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Les fantasmes de Mélodie

Chapitre 1

Erotique

Paris, 7 juillet 2014, 16 heures.


La jeune blonde remontait le boulevard Saint Germain écrasé par la canicule ; légèrement fatiguée et déshydratée, elle décida de se reposer un instant dans un des nombreux bars du secteur, mais dut patienter pour obtenir une place en terrasse. Avec cette chaleur elles étaient prises d’assaut, autant par les Parisiens que par les touristes pullulant dans le quartier Latin.


Elle s’assit enfin à une petite table ronde en métal et soupira d’aise ; le petit fauteuil était confortable avec son épais coussin moelleux sous son postérieur. Elle arrangea sa robe sur ses cuisses nues qu’elle garda serrées. Mélodie se savait désirable, et ne souhaitait pas dévoiler plus que nécessaire aux regards indiscrets. À vingt-deux ans, cette belle femme blonde au physique avantageux savait l’effet qu’elle produisait sur les mâles de tous âges.


Sous ses larges lunettes de soleil qui masquaient ses yeux d’un bleu de glacier, elle avait déjà aperçu les coups d’œil appuyés de plusieurs ados attablés non loin d’elle. Elle sourit dans le vague et commanda un panaché au garçon, un grand maigre entre deux âges. Puis elle soupira en songeant à la discussion qui l’attendait avec Serge, son compagnon.


Elle vivait avec lui depuis plus d’un an et le courant passait de moins en moins entre eux. Lassitude, incompréhensions, tout concourait à les éloigner l’un de l’autre, jour après jour. Mélodie travaillait comme traductrice russe-français pour la maison d’édition Acte Est depuis deux mois, ses masters de littérature française et de russe en poche. Elle se trouvait donc indépendante financièrement d’autant que ses parents, tous deux cadres au Parlement de l’Union Européenne à Strasbourg, lui avaient laissé l’usage de leur grand appartement rue du Bac dans le 7ème arrondissement.


Serge, à vingt-huit ans, végétait dans la grande quincaillerie de ses parents ; il vivait chez Mélodie mais il était question qu’il revienne vivre chez ses parents en banlieue. Pour faire un break dans leur relation, mais ils savaient tous deux ce que ça signifiait en réalité. Alors qu’elle esquissait une moue désabusée, une ombre s’interposa devant le soleil et elle leva les yeux, surprise. Un homme grand et large d’épaules lui souriait, tout en conservant un air énigmatique et froid.


— Mademoiselle, vous permettez ?


Mélodie regarda autour d’elle ; pas de table libre bien sûr, mais l’importun pouvait attendre un peu, non ? Pourtant, elle hocha la tête et l’invita à prendre place d’un geste de la main. Il s’assit en la remerciant et commanda un demi au serveur qui passait par-là.


— Merci donc, Mademoiselle, de m’accueillir à votre table. Je m’appelle Charles.

— Bonjour. Mélodie.

— Enchanté, Mélodie. Vous aviez l’air si triste, si seule, que je n’ai pu résister à imposer ma présence.


Bien à l’abri sous ses verres réfléchissants, elle examina son nouveau voisin. La trentaine, une carrure de nageur ou de rugbyman, il arborait une barbe de trois jours drue et noire comme sa chevelure indisciplinée. Sa chemisette en lin écru mettait en valeur ses puissants biceps plus gros que les cuisses de la jeune femme. Yeux noirs, sourcils noirs, peau burinée et basanée, visage dur et fascinant, Charles était manifestement habitué à la vie au grand air. Elle se prit à l’imaginer à la barre d’un grand voilier au milieu de l’atlantique, ou sur un pur-sang chevauchant dans la pampa argentine…


— Vous rêvez ; je vous demandais ce que vous faisiez dans la vie.

— Excusez-moi… Je travaille dans une maison d’édition, je suis traductrice russophone. Pas de mérite, ma mère est originaire de Saint-Pétersbourg. Et vous ?

— Si je vous le dis, je serai obligé de vous tuer…

— Très drôle, releva-t-elle en souriant malgré elle.

— Ce serait dommage car vous êtes fort belle. Mais vous le savez déjà. Votre petit ami a bien de la chance.

— Mmm. Je crois qu’il ne s’en rend plus compte, hélas, se plaignit la jolie blonde.

— Il a grand tort. Une aussi jolie jeune femme que vous, il faut s’en occuper, la protéger et la séduire sans cesse, la surprendre et la cajoler. Heureusement que vous m’avez trouvé.


Mélodie resta interdite par l’aplomb avec lequel il annonçait cela ; elle ne se sentait même pas offusquée par sa certitude frisant l’arrogance.


— Vous êtes bien présomptueux, je trouve.

— Présomptueux ? Non, réaliste. Vous êtes jeune, belle à se damner, et vous rêvez d’autre chose que cette triste et terne vie actuelle qui vous échappe. Regardez-moi dans les yeux un instant. Je suis ton Maître. Je t’ai fait boire une substance avec votre panaché qui va dorénavant t’obliger à m’obéir.


