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Les petits bonheurs

Chapitre 2

Rébecca

Erotique

Les jours suivants, c’est comme si rien n’était arrivé. Nous ne revenons pas sur les événements de ce soir si controversé. Pierre est amoureux et il sait le montrer. Nous reprenons depuis notre retour au bercail nos corps à corps un peu partout dans la maison. Il est toujours en forme, pratiquement toujours la queue à la main, dès que nous sommes dans la même pièce. Il ne parle plus de ce qui s’est passé et je ferme les yeux sur une parenthèse spéciale de notre vie commune. J’aime assez être désirée et surtout qu’il bande pour moi. Je ne le repousse pratiquement jamais. Alors, la cuisine, la salle à manger, l’entrée, et aussi les extérieurs me voient me laisser trousser dès qu’il en a envie.


C’est ainsi et je profite donc des journées estivales durant lesquelles, nous déambulons toujours à poils sur notre pelouse. Il faut dire que nous sommes éloignés des autres habitations et que notre plus proche voisin est à plus de deux kilomètres. Pas de risque d’être aperçue nue dans ce lieu clos où je passe des jours agréables. Pierre dès son retour du bureau me rejoint, lui également dans le plus simple appareil. Il vient justement d’arriver et… je vois ses bonnes dispositions depuis l’escarpolette où je me balance mollement. Un petit vent doux caresse ma peau.


— Ah, Élyse ma chérie… Devine qui j’ai rencontré au bureau cet après-midi !

— … Comment veux-tu que je le sache ? Je donne ma langue au chat.

— Non ! Ça m’est réservé ça, ma chérie ! Et bien… j’ai revu… Benoit !

— Benoit ?... Tu veux parler du Benoit de ce fameux soir ?

— Oui… je vois que tu n’as pas oublié. Il serait heureux de te revoir.

— Tu ne vas pas me dire que tu songes de nouveau à… parce que c’est non direct !

— Rassure-toi ! Mais comme il revient tous les jours cette semaine, j’ai pensé que nous pourrions l’inviter à diner un soir.

— Un diner… avec Benoit ! Jure-moi que ça ne cache rien d’autre. Parce que je ne suis absolument pas partante.

— Mais enfin, j’ai compris le message et c’est un collègue de travail. Quand je vais bosser dans son secteur, lui aussi m’invite, alors… c’est une manière de lui rendre la monnaie de sa pièce. De plus, il est avec son épouse…

— Ah ? Il est donc marié ? C’est vrai que je ne le connais pas vraiment…

— Oui ! Enfin, marié je n’en sais rien, mais il vit avec une jeune femme aussi… elle doit avoir à peu près ton âge.

— … Et juste pour mon information, tu as déjà… avec elle ?

— Pour être franc, oui ! Mais c’était bien avant de te rencontrer…

— Je vois. C’est le cas de tous les autres de cette soirée ?

— C’est-à-dire ?

— Vous vous prêtez vos femmes, tous ?

— Non ! Mais Rébecca est particulière. Je ne peux guère t’en dire plus.

— Particulière ? Ça sous-entend quoi ? Ton ami me voit aussi d’une façon « particulière » ?

— Peut-être ! En tous cas, vous avez beaucoup de points de ressemblance. Mais il n’est question que d’un diner avec un couple d’amis.

— Je suis méfiante depuis… bon pour un diner et si Madame est là, pourquoi pas… mais ne vas pas t’imaginer que…

— T’ai-je laissé entendre autre chose ? Allons, ne sois pas mesquine non plus.

— Mesquine ? Eh bien, mon cher Pierre, c’est moi qui suis mesquine ? Bon ! C’est pour quand, cette dinette avec tes amis ?

— À toi de définir une date. Rébecca et Benoit sont là pour quelques jours.

— Demain soir alors ?

— Ça me convient ! Je peux l’appeler de suite pour confirmer.

— Fait ! Vas-y, comme ça, nous serons fixés.


Il s’est mis un peu à l’écart et je le vois qui téléphone. Je ne cherche pas à écouter ce qui se dit. Il parlemente un moment puis revient vers moi avec un sourire.


— C’est bon… demain soir après le boulot. Ils vont venir tous les deux.

— On dirait que ça te réjouit de revoir cette nana. Elle te plait ou t’a plu, tu peux me le dire.

