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LES FANTASMES D'ISABELLE

Chapitre 16

Avec plusieurs hommes

LES FANTASMES D ISABELLE N°10 NOTRE SEJOUR AU CHÂTEAU DE LORD SIMPSON 1ERE PARTIE



Nous étions partis depuis plus de 3 heures et nous venions de passer Sarlat. Jessey conduisait et je m’étais assoupie bien calée dans les sièges confortables de la Jaguar. Il faisait très beau. Jessey écoutait un cd de Joe. Il aimait beaucoup ce chanteur dont il avait fait connaissance au Carlton de Cannes. J’aimais aussi ces rythmes particuliers. En me réveillant je demandais à Jessey combien de temps il nous restait avant d’arriver à destination. Il me répondit qu’il nous restait environ une cinquantaine de kilomètres avant d’arriver au château de Lord Simpson…Richard Simpson. Nous avions fait la connaissance de Richard il y a 8 mois. Richard Simpson était un riche milliardaire anglais de Southampton à la retraite qui avait jeté son dévolu sur cette région de la Dordogne qu’il affectionnait particulièrement Il avait fait il y a six ans, après le décès de son épouse, l’acquisition d’un château presque en ruine occupé jadis par une confrérie des prémontrés. Il avait fait des travaux somptueux afin de le remettre en état et le remeubler dans son style du XVIII siècle. Richard était un homme qui avait dépassé la soixantaine, très classe, très british, parlant la langue de Molière remarquablement. Libertin à ses heures, nous avions eu l’occasion de le rencontrer lors d’une soirée parisienne de notre amie Sabine. "Je suis un homme dont l’essence même de son existence se passe entre les douces cuisses d’une femme" nous avait-il sorti après quelques verres de son inséparable whisky, un Talisker double maturation de 20 ans d’âge, qu’il rapportait de ses séjours à Edimbourg. J’avais été très attirée par cet homme dont l’élégance était traditionnellement de mise et par son parfum dont les effluves de bois de santal avaient la primeur. Jessey avait très bien sympathisé avec lui. Ils aimaient parler politique et affaires. D’ailleurs Jessey lors d’une négociation bien menée lui avait fait faire une très bonne affaire quelques semaines après en lui vendant un superbe immeuble avenue de Wagram à Paris. Depuis les deux amis se téléphonaient régulièrement et se retrouvaient parfois dans un restaurant des Champs Elysées. Richard était ce que l’on appelle, un homme à femmes, toujours entouré par une cour impressionnante de belles femmes. Il avait un faible pour les russes, en particulier pour Tatiana qui depuis quelque temps le suivait un peu partout dans ses nombreux déplacements. Je trouvais la route un peu longue, mais j’étais à la fois curieuse de découvrir la demeure de notre ami, et surtout très curieuse de l’hospitalité qu’il nous accordait pour ce week-end .Richard à plusieurs reprises avait dit que le mo ment venu il nous réserverait un week-end torride. Que voulait-il dire par torride? J’interrogeais Jessey mon compagnon pour savoir ce qu’il pouvait mijoter? Il me répondait à chaque fois qu’il n’en savait pas plus que moi et qu’il convenait de ne pas se formaliser par l’humour si britannique de notre ami et ses coquineries s’échappant des effluves de son whisky. J’appréciais au travers de mes lunettes de soleil, le paysage magnifique de la Dordogne. Nous avions déjà Jessey et moi l’occasion de venir une paire de fois