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Les péchés (II) : Envie

Chapitre unique

Voyeur / Exhibition

Étienne Langlois avait toujours été quelqu’un de discret. De nature réservée et peu sûr de lui, il vivait seul dans un petit appartement au centre-ville, non loin d’un parc où il aimait passer ses soirées. Il s’asseyait sur un banc et lisait un bon roman ou bien contemplait silencieusement le paysage et ses alentours. Son petit péché mignon était de regarder les joggeuses et leurs tenues si moulantes. Lorsque par chance, l’une d’elle s’étirait tout près de lui, il ne manquait rien du spectacle et s’autorisait même une petite palpation par-dessus sa veste. 


Pourtant, ce n’était pas pour ces femmes qu’il se trouvait dans ce parc la plupart du temps. En réalité, chaque soir il attendait le passage de la seule et unique femme qui comptait pour lui. Une belle brune à la silhouette un peu ronde mais aux formes parfaites. De beaux yeux verts encadrés par une nuée de cils interminables… Étienne était dingue de cette femme, il la désirait comme un fou, mais restait incapable de la conquérir. Car la belle Caroline, si parfaite soit-elle, avait déjà trouvé son prince et vivait une vie de rêve avec son collègue Grégory, l’homme qu’il détestait le plus au monde.


Ce dernier était l’archétype même du mec qui a tout pour lui et qui le sait pertinemment. Combien de fois s’était-il vanté auprès de ses collègues d’avoir la possibilité de prendre sa femme dès qu’il le désirait ! La façon dont il parlait d’elle et de leurs ébats bien nombreux répugnait Étienne. Alors, il se contentait de rester là, dans l’ombre, à la désirer en secret, et à envier son collègue et sa vie si parfaite. 



Un soir, alors qu’il attendait Caroline assis sur son banc, il laissa son esprit plonger dans la mélancolie. Que la solitude était pesante ! Surtout dans ces moments-là. Soudain, il sursauta lorsqu’il entendit la douce voix qu’il adorait tant. 



— Étienne ? Est-ce que ça va ? Tu sembles bien songeur…

— Oh Caroline ! Je ne t’avais pas vu. Ça va, ne t’en fais pas. Juste un petit coup de blues.


Il essaya de se concentrer sur les prunelles vertes de Caroline, résistant à l’appel de ses deux globes jumeaux qui semblaient bien à l’étroit dans sa brassière de sport. Comme il avait envie de goûter à cette chair si pulpeuse… 



-

— Je n’ai pas encore reçu ta réponse pour le barbecue de samedi, demanda-t-elle en posant son pied sur le banc. 

— Ah oui, je viendrais bien entendu. Il faut que j’apporte quelque chose ?

— Fais-nous ta super salade de poivrons marinés, tu sais à quel point j’en raffole.

— Ok, va pour la salade de poivrons. 


En même temps qu’elle parlait, Caroline s’étirait et Étienne put admirer son sublime fessier se tendre sous le tissu. Son pantalon commençait à le serrer et il prit bien soin de ne pas montrer l’effet que ces étirements provoquaient chez lui. Quel chanceux ce Grégory ! Dire qu’il pouvait sans se gêner passer ses mains sur sa peau qui lui semblait si douce… 


— Sinon, tu comptes venir accompagné ? demanda-t-elle avec un léger sourire

— Oh non, je ne pense pas. Sauf si entre temps il se passe un miracle…

— Qui sait ? L’amour est peut-être plus proche que tu ne le penses. Si ça se trouve, elle va même débarquer très bientôt.

— Si seulement… 

— Ne t’en fais pas voyons, tu trouveras la perle rare je te le garantie. Bon j’y vais. Bonne soirée et à samedi !

— Bonne soirée ! 


Et il la regarda partir à petites foulées, se délectant de la vue. Ce petit intermède l’avait bien excité, peut-être un peu trop. Il allait devoir rentrer pour faire taire cette envie de la poursuivre et de la prendre contre un arbre. En chemin, il se remémora un souvenir assez récent qui peuplait encore une majeure partie de ses nuits. 



