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Les épices de Sheita

Chapitre 2

Une faim animale

Hétéro

Une chape de silence s’était abattue dans la pièce, alors que Sheita venait de se retirer, toisant les convives de son regard noir, impénétrable. Hétaïre musulmane à la démarche de reine. Chacun semblait perdu dans ses pensées.


Alors, c’est à ça qu’il ressemble quand il jouit ? On dirait un enfant.


Hajer méditait sur le visage du partenaire en affaires de Naïm. Ce dernier lui avait tant vanté ses qualités, au fil des mois :


— Ce type est à la fois fin politique et gros bosseur. Quelle endurance il a ! Je sais qu’il a passé des nuits entières sur le projet. Il a tenu tous les délais, tous ! Sans jamais se plaindre, toujours positif ! Et il a toujours su s’adapter aux aléas qu’il a rencontrés...


A se demander s’il n’était pas amoureux, ce bon Naïm. Serait-il en train de virer de bord ? Avec lui, ce ne serait pas si étonnant, après tout. Mais... non, finalement.


— Mais à part qu’il est un bourreau de travail, que peux-tu en dire ? Il est séduisant ? Il a du charisme ?

— Eh bien... je ne sais pas quoi te dire. Pour autant que je puisse en juger, il est quelconque. Assez grand, mais un peu empâté, des cheveux poivre et sel. Mais il dégage quelque chose, c’est certain. Il ne cherche jamais à s’imposer vis-à-vis des femmes, pourtant je vois bien qu’elles apprécient sa compagnie.


C’est Hajer qui avait proposé d’inviter les Français à dîner, et c’est encore elle qui avait suggéré la petite mise en bouche qui venait de se terminer. Cela faisait plusieurs mois que la taraudait l’envie de se rendre compte par elle-même des qualités de l’homme tant vanté. Elle saurait, à sa façon propre, déterminer s’il était si endurant et adaptable que ça... Elle l’avait vite jaugé, dès la rencontre sur leur perron : tel que l’avait décrit Naïm. Mais, oui, curieusement, tout à fait séduisant à sa manière, un certain charisme qui lui venait peut-être de ses quelques rides d’expression, ou de son regard méditatif. Clairement amoureux de sa femme. Et tout aussi clairement, même si le regard fut fugitif, appréciateur de sa plastique à elle, Hajer.


Résumons : beau spécimen de mâle, apprécie les belles choses, mais sait garder sa contenance. Il me plaît bien celui-là. Et sa femme... jolie petite cerise sur mon gâteau !


C’était un de ces petits plaisirs impromptus qui sont d’autant plus appréciables qu’ils sont inattendus. Un bien joli lot, que cette Philomène. « Philo », pardon... Il lui fallut plusieurs minutes pour la cerner, l’évaluer, et finalement la charmer.


Ça ne va pas être trop difficile... Elle aime badiner, la petite dame, et elle est très tactile par-dessus le marché. Prometteur, tout ça.


Hajer était ravie des bons auspices sous lesquels s’annonçait la soirée. Ce qu’elle avait imaginé se mettait en place. Elle avait pris un risque, et il payait. Le repas lui avait donné raison sur toute la ligne, mais son appétit à elle n’avait fait que s’ouvrir.


Alors, pas de demi-mesure. Retour au présent, à l’action. D’abord, s’assurer de Philomène. Tout juste descendue de son nuage de jouissance, juste à temps pour assister à la défaite inéluctable de son petit mari sous l’œuvre implacable de Sheita. Impossible pour elle de lui adresser le moindre reproche, après l’orgasme qui l’avait tant chavirée. De ce côté, tout va bien. Au mari, maintenant...


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Hajer se lève pour faire le tour de la table. Caresse des épaules de Philo, de la joue de l’homme qu’elle est sur le point de conquérir.

Elle fait quelques pas lents vers l’ouverture de la véranda, sans se retourner. Claquement lent des talons sur la pierre de Bourgogne. Elle sait. Que tous les yeux sont tournés vers elle. Que lorsqu’elle s’arrêtera à un certain endroit, juste devant le buffet massif trônant de ce côté de la pièce, les spots d’ambiance transperceront le tissu de son caftan, lui conférant une transparence indécente. Elle sera alors plus nue que nue. Sa destination est maintenant atteinte. Désormais pure silhouette, elle se tourne de trois quarts, jette une œillade mi-séductrice, mi-goguenarde à sa proie. Dos tourné à la table, elle fait glisser une à une les épaules du caftan. Puis, lentement, ses mains glissent le long de ses cuisses, caresse légère. Elles remontent, entraînant l’étoffe du bout des doigts. Enfin, elle se penche. La pointe dardée de ses seins entre en contact avec le matériau brut du buffet. Aux yeux de la tablée, elle n’est plus qu’un cul somptueux surmontant un compas élancé.


Et c’est avec un sourire carnassier qu’elle entend une démarche masculine approcher.


D’abord, les mains. Peu assurées, elles semblent jauger la finesse de sa taille, puis descendent le long des hanches. Les pouces se rejoignent sur les fesses, écartent des globes jumeaux désormais calés dans les paumes appréciatrices du visiteur. Le tanga en dentelle détrempée, dérisoire rempart, rejoint l’un des escarpins.


