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Les randonneurs

Chapitre 6

Hétéro

Ni le maire ni l’adjoint ne se sont déplacés. Sylvain n’a été dérangé ni par l’un ni par l’autre lors de ses deux rencontres. Sabine est paraît-il le meilleur coup de la région. A sa beauté naturelle elle joint un charme, une ardeur et des audaces incroyables. Il voudrait me donner des regrets. Au lit c’est un ouragan, un déferlement, un enchantement. Avec elle tout est permis, tout est possible. Geneviève n’est pas à négliger, mais comparée à l’épouse du maire, elle laisse une impression en demi-teinte, interdit encore certains accès de son corps. Pourquoi veut-il nous livrer autant de détails sur cette rencontre extraordinaire? Il insiste sans pudeur sur les atours, les couleurs, les formes, les odeurs, décrit avec un malin plaisir les positions, les orgasmes violents, sa maîtrise retrouvée et ses prouesses renouvelées. Anne tend l’oreille, ne peut pas cacher l’émotion engendrée par le récit osé à dessein et sa rougeur encourage le narrateur. Le renard est revenu dans le poulailler. Le paon fait la roue. Prend-il Anne pour une paonne?



Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. J’ai raccroché mes chaussures de marche. Anne tient à continuer, ses bonnes amies l’ont convaincue des bienfaits de la marche sur la silhouette. Me le répéter, c’était prêcher un converti, mais j’ai décidé de ne plus entrer en contact avec certaines personnes peu fréquentables. Quand randonnée il y a, je vais à la pêche. Gentiment Anne me prépare un repas à tirer du sac. Nous nous quittons sur un baiser de jeunes amoureux. Le soir, j’ai droit à tous les bruits de la caravane devenue miraculeusement très sage depuis mon retrait. En somme comme avant le spectacle que m’avaient offert Sabine et Joël. Tant mieux, je ne doute pas de la fidélité indéfectible d’Anne « jusqu’à ce que la mort nous sépare ». Elle l’a promis devant le maire, l’a juré dans l’église de son baptême devant le curé et en présence d’une foule de parents et d’invités. Elle a traversé des épreuves difficiles à mes côtés, sans défaillance. Le calme revenu chez les randonneurs me donne une sorte de sérénité bienheureuse. Je suis content de savoir les tentations éloignées. Et je pars à la pêche le cœur léger.


Le poisson ne veut pas mordre aujourd’hui. Quelques misérables goujons ont été rejetés à l’eau. C’est tout. Les moustiques m’ennuient. A quoi bon insister? Je vais rentrer, lire tranquillement mon journal, faire une petite sieste et faire une surprise à mon amour, je vais préparer le souper. Fatiguée par la marche, elle saura apprécier l’attention. Après l’effort je lui accorderai le réconfort. Je rêve d’une folle nuit d’amour.


Je pose mon attirail à la cave et monte vers le rez-de-chaussée. J’entends des bruits étranges dans une maison vide. Serait-on en train de me cambrioler? Le voleur va être surpris. A pas feutrés, j’arrive au palier, j’ouvre la porte, passe la tête. Rien à ce niveau. Que se passe-t-il à l’étage? Pourvu que les marches en bois ne grincent pas sous mes soixante quinze kilos. J’enjambe la cinquième si sensible. Derrière la porte de la chambre d’amis une plainte douce, comme un miaulement de chat s’accompagne d’une sorte de récitatif « non, non, non ». Je veux voir ce chat phénoménal qui parle. La poignée de porte fermement serrée tourne, je pousse. La porte s’ouvre, ne provoque aucun mouvement. Sous mes yeux deux femmes se démènent en gémissant. En haut du lit, une tête blonde se tord vers le mur, le corps est en vrille. En position inverse un abdomen s’enfourche avec force sur le ventre de la blonde. Les jambes de l’une sont jetées vers les bras de l’autre. Quatre seins en contrepoint, ce sont bien deux femmes, sexe à sexe, hanches en furie qui voguent à la recherche de l’orgasme.


Je ne savais pas. Ou plutôt, je n’avais jamais vu. Mais je regarde, j’observe avec une curiosité de sociologue, d’anthropologue ou de logue quelconque devant la découverte du siècle. Qui sont-elles? D’où sortent-elles? Plus elles frottent leurs bas-ventres, foufoune à foufoune, plus elles entremêlent leurs toisons brunes, plus elles gémissent, plus elles ferment les paupières mais ouvrent leur bouche, plus leur souffle s’enflamme. Ce lit c’est l’île de Lesbos, les tribades y murmurent de façon inintelligible les poèmes de Sapho. Ca existe, là, c’est fascinant. Deux mains ont saisi un mollet et tirent, tirent. Le chant saphique croît, enfle et curieusement les chattes arrachent aux filles échevelées de retentissants « non »à répétition. Deux yeux embrumés se sont ouverts, je reconnais Cécile. Mais elle ne me reconnaît pas, me dit


-Ca va Anne ?