à Sarlat. Cette ville était magnifique. Nous descendions toujours au même petit hôtel " La Salamandrière" non loin de la place du marché. Mon plaisir était de vaguer entre les étales des vendeurs de fruits et légumes. Ce marché était d’une beauté extraordinaire. Jessey était très sérieux au volant de la Jaguar. Je m’inquiétais de ce silence, il me répondit qu’il avait peur de se perdre dans tous ces chemins. De temps en temps il jetait un coup d’œil au plan qu’il avait imprimé via internet. Le château de notre ami était à priori très retiré de toutes les grandes villes de la région. "J’aime beaucoup la solitude, si celle-ci est partagée par une belle femme" disait Richard. Il avait été en son temps un riche propriétaire terrien au Kenya. Puis après avoir vendu son entreprise de coton à l’un de ses associés, il s’était lancé dans le commerce du thé. Il avait ouvert plusieurs centres de dégustation à Londres, Boston, New York, Tokyo et Paris faisait partie de ses prochains objectifs. Son affaire marchait très bien. Homme politique il avait arpenté avant de prendre sa retraite les couloirs et les sièges de la Chambre des Lords à Londres. Anobli par la reine mère d’Angleterre suite à la campagne contre l’Argentine, il avait conservé dans ses agendas des contacts très importants et se vantait même connaître intimement le premier ministre de sa royale majesté. Richard était aussi devenu un atout précieux pour Jessey, qui de part ses activités dans l’immobilier développait entre autres une clientèle britannique en France. C’est ainsi qu’est née entre nous une amitié singulière et souvent mouvementée. A plusieurs reprises Richard avait jeté des regards chauds sur moi. Il avait même félicité Jessey d’avoir une compagne comme moi. Il savait que nous étions un couple disons parfois un peu libertin, que nous aimions le piment et les saveurs du sexe. Mais nous ne lui avions jamais raconté nos aventures, dont les tournures érotiques étaient parfois très savoureuses. Je me pris en train de fantasmer et à avoir en cet instant un grand désir de câlin. Je poussais un soupir de frustration, que Jessey interpréta comme un soupir d’exaspération. "On arrive bientôt mon cœur! Ne désespère pas, je sais que tu es un peu fatiguée. Veux-tu que l’on s’arrête prendre un café quelque part? "Non j’ai une envie de faire pipi, mais cela peut attendre et trouver un café dans ce coin perdu…mission impossible… Nous arrivons bientôt m’as-tu dit? Jessey me regarda en coin avec un air moqueur. J’aimais quand il prenait ces airs là. Il avait un charme craquant. J’étais dans l’impossibilité de lui donner un âge…pas une ride, pas un cheveu blanc, un visage d’une douceur qui lui collait à sa personnalité. Jessey était un homme qui avait vécu. Baroudeur, homme des mers, aventurier il avait sillonné le monde entier. C’est un homme cultivé, prévenant, amoureux de moi autant que je l’étais de lui, respectueux de ma vie, de ma liberté, ce qui est rare chez un homme. Il était mon ami amoureux amant ! Je l’écoutais avec émerveillement lorsqu’il racontait ses aventures. Au décès de sa femme dans un accident d’avion, il avait tout abandonné pour aller vivre presque deux ans dans une tribu zoulous. Depuis que nous nous connaissons, je l’accompagne dans tous ses voyages à l’étranger. Nous sommes devenus des inséparables. Nous avons vécu des histoires érotiques