’attaque. Gomez court pour y échapper, mais il est très vite rattrapé. Il se tord de douleur et s’effondre. Il se relève cependant après coup, affaibli mais pas vaincu. Mon ami aux dreadlocks rouges n’en semble pas étonné ; il y est encore une fois allé doucement.


— THREE LITTLE BIRDS !


Sanka enchaîne avec une technique différente de la précédente. Avec ses poings, il projette trois boules de cosmos qui prennent la forme de petits oiseaux. Gomez tente de les dévier mais il n’est pas assez doué. L’attaque l’atteint sans problème, et le voilà qui hurle de douleur, encore une fois pas encore totalement vaincu. Sanka sourit ; l’autre grimace de douleur.


— Ouais vous pouvez me violenter tant que vous voulez, mais vous ne m’imposerez pas vos mensonges. Prenez vos vaccins si vous voulez, mais vous ne me convaincrez jamais de leur réelle utilité. Je préfère me soigner avec de l’homéopathie, c’est bien moins dangereux. Et puis c’est un peu le même principe que le vaccin : soigner le mal par le même mal.


Là, c’est moi qui désespère. J’suis pas très malin, mais au moins, ça, je sais !


— Oh non, commence pas avec ça ! m’emporté-je. C’est de la merde, ça sert à rien.

— Putain non, ça n’a rien à voir avec des vaccins, ajoute Judith. Dans un vaccin, on entraîne ton système immunitaire à réagir à des microbes précis pour être prêt en cas d’infection. Dans l’homéopathie, on considère que si une personne a un symptôme, il suffit de lui donner une substance qui n’a rien à voir mais qui provoque le même symptôme. Tu souffres d’insomnies ? Prends du café ! Pourquoi ? Va savoir…

— Ah ouais ? s’étonne Sanka. Je croyais que c’était juste des médocs aux plantes.

— Non, pas forcément. À vrai dire, c’est plutôt un médoc fait à base de rien. Le but de l’homéopathie est de prendre une solution active et de la diluer tellement de fois qu’à la fin tu n’as plus aucune molécule active dans ta solution, juste de l’eau qu’on asperge sur des boules de sucre. Encore une débilité sans nom !

— Ah ? De toute façon, moi je me soigne à la beuh ! C’est bien efficace aussi. Et au moins je sais comment elle a été produite.

— Ouais ? Bah, vous y connaissez rien, de toute façon, s’énerve Gomez. Pas besoin qu’il reste de molécules actives : grâce à la mémoire de l’eau, la solution garde les propriétés des substances précédemment diluées.


Sanka écarquille les yeux.


— Hein ? La mémoire de l’eau ?

— Oui. WATER MEMORY ! clame Gomez.


Là, l’attaque, personne ne l’attendait. Il a réussi à tous nous surprendre. Sanka se fait prendre par un tourbillon aquatique qui ne le fait même pas bouger d’un poil, puis la technique se dissipe d’elle-même. Quoi, c’est quoi ce truc inutile ? Il a raté son coup ou quoi, cet imbécile ? Nous nous retenons tous difficilement d’exploser de rire.


— Mais c’est quoi cette merde ? lance Sanka.

— L’eau qui a été en contact avec une substance, récite Gomez, le sourire aux lèvres, suite à un procédé de dynamisation conserve une empreinte de certaines propriétés de celle-ci alors même qu’elle ne s’y trouve statistiquement plus, explique le Taureau.

— En gros, ça voudrait dire que l’eau qui sort du robinet garde la même propriété que l’eau des chiottes une fois que tu as tiré la chasse ? Berk ! se dégoûte Sanka. Voilà pourquoi je ne bois que de l’alcool.

— De même, poursuit Gomez s’en se préoccuper de la remarque du Cancer, ma technique « WATER MEMORY » que j’ai développée moi-même conserve en mémoire les attaques déjà utilisées par mon adversaire.

