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Les Chevaliers du Zodiaque : les vices du Sanctuaire

Chapitre 38

Le club des nymphes

Avec plusieurs femmes

— Personne ne passe !

— Malleus Maleficarum !


Les deux gardes de l’entrée du Jardin d’Aphrodite sont désintégrés par l’attaque de la Vierge. La voie nous est ouverte. La Vierge a le sourire aux lèvres.


— On dirait que ça te fait presque plaisir de revenir ici. Pas comme la dernière fois !

— C’est le cas, car cette fois je viens pour leur faire sentir le jugement divin... et puis les punir de t’avoir considéré comme de la merde !


La terre se met soudain à trembler. Rien de bien dangereux, mais suffisant pour nous déstabiliser. La présence d’un important cosmos se fait aussi ressentir. A priori, quelqu’un d’autre souhaite nous interdire l’accès des lieux. C’est un cosmos qui ne m’est pas familier. L’homme ne met pas longtemps à apparaître : c’est le chevalier du Lion Noir.


— Chevaliers d’Athéna, le Jardin d’Aphrodite vous est interdit. Veuillez faire demi-tour ou périssez.

— C’est toi qui fait trembler la terre ? demande Sanka.

— Oui. Je suis Basim du Lion Noir, et vous venez de voir une petite démonstration de mon pouvoir. Continuez votre route ou je ne vous ferai pas de quartier.

— Tu crois nous faire peur avec une petite secousse de rien du tout ? sourit Marie. Tu ne sais pas sur qui tu es tombé !

— Ce n’était que ma Magnitude 1 ; attendez de voir ma Magnitude 9 avant de vous la ramener.


Marie est prête à concentrer son cosmos mais est stoppée par Amalia.


— Attends, laisse-le moi : je n’ai pas encore eu l’occasion de me farcir un chevalier noir. Tu me dois bien ça… Continuez votre chemin pendant que je m’occupe de lui.

— Tu es sûre ? demandé-je. Il ne ferait pas long feu si on s’y mettait tous.

— Il ne fera pas long feu juste avec moi. RACINES DE LA TERRE !


Des racines sortent soudain du sol et immobilisent le Lion Noir. Amalia nous hurle d’y aller. Nous obéissons en lui souhaitant bonne chance. J’espère que cela va bien se passer ; ce serait con que je perde ma première collègue aussi rapidement alors que je dirige les opérations. Elle semble plutôt confiante.


Nous courons à travers les chemins luxuriants et calmes du Jardin d’Aphrodite tandis que des secousses se font ressentir dans le sol. Les premières habitations isolées derrière un bosquet fleuri ou près d’un lac paisible sont maintenant visibles. Les civils courent se réfugier à l’intérieur en nous voyant arriver. La peur se répand à travers bois. Il est étrange pour moi de revenir ici en tant qu’agresseur, mais Aphrodite ne m’a pas laissé le choix en trahissant Athéna.

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Nous voilà soudain arrivés à un carrefour : c’est là que nos chemins doivent se séparer afin de détruire les arbres sacrés d’Aphrodite au plus vite. J’indique la direction à suivre à Judith, Mario et Sanka. Ils disparaissent rapidement. Reste plus que Marie et moi.


— Es-tu sûre de vouloir l’affronter ?

— Sûre et certaine. Je ne vois pas de meilleur adversaire à écraser.

— Et si jamais elle utilise sa…

— On en a déjà discuté, me coupe-t-elle. Tu me ramèneras.

— Et si j’échoue ? Comment peux-tu en être si sûre ?

— J’ai foi en toi, c’est tout.


Je n’insiste pas plus. Quand Marie a une idée derrière la tête, il est très difficile de la lui faire abandonner. N’empêche, il y a encore trop d’inconnues dans cette histoire. Ce sera un combat difficile et risqué pour Marie. D’un autre côté, elle est la plus puissante d’entre nous. Qui d’autre pourrait s’en occuper ?


Il est temps que nos chemins se séparent. Nous nous souhaitons bonne chance et nous abandonnons. Je prends le chemin vers l’Est, un chemin que j’ai parcouru des centaines de fois puisqu’il mène vers le Chêne, l’arbre sacré dont j’étais autrefois le gardien. En tant que tel, c’est à moi aujourd’hui de le détruire. Il n’est plus gardé depuis mon départ ; ce sera un jeu d’enfant.