Je tire la porte. Cécile? Comment est-elle entrée? Forcément avec celle qu’elle a appelée Anne. Elles seraient déjà rentrées? La deuxième n’était pas ma femme. De ma chambre me parvient une voix grave,


-Ce qu’elles sont bruyantes tes copines. J’irais volontiers observer et plus si affinité.


C’est Anne qui répond:


-Tu n’as pas mieux à faire? Couché sur le dos, je vais réveiller ton paresseux.


Nouveau silence, interrompu par une nouvelle série de « non » et d’ « encore » des deux voix féminines. L’inconnue est plus grave et plus autoritaire. La voix tendre et douce de Cécile est émouvante. Je suis troublé.


-Fais attention, dit l’homme. Essaie d’en prendre plus, plus profond. Oh! Encore, c’est bon. Mais je te conseille de venir te planter sur moi ou je vais te cracher sur les amygdales.


Le sommier grince, un corps est en mouvement.


-Oui, dans ta main, écarte ton minou, tu brûles, allez laisse-toi couler, doucement. Ho! Bon, bon.


-Tu aimes? Elles se sont tues. Quel souffle. Des fois j’aurais envie d’aller avec elles et de faire comme elles. Ca a l’air sympathique.


-C’est simple, on tire ce dernier coup et on y va. Depuis que je rêve d’une partie carrée!


-Nathalie ne supporte pas les hommes. Cécile ne dirait rien, elle est bi, mariée. Nathalie voudrait qu’elle divorce.


-Qu’est-ce qu’elle attend?


-Cécile veut un enfant. Elles projettent de l’élever à deux.


-Bon on fait des discours ou on fait l’amour? Depuis ce matin ça commence à fatiguer. Vas-y. remue ton popotin, secoue-toi. Ma fille, j’avais bien jaugé ton appétit. Maintenant tu sauras la différence  ???


Les grincements du sommier. Les bruits du voleur. Je suis arrivé durant une pose. Ca repart. La voix de Sylvain, les anecdotes interminables de Sylvain devant Anne hypnotisée. L’autre porte s’ouvre. En me voyant Cécile fait « oh! » Je fais « chut! ». Elle est belle, fine, adorable avec une main sur les seins délicieux et l’autre sur le pubis. Nous nous regardons, elle est étonnée? Surprise, elle rougit, traverse le palier et s’engouffre dans la salle de bain en faisant valser les deux hémisphères joyeux d’une croupe magnifique. Quel


-Cécile, dépêche-toi, je t’aime, dit la voix rauque


-Fais vite Anne, je veux voir, réplique Sylvain.


-Zin, zin, zin, zin geignent les ressorts de plus en plus malmenés. Cécile repasse, digne et indifférente derrière moi, une main sur la bouche. Elle s’interdit de donner l’alarme. Mais dans la chambre d’amis elles discutent. Cambronne passe par là, on bouge, mais on ne se risque plus sur le palier.


Anne entame à son tour l’hymne à l’amour. C’était si beau quand c’était avec moi. Avec précaution j’ouvre la porte de ma chambre. Je ne veux pas mettre fin prématurément au chœur à deux voix, à l’alternance de notes aiguës et de sons graves rythmés par le tempo endiablé du sublime fessier en mouvement sur le mât dressé. Je vois deux jambes poilues, avec cicatrices, entourées de part et d’autre par deux pieds mignons. La croupe agitée à la fente sombre, à l’œil borgne de cyclope, se soulève, dégage l’arrière rougi de la vulve le temps de distinguer une faible partie de la verge huilée puis s’écrase et s’applique avec rage sur le pubis de l’homme caché par le haut du corps d’Anne. Le dessin harmonieux de la taille, des hanches, des reins creusés se brouille dans les larmes de mes yeux. Il crie,


-Je viens.


Elle répond


-Je jouis! J’aime, je t’aime!


J’étouffe, je tousse. Ils se bloquent. Anne se jette sur le côté, yeux hagards. Dans les yeux de l’amant je lis l’effroi, la terreur. Il est à peine réparé. Il aime les femmes, mais hait les escaliers. Je me retire, descends silencieux, vais me rafraîchir le visage et pendant qu’on chuchote à l’étage je vais faire un tour dans les rues.


Des explications, des excuses, des supplications, des demandes de pardon, des larmes, des promesses, des je n’aime que toi, des amour-toujours, des c’était la première et seule fois, des plus jamais, des ne me quitte pas, des je regrette, des je n’aime pas Sylvain: ça ne pèse rien, c’est déchirant, mais ça n’efface pas l’image gravée à jamais dans ma mémoire et ce « je t’aime » en point d’orgue, en coup de poing assassin.


