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Les filles du drugstore

Chapitre 1

Voyeur / Exhibition

Henri m’avait dit :


— Vas donc faire un tour du côté du drugstore. C’est là que tu en trouveras. Et des jeunes ! Tu sais, ces passionnées du téléphone mobile. En jean taille basse, avec la culotte qui dépasse. Et le bustier serré... Elles s’accrochent un soutien-gorge, c’est la mode. Avec de grosses bretelles, en plus ! Mais ça sert à que dalle : leurs nichons sont durs, pointus. Tu peux pas t’imaginer ! Elles font ça exprès... Tu es le genre de bonhomme qu’elles affectionnent : « gentil » comme elle disent.


Il n’y avait pas d’ironie dans sa voix. Henri semblait convaincu de ce qu’il racontait ! Je me suis donc rendu au drugstore... Certes, je suis un peu âgé, mais bien conservé. J’ai les tempes séduisantes (c’est à dire grises) et quelques abdominaux, que j’entretiens par de pénibles exercices, tous les week-ends.


Les filles dont m’avait parlé Henri étaient bien là, regroupées autour du bar. Elles étaient vraiment belles ! Il y avait une blonde sur laquelle j’ai tout de suite flashé. Et puis des beurettes, quelques africaines. Des piercings un peu partout sur le corps, des tatouages au bas du dos.


Mon entrée dans l’établissement passa complètement inaperçue. Une flopée de portables accaparaient l’attention de toutes ces créatures. Je m’assis à une table vide, avec vue sur le bar. Un type, qui semblait apprécier le gin-fizz, s’épancha :


— Y a eu un temps où on les baisait aux chiottes... dit-il.

Je commandai une bière blanche, avec sa rondelle de citron.

— Y a eu un temps où on faisait la queue aux chiottes ici, pour les baiser... poursuivit le client.


Moi, les histoires de chiottes, je n’y connaissais rien. Mais il me sembla qu’effectivement, le bon vieux temps avait dû passer. Nous étions trois ou quatre quinquagénaires, sagement attablés. Pour une dizaine de jeunes filles, collées les unes aux autres et perchées sur des tabourets. Quand elles levaient la tête, elles nous considéraient l’air absent puis s’abîmaient de nouveau dans la contemplation de l’écran de leurs téléphones, tout en pianotant fébrilement sur les touches. Je ne voyais pas comment la situation était susceptible de se débloquer...


— Ne vous faîtes pas de souci, intervint le serveur. Vous avez le bon profil. Avec les hommes comme vous, ça marche toujours, ou presque. Elles ont des endroits où vous emmener. Vous ne risquez pas grand-chose.



Je ne m’attendais plus à un miracle, quand une grande fille noire sortit des toilettes, dans un bruit de chasse d’eau. C’était une noire vraiment noire, les cheveux crépus et très mince. Sa tenue accentuait sa taille élevée : des chaussures plates (alors qu’on se serait attendu à des talons compensés), une jupe qui s’arrêtait au premier tiers de ses longues cuisses et la poitrine haut perchée, enserrée dans l’inévitable soutien-gorge à bretelles.


Elle se plaça à l’écart, sur une banquette, les genoux ramenés sous le menton, puis se mit à téléphoner. C’était facile de lui voir sous la jupe. Ce qu’on y voyait, c’était une petite culotte blanche, assez ordinaire.


L’homme au gin-fizz tenta sa chance auprès de la nouvelle venue. Il s’ensuivit une conversation de laquelle il ressortit que la jeune femme s’estimait importunée.


— Oui, oui, ça va ! Mais vous, rentrez à la maison ! disait-elle, les bras tendus en avant, comme pour se protéger des assauts de l’intrus.


Puis elle se réfugia à mes côtés.


— Vous permettez, dit elle, ce monsieur me harcèle.

— Y a eu un temps où... répétait le bonhomme.


La jeune femme se colla à moi si étroitement que j’en eus le souffle coupé. Elle sentait un mélange compliqué d’odeurs exotiques. Son fin bustier lui découvrait les épaules, laissant nettement apparaître le soutien-gorge. Il n’y avait pas davantage de tissu du côté de la jupe, dont la taille basse découvrait l’élastique de la culotte blanche.