— Et donc tu pourras mieux les éviter ? Wouah, j’en tremble de terreur ! se moque Sanka. Sais-tu que de tous les chevaliers d’or, c’est moi qui maîtrise le plus grand nombre d’attaques ? Alors tu auras beau te souvenir des deux que j’ai utilisées, j’ai encore pas mal de cartes en réserve.

— Ne sous-estime pas la mémoire de l’eau, maudit rebelle ! C’est scientifique !


À côté de moi, Judith se claque le visage de désespoir.


— Non, intervient-elle. C’est une hypothèse que les homéopathes ont posée quand on leur a fait remarquer l’imbécillité des principes de l’homéopathie ; elle n’a jamais été prouvée.

— Je ne vous crois pas, de toute façon, peste Gomez. Ça marche ! La preuve, la dernière fois j’avais un rhume horrible qui est passé après avoir pris mon homéopathie.

— Moi aussi, mon dernier rhume est parti en n’ayant rien fait, me moqué-je.

— Bah oui, les placebos marchent, ajoute Judith, y compris sur les bébés ou les animaux : ça fait longtemps que la science en connaît les principes. Sans compter que le corps guérit la plupart de temps tout seul.

— Non, vous mentez ! Je refuse que l’homéopathie ne soit qu’un simple placebo. C’est impossible ! Vous devez être payés par Big Pharma pour dire ça, c’est la seule explication valable. Je vais tous vous éliminer. THREE LITTLE BIRDS !


« Three Little Birds » ? Mais c’est l’attaque de Sanka, ça ! Alors, quand Gomez affirmait que sa « Water Memory » gardait en mémoire les attaques de son adversaire, il voulait dire qu’il était capable de les réutiliser derrière ? Très intéressant, tout ça… Finalement, le combat sera peut-être plus passionnant que ce à quoi nous nous attendions.


Le cosmos de Gomez s’élève. Il adopte les mêmes mouvements que Sanka précédemment, et... et... et rien ne se passe ! C’est un pétard mouillé. Sa « Water Memory » est aussi efficace que la mémoire de l’eau des homéopathes. Cette fois c’est bon, nous partons tous les quatre dans un fou-rire. De mémoire d’homme, jamais nous n’avions vu un chevalier d’or aussi ridicule. La légende disait qu’il était incapable de maîtriser le septième sens : je crois qu’il n’y a plus aucun doute.


— Non mais, quel blaireau celui-là ! commence Marie.

— Ha-ha-ha, rit Judith. Le Taureau attaque à dose homéopathétique ; on en tremble de rire !

— Bon, allez, tu t’es assez ridiculisé, tenté-je de retrouver mon sérieux. Vire de notre chemin et retourne te soigner avec tes boules de sucre.

— Hé, Gomez, se moque Sanka, si jamais j’te pète au nez, tu crois que tu tombes malade ?

— Arrêtez de vous moquer, se défend-il d’une faible voix.

— Allez, c’est juste une blague, reprend Sanka. Ne le prends pas mal. Pas de notre faute si t’es un trouillard qui fait dans son froc à chaque fois qu’il entend le mot microbe.

— Microbes, bactéries, virus, champignons ! Regardez, il tremble de peur ! observe Marie, hilare. Faut être vraiment demeuré pour croire à toutes tes fadaises ! C’est pas moi qui croirais n’importe quoi !

— C’est lui, le microbe, oui ! ajouté-je. Une petite tache dans le décor. Tu n’as rien à faire parmi nous. Dégage de là !

— ARRÊTEZ ! AHHHHHHH !!!


J’ai jamais entendu quelqu’un brailler aussi fort ! Sur le coup, la surprise nous calme net, d’autant plus quand son cosmos se met à grimper brusquement en flèche. Ça y est, il vient d’atteindre le septième sens. Sanka réagit au quart de tour et se met en position de défense.