— C’est la compagne de Benoit et il n’y a rien d’autre à en dire. Mais c’est une très belle femme, je le reconnais. Rassure-toi, tu n’as rien à lui envier. Je crois que Benoit aussi salive de te revoir…

— Ouais ? Eh ben, il peut bien baver tout ce qu’il veut… souviens-toi de ce que je t’ai dit… plus question de recommencer un truc pareil.

— Hé ! Calme-toi ! Il n’est pas question de faire quoi que ce soit.

— Tu as faim ?

— Faim ? Ça dépend de ce que tu veux dire par « faim » …parce que si c’est de cela… oui…


Il vient de poser sa main sur mon sein et la paume est trop douce à mon gout. Puis, il y a sa queue toute raide qui me nargue. Je le laisse faire, alors qu’il s’installe sur la balançoire, à mes côtés.


— On dirait qu’elle te fait de l’effet, cette Rébecca !

— Pas elle, mais surement toi, oui et dans cette tenue… un appel au viol.

— Alors, ne nous privons pas, parce que demain, on va faire « ceinture » !

— Vrai ? Tu as raison donc. Profitons de la magie de cette soirée… j’ai bien envie de…


Le reste se perd dans une génuflexion de Pierre qui amène son visage au niveau de mon entrejambe. Il me lèche durant un laps de temps non mesurable et il arrive à ses fins. Je suis tout excitée par ces léchouilles. Le bruit aussi, qu’il fait en me dévorant le clitoris, puis les sons de sucions lorsque sa baveuse rampe le long de ma chatte… je craque vraiment pour lui. Il me murmure des mots, des phrases dont je ne pige plus la moindre syllabe. Je n’en ai cure. Je veux seulement le plaisir de cette fouineuse qui se colle à mon sexe, qui me fait grimper dans les tours. Et ce qu’il me raconte entre deux câlins humides n’a aucune importance à mes yeux.


Dans l’herbe fraichement coupée, sur ce tapis d’un vert tendre, nous roulons ensemble. Un combat singulier qui nous fait renouveler pour la énième fois, une partie de jambes en l’air dont je ne me lasse jamais. Prise dans plusieurs positions, toutes plus bestiales les unes que les autres, je suis comblée. Ma jouissance est à la hauteur de l’éjaculation de mon compagnon. Ensuite, et bien il nous faut reprendre nos esprits et la nuit est presque tombée lorsque nous regagnons la maison. Une douche s’impose. C’est ensemble qu’elle se prend, un dernier câlin dans le dos grâce à l’éponge qu’il frotte sur ma peau et nous dinons sur la terrasse.


Oh ! Un repas du soir assez frugal, de quoi caler nos estomacs. Et la table desservie, Pierre et moi profitons des derniers rayons d’un soleil couchant qui vient nous faire une risette avant d’aller illuminer l’autre face du monde. Et là, face à cette nuit qui monte, je me serre contre Pierre. Toujours dans une nudité intégrale, je me sens si bien. Pourtant quelque chose me chiffonne, comme une petite lampe rouge clignotante au fond de mon cerveau. Quelque chose me dit que tout n’est pas tout à fait fortuit dans la venue du couple ami de mon compagnon. Mais une fois encore, je ferme ma bouche et me tais.


Sa patte posée sur ma cuisse me transmet une chaleur qui m’entraine de nouveau vers un second round à nos jeux amoureux. Et je sais comment faire pour regonfler la petite limace qui dort entre les jambes de mon amant. Il le comprend si bien qu’il ne fait rien pour me dissuader de lui faire redresser la tête. Et lorsque la peau dégage son gland rose, c’est lui qui porte ma main à sa bouche, histoire d’humidifier mes doigts, pour une suite prévisible à ce qui se prépare. Un éternel recommencement ! Inutile de songer que c’est différent, mais pourquoi changer un truc qui fonctionne si bien ? Et le déroulement de nos petites affaires ressemble bougrement à ce qui est arrivé avant le repas.


Une chose pourtant diverge du prélude précédent. C’est bien chez moi et dans ma caboche que les images se bousculent. Je ne sais rien de cette nana, cette Rébecca. Alors pourquoi suis-je obnubilée par une vision d’elle qui ne peut qu’être fausse ? Peut-être parce que je m’acharne à croire que Pierre serait heureux de… lui faire ce que justement il me fait en ce moment ? Dans son crâne ! Oui, c’est bien là que je voudrais être en cet instant, pour savoir ce qu’il imagine. En tout cas, si c’est à elle qu’il fait l’amour, je peux dire que ça m’est d’une certaine façon très profitable. Et je finis par me laisser emporter par une lame de fond sur laquelle surfent déjà les prémices d’un orgasme magistral.


