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Les Combes

Chapitre 1

Garance et Julie

Lesbienne

En cette fin de journée printanière, les femmes étaient appuyées aux murs encore chauds de la laiterie du village et regardaient les hommes s’éloigner, le pas lourd, la tête basse vers ce qui allait être le plus grand massacre de l’histoire de l’humanité. En ce printemps 1915, les derniers hommes valides du village avaient été appelés pour nourrir encore et encore le Dieu insatiable de la guerre.

Lorsqu’ils disparurent au fond de la combe, et que les ombres froides du soir tombèrent sur le village, Garance, frissonnante donna le signal du départ.


— Bon les filles, on a encore de l’ouvrage...


La vingtaine de femmes et leurs enfants s’ébrouèrent. Les enfants muets jusque-là, reprirent leurs jeux et leurs rires. La troupe s’égailla, chaque femme retournant finir le travail que leurs hommes avaient laissé en plan. Garance et Louise, qui avaient déjà perdu leurs hommes lors de l’automne précédent, et qui avaient laissé leurs bêtes aux hommes encore présents, se rendaient chez Marie, la femme du Maire, pour les récupérer et les raccompagner à leur propre étable. Cette dernière marchait d’un bon pas devant les deux femmes. Elle était grande et élancée, un port de tête élégant, les traits fins, que les hommes trouvaient un peu trop mince, mais que le regard aux yeux d’un noir profond intimidait grandement. Elle n’était pas du village, elle venait de la ville, ainsi que les habitants qualifiaient le Bourg, distant de quinze kilomètres de chemins de montagne, peuplés avant la guerre de 3’000 habitants.


Garance la suivait de près, regardait ses hanches danser, ses bonnes chaussures de cuir montantes, sauter d’une pierre à l’autre du mauvais chemin. Marie était la seule femme du village à oser porter un pantalon, et ses jambes interminables provoquaient la jalousie des femmes et des regards en coin des hommes. Garance n’était pas jalouse, non, durant ce long hiver solitaire, elle avait compris qu’elle avait une envie charnelle de ce corps. Une envie qui la dévorait. Elle avait à peine connu son mari, parti quelques jours après leur noce mourir en héros pour la France. Il l’avait honorée le premier soir, puis angoissé par les combats à venir, en pleurs la plupart du temps, il l’avait totalement ignorée. Les sens en émoi, Garance avait cherché instinctivement à retrouver la seule chose qui l’avait fait frémir, les frottements maladroits et non intentionnels du sexe masculin sur son sexe.


Il lui aura fallu une nuit de noce, comme souvent, peu satisfaisante, pour, au départ de son mari, commencer à explorer son corps et découvrir le plaisir.

Au début, elle cherchait, par l’intromission de tous les objets qu’elle pouvait trouver et qui, peu ou prou, pouvait ressembler au sexe rapidement aperçu et ressenti de son mari. Elle commença avec précaution par des chandelles, puis n’y trouvant pas de plaisir particulier, elle s’emmancha avec tout ce qui pouvait lui tomber sous la main, en essayant des diamètres de plus en plus importants jusqu’à se blesser. Mais ces expériences la laissaient tremblante, son sexe dégoulinant et fiévreuse de frustration. La petite blessure qu’elle s’était infligée ne lui permettant plus les pénétrations, elle chercha à découvrir d’autres formes de plaisir. Chaque soir, au moment de se blottir sous ses couvertures, des papillons s’envolaient dans son bas-ventre, et rapidement elle cherchait un moyen de se calmer. C’est en baladant un doigt précautionneux sur les lèvres de son sexe meurtri qu’elle finit par découvrir la source de tous les plaisirs.