La route ne sera pas longue : c’est l’arbre le plus proche du carrefour. Je serai donc le premier à arriver. Deux gardiens forestiers tentent de m’arrêter sur le chemin mais sont rapidement éliminés. Je ne me suis même pas arrêté de courir.


Le combat entre Amalia et Basim fait rage au loin. Le sol tremble de plus en plus fort sous mes pas. Le Lion Noir doit avoir une puissance phénoménale pour que je ressente les effets de son attaque jusqu’ici. Vraiment pas sûr qu’Amalia s’en sorte facilement…


Le Chêne est enfin en vue. Il se dresse là, grand, solide et majestueux, près d’un petit étang sur lequel flottent quelques nénuphars. Une biche qui était en train de s’y abreuver se sauve à ma vue. Tout à l’air si paisible et si harmonieux… j’en ai mal au cœur de devoir détruire pareille beauté.


Je ne ressens plus les secousses du Lion Noir. Le combat serait-il déjà terminé ? Qui a gagné ? Avant de détruire mon objectif, je décide d’envoyer mon corps astral faire le point sur la situation. Grâce à Irma, j’y arrive maintenant facilement. Je n’ai quasiment plus besoin de concentration. Je peux même faire autre chose avec mon corps physique en même temps, comme s’il était laissé en mode auto-pilotage.


En deux secondes, voilà mon esprit projeté à l’entrée du Jardin d’Aphrodite où Basim du Lion Noir gît à terre. Eh ben, elle n’avait effectivement aucune raison de s’en faire.


— Salut, beau gosse! me fait ma lionne coquine.

— Ça a été rapide !

— En effet. Bien que puissant, son pouvoir consistait à projeter son énergie dans le sol tandis que le mien la puise. Ce crétin n’a fait que me renforcer tout le long... Hé, dis, maintenant qu’on est isolés tous les deux, on pourrait pas vite fait…

— Ma parole, tu ne penses qu’à ça ? D’un, nous n’avons pas le temps. Il faut détruire les arbres avant qu’Arès se soit régénéré. De deux, il ne s’agit que de mon corps astral : je suis incapable d’agir sur le plan physique ainsi.

— Mince alors, ça faisait pourtant longtemps…


Je ne m’attarde pas plus et lui indique la route qu’elle doit emprunter pour aller combattre son prochain adversaire. N’empêche, sa petite demande m’a mis aussi l’eau à la bouche. J’ai presque l’impression de sentir des mains glisser sur ma peau et me flatter l’entrejambe. Je pourrais sentir ses rondeurs sous ma paume. Je me sens étrangement excité. Ma parole, moi aussi je ne pense qu’à ça !


Retrouvons notre sérieux. Il est temps pour moi de réintégrer mon corps et détruire le Chêne. Hop ! En une fraction de seconde mon esprit est de retour dans mon corps physique. La sensation de mains sur mon corps est toujours présente, et pour cause : trois jolies demoiselles dénudées sont en train de me caresser. Je rêve ou quoi ? Quand est-ce que je me suis endormi ?


Mon armure est éparpillée un peu partout et j’ai des doigts plongés dans l’intimité d’une des dames. La chaleur et la moiteur m’ont l’air tout à fait réelles. On dirait que mon mode auto-pilote est tout aussi incapable de résister aux charmes féminins que moi. Une des filles, une jolie blonde à la poitrine globuleuse, m’embrasse à pleine bouche. Je suis surpris mais me laisse faire.


— Euh… mais d’où sortez-vous, Mesdemoiselles ?

— Nous vivons ici mes sœurs et moi, me lance une petite rouquine aux cheveux frisés. Nous n’avons pas résisté à la vue d’un si splendide mâle. Par pitié, noble seigneur, arrosez-nous de votre abondante semence : nous en sommes toutes si friandes, et rares sont les occasions d’apaiser notre soif.


Imaginez l’état dans lequel moi, pauvre et faible mortel, je me trouve devant de si implorantes demandes !


— Désolé, les filles, mais j’ai malheureusement des affaires urgentes qui m’attendent.