— xxXXxx —


Les heures défilent à une vitesse qui me rend folle. Un diner pour quatre n’a pourtant d’ordinaire rien de compliqué. Alors ? Pourquoi celui-ci me met-il dans un tel état ? Je suis stressée, c’est le moins que je puisse dire. La venue d’un type qui m’a baisé, accompagné en plus de sa propre compagne, ça me perturbe. Enfin, une heure avant que ne rappliquent Pierre et ses invités, je songe qu’il est temps de poser mon tablier de cuisinière pour me refaire une beauté. La salle de bain et sa douche, qui d’habitude me sont si salutaires, n’arrivent pas à endiguer ma nervosité galopante. Jusqu’à mon maquillage qui risque bien d’être lamentable, si je ne me concentre pas plus. Et finalement, je me retrouve à la bourre et dois me faire violence pour achever ce ravalement de façade censé me faire belle.


Le bruit de la porte du garage qui s’ouvre me rappelle qu’il est temps de me colorer les lippes d’un trait de rouge. Un zeste « d’Angel » de Thierry Mugler et me voici étonnamment revivifiée. Prête à affronter les deux convives de mon Pierre qui les escorte. Les présentations sont rapides et dans les yeux du type qui me fixent, je peux lire comme un éclat… envie ou moquerie ? Après tout, je m’en fiche. Par contre la jeune femme qui se tient devant moi a quelque chose de très sensuel. Presque rousse, jupe courte et chemisier moulant, elle attire inexorablement mes regards.


— Élyse ! Voici Benoit, mais tu le connais déjà ! Et sa compagne Rébecca…

— Bonjour Élyse ! Vous êtes encore plus belle que dans les descriptions qu’a pu me faire de vous mon Benoit. Je vous avoue que j’étais impatiente de connaitre la femme qui lui a fait un tel effet. Parce que vous pouvez vous vanter de m’avoir fait peur.

— … Peur ? Je ne comprends pas vraiment.

— Oh ! Je suis certaine du contraire. Regardez-le, il bave juste de vous voir… Mais ne nous laissons pas prendre au petit jeu de ces messieurs. Vous êtes très belle, là-dessus, il a raison.

— Ben… merci ! Mais vous également… vous avez eu un certain attrait pour Pierre, d’après ce que j’ai cru comprendre.

— Il vous a donc raconté… ? Quels bavards ces messieurs ! Mais non ! Il ne sera jamais un aussi bon amant que mon Benoit. Juste un moment d’égarement et pour faire plaisir à mon homme. Un peu comme vous, je suppose !


Puisque de toute évidence elle est au courant de mes frasques lors d’un certain diner… j’évite de revenir sur le sujet. L’apéro se révèle être un pur moment convivial. Il est pris sur la terrasse, et est suivi du repas au grand air. Nous avons droit à un magnifique coucher de soleil et Rébecca après le diner me donne un coup de main pour desservir. Nos deux mecs se sont écartés de la tablée et sont assis sur l’escarpolette. La femme de l’ami Benoit me surprend par une démarche étrange après que nous en avons terminé avec la vaisselle.


— Élyse… je peux te dire « tu » ?

— Ben oui, bien sûr !

— Tu n’as pas envie de faire quelques pas… ? Le tour de ta pelouse, j’ai besoin de me dégourdir les jambes.

— De la pelouse… ce n’est pas très grand, tu sais ! Enfin il y a un jardin floral là, au fond sur la gauche.

— Ah… les fleurs ! Tu as des roses ?

— Oui, quelques-unes, mais aussi bien d’autres…

— On va y faire un tour ? Ça ne te dérange pas ?

— Mais non ! Viens !


Elle et moi passons devant les deux mâles qui sont avachis sur la balancelle. Benoit interpelle sa compagne.


— Ça va ma chérie ? Tout se passe comme tu le veux ?

— Oui… mais je n’ai pas envie de vous entendre parler boulot toute la soirée… Avec Élyse, nous allons voir ses roses.

— … D’accord. Sois sage !


Elle glousse. Un rire de gorge étouffé qui me surprend par sa spontanéité. Pierre lui me jette un regard plein d’une sorte d’envie bizarre. Il discute avec Benoit. Qu’est-ce que ces deux-là vont bien pouvoir se raconter ? Leurs exploits de la dernière soirée ? Peut-être ! Mais je n’ai guère le loisir de penser plus attentivement à celle-ci que déjà la petite patte de l’invitée me tire du côté du jardin. Je me laisse entrainer sur l’aile de notre maison. La nuit n’est pas encore totale, loin de là ! Et pourquoi ai-je soudain le sentiment qu’elle veut me dire quelque chose, dès que nous ne sommes plus visibles de nos hommes ?