Depuis elle a trouvé refuge à la poste Nathalie et Cécile sont venues plaider sa cause Cécile a quitté Jérôme Cécile est venue seule elle m’a demandé de lui faire un enfant pour m’amuser j’ai dit que je préférais le faire avec Nathalie elles sont venues à deux et pour me mettre en appétit m’ont rejoué « une journée à Lesbos » je les ai fichues à la porte Cécile encore elle est venue me proposer une séparation à l’amiable de la part d’Anne Anne tient beaucoup à ce que nous restions en bons termes notre passé et nos heures de bonheur ne peuvent pas s’oublier un malheureux faux pas ne doit pas tout gommer nous devrions nous rencontrer rester amis nous voir plus souvent garder nos cœurs ouverts et attentifs à l’amour jamais éteint même si nous divorçons nous aurons toujours des sentiments l’un pour l’autre on ne peut pas séparer ce que Dieu a uni: FOUTAISE!


Aux dernières nouvelles, Anne serait en seconde place sur la future liste du maire, elle a quitté Sylvain. Geneviève a déménagé et s’est installée à la poste. Anne se partagerait entre le maire et Joël selon une rumeur grandissante, tantôt dans le cabinet de l‘un ou dans le bureau de l‘autre, tous deux meublés de confortables canapés. Avant-hier Sabine m’a offert son corps de rêve pendant que le maire recevait Anne pour préparer les élections. Je n’ai pas fait la fine bouche, je n’ai pas demandé si j’étais le troisième ou le trentième usager. Sabine aurait voulu s’installer chez moi, sous prétexte qu’elle m’aime. Je trouve qu’elle aime trop de monde à la fois et successivement.

Mais ce fut une nuit mémorable. Ce corps épanoui, cette science du plaisir, ces orgasmes fulgurants, ces étreintes étouffantes, cette nature généreuse. Son mari libidineux n’apaise plus ses sens, il lui faut un servant plus jeune, plus « pétulant », plus exubérant, plus impétueux: moi, par exemple. Je me suis senti flatté et en cette interruption inattendue d’un pénible célibat j’ai étalé tout mon savoir faire pour son plus grand bonheur. Elle m’a rendu le goût de la jouissance, elle a réveillé ma sensualité, m‘a promis de renouveler une expérience aussi riche et satisfaisante. Je l’aurais comblée. Mais l’amour?


Par un mot glissé sous ma porte, une inconnue m’a donné rendez-vous dans le bois ce soir. Un dessin fléché me conduit vers un bosquet connu. Qui est l’audacieuse? Son écriture m’est inconnue, ce n’est pas l’écriture de Geneviève, ni celle de Sabine, ni celle de la maîtresse du maire.


Je devrai me présenter vêtu de blanc, elle sera couverte de noir, portera un voile et l’enlèvera quand nous quitterons le bois, si nous le quittons ensemble. Elle m’attend depuis toujours, je suis l’homme de ses rêves, nous ferons l’amour sans échanger un mot.

C’est l’œuvre d’un esprit fantasque, d’une folle peut-être, ou un piège idiot, un guet-apens dangereux, une embuscade ridicule ou mortifère.

Qu’ai-je à perdre, j’ai tout perdu ce jour lointain en revenant de la pêche, mon amour, mes illusions, la femme de ma vie. Mon travail ne m’intéresse plus, mes distractions ne m’amusent plus. Il y a bien Sabine, l’improbable Cécile pourrait me plaire sans l’inséparable Nathalie, mais si c’est pour être un Jérôme bis. Non plus rien ne me retient. J’y vais comme on allait au poteau d’exécution, sans peur, sans goût, sans dégoût. Je verrai. Ca ne peut pas être pire que cette vie sans but, sans amour, inutile.


Une tente a été dressée. C’est invraisemblable. C’est fou.Une silhouette sombre m’accueille, voilée, elle n’a pas de faux, n’est pas menaçante, son gant enveloppe ma main. C’est une femme. Elle est discrètement parfumée. Elle m’introduit dans l’obscurité de la tente, me guide. Mon pied heurte un corps mou. La main me fait asseoir. Un matelas pour lit d’une personne reçoit nos deux corps. Je perçois un mouvement dans ma direction, des cheveux frôlent ma joue, une main parcourt mon visage, le situe dans l’espace. Une bouche happe la mienne, m’embrasse avec douceur. Je déguste un souffle chaud venu des lèvres pulpeuses entrouvertes. Deux seins durs s’appuient sur ma poitrine, me poussent en arrière. Le baiser m’enivre, ma tête chavire, mon dos se cale sur le matelas. Les odeurs, le parfum, la salive, la chaleur de ce baiser tendre, léger mais prolongé à l’infini, ce que c’est bon! Deux mains habiles, en douceur me découvrent la poitrine, me caressent avec précaution, explorent mon torse et y sèment des frissons. J’ai bien fait de venir. Si c’est l’heure de la délivrance, elle sera douce.