P’tain, c’est durant mon service de gardien éternel qu’il m’aurait fallu ces donzelles sous la main ! Où étaient-elles à cette époque ? Les filles ne semblent même pas entendre mes protestations et continuent de me caresser. La rouquine s’agenouille et libère mon sexe tendu. Elle a une poitrine plus menue que son amie blonde, mais le désir ardent qui brille dans ses yeux émeraude et son sourire aux lèvres fines lui donnent un air de petite coquine perverse.


— S’il vous plaît, bel Apollon, il y a bien longtemps que nous n’avons été saillies par un si beau mâle en rut… continue de m’implorer la blonde tandis que la rousse m’embouche sans me demander mon avis.

— Bon, OK, mais un coup rapide alors !


Si Amalia était là, elle m’enguirlanderait et me traiterait d’hypocrite... avant de venir rejoindre les filles. C’est dingue comme on revoit rapidement l’ordre de ses priorités quand une divine langue se promène autour de son gland. La troisième fille, celle que j’étais précédemment en train de doigter, une brune aux longs cheveux et à la chute de reins d’enfer, visiblement jalouse, vient pousser la rouquine pour prendre sa place.


— Oh, grand merci, viril seigneur ! Toutes nos sœurs vont être ravies de vous savoir disposé à vous occuper d’elles.

— Euh... toutes ? réagis-je seulement.


Trop obnubilé par les trois anges que j’avais sous les yeux, je n’ai même pas pensé à regarder autour de moi. C’est là que je m’en rends compte : les lieux sont infestés par des dizaines de filles à poil ! Des minces, des charnues, des grandes, des petites, mais toutes plus bandantes les unes que les autres. Elles s’avancent toutes vers nous, une lueur affamée dans leur regard, telle une horde de zombies en quête de chair fraîche. J’ai soudain peur.


— Les filles, je crois que ça va pas être possible. Vous êtes beaucoup trop nombreuses !

— N’aie crainte, puissant pourfendeur de chattes, sourit voracement la blonde. Avec nous, les hommes ne se retrouvent jamais à court de foutre. Nous ne te libérerons pas tant que tu ne nous auras pas toutes satisfaites.

— Je... je n’ai pas le temps !


Je proteste, je proteste, mais suis incapable de m’enfuir, et ce n’est pas seulement parce que les langues qui se promènent sur mon gland, mes couilles et mon cul sont divinement exquises. C’est comme si mon corps ne m’obéissait plus. Le plaisir intense me paralyse ; c’en est presque terrifiant. Je suis pris d’un premier orgasme et expulse de puissants jets de sperme sur le visage de la rouquine. Plusieurs de ses sœurs se jettent sur elle pour venir lécher le nectar tandis qu’une autre fille prend la relève pour me pomper. C’est dingue : je viens de jouir, mais la pression ne retombe pas, je suis toujours autant excité. « Avec nous, les hommes ne se retrouvent jamais à court de foutre. » ? Visiblement, elle avait raison. Faut-il vraiment que je les satisfasse toutes pour me libérer de leur charme ? C’est impossible, elles sont bien trop nombreuses, je vais perdre trop de temps. C’était, bien entendu, l’effet voulu, comprends-je. Merde, je me suis laissé pousser dans un traquenard comme un bleu.


Mon corps agit presque de lui-même et se met à culbuter une des filles en levrette. Au fond, j’ai beau savoir être piégé, je n’arrive pas à vraiment m’en inquiéter. S’il faut vraiment toutes les baiser pour me libérer de leur emprise, je le ferai avec plaisir et me soumets à mon sort. J’accepte le challenge. Je n’y vais pas par quatre chemins et baise ma partenaire actuelle avec de puissants coups de reins. Elle gémit bruyamment. Elle est au bord de l’orgasme, moi aussi. Nous jouissons en même temps. Et d’une de satisfaite. Plus que... euh... beaucoup !


— Dans le cul maintenant ! réclame-t-elle cependant.