Je ne me suis pas trompée. À peine avons-nous tourné au coin du mur qu’elle m’arrête.


— Tu es belle Élyse !

— … ?

— On dirait que tu tombes des nues. Je sais bien que Benoit et ses amis t’ont prise lors d’une certaine soirée… et il m’a demandé de te parler.

— De me parler ? Mais de quoi diable ai-je besoin d’être avertie ? Je n’ai rien à entendre de ton copain, moi !

— Il, et ton mari aussi sans doute, aimerait que toutes les deux, pour leur plaisir, nous fassions l’amour devant eux. Mais c’est à toi de décider. Je suis certaine que ça te plairait, je te demande seulement ton avis sur la chose.

— Mon avis ? Mais je n’ai jamais fait ça avec une autre femme. Et puis… Pierre est au courant que je ne suis plus d’accord pour céder à tous ses caprices.

— Mais ce n’est pas Pierre qui te le demande, c’est moi, Rébecca. D’une part parce que je suis heureuse de donner à mon Benoit ce qu’il attend et puis… bien entendu aussi parce que ce que je découvre de toi me convient. Tu es une très belle femme, et sans blaguer, j’ai comme une envie qui se manifeste tout au fond de mon ventre… depuis notre arrivée chez toi. Et nos hommes ne sont pas obligés de participer. Ils peuvent être juste voyeurs… J’imagine bien leur torture de nous voir nous caresser sous leurs yeux. Mais comme je viens de te le dire… le choix t’appartient. Je ne veux en rien t’obliger.

— Ben, je n’en sais rien ! La seule et unique fois où c’est arrivé, je ne savais pas vraiment sur quel pied danser. Mais c’est vrai que lui n’a peut-être pas participé et qu’il s’est contenté de « voir de loin ».

— Ah ! Dis-toi que la seule différence entre ce soir-là et celui d’aujourd’hui, c’est que moi, je ne te prendrai pas d’une manière bestiale comme c’est trop souvent le cas pour les hommes. Je ne suis pas outillée pour cela. Par contre… j’entrevois déjà ce bonheur immense de… passer mes doigts et ma langue partout sur… ce que tu me montres là !


Elle pointe son doigt vers ma poitrine avant de le laisser couler vers ma jupe. J’ai bien saisi ce qu’elle me veut. Mais une femme ! Tout de même… je ne sais pas vraiment si… et elle insiste gentiment, enfonçant le clou dans mon esprit.


— Tu n’as rien à faire, juste me donner le feu vert. Je m’occupe de tout ! Je peux te déshabiller en douceur, une sorte de strip-tease pour nos messieurs. Benoit est amateur de ces jeux où il reluque simplement. Et comme c’est une proposition commune de nos maris… je présume que le tien doit également être anxieux de ta réponse.


Elle me parle de réponse. Je n’ai rien à lui opposer et je demeure de marbre devant elle. Elle me dévisage avec une sorte de sourire. Une louve prête à me dévorer, babines retroussées, dents blanches acérées qui se dénudent dans un large sourire. Ses quinquets brillent d’un éclat inquiétant. Je suis consciente de mon infériorité face à cette ogresse qui se réjouit intérieurement de ce qu’elle provoque chez moi. Elle insiste du regard, sans plus prononcer aucune parole. Et j’ai dans un flou artistique la vision de sa frimousse qui s’avance au-devant de la mienne. Alors pourquoi est-ce que je ne recule pas ?


Ce sont bien deux lèvres de feu qui couvrent ma bouche. La pointe d’une langue qui se frotte à l’entrée de ma cavité buccale… pour la première fois de ma vie, je reçois un baiser de quelqu’un qui n’est pas vraiment masculin. Et malgré la surprise que crée une certaine gêne de la situation, je laisse faire cette baveuse. Elle est dans la place, reine d’un palais conquis sans résistance sensible. D’une part, il y a une sorte de douceur latente, puis une enivrante gestuelle qui se met en mouvement. Elle tourne, vire, papillonne autour de ma propre langue qui finalement cède aussi du terrain.