chacun de notre côté parfois, cela fait partie de notre règle du jeu…mais nous nous racontons tout sans oublier le moindre souffle, la moindre émotion issue de la luxure. Je l’aime comme la prunelle de mes yeux, je bénis les Dieux d’avoir favorisé le croisement de nos routes. Je sais d’expérience que peu de femmes peuvent se vanter d’avoir un compagnon dont la largesse d’esprit, n’entache rien au profond amour que nous nous portons. Je fus tirée de mes pensées lorsque Jessey annonça que nous arrivions. Je redressais mon siège et observais avec plus d’attention la route que nous prenions, dont les virages succédaient aux virages. L’endroit était verdoyant parsemé de collines aux flancs abrupts et de rochers en suspension, parfois périlleuse, au-dessus de nos têtes. Quelques ruines de-ci de-là laissaient imaginer que jadis beaucoup de châtelains peuplaient cette vallée. Cette région avait une histoire qui remontait bien au-delà de la préhistoire. Difficile de ne pas imaginer cette ambiance particulière qui s’échappait de chaque recoin, de chaque tas de cailloux, de ces cavernes à peine dissimulées par la végétation. Allait-on au-devant de l’homme des cavernes. Je souris à l’idée de voir notre cher Richard en homme de Neandertal, avec comme simple vêtement une peau d’ours sur les épaules…et rien en dessous! "Pourquoi souris-tu, mon cœur? Demanda intrigué Jessey…tu vas pouvoir enfin faire ton petit pipi? "-Non! Une simple image! M’esclaffais-je. "-Voilà le chemin qui conduit au château! Au fond de moi même, je poussais un grand soupir de soulagement. J’étais quelque peu fatiguée par la route qui me semblait interminablement longue. La Jaguar emprunta une allée bordée de grands chênes. Au fond dans le contrebas, on apercevait la grande grille en fer forgé encadrée par deux immenses colonnes en pierre du pays. Enfin! Quelques instants après nous étions devant cette grille qui donnait sur une grande place bordée d’un plan d’eau absolument magnifique. Jessey donna deux coups de klaxon et la grille mue par un automatisme discret s’ouvrit devant nous libérant l’entrée de la propriété quelque peu cachée par deux grands cèdres du Liban dont les branches lourdes retombaient sur une pelouse méticuleusement bien taillée. Un labrador vint à notre rencontre tournoyant autour de la voiture. Jessey eut peur que celui-ci ne s’appuie sur l’une des portières au risque de rayer la peinture. Nous avançâmes lentement sur le gravier crissant sous nos roues jusqu’à la magnifique demeure en pierres de taille ornée de 6 tourelles "-Somptueux remarqua Jessey en coupant le contact. "-Dis donc il ne manque de rien notre ami Richard! Absolument splendide ce coin! Sur le grand perron un majordome en tenue avança vers nous. Très style anglais. Le labrador fit fête à Jessey qui eut du mal à s’en débarrasser jusqu’à ce que le majordome en livrée, lui donne l’ordre de s’éloigner. Ce que fit le chien quelque peu vexé, la queue presque entre les pattes. Richard sortit à son tour tirant sur une pipe. Il nous fit un geste de bienvenue de sa main, alors que Jessey laissait libre le coffre de la Jaguar au majordome afin de charger sur un chariot nos bagages. "Je m’appelle Fabien…pour vous servir madame monsieur…bienvenue au château. Notre maître vous attend. Si vous voulez bien me suivre. Nous allâmes à la rencontre de notre ami qui nous accueillit