Merde ! Elles ne se satisferont pas si facilement ; ce sera plus compliqué que ce que je croyais. Tandis qu’une blonde la pousse pour prendre sa place et venir s’empaler sur mon sexe, une autre fille se jette sur elle pour lui bouffer le cul et ainsi préparer le passage. Quant à moi, je remarque soudain un jeune homme assis au pied du Chêne Sacré qui nous observe, le sourire aux lèvres.


— Hé, mec, je ne suis pas du genre exhibitionniste ! l’interpellé-je.

— Quoi ? J’ai bien le droit de regarder ; après tout, c’est moi qui t’offre ce cadeau. De toute façon, ce n’est pas comme si tu pouvais faire grand-chose pour m’en empêcher. Tu es bien trop pris par mes filles.


Il a raison : je ne suis pas libre de mes mouvements. Enfin, pas tout à fait vrai. Tant que mes mouvements sont destinés au plaisir des filles, je peux agir comme bon me semble ; mais si j’essaye de fuir, mon corps refuse de m’obéir.


— Qui es-tu ?

— Quoi ? Tu ne me reconnais pas ?

— Non. Je devrais ?

— Bien entendu. Je suis l’une des plus grandes célébrités de Grèce : je suis le grand et l’unique Kari ! s’exclame-t-il d’un air grandiloquent.

— Ah ?

— Quoi ? Tu ne réagis pas plus que ça ? Tu as une star devant toi, mec. Tu devrais te jeter à mes pieds pour implorer mon autographe.

— Bof, t’es qu’un inconnu pour moi ! Et puis tu n’as pas l’air si exceptionnel que ça.

— Comment ça, pas exceptionnel ? s’énerve-t-il. Je suis le maître du club des nymphes. Les gens viennent du monde entier pour connaître le plaisir entre les mains de mes filles.

— Le club des nymphes, hein ? Ton harem, tu veux dire !

— Ah non : moi, je n’y touche pas, je ne suis pas fou. Je me contente de regarder.

— Et donc je suppose que tu es mon remplaçant, autrement dit la nouvelle Dryade, le gardien éternel du Chêne.

— Tout à fait. Aphrodite m’a engagé spécialement contre toi. Elle se doutait que tu viendrais ici en premier et savait que tu ne pourrais pas résister à mes jolies nymphes.


Bien entendu, mon ancienne déesse connaît bien ma principale faiblesse. J’ai déjà du mal à résister à une femme en chaleur ; alors à un paquet... J’aurais dû m’en douter. J’ai une mission, et pourtant je suis incapable de m’arrêter de baiser ces filles qui se jettent les unes derrière les autres sur ma queue. D’ailleurs, je viens d’avoir un nouvel orgasme. Cela en fait combien ? J’ai perdu le compte, mais trop en tout cas. Le plaisir intense et continu qu’elles m’offrent est éreintant, oppressant et douloureux à la longue. J’aimerais faire une pause. Vivement que cela se termine, mais les garces ne se satisfont pas facilement.


— Tu l’as remarqué ? sourit Kari. Mes nymphes sont insatiables. Tu auras beau les baiser encore et encore, tu ne parviendras jamais à les satisfaire. Tu es tombé dans leurs griffes : il est trop tard pour toi. Plus de repos, plus de repas ; tu ne vis désormais plus que pour leur plaisir. Elles vont t’user jusqu’à la mort, et peut-être même au-delà. J’ai eu beau voir des centaines de victimes de mes filles, je ne parviens toujours pas à savoir s’il s’agit de la plus belle des morts ou de l’une des plus terrifiantes. Je pourrais t’achever directement ; tu ne pourrais même pas te défendre. Mais Aphrodite préfère nettement te voir mourir après une longue agonie remplie d’orgasmes.


Je me noie dans une marée de cul et de nichons. Je ne parviens plus à différencier les filles dans cette masse. J’étouffe, la bouche plongée dans leur chair, et une odeur de stupre plein les narines. Des doigts et des langues me violent partout. Je viens de jouir une nouvelle fois dans je ne sais pas quel cul. Argh, ça devient de plus en plus douloureux ! C’est comme si une partie de mon énergie vitale était absorbée à chaque fois.


Merde, je suis mal, là. Mourir en baisant m’aurait eu l’air tout à fait acceptable dans une autre vie, mais là, j’ai une mission à accomplir et je ne peux me permettre de me laisser avoir. Il faut que je trouve un moyen de me défaire de leur emprise. J’essaye de concentrer mon cosmos, mais rien n’y fait : toute mon énergie est détournée pour le plaisir des nymphes.


