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Les flacons de l'ivresse.

Chapitre 1

Histoire médaillée
Lesbienne

Lundi matin, la semaine tout juste entamée, et je cours déjà, je suis foutrement à la bourre encore ce matin... Ma saloperie de réveil et mes insomnies de ces derniers temps sont fautives. Je dors mal et quand je parviens enfin à trouver le sommeil, je me réveille encore plus fatiguée que la veille.



Je viens de garer ma voiture dans le parking souterrain, veillant d’un œil encore embrumé et anxieux l’horloge de mon tableau de bord. Je bondis, à peine le contact coupé, pour vite remonter à grandes enjambées le boulevard où les enseignes défilent aussi vite que les aiguilles sur ma montre. Je serre les fesses en pressant le pas, l’angoisse vissée au ventre. Je pousse la porte de l’arrière-boutique et fonce à pas de loup aux vestiaires, histoire de ne pas me faire remarquer.


Une retouche maquillage, cheveux remis en place à la va-vite, et me voilà prête : comme si de rien n’était. Hormis le fait que je n’ai pas eu le temps de prendre un petit-déjeuner, ni même de boire un café : tant pis pour moi, il faudra attendre la pause. Je prends mon poste, et m’active comme si j’étais là depuis un moment. Le pire dans tout ça, c’est que j’aime mon travail et que je serais dévastée de le perdre.


Franchement, je ne comprends pas du tout ce qui m’arrive, moi qui suis d’ordinaire ponctuelle et consciencieuse pour ne pas dire complètement flippée. J’enchaîne les bourdes avec brio à mon plus grand désespoir. J’ai l’impression qu’au plus j’essaye de faire attention, au plus c’est n’importe quoi. Ce poste en parfumerie de luxe, fort bien payé qui plus est, ce serait dommage de tout foutre en l’air, et pourtant rien n’y fait...


Des fragrances agréables, de beaux flacons qui me donnent toujours une certaine ivresse. Je ne suis pas un “nez’’, mais je commence, sans fausse modestie, à me débrouiller avec les différentes associations. En plus, on peut raisonnablement dire que je me plie en quatre pour ce job : je m’intéresse, je questionne, je me renseigne et je me suis même acheté un tailleur très chic et très cher, pour légitimer ma place ici !


Je croise mes collègues : des ’’coucous’’ ; des ’’tiens, tu es là, je ne t’avais pas vue’’. Je suis furtive ce matin, comme souvent ces derniers temps. Je mets mon rayon en ordre, en ce mois de décembre, les week-ends laissent des traces et font beaucoup de dégâts dans ma belle mise en place. Je range, aligne et trie, enchaînant quelques tours en réserve pour faire le réassortiment, et au passage me parfumer avec une nouveauté tout juste déballée, bien en dehors de mon petit budget.


Quitte à en vendre autant, en profiter un petit peu ! J’aime beaucoup cette réserve : une vraie caverne d’Ali Baba avec en guise de génie, des caméras, des cadenas, des codes, et des portes blindées dignes de Fort Knox. Il y fait bien frais en cette période hivernale, ce qui est très agréable pour sortir de l’ambiance surchauffée du magasin. Je m’assois sur un carton, juste un instant, bien cachée, profitant d’un angle mort pour me frotter les yeux, et rassembler mon courage avant d’y retourner.


Je ne suis pourtant pas feignante, habituellement, je bosse dur, mais là, je suis complètement vidée de toute énergie. Complètement à la masse la nana. Je m’accorde de plus en plus de pauses sur mes cartons, tant la montagne de choses à faire me semble insurmontable. J’ai honte de ces dernières semaines, mais j’ai toutes les peines du monde à remonter la pente...


Je finis malgré tout par rattraper le train en route en me mettant à jour, me promettant encore une fois aujourd’hui de ne plus me foutre dans ce genre de situation merdique. J’emprunte le couloir en poussant mon petit caddie pour aller le remettre en place. Une présence dans mon dos, je la sens, poussant mes poils à se dresser.


— Lys ! Mon bureau ! Maintenant !


Au ton, j’en déduis que je vais me faire encore engueuler, des frissons me parcourent le long de mon épine dorsale. Je baisse la tête pour ne pas risquer de croiser ce regard insistant avant de prendre la direction du bureau de Sylvie. Je commence à ne connaître que trop bien le chemin.