Le Taureau charge avec une fureur folle. Le combat devient bien plus sérieux. Sanka est concentré afin d’éviter les coups de son adversaire ; cependant, certaines frappes du Taureau atteignent leur cible. C’est impressionnant : Gomez n’a plus rien à voir avec celui qu’il était tout à l’heure. Il est bien plus proche en ce moment du chevalier d’or qu’il ne l’a jamais été.


— Depuis toujours vous vous moquez de moi, hurle le Taureau en plein combat. Vous croyez que c’est facile à vivre ? La peur quotidienne d’être contaminé par les pires saloperies, l’anxiété de voir son corps ne plus obéir, le stress que mon cœur s’arrête du jour au lendemain, la panique de m’endormir et de ne plus me réveiller, et quand j’y arrive les cauchemars où je me vois pourrir vivant ! C’est crise d’angoisse sur crise d’angoisse. C’est la dépression. Je sais bien que j’ai un problème. Je sais que mon comportement est exagéré. Pourtant c’est plus fort que moi, je n’arrive pas à m’en empêcher. J’ai ces pensées obsédantes de vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Je n’arrive à me calmer qu’en passant visites et examens médicaux. Ça me soulage la journée, mais dès le lendemain c’est reparti. Alors non, ce n’est pas facile à vivre, d’autant plus que personne ici me soutient ou ne fait l’effort d’essayer de comprendre ma souffrance. Non, vous vous moquez de moi dans mon dos. Vous me mettez à l’écart. Vous me prenez pour la bête de foire. BIG PHARMA ANNIHILATION !


Gomez envoie un puissant rayon lumineux sur Sanka, qui joint les mains en avant pour contenir l’attaque. Il résiste pendant de longues secondes avant de se manger la puissante énergie. Le Cancer est projeté violemment contre le mur de la maison et passe à travers dans un fracas assourdissant.


Voilà une attaque digne d’un chevalier d’or, bien qu’elle manque encore de puissance. Avec un peu plus d’entraînement, elle pourrait être vraiment destructrice. Quoi qu’il en soit, nous voyons bien que Gomez n’a pas l’habitude du septième sens puisque son cosmos commence déjà à faiblir ; il ne maintiendra pas ce sens bien longtemps. Et voilà que Sanka remet les pieds dans le temple. Ses blessures semblent assez superficielles.


— NATURAL MYSTIC !


Sanka semble puiser dans le cosmos tout autour de lui pour envoyer une décharge à son adversaire. Cette fois il met plus de puissance dans son attaque que dans les précédentes. Gomez prend le coup en pleine face. Il pousse un cri de douleur, et pris de convulsions il s’écroule. Pas mort ; il semble cependant ne pas pouvoir se relever. Sanka s’en approche, prêt à l’achever, mais retient finalement son coup de grâce.


— Tu vois, man, là c’est ton corps qui souffre. C’est sûr, c’est douloureux, mais c’est plutôt une bonne nouvelle. C’est qu’il est en train de te parler. Il te dit que tu es bien en vie. Et s’il te parle, c’est qu’il fonctionne correctement. Il s’en remettra facilement. Aie donc confiance en lui : il est plus fort que tu ne le crois.


Sanka a donc décidé d’épargner le Taureau. Il montre ainsi qu’il reconnaît sa douleur et sa valeur comme chevalier d’or. Judith approuve du regard, et je ne peux être que d’accord avec eux. Gomez vivait un réel cauchemar seul dans son coin, sans aucun soutien, et aujourd’hui il vient de prouver en puisant dans cette souffrance afin d’atteindre le septième sens qu’il pouvait être digne de notre Ordre. Et puis, il croit peut-être à des choses qui nous paraissent bancales, mais cela ne veut pas dire qu’il est idiot pour autant : il a sûrement ses raisons, et nous avons été stupides de nous moquer de lui pour ça. Nous le laissons donc retrouver peu à peu ses forces et nous dirigeons vers la prochaine maison.


— Quoi ? Alors on le laisse comme ça ? s’étonne Marie. On ne le crucifie même pas ?

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