La bouche a quitté la mienne, les mains desserrent ma ceinture, descendent, me dénudent. Je suis nu, tout nu. Va-t-elle m’égorger? Des dents grignotent la chair de mon cou, est-ce un vampire? La chaleur humide de la langue parcourt ma poitrine, descend. La pointe redessine le creux du nombril. Et puis tout s’arrête. Un froissement d’étoffes tout proche précède le retour de la bouche sur mes lèvres et un corps nu, deux seins bien ronds et jeunes se collent sur moi. Mes mains saisissent deux hanches, arpentent des vertèbres mouvantes, caressent une taille fine mais musclée. Ciel, j’entre en érection, mon gland se prend dans une toison courte, est conduit par une main sure, sans hésitation, droit vers deux lèvres : elles s’ouvrent sur un sexe mouillé, chaud, accueillant, tendu vers mon pénis bandé. Je m’y enfonce, j’y glisse, je m’y perds. Je suis en terre connue. Oui, c’est elle. C’est son corps aimé, c’est sa patience, c’est son souffle amoureux, sa bouche gourmande, ses mains qui me tiennent prisonnier plantées dans mes reins, c’est sa manière unique de plaquer son pubis contre moi, de s’offrir en arc pour une pénétration profonde.


Je le sais, mais j’observe le silence imposé. Et je sais qu’elle le sait. Nous nous serrons, nous nous cramponnons, nous jouissons de cette union unique retrouvée. C’est elle, c’est moi, c’est nous. Nous sommes un seul corps animé d’une même envie, habité d’une seule vie, brûlant d’un même sang en ébullition, partageant les sécrétions à tous les niveaux. Il fait noir, mais nous nous voyons, nous nous sommes confondus. Le silence de la nuit couvre nos halètements, nos cris sourds disent la joie de nos sens et notre orgasme explose sans bruit, mais d’autant pus intense. Elle dessus, moi dessus, c’est anecdotique. La seule réalité c’est cette fusion des corps et la fusion des volontés. Se tenir, se retenir, se chercher au plus profond, se dévorer, se retirer pour mieux se pénétrer, perdre son souffle pour retrouver sa vie, le goût de vivre, l’envie de partager avec l’autre ses sensations, son plaisir: c’est une lutte, un combat, où s’affrontent les contraires, la douceur et la force, la rage et l’apaisement, le calme et les frémissements, où tout se résume en une seule expression venue du fond du cœur. On s’était interdit de parler, mais la parole à son tour se libère en un élan brutal et simultané, en un murmure éclatant de vérité, entre quatre lèvres encore soudées:


-Je t’aime. Je t’aime.


Je reviens à la réalité. Non je n’ai pas rêvé. Anne est là. Nous venons de faire l’amour, nous venons de nous dire: je t’aime.


-C’est toi, que fais-tu là? Je mourrais de l’envie de ne plus te voir


-Tu es là. Je mourrais de l’envie de te voir. Je ne peux vivre sans toi.


-J’avais juré de ne plus te toucher.


-J’ai juré de ne plus toucher que toi.


L’écho se moque de nous, déforme nos propos.


-Mais oui, après Sylvain, le maire, puis Joël, puis tous les autres, hommes et femmes sans distinction et tu as osé me piéger!


-Mais non, c’est faux!


-On me l’a dit, chaque étape m’a été narrée.


-La rumeur, toujours la rumeur. Oh, j’ai été sollicitée, on m’a tentée, on m’a tout promis, tout offert pour une nuit, une semaine ou pour la vie. J’ai refusé, toujours. On a inventé et raconté mes fantaisies, on m’a prêté généreusement des amours. Mensonges, calomnies, on a voulu me salir à tes yeux pour me désespérer, pour vaincre mon amour. Une faute, une fois. J’ai tout détruit. J’ai déménagé, j’ai été hébergée, certains m’ont logé avec des arrière pensées. Personne, personne m’entends-tu ne peut se vanter de m’avoir eue. Sylvain, une seule fois, c’est tout. Je t’assure, tu n’as rien d’autre à me reprocher. Alors, oui, j’ai osé. J’ai osé, parce que je t’aime.


— Trop tard, je ne suis plus digne de toi. Sabine


-Je sais. Tu as couché avec elle. Mais c’est à moi que tu viens de dire: « Je t’aime » Si, tu l’as dit. Allez, dis-le encore:


-Je t’aime


-Plus fort


Cette nuit là, dans le voisinage on a dû nous prendre pour des fous en nous entendant crier des


« JE T’AIME »

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