Nous sommes chez elle, et elle n’a de cesse de nous le répéter. Je me tiens debout, mains jointes, le nez plongé vers le sol, elle m’impressionne, donc je me tais, je sais ce qui va suivre. Je croise juste les doigts pour que ce ne soit pas pire que la dernière fois, et pire encore : la dernière fois tout court.


J’entends déjà les remontrances et les menaces de licenciement qui pèsent déjà lourd au-dessus de ma tête. Une voix sèche et haut placée envahit la pièce, faisant trembler les objets autour de nous, de même que mes genoux derrière la porte vitrée.


— Lys c’est in-to-lé-rable !


Je le savais, je vais morfler, c’est la goutte d’eau. Sylvie a une voix profonde légèrement grave, avec un ton dur et hautain qui colle tout à fait à son style et sa personnalité. C’est l’archétype de ce que je m’imagine quand je pense à une femme de pouvoir, sûre d’elle, exigeante et perfectionniste.


J’aime les femmes, ce n’est un secret pour personne, les femmes puissantes me font craquer plus encore. J’apprécie, l’assurance, la prestance et le charisme qu’elles dégagent. J’avoue volontiers avoir fantasmé un (tout petit) peu sur Sylvie au début. Rien de déplacé, le simple plaisir d’admirer une jolie femme sophistiquée.


— Vous êtes douée en clientèle, vous êtes même une très bonne vendeuse, mais votre comportement laisse de plus en plus à désirer...


Un blanc oppressant, je suis figée dans le temps et dans l’espace. Sylvie est assise sur son fauteuil, jambes croisées, ses yeux d’ordinaire d’un bleu profond sont noirs maintenant et me scrutent toute entière. Je fais tout mon possible pour ne pas soutenir ce regard acerbe. Elle, elle est d’une élégance rare, toujours tirée à quatre épingles, tout est carré : les cheveux, les ongles, les fringues, les manières. Tout, absolument tout, est impeccable. Moi pour résumer, je me sens un peu à côté de mes pompes.


— Je dois déjà supporter vos retards à répétition et vos libertés avec ma marchandise.


J’ai froid, j’ai chaud, j’ai peur : la sentence va tomber, je suis suspendue aux lèvres de celle qui est à la fois juge et jurée. Sylvie fait la pluie et le beau temps dans sa boutique, y faisant régner l’ordre et bienséance. Elle est crainte et respectée entre ses murs, son autorité naturelle poussant chacun à faire son maximum pour ne pas la décevoir.


— Mais là ! Ça va beaucoup trop loin !


Elle se lève d’un bond et vient rôder autour de moi, comme un fauve qui s’amuse de sa proie, son parfum entêtant prenant toute la place dans mon esprit. Sévère, mais habituellement juste, je m’accroche à cet espoir. Quoique ses mouvements d’humeur peuvent en quelques secondes déclencher des larmes au sein de l’équipe.


Pour ma part, je trouve Sylvie magnifique autant que magnétique, je ne pourrais pas décrire mieux les sentiments qu’elle m’inspire. Depuis le jour de mon entretien d’embauche où elle m’a laissé ma chance, elle m’a toujours poussée et encouragée au-delà de ce que je pensais être capable d’accomplir, pour cela, je ne la remercierais jamais assez.


— Que vous soyez une sale petite garce, qui écume les soirées pour aller s’allonger à droite à gauche ne me concerne pas !


Hein ? Quoi ? Ma bouche reste silencieuse. Elle vient sérieusement de dire ça ? Je n’arrive pas à en croire mes oreilles, je suis sous le choc, mon ventre s’est soulevé. C’est faux, mais ces mots m’ont fait l’effet d’une bombe.


— Cela dit, vous voir accumuler tant de maladresses n’est pas dans vos habitudes..., dit-elle, adoucie, en jouant avec mes cheveux. Des frissons intrigants mélangeant colère et résignation me submergent. Sa voix chaude et enjôleuse fait écho partout en moi, faisant vibrer le moindre muscle de mon corps.


— Vous avez validé le stock le week-end dernier, n’est-ce pas ?


Ses longs doigts habiles sont toujours dans mes cheveux à triturer une mèche. Il va me falloir trouver quelque chose à dire, mais mon cerveau a cédé sous la pression et rien ne me vient, si ce n’est ce parfum qui caresse mes narines, je suis fascinée.