Je lui rends son baiser de vipère. Elle sait, sent que c’est gagné pour elle, perdu en ce qui me concerne. Je rends les armes sans combat. Et j’y trouve mon compte dans la délicatesse des sensations recueillies. Rien de brutal, tout est en douceur, comme pour me convaincre d’aller plus avant dans ce qu’elle espère. Combien de pelles nous roulons nous, là entre roses et mecs qui ne savent pas ce qui se passe ? Je ne suis plus qu’un pantin entre les bras fluets d’une nana briffée par nos amants respectifs. Parce que je ne suis pas dupe, Pierre et Benoit ont sans aucun doute monté cela de toute pièce.


Je suis sur un petit nuage et lorsqu’elle me reprend la main, c’est pour m’entrainer vers le coin où nos hommes se tiennent. Mais ils sont revenus sur les sièges autour de la table. Volonté délibérée de nous laisser le champ libre ? Et toujours entourée d’une ouate Rébecca et moi nous posons nos fesses sur l’assise de la balancelle. Quand attire-t-elle ma tête sur ses cuisses, m’invitant tacitement à m’allonger alors qu’elle reste assise ? Je sais que je le fais, sans savoir pourquoi ni comment. C’est juste que c’est comme ça ! Et les longs doigts fins pour l’instant se contentent de me caresser le front. Le pire de cette affaire ? Eh bien, c’est vraiment que j’apprécie sa caresse.


Les grandes manœuvres commencent là, à deux mètres de Pierre et Benoit qui sont étrangement silencieux. Je me noie dans les prunelles de cet homme avec qui je partage tellement de petits riens. Mais là, il s’agit de toute autre chose. Et les yeux rivés dans ceux de mon ami-amant, je laisse cette nana inconnue deux heures plus tôt, ouvrir mon corsage. Dans la douceur de cette soirée estivale, mon corps est rapidement dénudé… sans que je fasse un geste pour stopper sa mise à nu. Deux paires de mirettes brulent ma peau par leur insistance à épier chacun des mouvements de la femme qui me dépouille. Enfin, je ferme les paupières pour ce qui va suivre. La lente progression des pattes féminines qui occupent activement le terrain.


Elle change de place sans que je fasse quoi que ce soit pour regarder. Et c’est elle aussi à poil que cette Rébecca se love de nouveau contre moi, m’ayant abandonné l’espace d’un instant. Temps nécessaire à un effeuillage ultra rapide si j’en juge par la peau qui se colle à la mienne. Et c’est tête-bêche que la balançoire la reçoit pour un second élan où elle niche sa bouille sur mon minou. Je serre les dents un instant, et emportée par son ardeur, je me retrouve à lécher chez elle ce qu’elle embrasse chez moi. Tout se déroule sans un mot, de nos compagnons respectifs. Et je me plie au jeu sexuel, ô combien sensuel, d’une double léchotte. Commence alors le temps des soupirs.


Je flotte dans un monde fait de fantômes, dans un univers seulement bercé de gémissements de plaisir. Ceux bien sûr de la femme, qui sans se préoccuper de notre environnement, me caresse de la langue tout le sexe et je me sens poussée vers cette fente qui ressemble si parfaitement à celle dont elle s’enivre. Deux gougnottes qui râlent et font monter des vagues successives du fond de nos tripes. Je ne donne plus ma langue au chat, mais bien à sa chatte. Et lentement je m’ouvre à ces amours lubriques comme seules les femmes savent s’en octroyer. J’adore l’odeur de ce sexe, qui sous mon nez, s’humidifie de plus en plus.


Je me fais un pur bonheur de plonger mes phalanges dans ce conduit au velours incomparable. Et la sentir vibrer sous chacun de mes aller et retour me procure une joie inédite. J’en oublie totalement que je suis identique à celle qui me tripote, que je ne fais que suivre le chemin qu’elle trace de son côté. Et à qualité égale, la montée d’une jouissance énorme nous surprend, quasiment au même instant, à la même seconde. Un orgasme simultané qui déclenche chez moi une sorte de cataclysme. Et il se traduit par un geyser qui inonde carrément le visage de Rébecca. Chez elle c’est moins en crue, mais terriblement excitant de ressentir que tous ses petits muscles qui entourent l’endroit que ma bouche aspire, se contractent et vibrent de spasmes incontrôlables.


Elle jouit et pas forcément de manière silencieuse. Lorsqu’enfin nos sens s’apaisent, j’entrouvre de nouveau les quinquets. Et là, sur leur siège, nos deux lascars ont le sexe bandé en main. Ils se masturbent tout en observant la scène qui se termine. Mon Pierre est prêt à éjaculer et sur les traits de son visage, je devine que sa semence va gicler. Je réalise du coup que son collègue est lui également dans un état similaire. Il suffit d’un quart de seconde pour que l’un et l’autre se libèrent dans un soupir. Les deux jets sont si puissants qu’ils atteignent nos corps abandonnés sur notre divan flottant.