A peine eut-elle touché la petite proéminence, qu’une décharge de plaisir la secoua. Elle trempa son doigt dans son sexe en fusion et recommença à titiller la zone, se provoquant décharge sur décharge. N’y tenant plus, elle essaya d’attraper le petit bourgeon qui avait gonflé entre ses doigts, et plus il lui échappait plus elle sentait une boule enfler dans son ventre, boule dont instinctivement elle pressentait qu’elle allait enfin la libérer des ces semaines de frustration. Alors, dans un long feulement, envoyant valser ses couvertures, les jambes largement écartées, elle frotta intensément ce clitoris enfin découvert, laissant une vague de plaisir la submerger avant de sombrer dans un état comateux dont seul le froid lui permit de sortir.


Une fois le drap trempé changé, un verre d’eau glacial avalé, réchauffée, bien qu’épuisée, elle ne put s’empêcher de laisser glisser à nouveau son doigt entre ses cuisses. Mais apaisée, c’est un doigt curieux qui s’aventura dans le buisson de son bas-ventre. Elle ressentit immédiatement une petite secousse en effleurant la petite perle et rassurée - elle n’avait pas rêvé - elle choisit de chercher si d’autres endroits de son sexe étaient aussi sensibles. Elle dessina le contour de ses lèvres, les attrapa entre ses doigts pour les étirer. Comme son sexe était trempé, elle glissa un majeur prudent jusqu’à l’endroit où l’irritation était douloureuse, puis le ressortit en badigeonnant sa vulve. La boule dans le bas du ventre se reformait, elle continua donc ses découvertes, n’hésitant plus à plonger un, puis deux doigts, de plus en plus profondément, et à jouer avec sa douleur, qui provoquait une houle de plus en plus irrésistible.


N’y tenant plus, elle saisit à nouveau son clitoris entre ses doigts et s’amusa à le pincer. Elle sursautait à chaque fois, comme fouettée par le plaisir, et une nouvelle fois se laissa submerger en hurlant de plaisir.


A cette époque, les femmes du village lui trouvaient bien mauvaise mine, les yeux pochés chaque matin, mais mettaient cela sur le compte du deuil. Garance, dès qu’elle était seule soulageait cette boule de désir, qui semblait ne pas la quitter depuis des mois, dès qu’elle le pouvait. Et si elle se faisait jouir deux ou trois fois par nuit, elle n’hésitait pas à le faire en plein jour, dès que l’envie lui prenait.


Puis Julie, sa cousine, perdit à son tour son mari. Elles se rapprochèrent et Julie, qui jusqu’à présent vivait assez bien le départ de son mari qui la battait, ne supporta plus de vivre seule avec sa belle-mère dans leur ferme éloignée. Elle passa de plus en plus de nuits dans la grande ferme villageoise de Garance. Et inévitablement, une nuit, en entendant les gémissements de son amie, elle entrevit la jeune femme, les jambes écartelées, le visage en feu, une main pinçant ses tétons pendant que l’autre ravageait son entrejambe. Elle ne put s’empêcher un petit cri de surprise. Garance stupéfiée se tourna sur le côté en tirant ses couvertures sur elle.


— Laisse-moi Julie, j’ai honte.

— Je suis désolée, mais j’ai entendu des cris.

— S’il te plaît, laisse-moi...


Au réveil, bien avant l’aube durant l’hiver, elles burent silencieusement leur chicorée en grignotant un morceau de pain avant d’aller s’occuper du bétail. Garance ne leva pas les yeux :


— Je ne sais pas ce que j’ai, mais cette boule dans mon ventre ne me quitte pas.

— Ça m’arrive quelquefois depuis le départ d’Alphonse.

— Et tu fais quoi ?

— Ben la même chose que toi...

— On est malade, c’est pêché non ? répondit Garance levant enfin les yeux et regardant son amie.

— Je ne sais pas si c’est pêché, mais moi j’ai vu la mère faire la même chose après que le père l’avait quittée après sa petite affaire...

— Tu espionnais tes parents, rit Garance.

— Bah non, ils faisaient ça sur la salle à manger alors que j’étais censée dormir à trois mètres d’eux.

— Mais tu avais quel âge ?

— 15-16, je crois.

— Et tu as commencé à ce moment-là ? demanda Garance en la fixant droit dans les yeux.