— Idiote ! Je ne vous paie pas pour avoir la tête en l’air. Regardez-moi !


Elle crie et saisit mon menton de part et d’autre de ma mâchoire, plongeant ses yeux inquisiteurs dans les miens. Je reste digne, m’excuse et promets encore une fois que cela n’arrivera plus. Elle relâche son emprise, et va s’asseoir sur son fauteuil d’un pas assuré. Ses jambes se croisent, soulevant un de ses escarpins à la semelle rouge, ses mains passent sur la jupe de son tailleur pour venir cacher la fixation des ses bas couleur chair, puis atteignent ses tempes. Elle a l’air aux prises avec un dilemme cornélien.


Je suis en nage, mon corps s’est emballé quand elle a posé ses mains sur moi, je tente par tous les moyens de conserver mon calme. Je me rends compte que... merde, je suis trempée et pas qu’un peu ! Je resserre mes jambes par instinct, mais la pression de mes cuisses me procure des sensations intenses qu’il faut vite que je contienne.


J’attends, me concentrant pour ne pas me dandiner, j’ai la sensation qu’elle m’a totalement occultée pour se concentrer sur sa réflexion : heureusement. Elle se lève de nouveau en soupirant, sans m’adresser le moindre regard, pour s’approcher du ficus énorme qui occupe tout un coin du bureau. Elle caresse une feuille, je sais qu’elle tient beaucoup à ses foutues plantes, il y en a partout, et si elle pouvait, je suis sûre qu’elle en mettrait jusque sur le toit. Elle se saisit de l’un des longs tuteurs en bambou qui soutiennent l’ensemble, prenant le temps de l’examiner, le faisant glisser entre ses doigts et le pliant entre ses mains.


— Il va falloir que je prenne les choses en main !


On dirait qu’elle a eu une révélation, c’est mal barré, je prie pour qu’elle ne me jette pas à la porte ou encore qu’elle ne remarque pas l’état dans lequel je suis.


— Lys, Lys, Lys..., soupire-t-elle derrière moi.


— Venez ici, mettez-vous là. Vos coudes sur le bureau.


Sylvie désigne l’emplacement avec son morceau de bois. Quoi ? Je ne comprends plus rien, je ne bouge pas, j’en suis incapable. Elle se rapproche, glisse sa main libre autour de ma taille, en répétant sa phrase d’une voix douce au creux de mon oreille. J’ai envie de me laisser aller et de me blottir contre elle, mais ce serait très malvenu, être prise en main est quelque chose qui m’a toujours fait fondre.


— Maintenant, je n’ai pas que ça à faire !


En me donnant une impulsion délicate vers l’avant, prudemment sans trop réfléchir, je suis ses instructions. Je ne comprends toujours pas ce qu’elle me veut, mais j’ai envie d’obéir, ce n’est pas le moment de faire la maline et de la contrarier davantage.


— Tendez vos jambes.


Je m’exécute quand j’entends le bruit de la baguette fendre l’air derrière moi. J’ai peur d’avoir compris. Je tourne la tête vers elle, le regard plein de questionnements auxquels elle ne répond que par un haussement de sourcils.


— Tu cherches à attirer mon attention, je vois clair dans ton jeu, je suis certaine que tu vas apprécier...


Le bois vient s’abattre droit sur mon derrière par-dessus ma jupe sans plus de préavis. J’étouffe un cri en me mordant la lèvre, putain de bordel de merde, ça pique.


— Tais-toi ! Je ne veux rien entendre.


Second coup plus dur immédiatement suivi d’un troisième. Je pose ma tête sur mes avant-bras, résignée. Mon cul me fait mal, mon cerveau s’est fait la malle, mais mon sexe lui me rappelle sa présence par de délicieuses décharges tout au fond de moi.


— Je suis bien obligée d’employer la manière forte.


Sylvie s’avance pour caresser de la main, mes fesses meurtries, le passage de ses doigts me fait frissonner toute entière, j’ai désespérément envie de gémir. Elle s’attarde, laissant tomber ses doigts le long de mes cuisses de part et d’autre, pour mieux remonter lentement. Je soupire le plus discrètement possible, la bouche cachée dans mes avant-bras.