— Laisse tomber. Déjà qu’un type lambda résiste difficilement à mon club des nymphes ; alors un pervers comme toi…


« Un type lambda résiste difficilement » ? Sa tournure de phrase m’indique qu’il est possible de résister, difficilement certes, mais possible quand même. Je dois donc pouvoir réussir, d’autant plus que je suis loin d’être un type normal : je suis chevalier d’or d’Athéna ! Il faut juste que je trouve la force et la volonté de me défaire de ce maléfice.


Comme pour l’entraînement avec Irma, j’essaye de faire le vide dans ma tête, de me concentrer uniquement sur mon objectif afin de reprendre le contrôle. « Pense à ta mission ! Mission ! Mission ! MISSION, CRÉTIN ! » Rhâ, c’est pourtant la première fois que je me retrouve entouré d’autant de donzelles. C’est un calvaire de vouloir s’en extirper.


Qu’est-ce que dirait Marie si elle me voyait ? Elle se mettrait en rogne, me traiterait de décadent et d’incapable. Elle me regarderait de haut. Je réagirais de même à son attitude. Merde, quoi ! En mettant complètement de côté les particularités du moment, je n’ai jamais compris quel mal il pouvait y avoir à se faire du bien. J’enverrais donc sûrement balader Marie. D’un autre côté, j’aurais de la peine de l’avoir déçue et d’avoir trahi sa confiance. Je crois que j’aurais surtout peur de la perdre, d’avoir gâché tous les progrès faits depuis que je la connais pour quelques minutes de plaisir. Putain de minable que je suis… On m’agite des vagins sous le nez et je ne réponds plus de moi ! Je mériterais probablement le mépris de Marie. Elle est la seule femme que je désire vraiment. Toutes les autres ne sont rien à côté d’elle. Je crois que j’aimerais réellement partager le restant de ma vie avec elle, et le pire, c’est que je n’ai même plus honte d’avoir ce genre de délire.


J’ai changé en profondeur depuis la fin de mon contrat avec le Jardin d’Aphrodite. Même si, bien évidemment, je suis toujours autant friand de sexe, je ne suis plus le même homme. Le club des nymphes aurait pu retenir prisonnier l’ancien Francis indéfiniment, mais mon amour pour Marie m’a transformé : Aphrodite a fait l’erreur de sous-estimer la force de mes sentiments.


— DÉFLAGRATION ATOMIQUE !


Ça marche ! J’ai réussi à déchaîner mon cosmos en une puissante explosion, mais au lieu que les filles se décomposent en morceaux de chair et d’os calcinés comme j’en ai l’habitude, elles s’évaporent en un instant. Je me retrouve soudain debout, en plein milieu du champ, doté de mon armure. Kari se tient lui aussi en face dans mon ancienne armure aux couleurs rose et verte. Il glapit de surprise.


— Putain, tout n’était qu’illusion… comprends-je. Ça avait l’air pourtant si réel !

— Euh... ah-ah, découvert ! Sache cependant que ta mort, elle, aurait été bien réelle.

— C’est donc ça le « célèbre » Kari, me moqué-je, un type qui ne base sa renommée que sur une illusion.

— Hé ho, s’énerve-t-il. Tu vas te taire, oui ? Et puis d’abord, les autres stars, ils font tout pareil.

— Mouais, peu m’importe au final ces histoires de show-business. Moi, tout ce que je vois, c’est qu’on se foutait de ma gueule ici et me jugeait de haut, mais qu’on a été incapable de trouver mieux.

— Si tu crois que je n’ai pas d’autres atouts dans ma manche que mon Club des Nymphes, tu te trompes. Tu es encore loin de m’avoir vaincu. BLACK HOLE !


Kari charge son cosmos dans ses mains. « Black Hole », le nom de son attaque, ne m’inspire pas confiance. Voilà un orbe qui apparaît dans sa main, quelque chose de très similaire à mon explosion cataclysmique, mais de couleur noire. La puissance du cosmos concentrée dans sa main m’indique qu’il ne vaut mieux pas me faire toucher.