Mélodie resta interdite un bref instant puis éclata de rire, déclenchant un nouveau sourire chez son interlocuteur ; quand elle retrouva son sérieux, elle hasarda :


— Ce n’est pas drôle, votre histoire.

— Sans doute pas. Mais c’est la vérité. Je ne te ferai pas de mal, je te rassure, mais tu m’es dorénavant soumise et j’entends profiter de toi à satiété. Dans un premier temps, tu vas descendre aux toilettes, enlever tes sous-vêtements et te caresser presque jusqu’à jouir. Tu vas arrêter juste avant, puis attendre quelques minutes et recommencer ; trois fois de suite tu vas te caresser en t’arrêtant juste au bon moment ; puis tu reviendras ici, je t’attends.


Médusée, la jeune femme écouta les directives de Charles ; elle ne protesta pas une seconde, fixant ses yeux noirs si magnétiques, sa bouche si cruelle et si sensuelle. Puis elle secoua la tête, médusée par la confiance de cet homme qu’elle rencontrait pour la première fois. Elle lui adressa un sourire mutin et un clin d’œil avant de se lever, la bouche quand même un peu crispée par le doute, l’appréhension et le plaisir trouble de la situation. Elle saisit sa petite sacoche posée sur la table et partit à l’intérieur du café sans un regard en arrière mais en roulant un peu plus des hanches que d’habitude. Fasciné, Charles avait les yeux rivés sur le joli postérieur qui dansait sous le fin tissu de la robe alors qu’elle disparaissait.


Le cœur battant plus fort qu’à l’accoutumée, Mélodie descendit au sous-sol qui abrite traditionnellement les toilettes de cafés parisiens et s’enferma dans une cabine ; elle assouvit un besoin pressant, et là, comme sur une impulsion, au lieu de remonter sa culotte elle la baissa le long de ses cuisses fuselées, l’accompagna au sol et l’enjamba. Elle eut plus de mal avec son soutien-gorge qu’elle dégrafa et réussit à enlever sans ôter complètement sa robe, il rejoignit la petite culotte dans la sacoche soudain bien encombrée.


Assise sur l’abattant de la cuvette, elle soupira longuement, se demandant ce qui lui arrivait. Son ventre était à peine humide mais l’excitation était là, perceptible à ses aréoles qui pointaient sous le léger vêtement estival. Comme guidées, ses mains soulevèrent l’ourlet jusqu’à dévoiler son entrejambe.


Ses doigts trouvèrent rapidement le chemin de sa fente lisse – une lubie de Serge qui lui avait demandé une épilation intégrale -, ils firent rouler son petit bouton rose si sensible, le titillant et le faisant rouler maintenant qu’il prenait de l’ampleur.


Mélodie retint un gémissement surpris en constatant que son corps répondait aussitôt, avide de sensations et de caresses. Sa vulve s’humidifiait rapidement alors que son ventre devenait lourd et chaud, ses tétons dardaient outrageusement, sa respiration erratique s’emballait. Elle mordit sa lèvre inférieure, surprise de la vitesse avec laquelle l’orgasme approchait, et écarta ses mains au tout dernier moment, obéissant à Charles avec un soupir frustré. Elle avait envie de jouer le jeu instauré par Charles, un jeu pervers qui l’excitait beaucoup.


Elle attendit que ses battements de cœur aient repris un rythme à peu près normal pour recommencer ses attouchements délicieux. Elle poussa un petit gémissement rauque en constatant l’état de déliquescence avancé de sa fente et plongea deux doigts joints aussi profondément qu’elle pouvait dans sa moiteur. Elle s’immobilisa quelques secondes, de surprise tant son vagin était liquide et brûlant, un vrai marécage où elle plongeait à présent trois doigts en gémissant sans retenue.


Là encore elle réussit de justesse à s’arrêter juste avant de jouir, mais sa respiration hachée témoignait de sa frustration comme de son excitation extrêmes. Elle dut attendre plusieurs minutes avant de recommencer, certaine d’en mourir tant son corps réclamait de plaisir sans l’obtenir tout à fait. Et de fait elle s’étonna de la manière dont son clitoris répondait sous son majeur expert, manquant la faire jouir en quelques secondes.


Elle reprit son souffle en longues inspirations avant de reprendre, pinçant le bouton engorgé ; ses cuisses tremblaient, ses fesses posées sur le plastique étaient inondées de la liqueur ruisselant de son vagin marécageux. Les mâchoires serrées à faire mal, au prix d’un effort immense de contrôle, elle parvint à stopper encore une fois au bord de l’abîme.


Il lui fallut encore plusieurs minutes pour se calmer, puis elle essuya soigneusement sa vulve gonflée et trempée avant de quitter la cabine ; une jeune touriste la regarda étrangement, elle comprit pourquoi en se voyant dans le grand miroir au-dessus des deux lavabos : son visage rouge, ses yeux bleus brillant de mille feux, sa coiffure emmêlée, tout dénonçait son émoi profond. Mélodie se peigna soigneusement, passa un peu d’eau froide sur ses joues.

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