C’était un samedi, au dernier barbecue, comme ils en organisaient si souvent. Étienne s’était coupé avec une coupelle en verre qu’un invité venait de casser et il était entré à l’intérieur de la maison pour quérir l’aide d’un des hôtes. Ne trouvant personne à la cuisine, il s’était dit qu’il pourrait dénicher de quoi se soigner dans la salle de bain. Cependant, il fut stoppé dans le couloir par des bruits de succion particulièrement suggestifs provenant de la dite salle de bain. Son cœur bondit dans sa poitrine et son sang afflua jusqu’à son entrejambe. Était-ce bien ce qu’il pensait ? Grégory était-il en train de se faire sucer par sa femme pendant que les invités vaquaient à leurs occupations ?


Tiraillé entre sa jalousie et sa curiosité, Étienne eut du mal à décider quoi faire. Il aperçu alors par la porte entrouverte la chevelure brune de Caroline balançant à un rythme bien cadencé.  


-Hmmm… C’est bien... suce bien comme ça… Qu’elle est bonne ta bouche ma salope !


En entendant ces mots, Étienne fut pris d’un violent pincement au cœur. Jamais il n’avait osé parler à une femme comme ça, il en était incapable. Pourtant, savoir que Grégory se permettait de traiter Caroline de la sorte le rendait fou de rage et de jalousie. Il resta là en spectateur, incapable de s’enfuir. 



— Faut que je te prennes , penche-toi sur le lavabo . Hmmm, allez prends ma queue salope !



Voulant en voir un peu plus, il se rapprocha de la porte et trouva le point de vue idéal. Sans être vu, il pouvait à sa guise observer le superbe fessier galbé de Caroline qui se vit investir par le membre de Grégory. Étienne regretta de ne pouvoir voir son joli visage mais il se contenta de la vue de sa croupe qui subissait de vifs assauts et de ses gémissements qu’elle tentait de retenir. 

Il ne se rendit même pas compte qu’il avait la main dans son caleçon, essayant d’apaiser son érection si prononcée. Grégory se mit alors à y aller plus fort et les gémissements se transformèrent en cris de douleur, pourtant Caroline continua d’encaisser. L’homme se raidit, explosant dans la matrice de sa femme et reprit doucement son souffle. Ensuite il se baissa et à l’aide de sa langue et de ses doigts, il lui fit atteindre l’orgasme. 


Étienne ne put s’empêcher de se branler copieusement en voyant la femme qui hantait ses nuits se faire prendre dans cette salle de bain. Ce plaisir coupable ne fit qu’enfler et atteindre son apogée quand il l’entendit pousser des cris de jouissance. Comme il aurait aimé être celui qui la faisait crier ! 

Pourtant il n’en était rien et il se contenta de son rôle de voyeur, avant de retourner auprès des autres invités afin de ne pas se faire prendre.  



Depuis ce jour-là, chaque fois qu’il se branlait, il imaginait le corps de la belle Caroline et arrivait à entendre ses gémissements qui résonnaient dans sa tête. Mais sa frustration grandissait à mesure que son désir pour elle augmentait. Tout comme sa haine envers son collègue.

Ce crétin de Grégory avait tout pour lui et pourtant, il avait passé la semaine à flirter avec la nouvelle stagiaire Lucie. Les ragots allaient bon train dans la boîte et des paris avaient même été lancés par David, le chef du personnel. Intérieurement, il espérait que ce con allait craquer, alors il se proposa pour arbitrer les paris. 


C’est pourquoi il se trouvait dans le bureau de Grégory ce vendredi à l’heure du déjeuner, afin de vérifier les résultats. Et vu ce qu’il y découvrit, il n’en fut pas déçu. Ce fut une scène riche en gourmandises. 

Étienne savoura avec plaisir le visage de son rival se décomposer quand Grégory remarqua qu’il filmait son infidélité. Encore plus lorsqu’il annonça son intention de dévoiler l’affaire à Caroline. Quelle douce victoire ! Enfin la belle ouvrirait les yeux sur son salaud de mari ! Et peut-être alors qu’elle pourrait les poser sur lui.. 


Il jubilait le soir au moment de sortir du bureau quand soudain, il croisa la route de Grégory qui semblait dans un état pitoyable. Il le supplia de ne rien dévoiler mais Étienne ne lâcha pas, trop fier de sa petite victoire. 