— Black Hole… sourit-il. Cette attaque créera une singularité à l’endroit où elle te touchera. Un point gravitationnel si intense que tu seras totalement absorbé et désintégré.


Gloups ! Je n’ai pas tout compris, mais ça ne donne pas très envie. Le problème, c’est que j’ai moi aussi besoin de m’approcher de lui pour le toucher avec mon attaque. Il y a peut-être un moyen de détourner son attention pour être sûr de l’emporter... Oui, j’ai une idée.


— Déflagration atomique ! gueulé-je tandis qu’il me charge.

— Si tu crois que tu vas m’empêcher de te toucher avec ça !


Non, je ne le crois pas. Mais avec la déflagration tout autour de moi, c’est suffisant pour me cacher de lui un instant, le temps suffisant pour mettre mon plan en route. Le type surgit tout de même du nuage de poussière et de débris provoqué par l’attaque. J’échappe se peu à son attaque ; il est plus rapide que tout à l’heure. J’ai bien fait de me méfier : il est capable de bien plus. Je me contente d’éviter ses coups de plus en plus rapides et de battre en retrait vers une zone préalablement choisie. Soudain, à son grand plaisir, il me traverse le ventre avec son orbe.


Rien ne se passe cependant, à part que je dissipe mon corps astral et retourne dans mon corps physique qui attendait, planqué, la bonne occasion. Mon explosion cataclysmique en main, je le charge de dos tandis qu’il tente de comprendre ce qu’il s’est passé. Il me sent cependant arriver et se retourne pour me faire face. Trop tard ! Mon orbe frappe sa poitrine. Kari est projeté plusieurs dizaines de mètres plus loin où il se désintègre dans une énorme explosion. Hé-hé, on dirait que la technique que m’a enseignée Irma a d’autres utilités que communiquer à distance. J’ai pu planquer mon corps physique, faire diversion et attirer Kari dans un piège avec mon corps astral.


Plus que le Chêne Sacré à détruire. Il ne résistera pas non plus à mon explosion cataclysmique. Je charge mon cosmos dans ma paume. L’explosion est violente. Une grosse partie du tronc part en poussière. Le reste s’effondre. Et d’un !


Avant de partir vers ma prochaine étape, il y a une dernière chose que je voudrais faire. J’envoie mon esprit au palais d’Aphrodite. La belle déesse est assise sur son trône et m’adresse un regard noir à mon apparition. Deux gardes, surpris, se jettent dans ma direction.


— Laissez, bandes de crétins, ordonne-t-elle. Il ne s’agit que d’une projection astrale. Francis, qu’est-ce qui t’amène ?

— Oh rien, juste pour vous prévenir que votre stratégie minable pour me tuer a une nouvelle fois échouée.

— Ce n’est que partie remise.

— Qu’est-ce que je vous ai fait, bon sang ? J’ai toujours été un fidèle et dévoué serviteur. Je n’ai rejoint les rangs d’Athéna que parce que je savais qu’elle était votre amie et alliée. Si vous me l’aviez ordonné, jamais je n’aurais quitté le Jardin. Mais vous vous êtes bien foutue de ma gueule : vous avez joué la comédie pendant que vous cherchiez à me planter un couteau dans le dos, et vous avez trahi votre partisane en vous alliant à un dieu maléfique.

— Bah tu sais, c’est des choses qui arrivent parfois ! Comme je te l’ai déjà dit, l’amour nous fait faire des choses. J’ai choisi d’aider mon amant dans son objectif.

— Et c’était une erreur ! Arès a été blessé et ne s’en sortira pas car nous sommes là, nous, les chevaliers d’or d’Athéna, et nous allons raser tous les arbres sacrés afin que le dieu de la guerre ne puisse pas se régénérer. Vous perdrez et votre amant, et votre cher Jardin. Je le jure. Même si cela me peine, je vais tout détruire ; j’en fais une affaire personnelle.

— Bien. Puisque tu le prends comme ça... Inanna, approche s’il te plaît.

— Oui, Maîtresse.

— Le chevalier d’or de la Vierge se dirige vers ta zone. Fais-le souffrir, ne lui laisse aucune chance.

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