en nous serrant fortement dans ses bras. Je reconnus en passant son éternel parfum qui me faisait craquer. « Entrez, entrez, venez vous détendre un peu dans le salon après on vous fera faire le tour du propriétaire. -C’est immense ! s’esclaffa Jessey en regardant les tableaux magnifiques accrochés dans le hall d’accueil. -Je vous présente ici mon grand-père qui a combattu avec Lord Mountbatten. Je lui dois il est vrai une partie de ma fortune personnelle. ! Richard me tenait par le bras en nous présentant ses aïeux. -Pas trop fatiguée ma chère Isa ? -Un peu si, j’ai hâte d’aller me rafraîchir quelque peu…Puis-je aller tout de suite dans la chambre que vous nous avez attribuée ? -Mais bien sûr ma chérie, Allen va prendre tes bagages et te conduire dans tes appartements. C’est au premier côté jardin. Puis Richard héla Allen qui sortit d’un vestibule. C’était un jeune homme quelque peu handicapé qui vint prendre ma valise. Il me fit un grand sourire et balbutia quelques mots incompréhensibles en saisissant la poignée de ma valise. Je le suivis bien volontiers pressée d’aller satisfaire un besoin qui devenait urgent et me passer un coup d’eau sur la figure. L’escalier en chêne était d’une beauté à couper le souffle, tout en montant on pouvait découvrir de magnifiques peintures de l’école flamande et des tapisseries d’Aubusson en parfait état de conservation. Richard était un homme raffiné qui aimait les belles choses et savait les mettre en valeur. Sur le palier un grand bureau ministre trônait au milieu d’un tapis iranien. C’était là que Richard devait travailler, vu l’épaisseur des dossiers disposés sur le plateau. Je suivis Allen, qui était en short et en tongs. Il s’arrêta devant une porte en chêne sculpté, sur laquelle était écrit « Lady for ever ». Surprise je me dis que j’allais en demander la signification à notre hôte. La chambre était immense avec un superbe lit à baldaquin au milieu. Par la petite porte sur la gauche on accédait à une grande salle de bains, équipée d’une baignoire sabot et d’une cabine de douche. Le carrelage était de bon goût. Je m’approchais de la fenêtre principale qui donnait sur un grand balcon clôt par des balustres à double corps. De-là j’avais une vue sur le parc et sur la contre allée. Je remarquais des écuries vers le fond de l’allée. Dans un pré on pouvait très nettement distinguer plusieurs chevaux, une dizaine comptais-je. Je me retournais et croisais du regard Allen, mains croisées devant lui. Il attendait à priori un ordre. –Dis-moi Allen tu pourras me conduire aux chevaux tout à l’heure. Allen me répondit par un grand sourire. Je pus m’apercevoir qu’il avait un sérieux problème de dentition. -Tu peux me laisser à présent, je vais descendre. Allen à regret s’en alla en reculons. J’attendis que la porte fût fermée pour me précipiter aux toilettes. Puis je descendis, après mettre soulagée et rafraîchie, rejoindre Jessey et Richard restés dans le grand salon. -Alors ma chérie, tu as pu te refaire une santé ? demanda Richard en soufflant une importante bouffée de tabac. J’aimais l’odeur de la pipe et tout particulièrement de ce Clan, que Richard préparait avec du miel et du whisky ! -Justement nous t’attendions pour te parler de l’organisation de votre séjour ! Je m’installais dans un fauteuil Louis XV face à la table basse où trônait déjà, du thé, des jus de fruit et des gâteaux anglais dont je raffolais particulièrement. - Veux-tu du thé ? Oui ? Fabien va te servir… -Ton tabac sent merveilleusement bon Richard ! -je te remercie. Bon alors ce soir vous ne dormez pas ensemble, chacun à sa chambre, Jessey est au deuxième et toi tu es au premier… -Ah ? Tu nous sépare comme ça ! Au fait pourquoi sur ma porte il y a d’écrit « Lady for ever » ? -C’est une longue histoire ! promis, je te la raconterai. -pourquoi nous sépares-tu ? -Cela fait partie des surprises du séjour ma chérie. Nous souperons vers 19 heures dans la grande salle que tu peux voir sur ta droite. Demain nous avons une réception très britannique, nous serons demain soir une vingtaine de participants. Après demain c’est la super surprise…mais je n’en parle pas pour l’instant ! -Le Prince Charles vient nous voir ? - Tutut tu ne le sauras pas ! -Richard j’ai vu que tu avais une écurie, je me suis permise de demander à Allen de m’y conduire tout à l’heure…Tu veux bien ? -Tu es ici chez toi ma chérie, une belle femme comme toi on ne peut rien lui refuser ! Je bus mon thé, je n’avais qu’une hâte me dégourdir les jambes et faire un tour aux écuries. Richard et Jessey étaient déjà plongés dans une conversation sur la situation immobilière en France, programme qui ne m’intéressait nullement. -Bon les garçons je vous quitte je vais faire un tour dans le parc et aux écuries ! Richard appela en anglais Allen, qui ressortit de l’antichambre dans laquelle il regardait la télévision. -Al ! tu fais visiter à cette belle blonde le parc et tu la conduis aux écuries. D’accord ? Allen grommela quelques mots toujours incompréhensibles et me fit signe de le suivre. Il était déjà sur le grand perron, dont les escaliers gigantesques, bordés de balustres s’ouvraient vers l’allée centrale.


A suivre...

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