— Assumes Greg, fallait pas baiser la stagiaire alors que tu es marié. Franchement avec ce que tu as à la maison, t’es vraiment un abruti fini d’avoir gâcher ça. 

— Combien tu veux ? Je peux te payer...ou te filer ma caisse ! Je t’en prie mec fais pas ça...

— Va te faire foutre avec ton fric, ta femme mérite de savoir que son mari est un connard.

— Ok OK… Laisse moi le temps de lui annoncer alors. Ça risque de lui faire mal si tu lui balances tout comme ça.

— Fallait peut-être réfléchir avant de fourrer ta queue dans la chatte d’une autre…

— Ouais c’est bon, j’ai pas besoin de leçon de morale. Laisse moi juste du temps, c’est tout ce que je te demande. 

— Demain. Tu as jusqu’au barbecue demain chez toi. Si tu ne lui as pas dit, je me ferai un plaisir de le dire devant tous tes convives. Tu as un rétroprojecteur chez toi ?

— Je le ferai. En échange, je veux que tu me promettes de pas lui montrer la vidéo. Pense à elle avant tout. 

— On verra ça. A demain. 



Dès qu’il rentra chez lui, il passa un coup de téléphone à sa sœur Pauline, qui travaillait aussi dans la même entreprise que lui, pour lui raconter sa découverte.  



— Ce connard de Grégory va enfin récolter ce qu’il mérite, jubilait-il

— Moi, à ta place, je les laisserai se démerder. C’est leur vie, pas la tienne.

— Mais Caroline mérite tellement mieux que ce bouffon ! Tu vois bien comme il la traite aux barbecues, en parfaite petite servante. 

— Et tu crois que tu es mieux placé pour la rendre heureuse ? C’est un peu tordu comme raisonnement. 

— Je ne t’ai pas demandé ton avis tu sais, commença à s’irriter Étienne devant le peu d’enthousiasme de sa sœur. Je crois que je n’ai pas de conseil à recevoir d’une fille qui n’a pas écarté les cuisses depuis son dépucelage. 

— C’est bas ça frangin…

— Ouais je sais, mais tu l’as cherché. Tu pourrais me soutenir au moins !

— Ok, je vais faire un effort. Qu’est-ce que tu vas faire s’il ne lui dit rien ?

— Je lui ai dit que je balancerai la vidéo devant tout le monde, ça devrait l’encourager à parler.

— Et donc, ton plan c’est de la consoler et de te la faire dans la foulée. 

— Quoi ? Mais non… Pour qui tu me prends ?

— Seulement pour un mec qui fantasme sur la femme d’un autre… 

— Je vois qu’on ne peut pas discuter avec toi. Bon, on se voit demain alors.

— Tu fais une grosse connerie…

— Ouais, salut.


Étienne n’en revenait pas de la réaction de sa sœur. En tant que femme, il aurait pensé qu’elle trouverait cette façon de la traiter, ignoble et machiste. Tant pis pour le soutien !


Il s’allongea sur son lit et ferma les yeux en imaginant les voluptueuses courbes de sa muse. Bientôt, il allait enfin pouvoir effleurer ce rêve qui le tourmentait depuis de longs mois. Pouvoir toucher sa peau si blanche, la goûter, la savourer. S’emparer de ses lèvres en même temps que son cœur et lui montrer ce qu’est le véritable bonheur. Rien que d’y penser, il bandait fiévreusement, tellement que ça lui faisait mal et il se branla pour apaiser ce désir. Il prit la photo qu’il avait imprimée, pour placer sa verge contre l’image du visage de Caroline. Quand l’orgasme le prit, il s’imagina éjaculer réellement sur ses fines lèvres et ses joues roses, et arrosa copieusement la photographie de sa semence épaisse. Étienne sourit en pensant que si Caroline avait vraiment été là, elle lui aurait nettoyé la queue avec la langue. Que cette femme était belle recouverte de son foutre ! Finalement, il sombra dans les abysses de ces songes pleins de promesses.  