— Je me doute que vous ne venez pas auprès de moi pour mes beaux yeux, dis-je (avec un certain réalisme).

— Pour vos beaux yeux, peut-être pas, répondit-elle en souriant. Mais pour le reste, il ne dépend que de vous...

— ???

— Je suis majeure, vous savez, ajouta-t-elle.

— Je n’en doute pas !

— Elle sortit d’une poche sa carte d’identité qu’elle me tendit d’un geste décidé.

— J’appris ainsi qu’elle s’appelait Issatou, qu’elle avait vingt-deux ans et qu’elle habitait en banlieue.

— Elle était jeune. Mais d’allure, je me l’étais imaginée plus jeune encore. La sveltesse de son corps, ses seins de la dimension d’un abricot et ses petits habits au look juvénile m’avaient induit en erreur. Mon regard s’est donc attardé sur sa date de naissance...

— Déçu ? demanda la jeune femme.

— Non, pourquoi ?

— Il y en a que mon âge déçoit, vous savez. Mais soyez rassuré, ajouta-t-elle : je suis épilée, de partout !

— ???

— C’est bien ça qui plaît aux hommes comme vous, non ? s’amusa-t-elle, en reprenant sa carte d’identité.



Des regards se portaient sur notre couple désassorti. Je n’étais guère habitué à ce genre de situation scabreuse. Je me sentis mal à l’aise.


— Vous êtes étudiante ? fis-je.

— Oui ça et puis aussi d’autres choses...

— ???


Elle se pencha vers mon oreille, baissant la voix :


— Alors, que décidez-vous ? Vous avez peur de vous compromettre, ou quoi ?


Je réalisai subitement qu’on me proposait une relation tarifée ! Quel naïf je faisais ! Tout autre que moi y aurait pensé depuis le début... Ce n’était pas trop ma tasse de thé.


— Combien ? dis-je, « pour voir » comme on dit au poker.


J’appris que c’était gratuit ! Le « business » était gratuit pour moi... La jeune femme me demanda qui m’avait mis sur le coup du drugstore. Elle s’étonna qu’Henri ne m’eût pas mieux rencardé. Je n’aurais naturellement rien du tout à payer, m’assura-t-elle.


— Alors, c’est OK ?

— C’est OK, finis-je par murmurer, plutôt honteux.


Nous embarquâmes dans mon automobile. La jeune femme nous dirigea vers sa banlieue. La nuit était tombée. C’était l’été, l’atmosphère était lourde. Quand nous abordâmes une zone industrielle aux usines désaffectées, je fus pris d’une méfiance instinctive.


— Si vous vous défiez de moi, dit ma passagère, ce n’était pas la peine de venir au drugstore. Ce n’est pas moi qui suis allée vous y chercher... d’accord ?

— D’accord... dus-je convenir, penaud.


Elle me conduisit de la sorte dans une sorte de terrain vague, derrière un atelier de pneumatiques. Je me garai face à un mur de briques. Presque immédiatement, une voiture s’arrêta à gauche, dans un crissement de freins. Puis une autre se plaça à droite. Les conducteurs tendirent chacun une enveloppe par leur vitre baissée. La jeune femme s’empara de celle de droite.


— Prenez l’autre ! me commanda-t-elle. Grouillez-vous !

— Je l’ai ! répondis-je.


Elle les rangea dans la boîte à gants et déclara :


— Bon, maintenant, on va devant la voiture, contre le mur...


J’ouvris la portière, sortis et regardai à mes pieds, à la lueur d’un vieux lampadaire qui vaguement éclairait l’endroit. Le sol était jonché de préservatifs usagés, avec leurs emballages déchirés et des mouchoirs de papier chiffonnés en boule. Les deux automobilistes étaient restés à bord de leurs véhicules. Ils nous observaient.


J’avais envisagé toutes sortes de choses. Mais certainement pas une relation sexuelle en plein air, sous les yeux attentifs de deux voyeurs. Car c’était à l’évidence ce dont il s’agissait ! Dans quelle obscénité étais-je tombé ?



— Ne faîtes pas cette tronche ! me dit Issatou. Vous étiez au courant, non ? Et puis, à votre âge, ce n’est pas tous les soirs que vous pouvez vous taper une minette pour pas un rond, ou je me trompe ?