— Non pas du tout, mais je pensais que c’est comme cela que l’on faisait après l’avoir fait avec le mari et du coup j’ai fait pareil quand il s’est endormi à côté de moi le premier soir.

— Il s’est endormi tout de suite ? rit Garance.

— Il était saoul comme un cochon et il m’en a foutu partout sans même me pénétrer alors j’ai imité la mère.


En pouffant, les deux filles partirent soigner les bêtes. Elles passèrent la journée à se faire des sourires gênés.

Naturellement, le soir venu, alors qu’elles remplissaient la bassine d’eau chaude pour se laver après une longue journée de labeur, elles revinrent sur le sujet qui les avait taraudées toute la journée.

Alors que Garance se déshabillait, elle questionna à nouveau :


— Mais les autres fois que l’Alphonse il te le faisait, tu finissais quand même comme ça.

— Bah oui, il s’échauffait quelques minutes sur moi, puis roulait sur le côté et s’endormait, comme le père le faisait aussi hein ! répondit Julie alors que Garance rentrait dans l’eau brûlante.

— Viens dans l’eau avec moi, avant qu’elle se refroidisse.


Les filles continuèrent à papoter dans le bain, les corps se frôlaient, les mains glissaient sur les formes de l’autre sous prétexte de se savonner. Les voix devenaient rauques, l’excitation palpable. Mais le bain se refroidissant, elles durent sortir. Elles se séchèrent mutuellement, puis pour se réchauffer, elles se blottirent sous une couverture devant l’âtre où chauffait la soupe. Elles chuchotaient maintenant, conscientes d’être proches d’un point de non-retour. Garance la première, demanda à sa complice de lui montrer comment elle faisait pour se débarrasser de cette boule envahissante. Julie se détacha d’elle de quelques centimètres, puis commença à lui montrer comment elle se caressait les seins, comment elle faisait pointer ses tétons, puis les agaçait avec le bout des doigts. Garance, regardait fascinée, les mains de Julie courir sur son torse illuminé par le feu dont elle s’était encore rapprochée.


Elle laissa elle aussi la couverture tomber sur ses hanches, se glissa un peu vers l’âtre qui lui brûlait agréablement la peau et imita les gestes de son amie. Des étincelles de plaisir jaillissaient de ses seins et se répandaient dans tout son corps. Elle résistait à l’envie d’aller directement soulager son sexe en ébullition. Julie étirait la pointe de ses seins, assez gros pour qu’elle puisse en mordiller la pointe, ce qui lui provoquait des gémissements de plaisir. Garance se mit à rire, car elle avait une petite poitrine et n’avait aucune chance de pouvoir faire de même.


— Ma pauvre chérie, attends je vais te montrer comme c’est agréable.


Elle se pencha vers son amie, empauma un sein, et se mit à en mordiller le téton, à le téter, à l’aspirer brutalement, à gober une grande partie de la petite poitrine. Garance lui tendait l’autre sein, le buste en avant, et quand Julie s’en empara, elle entoura doucement la tête de la fille et l’appuya contre sa poitrine. Julie se détacha d’elle et frissonnante malgré le feu, elle la prit par la main et la mena à sa couche. Elles se blottirent à nouveau sous les couvertures, et Garance empauma à son tour les seins lourds et se mit à les téter et les mordre. Elle glissa une jambe entre celles de Julie et appuya subrepticement sa cuisse contre son mont de Vénus. Julie passait ses mains dans le dos de la longue liane collée à elle, descendait doucement en direction de ses fesses. N’y tenant plus, Garance se coucha sur elle, seins contre seins, pubis contre pubis, bouche à bouche.