Un doux rire un rien sarcastique parvient à mes oreilles, et en un éclair, ma jupe se relève sur mes hanches, révélant mon string. Elle s’empare du morceau de tissu, le tirant sans ménagement, le faisant monter et descendre entre mes fesses, mon clitoris s’embrase sous le frottement du tissu. Mes fonctions cognitives sont toujours aux abonnés absents, une claque bien appuyée de la main atterrit sur mon cul nu.


— Bien ! Baisse ta culotte, si on peut appeler ça une culotte !


Je m’exécute sans dire un mot, avant de me remettre en place, j’ai honte, j’ai peur, mais mon cœur bat à mille à l’heure. Elle vient poser sa main chaude au bas de mon dos en me disant d’écarter les jambes et de les garder bien tendues. Je me laisse poser de tout mon poids sur le verre frais du plateau. C’est la pagaille dans ma tête, j’ai les fesses à l’air, et tout le monde pourrait nous voir à travers les fenêtres du bureau.


Je me soumets sans opposer la moindre résistance, je déglutis, je sens ma chatte laisser échapper mon nectar d’entre mes lèvres intimes. Sylvie se penche pour ramasser mon dessous, avant d’y enfouir son nez fin...


— Tu vois, toute excitée petite chienne, voilà qui est bien !


Je l’entends susurrer d’une voix douce. Je suis dans un état second, complètement déroutée par ce qui arrive.


— Compte !


Je m’entends dire un, puis deux, puis trois, je sors de mon corps et me focalise sur ma respiration entre chaque coup de baguette qu’elle m’inflige pour laisser la douleur se distiller en moi. Elle m’envahit et me consume pour finir par laisser place à quelque chose d’autre, quelque chose de nouveau. Quelque chose de troublant, les morsures derrière moi m’empêchent d’y voir plus clair.


Toutes mes sensations sont en contradiction, pendant que je continue d’égrener le compte. J’essaye de me focaliser sur le bruit de la canne pour me préparer aux impacts cinglants sur mon fessier. Etonnamment concentrée et appliquée sur mon décompte, je relève la tête et fixe le meuble en face où sont posées plantes et photos, en ordre parfait.


Sylvie n’y va pas de main morte, chaque coup est porté sèchement avec dextérité et précision, me poussant à geindre et à me contenir pour maintenir la position. Je n’ai pas envie de lâcher prise, j’accepte avec bonheur les coups qu’elle me donne, me sentant punie pour mon mauvais comportement, et désirant trouver grâce à ses yeux.


Nous en sommes à douze, je me suis agrippée au bureau, mes mains fermement arrimées à l’autre extrémité pour soutenir ses assauts. Elle s’interrompt et semble contempler son œuvre, avant de passer une main désinvolte sur mes fesses. Elle réfléchit un instant, faisant promener ses doigts le long de mon cul, pressant légèrement chacun de mes lobes, ma chatte coule de joie le long de mes cuisses ouvertes.


— Bien ! Rhabillez-vous et retournez travailler !


Je ne m’attendais pas à ça, je me redresse, chancelante, je palpe mes fesses en fusion pour estimer les dégâts, et abaisse ma jupe pour filer... Au moment où j’attrape la poignée, Sylvie qui s’est déjà rassise me stoppe net.


— Vous n’oubliez pas quelque chose ? Remerciez-moi pour cette correction et allez vous arranger, je ne veux pas que mes clients vous voient dans cet état.


Un ’’merci Madame’’ confus du bout des lèvres avant une fuite rapide tandis qu’elle joue de nouveau avec mon pauvre string. Je file droit aux vestiaires où j’observe mon cul marqué de longues lignes rouges dans un miroir de poche. J’ai foutrement envie de me caresser, mais je ne m’attarde pas, remise en état express, avant de retourner au pas de course dans les allées et les rayons, je pourrais jouir d’un courant d’air sous ma jupe.


L’après-midi se déroule sans incident, quoique mon minou reste humide et que cette envie d’être comblée ne me quitte pas un seul instant... Des clients satisfaits eux et une patronne qui n’est pas réapparue : on peut dire que tout va bien. En plus, j’ai bientôt fini ma journée, demain, je serai à l’heure et ce qui s’est passé restera entre Sylvie, son ficus et mon cul : c’est peut-être mieux ainsi.