Ensuite, la langue. Elle remonte le long des jambes, sur l’intérieur des cuisses. Elle vient cueillir l’humidité de la fourche, s’attarde le long des lèvres palpitantes, effleure le clitoris, promesse de volupté... et s’enfuit trop vite au goût d’Hajer. Car l’homme a compris son jeu. Il s’adapte, et a décidé de la faire languir. Alors, il poursuit son chemin, remonte le périnée lentement. L’œillet plissé frémit immédiatement sous l’exploration audacieuse de la langue inquisitrice. Information précieuse !


Des baisers glissent sur le dos nu, embrassent une épaule, sollicitent le cou. Délicatement, des dents viennent mordiller le lobe d’une oreille. Hajer sent le souffle de l’homme. Presque une parole, par son intensité. Alors elle se cambre, lance sa croupe en arrière jusqu’à se caler contre le renflement qui déforme le pantalon derrière elle.


— Baise-moi ! Baise-moi maintenant ! susurre-t-elle de son contralto voilé par l’excitation.


Un bruit de fermeture éclair. Hajer sent le gland approcher de son intimité. Il glisse, semble hésiter, pressure les lèvres gorgées. Il parcourt toute la longueur de sa fente, en haut, en bas, coulisse au-dessus d’un clitoris douloureusement érigé. Des décharges électriques lui tétanisent le bas-ventre.


— Salaud... assez joué, montre-moi que tu es un homme...


Mais l’homme n’a cure du ton menaçant. Le membre remonte le long du sillon fessier, massant un périnée qui n’en demandait pas tant. Une pression sur l’œillet qui palpite d’anticipation. Va-t-il... ? Hajer se mord les lèvres en anticipant l’écartèlement qui ne saurait tarder...

Mais non. C’est le retour en arrière. Hajer en hurlerait de frustration ! Bouillonnante de rage, elle jette alors ses mains en arrière, plante ses griffes acérées dans le muscle de l’homme, et enfin -enfin ! – le fait pénétrer en elle. Ses seins écrasés sur le buffet, les tétons turgescents malmenés par les nervures du bois, le cul furibond plaqué sur le pubis masculin, elle savoure l’intromission. Ses parois internes se plaquent contre le membre, ventouses éprouvant chaque relief, chaque veine, chaque battement de cœur. Son sexe constricteur enlace désormais sa prise en une étreinte mortelle.


Hajer reprend le contrôle et déploie toute sa science. Maintenant qu’elle s’est assurée de sa proie, elle ondule, le dos s’arrondissant, une vague la parcourant des épaules aux reins. Aucun homme ne peut résister à cette vue, cette cambrure. Ses muscles internes pressent, pompent, massent le sexe qui la fouille. Elle sent les pulsations annonciatrices de l’orgasme masculin, jubile.


— Tu es à moi ! Feulement de panthère...


Mais l’amant se dégage, in extremis. Pour replonger immédiatement quelques centimètres plus haut, d’une seule traite ! Ses mains puissantes, déterminées, se sont refermées autour des reins enfiévrés.


Non ! Noon ! Noonnn... aaaahhhhhhhhh !!!! Le cri d’Hajer finit en supplique ; elle en sanglote de rage.


Rage d’avoir à nouveau laissé échapper le contrôle, rage d’aimer ce qu’elle subit. La houle qui agitait ses hanches l’a échouée sur la rive d’un orgasme qui s’annonçait dévastateur. Son sexe crie famine, réclame sa pitance. Et pourtant, son cul se dilate de sa propre volonté pour pactiser avec l’envahisseur.


L’homme s’enfonce en longs coups de reins, réguliers, profonds, lents. Hajer sent poindre un nouveau tsunami à mesure que ses parois épousent le gabarit de leur visiteur, s’adaptent pour le masser délicieusement à chaque aller-retour. Etrangement, son esprit se détache, le temps de remarquer que, plus court que Naïm, il n’atteint pas cette zone qu’elle sait douloureuse, mais que la pression qui écartèle son anneau lui paraît bel et bien plus intense, le frottement plus... agréable, oui ! A nouveau, une vague de fond naît, puissante, impérieuse, et cherche à submerger sa volonté. Assaut sans merci de la chair contre l’esprit.


Le gland fouisseur délaisse maintenant les profondeurs de ses fesses pour se concentrer sur sa corolle. Hajer sent les bords de l’intrus solliciter alternativement, de plus en plus vite, les deux faces de son œillet. Comment sait-il que... ?

L’ennemi honni glisse alors deux doigts supplémentaires le long de son sexe, distendant un peu plus l’ouverture malmenée. C’en est trop. La vague qui courait au fond de ses entrailles remonte implacablement et se rue sur le rivage, emportant les dernières résistances d’Hajer avec elle. Elle hurle sa rage, son désespoir, son abandon. Mais aussi son plaisir alors qu’elle sent son amant, à son tour, exploser dans les tréfonds de son cul dévasté, pour s’abattre sur elle, rompu.


A table, Philo a assisté au combat livré par son mari à la houri furieuse. Son esprit est submergé par des émotions jusqu’alors inconnues. Humiliation de voir son mari et complice prendre une autre femme aussi sensuellement à quelques mètres d’elle. Colère bien sûr. Et pourtant, ce n’est rien à côté de l’immense excitation qu’elle ressent. Sa main droite a trouvé spontanément le chemin de son entrejambe, pour le trouver ruisselant. Ses cuisses et la chaise qui la porte sont trempées par son excitation. Naïm s’approche alors d’elle, lui prend délicatement la main, et lui souffle à l’oreille :

— Vous aussi, vous avez aimé ce que vous avez vu, n’est-ce pas ?

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