Sur ce, elle me fit agenouiller puis elle appuya sa poitrine contre ma figure. Eperdu, je la tétai à travers le tissu. C’était pitoyable, frustrant. Mais en même temps, j’en éprouvai une forte excitation. Je me mis à bander malgré moi. Subjugué, je résolus de boire la coupe jusqu’à la lie... espérant que personne ne nous surprendrait !


Timide, je tournai la tête vers la voiture de gauche. Son conducteur n’eut aucune réaction. Il se masturbait et continua de le faire, comme si de rien n’était. Pas pressé, il y allait doucement, dans l’attente de la suite...


— Que fait-on après ? demandai-je à la jeune femme, soucieux d’agir correctement en ces circonstances imprévues.

— Qu’est-ce que j’en sais, moi ??? s’étrangla-t-elle. Ce n’est pas moi qui sais ce qui leur plaira, à ces deux cochons ! C’est vous ! Pourquoi croyez-vous que vous êtes ici ?


J’étais censé savoir... J’ignorais tout !


Probablement, attendait-on de moi de l’action ! Pris de court, je me relevai d’un bond et ôtai brutalement le bustier de la jeune femme, lui arrachant le soutien-gorge par la même occasion. Surpris moi-même de la rudesse de mon geste, je crus qu’Issatou protesterait. Au contraire, je devinai dans ses prunelles une étincelle de satisfaction.


Il ne me restait plus qu’à lui peloter les nichons. J’y suis allé franco, sans vergogne. Ses seins étaient très durs, exactement comme Henri les avait décrits. Je les ai sucés, mordus, griffés. Je manquais totalement de maîtrise... J’ai bavé dessus ! La jeune femme me laissait tout essayer.

Ensuite, je me suis déculotté. Issatou a tranquillement posé sa tête contre mon épaule et, les yeux baissés, s’est mise au travail. C’était quelqu’un qui savait branler ! Il n’y avait plus rien à lui apprendre de la manip !


Finalement, de me savoir observé ne me gênait pas trop. Je jetai un oeil vers l’automobiliste de droite. Il avait sorti tout son attirail, un appendice bien impressionnant par rapport au mien, dont les proportions sont modestes.


A ce moment, je sentis que ce n’était plus la main d’Issatou qui me caressait l’appendice en question, mais ses lèvres. Elle s’était accroupie à mes pieds. C’était une sensation forte ! Je craignis qu’elle ne me dévore. J’eus comme un vertige. Quelle aventure !



— Relève-toi, dis-je, de peur d’éjaculer précocement.


J’entrepris de lui retirer jupe et culotte. Je m’y pris si maladroitement qu’un instant déséquilibrée, la jeune femme versa par terre ! Je ne sais ce qui se produisit dans ma pauvre cervelle ! Allongée quasiment nue dans les cochonneries qui maculaient le sol, Issatou me parut irrésistible ! Je dus me faire violence pour ne pas la sauter telle que, dans la fange ! Mais avant de concrétiser, je voulais la peloter encore. Pourquoi m’en serais-je privé ?

Je la retournai face au capot de la voiture et lui attachai les mains à la calandre, avec ma ceinture. Je lui fis poser un pied sur le pare-choc. Ainsi entravée, je pouvais la tripoter à ma guise !


Je constatai que la jeune femme était méticuleusement épilée. Avec une certaine maniaquerie, pourrait-on dire. Ce qui n’était pas pour me déplaire. Je passai la tête entre ses cuisses et la léchai partout, en particulier là où la peau des femmes est aussi douce que celle des bébés. Je lui glissai la langue dans le sexe, dans tous les plis. Puis je la doigtai de l’index, du majeur ensuite et de l’annulaire.


— Ca va ? dis-je.

— Oui... Mais vous avez de gros doigts !


Je les introduisis tous les trois ensemble, dans un mouvement de vrille.


— C’est pour mieux te dilater, fis-je bêtement.


Je bandais comme un bouc en rut ! Je me résolus à une levrette. Je fis se cambrer la jeune femme. Elle prenait un appui inconfortable sur ses mains attachées. C’était vraiment l’idéal ! Je me poussai en direction de la vulve. Mais allez savoir comment ? Je me trompai de chemin...