Il est presque l’heure que je parte quand elle débarque en magasin, comme une fleur, et vient jusqu’à moi avec un sourire mutin qui me force à détourner les yeux.


— Lys, vous allez vite me réparer vos bêtises avec le stock avant de partir, ce n’est pas à moi de le faire, nous sommes d’accord ?


J’avais légèrement oublié ce détail...


Me voilà enfermée en réserve, à démêler le bazar que j’y ai mis soi-disant. J’ai toujours mal au cul, mes pieds me font souffrir le martyre, quelle idée de manutentionner des cartons en talons, mais vu que j’ai toujours un travail, je ne vais donc pas me plaindre. La zone est déserte, vu qu’à cette heure, tout le monde a fini sa journée, sauf moi qui suis condamnée à compter encore et encore pour tomber juste. Je mets du cœur à l’ouvrage, consciencieuse et appliquée, voilà les mots d’ordre, d’autant plus qu’il ne s’agirait pas de se faire encore fouetter le cul...


La brûlure de la baguette a fini par s’estomper, mais j’ai toujours envie de soulager cette tension qui persiste entre mes jambes. Une sacrée expérience, j’ai rarement été aussi excitée aussi longtemps ! Il va me falloir creuser la question, c’est certain, mais en dehors des heures de travail...


La double porte en métal s’ouvre dans son couinement caractéristique, me sortant de mes rêveries pimentées. Sylvie vient sûrement contrôler le bon déroulement des opérations. Je me lève d’instinct et me prépare à l’inspection, tandis que les claquements de ses talons sur le sol se rapprochent rapidement. Elle fonce droit sur moi, proche, puis trop proche en un battement de cils. Sa main parée de bijoux se lève, et saisit mes cheveux avec vigueur.


— Que vais-je bien pouvoir faire de toi ?


Malmenée, mais instantanément excitée par cette empoignade, je baisse à nouveau les yeux vers le sol, quand son autre main vient s’emparer de ma mâchoire pour me forcer à soutenir son regard bleu glaçant.


— Alors ?


Je ne sais pas quoi répondre. Mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine, et mon sexe me gratifie d’un tas de signaux d’approbation, alors que je le sens se lubrifier de plus belle. Elle est presque collée à mon visage, son nez gracile et fin vient s’enfouir dans mes cheveux qu’elle empoigne toujours à pleine main.


— Tu sens bon, vilaine petite garce.


Glissé à mon oreille. Je croise mes mains devant moi en mordant mes lèvres, ne trouvant toujours rien à répondre. Son visage s’éloigne, son emprise semble se relâcher, son nez est maintenant sur ma joue, puis sa bouche pulpeuse s’empare de la mienne avec fougue. Sa langue avide m’envahit et je succombe à ce baiser dans un râle, mais Sylvie me repousse avec force.


— Je sais ! dit-elle avec un sourire narquois, sa main fichée dans mes cheveux m’ordonne de m’agenouiller et je m’exécute sans broncher. De sa main libre, elle remonte sa jupe haute couture et écarte sa culotte avant de plaquer ma bouche droit sur son sexe.


— Fais ça bien salope ! Tu en meurs d’envie !


Trop d’informations à gérer, trop de parfums délicieux à assimiler, ma bouche comme téléguidée entreprend de lui donner du plaisir. Je m’applique en dégustant sa chatte, léchant et lapant son intimité, forçant ma langue à sortir au maximum pour atteindre ses moindres recoins. Je découvre que Sylvie est elle aussi empreinte de plaisir, et son sexe coule sans discontinuer dans ma bouche.


Une seconde main vient accompagner la première, me donnant le tempo, son corps se soulage de plus en plus de son poids, appuyant fort sur ma bouche. Des cris de sa voix chaude emplissent la pièce tandis qu’elle m’accompagne de grands aller-retours du bas vers le haut. La fièvre me bat aux tempes.


Mon bas-ventre me fait souffrir, tant mon minou se contracte d’excitation, je suis dévouée à ma tâche et je prends un pied monstre, comme si j’étais étrangement libérée d’une sorte de carcan tandis qu’elle m’impose cette position compromettante et son nectar divin. Je me donne en employée consciencieuse à bouffer sa chatte divine aux parfums d’agrumes et de café.