Le lendemain, lorsqu’il arriva chez les Marchet, Étienne avait un peu le trac. Il espérait que Grégory avait déjà annoncé sa tromperie à Caroline, comme cela, il ne serait pas obligé de le faire lui-même. Mais au sourire rayonnant qu’elle arborait sur le visage, il comprit tout de suite que ce n’était pas le cas. Quel lâche ! Pourtant, il l’avait bien prévenu ! La rage grondait en lui et il serra les poings avant de se diriger d’un air déterminé vers la maîtresse de maison, occupée à discuter avec d’autres invités. Il fut pourtant stoppé net dans sa course par sa sœur Pauline, qui se mit en travers de son chemin. 



— Tu comptes aller où comme ça ? 

— Pauline, ce n’est pas du tout le moment. 

— Je continue de penser que ça ne te regarde pas. Viens prendre un verre, détends-toi un peu.

— Je n’ai pas envie de prendre un verre, laisse-moi passer. 

— Tu veux vraiment lui mettre la honte devant tous ces gens ? Regarde-les ! Avec leurs sourires hypocrites, ils se disent ses amis, pourtant, si tu fais ça, ils vont tous s’empresser de la pourrir dans son dos. C’est ça que tu veux pour elle ?

— Je comptais quand même pas tout balancer en public, c’était juste pour menacer l’autre con. Je vais aller lui demander de me suivre et…

— Allo ? Il y a quelqu’un là-dedans ? l’interrompit-elle. Et tu crois qu’elle va réagir comment ta Caroline en apprenant la nouvelle ? Attends au moins que les invités soient partis, si tu dois absolument le faire. Allez viens maintenant, on va se prendre un truc à boire. Il n’y a pas des chaises ? J’en ai marre d’être debout...


Étienne ravala sa rage un moment, surtout lorsqu’il croisa le regard inquiet de Grégory qui semblait l’éviter comme la peste. Bien, au moins il ne faisait pas le fier ! Pour une fois, il évitait même les démonstrations d’affections habituelles qu’il avait envers sa femme. Étienne quant à lui, ne pouvait se résoudre à aller parler à Caroline, de peur de ne plus pouvoir tenir sa langue, alors il navigua d’invité en invité, noyant son impatience dans la sangria maison. 


Le jardin devint soudain trop bruyant pour lui et il préféra s’isoler et chercha un coin tranquille dans la maison. Il appréhenda de passer vers la salle de bain, se rappelant encore les instants fugaces qu’il avait surpris. Soulagé de ne pas entendre le moindre gémissement dans le couloir, il se permit d’aller dans la cuisine pour se réhydrater. Il resta alors immobile dans l’embrasure de la porte, bouche bée, les yeux écarquillés de stupeur.


Là, juste devant lui, Grégory était en train de besogner sa femme sur le plan de travail de la cuisine sans aucun scrupules. La belle gémissait, sa tête se cognant par à-coups contre la crédence à mesure qu’il la martelait. Étienne sentit une rage bouillonner en lui. Mais ce n’était pas contre Grégory qu’il était le plus en colère, non. C’était contre lui-même. Car bien qu’il désirait plus que tout être à sa place, le voir planter son sexe dans sa tendre chair l’excitait bien trop. Il ne trouva pas le courage de se montrer, de l’empêcher de continuer de profiter d’elle. 


Au lieu de cela, il sortit son sexe et commença à se masturber en regardant son ennemi donner de vigoureux coups de reins à la femme qu’il convoite. Pire, lorsqu’il entendit Grégory annoncer qu’il allait changer de trou, il se contenta de se branler plus fort, vérifiant qu’il demeurait bien hors de leur vue. Sauf que Grégory lui, avait évidemment aperçu son voyeur et fit en sorte que ce dernier puisse bien voir son membre s’enfoncer dans son cul. Caroline tentait vainement de retenir ses cris, mais ce n’était pas chose facile tant il y allait avec force. Elle jouit si fort qu’Etienne se dit qu’il n’avait jamais entendu de son aussi exquis.


Étienne sentit son sexe enfler sous ses doigts. Qu’il aimerait lui aussi se nicher dans ce si joli postérieur et la faire crier !  