Elle découvrit alors le baiser, les jeux de langues, le mélange de salive, les gémissements de sa partenaire directement dans sa bouche. Alors qu’elles s’embrassaient fiévreusement, leurs sexes paraissant agir de leur propre volonté, se frottaient l’un à l’autre, cherchant instinctivement à trouver l’endroit qui provoquait le plus d’étincelles dans leurs bas-ventres. Mais leur excitation était telle, que cela ne suffisait plus. Elles collèrent chacune une main sur le sexe de l’autre. Dès que les doigts de son amante commencèrent à farfouiller son intimité, Garance se mit à feuler, prémices chez elle d’un orgasme foudroyant. Elle essaya tant bien que mal de rendre la pareille, mais tout devenait confus, alors elle attrapa ses seins à pleine main, en les malaxant violemment alors que Julie l’amenait inexorablement vers une jouissance encore inconnue.


Cette dernière repoussa Garance pour qu’elle s’allonge complètement, lui ouvrit les cuisses en grand, et alors qu’elle continuait à branler activement son bouton, lui glissa avec douceur deux doigts dans la fente. Le corps de la grande brune se cabra alors et elle jouit en hurlant son plaisir et en aspergeant aussi bien ses cuisses que sa complice.


Alors que Garance était complètement engourdie, Julie la recouvrit de la couverture et se blottit contre elle. Garance se réveilla la première, tenaillée par la faim. Elle découvrit son amie endormie contre elle. Se rappelant le merveilleux orgasme qui l’avait secouée peu de temps auparavant, elle embrassa tendrement l’épaule de belle assoupie. Elle commença à lui caresser la nuque, tout en la bécotant doucement. Puis elle laissa ses mains partir à la découverte du corps doux et chaud. Lorsqu’elle effleura les côtes, Julie frissonna, puis soupira lorsqu’elle lui empauma les fesses. Inconsciemment, elle s’allongea plus en décalant sa jambe supérieure, ce qui permit à la main baladeuse de se faufiler discrètement entre ses cuisses. Le nid était encore brûlant et terriblement humide. Garance farfouilla un peu puis mit le doigt à sa bouche pour goûter le nectar. Elle lécha avec gourmandise son doigt avant de le replonger dans le sexe de Julie afin de s’en délecter encore et encore.


La jeune femme, réveillée par le plaisir, gémit et se tournant vers son amante pour l’embrasser. Elles partagèrent un moment le goût de son intimité avant que Garance ne lui dise :


— Attends, je vais te butiner encore un peu.


Elle s’allongea alors entre les jambes maintenant bien écartées de son amie et commença à laper la cyprine qui s’en écoulait. Elle commençait à la limite de la petite rondelle sombre et remontait entre les grandes lèvres, mais évitait le clitoris. Après un ou deux passages, elle s’allongeait à nouveau de tout son long sur le corps alangui et mélangeait sa langue avec celle de Julie. Quand cette dernière commençait à vouloir la caresser, lui attraper les fesses ou les seins, la grande brune replongeait alors entre les jambes afin de déguster encore et encore le plaisir s’écoulant du sexe maintenant béant. Puis quand Julie ne fut plus capable de lui rendre ses baisers, le plaisir la submergeant, elle replongea une dernière fois pour lui permettre d’enfin jouir. Elle saisit alors le minuscule bourgeon entre les lèvres, le pinça, l’aspira, le mordilla, le lécha alors que les puissantes cuisses l’enserraient maintenant pour l’empêcher de s’échapper.


Bonne fille, Garance ne s’arrêta plus, pourtant au bord de l’asphyxie, que lorsque dans un long gémissement doux et sensuel, Julie jouit enfin et la libéra.

Allongée et alanguie sous sa couverture, la petite blonde regardait son amie s’affairer sur le poêle pour leur préparer un brouet, car elles avaient terriblement faim. Elles dormirent peu cette nuit-là et les suivantes. Personne ne s’offusqua que Julie passe tant de temps chez la jolie veuve, tout le monde connaissait le caractère peu amène de la belle-mère, et comme les vaches de cette dernière étaient gardées par le Maire, elle n’avait aucune raison de remonter tous les soirs à la ferme après sa journée de labeur.


Les filles vécurent donc une première année de guerre enchanteuse, devenant de véritables expertes dans l’art de se donner mutuellement du plaisir.

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