Elle me force à me relever, tirant sur mes cheveux à nouveau, et vient me planter un baiser langoureux mêlant le goût de sa bouche à celui de sa féminité. Elle rit, ses grands yeux bleus si glacés se sont réchauffés et son sourire diaboliquement sexy me fait planer. Sylvie saisit vigoureusement ma gorge et fait courir sa langue le long de ma mâchoire et de mon cou.


— Tu n’es pas bonne à rien...


Elle m’entraîne contre une étagère en métal froid, son regard me brûle, ses doigts dans mon cou me contraignent tandis que sa main libre déboutonne ma veste et tire sur ma chemise avant d’arracher mon soutien-gorge. Mes tétons sont déjà durs et pointent de désir quand elle les pince et les tire entre son pouce et son index. Elle me fait délicieusement souffrir, s’y reprenant à plusieurs fois. Mon corps entier est en feu.


Une gifle qui pique ma joue, suivie d’une autre dans un rire machiavélique. Je suis vexée, frustrée, excitée au-delà de tout ce que je pensais possible. Rien n’est tendre, mais tout est si bon. Sa main se lève et vient s’abattre sur mes seins à de nombreuses reprises, je suis hors de contrôle, je me surprends à la défier du regard maintenant. Soutenant ses yeux azur me contentant de gémir à chaque claque qu’elle entrecoupe de caresses sur les pointes excitées de mes seins.


Sa main glisse de mes seins à mon ventre avant de trouver ma chatte offerte. Ses longs doigts fins jouent sur mon sexe gonflé et ouvert, mes sourcils se froncent quand ses doigts pénètrent en moi et font pression sur mon clitoris. Sylvie me baise dans un clapotis délicieusement humide qui résonne au milieu des cartons. Je suis sur un fil, prête à exploser quand elle se retire, me narguant d’un petit sourire satisfait.


Elle se dirige vers le plan de travail où j’avais patiemment trié mes bordereaux pour tout envoyer valser d’un revers de la main. Je suis toujours en appui contre mon étagère, la tête dans les nuages et le corps en ébullition quand elle revient vers moi pour me tirer par ma chemise négligemment ouverte, m’entraînant de nouveau à elle. Je suis pantelante et un peu perdue quand elle s’assoit avec grâce sur le bureau, prenant le temps de remonter sa jupe et d’ôter sa culotte de dentelles noire avant de lécher ses doigts.


Féminine et torride, portant mon plaisir à sa bouche. Je suis en transe, je ne peux la quitter des yeux tant elle est belle. Je suis comme hypnotisée quand elle libère sa poitrine généreuse, la malaxant délicatement.


— Tu ne crois pas qu’en plus tu vas prendre ton pied ?


Elle s’installe avec l’élégance qui la caractérise, posant un pied sur la chaise, écartant éhontément ses jambes sous mon regard captivé.


— Mets-toi à genoux et viens ici, dit-elle en pointant du doigt sa toison noire, et son sexe rose qui luit sous les lumières vives. Je n’hésite pas, je descends sur mes genoux et avance vers la cible qu’elle me désigne. Une fois à sa portée, sa main retrouve mes cheveux et me guide vers sa fente mouillée. Mes mains entrent dans la danse pour venir dégager son clitoris de son écrin.


Ma langue, dans un frénétique ballet, danse sur son bouton, forçant son bassin à imprimer des mouvements de bascule m’indiquant être sur la bonne voie. Des insultes qui volent au-dessus de ma tête, des râles de plus en plus intenses et cette main dans mes cheveux qui finit par me forcer à avaler son plaisir de Femme. Elle soupire encore et je sens son bas-ventre se contracter en soubresauts tandis qu’elle me fait finir de nettoyer sa chatte inondée.


Je reste sagement à genoux entre ses jambes, son essence partout sur mon visage et mes papilles, quand elle se redresse, remettant en ordre ses cheveux.


— Bonne fille, conclut-elle, avant d’attraper sa culotte, de me la placer dans la bouche, puis de se lever et de filer sans même m’adresser un regard. La double porte se referme derrière elle, je l’entends claquer dans un bruit sourd...


... Je meurs de froid, je suis groggy, j’ouvre un œil hagard, toujours assise au milieu des cartons de la réserve. Mince, je me suis endormie, sommes-nous toujours le matin ?


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