Les assauts de Grégory se firent plus violents et brusquement, il se retira de son étroit fourreau pour venir la mettre à genoux et lui faire avaler son sexe sans aucune douceur. Le belle encaissa les coups de bassin profonds et retint sa respiration jusqu’à ce qu’il explose dans sa gorge. Étienne était sur le point de jouir quand il entendit la voix de son collègue s’élever.



— Regarde chérie, je crois qu’il y en a un qui a apprécié le spectacle…


Étienne se stoppa net quand il croisa le regard surpris de Caroline, qui vint se poser sur son sexe, encore bien raide. Sa bouche forma un O de surprise et ses joues s’empourprèrent. Son sexe fut prit de soubresauts et soudain, alors qu’il ne bougeait même plus, sa semence gicla sur le sol devant une Caroline au comble de la gêne.



— Merde ! Je suis désolé Caroline, tenta-t-il de se défendre en se rhabillant

— Devant un tel spectacle, personne n’aurait pu résister, se moqua Grégory 

— Toi espèce de connard, tu ferais mieux de fermer ta gueule ! s’emporta-t-il 

— Mais qu’est-ce qu’il te prend Étienne ? S’interposa Caroline. Ça va pas de lui parler comme ça ! 

— Caroline écoute-moi, la supplia-t-il. Ce mec est un enfoiré, il te trompe avec la stagiaire !

— La stagiaire ? N’importe quoi ! refusa-t-elle d’accepter

— Je crois que tu ferais mieux d’y aller mec, tenta Grégory 

— Toi, ta gueule ! J’ai tout filmé Caro, je te jure que je mens pas. Regarde mon téléphone. 


Elle hésita puis prit le téléphone qu’il lui tendit, après avoir vu l’inquiétude se glisser sur le visage de son mari. Le sien à elle se glaça d’effroi à la vue de l’accablante vidéo. 


— Chérie, je vais tout t’expliquer… essaya de se justifier Grégory en lui prenant la main

— Ne me touche pas ! Dégage. Dégagez tous de chez moi.

— Mais…

— DÉGAGE ! Hurla-t-elle si fort qu’il en sursauta


Après un instant d’hésitation, il capitula.


— D’accord. Je vais faire sortir tout le monde et on en reparle plus tard alors.

— C’est ça ouais, dit-elle d’un ton méprisant 


Il prit la fuite non sans un dernier regard haineux vers son traître de collègue. 



— Je n’y crois pas … Comment il a pu me faire ça ? se lamenta-t-elle. Je n’arrive pas à y croire…

— Je suis vraiment désolé pour toi Caro. Si tu savais comme j’ai envie de lui casser la gueule ! Il ne te mérite pas, tu es trop bien pour lui, tenta de l’apaiser Étienne en passant un bras autour de ses épaules.

— Mais qu’est-ce que tu fais ? Pour qui tu me prends ? Tu crois que je n’ai pas compris ton petit manège ? Tu pensais quoi ? Que j’allais te tomber dans les bras après que tu m’aies annoncé la nouvelle ? Vociféra-t-elle en le repoussant. Vas-t-en !

— Quoi ? Bredouilla-t-il, gêné. Mais non je…

— Arrêtes de me prendre pour une idiote. Non mais sérieusement tu croyais qu’après t’être bien branlé en me regardant baiser, tu allais pouvoir tenter ta chance ? Tu n’as pas trahi Grégory pour m’aider, sois honnête au moins une fois dans ta putain de vie ! Tu l’as fait uniquement pour toi.

— Caroline, je suis désolé… Je ne voulais pas…

— Nettoie-moi ça avant de partir et ne reviens plus, fit-elle d’un ton sans appel.

 


Elle désigna du doigt la flaque de semence encore étalée sur le carrelage et lui lança un rouleau d’essuie-tout avec mépris. Étienne se sentit tellement mal… Il s’exécuta, n’osant plus la regarder dans les yeux. Quelle humiliation ! Son plan avait vraiment mal tourné et il se retrouvait de nouveau seul, le cœur brisé et l’âme déconfite. 

A trop envier son collègue, il en avait perdu tout sens des réalités. Sa jalousie et son désir l’avaient poussé au bord du précipice et maintenant, il en payait le prix. 



Après tout, Descartes a dit un jour : “Il n’y a aucun vice qui nuise tant à la félicité des hommes que celui de l’envie.”

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