— Non, pas par là ! s’écria Issatou.


Malgré mon âge, je n’avais jamais pratiqué la sodomie.


— Mais, c’est ce que les deux types réclament ! prétendis-je effrontément.

— Vous êtes sûr ?

— J’en suis absolument certain !

— Bon, alors... allez-y ! finit-elle par concéder. Mais n’oubliez pas la capote !

— Vous en avez ?

— Sur le siège de la voiture, avec le lubrifiant.


Les fesses de la jeune femme s’ouvraient largement. Dans la raie, le trou du cul se dessinait avec netteté. Il n’avait pas de coloris particulier. Il était du même noir que la peau du derrière. Mais il était très plissé et semblait palpiter...


J’y posai une noisette de gel. Puis, par poussées successives, je réussis à m’y introduire assez facilement. Aussitôt, Issatou ondula de la croupe.


Je n’ai pas tardé à jouir. Ce ne fut pas violent, comme les orgasmes que j’avais habituellement dans le vagin. Ce fut lent, profond, comme si je me vidais entièrement de ma substance.

J’entendais la jeune femme qui disait :


— Ah, la vache ! La vache !



Quand ce fut fini, les deux voyeurs démarrèrent immédiatement et partirent. Sans jouir ! Ils s’étaient touchés pendant tout ce temps, mais n’avaient pas joui !


— Mais, ils n’ont pas joui ! fis-je, ahuri.

— La plupart viennent ici pour s’exciter seulement, répondit la jeune femme.

— Et après ?

— Après, ils font ce qu’ils veulent. Que voulez-vous que je vous dise ? Détachez-moi les mains, plutôt...


Puis elle reprit :

— Après, ils baisent leur femme, souvent. Ils aiment quand un type de leur âge, un bonhomme ordinaire comme vous, se tape une jeune des banlieues, «une pute des quartier» comme ils disent ! Surtout quand le bouffon est un nouveau, un peu maladroit comme vous ce soir. Ca les fait triquer ! Et après, c’est bobonne qui profite !

— ???

— Et vous, ça a été ? dit-elle.

— Ouais, pas mal...

— Vous étiez au courant du business, quand même ?

— Naturellement... S’il te plaît, une question cependant : au drugstore, tout à l’heure, pourquoi est-ce toi qui m’a abordé, et personne d’autre ?

— C’était à mon tour ! Je suis allée aux toilettes. Quand j’en suis sortie, je vous ai repéré. J’ai tout de suite appelé les deux personnes qui sont venues nous rejoindre. Et puis je vous ai abordé : puisque vous étiez là pour ça.


Elle s’accroupit pour faire pipi. Je détournai les yeux. Puis on s’est rhabillé, chacun de son côté.


— Vous pouvez me ramener chez moi, maintenant ? dit-elle.


Je reconduisis Issatou jusqu’à son HLM. Elle y habitait au sixième. Elle m’embrassa sur les joues, puis je la vis disparaître dans le hall, les enveloppes à la main, sans un signe. Je suis resté longtemps à l’arrêt, au bas de l’immeuble. J’espérais confusément que la jeune femme redescendrait. Ce ne fut pas le cas. Je me reprochais ma conduite. Je n’étais pas fier de moi. J’aurais dû agir autrement, pensais-je. Et puis, pourquoi ce cochon d’Henri ne m’avait-il rien expliqué ?


Quand je suis parti, la nuit était bien entamée. Il y avait encore des voitures sur la route. Surtout des jeunes. Peut-être allaient-ils en boîte ? Ou revenaient-ils du restaurant, ou du cinéma ? Peut-être rentraient-ils chez eux ? Ou peut-être allaient-ils ailleurs ? Comment savoir ?


J’ai roulé sans but. Je ne savais pas si je retournerais au drugstore. C’était une chose à laquelle je n’aurais même pas dû penser, me disais-je. Toutefois, l’image de cette blonde qui m’avait fait flasher quand j’étais entré dans la grande salle du drugstore m’obsédait. Cette jeune femme était très différente d’Issatou : la peau blanche, le corps plus rond, de longs cheveux.

Je me dis aussi que mon équipée nocturne s’était finalement déroulée sans anicroche...

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