Côte à côte, la copine de Benoit et moi jouons une drôle de partition. La paume de nos mains répand sur chacune de nous cette liqueur blanchâtre et d’une consistance spéciale. Je prends un pied magistral à lisser sur la peau de celle qui vient de m’emmener vers un bonheur sans égal, la couche fine et gluante des spermes mélangés. Et dans un brouillard dû à un trop-plein d’extase, je constate que ses doigts englués viennent flirter avec mes lèvres. En d’autres circonstances, je détournerais la caboche. Là, il n’en est rien et j’entrouvre même les mâchoires entre lesquelles un index et un majeur souillés se frayent un malin chemin.


Pierre ne cherche pas à nous toucher, et Benoit essuie avec un mouchoir jetable les résidus de cette manne masculine qui perle encore au sommet de son gland. Les deux nous adressent en guise de remerciements un large sourire. Rébecca met un point d’orgue à cette phase de sexe primaire avec un joyeux :


— J’ai soif, messieurs ! Un verre de champagne, c’est possible ?


Et je te vois, toi mon amour te lever pour querir la bouteille. Les verres qui s’entrechoquent sont comme un signal. Celui de la fin de notre show si… sexuel. Rébecca ne s’y trompe pas en récupérant ses fringues éparpillées sur la terrasse. Je la stoppe dans son élan et avant qu’elle ne se rhabille.


— Tu ne veux pas prendre une douche avant d’enfiler tes vêtements ?

— Une douche ? Pourquoi pas ? Mais seulement si tu m’accompagnes.

— Euh… ben oui, allons-y !

— Parfait ! Nous vous abandonnons un moment, messieurs ! Le temps de nous rendre belles…


Je lis dans les regards de nos mâles une sorte d’appel. Il reste sans réponse, la douche, c’est juste pour elle et moi. Leur présence n’est pas souhaitable et puis, ça va sans doute aussi éviter qu’ils ne tentent de nous tripoter à leur tour. Qu’ils gardent les images de ce qui vient de se passer… nous saurons bien en profiter un peu plus tard. Séparément je veux dire, parce que je n’ai pas forcément envie de baiser devant Benoit et sa belle. Puis c’est aussi quelque part, une petite punition pour mon Pierre. Il n’a pas encore été très franc du collier sur ce coup-là ! Sur nos reins qui s’éloignent, la chaleur des regards masculins nous suit jusqu’à ce que nous disparaissions à l’intérieur de la maison.


Une douche sans histoire, juste pour faire peau neuve et retrouver une certaine fraicheur. Les souillures finissent dans l’eau douce qui jaillit sur nos têtes. Si nos mains frôlent nos corps, c’est uniquement hygiénique. Là, je me mens à moi-même bien évidemment. Mais je ne fais rien pour réitérer le péché de chair en compagnie de la petite rousse qui tente quelques égarements. Je repousse en riant ses doigts agiles et elle n’insiste pas plus. Pourtant elle se permet une dernière question.


— Tu as quand même aimé cela ?

— Tu crois Rebecca ? Je crois que j’ai bien joui…

— Ça pour avoir joui, je peux te confirmer que c’était… assez explicite. Mais tu sais, il m’arrive de jouir sans pour autant apprécier… le ou la partenaire. Tu comprends la différence ?

— Je crois que oui ma belle. Rassure-toi, je n’ai détesté ni les câlins ni celle qui me les a prodigués. Et pire encore, je crois que je recommencerai, volontiers… une autre fois.

— À la bonne heure ! Tu sais… il se peut que je revienne te visiter alors que tu seras seule. M’ouvriras-tu ta porte ?

— Seulement ma porte, tu penses ? Allons, tu connais déjà la réponse, il me semble. Viens ! Ne faisons pas trop languir ces messieurs. Ils doivent en parler, de ce que nous venons de leur faire vivre… au moins ont-ils admiré un joli spectacle dont ils vont garder des souvenirs… Surtout Pierre…

— Ne t’inquiète pas ! Benoit est fait du même bois. Mais je sais que tu aimes ton Pierre… autant que je vénère mon complice… nous sommes amoureuses et il n’y a rien de plus à en dire !


— xxXXxx —


À suivre…

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