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Les secrets de Madame de P.

Chapitre 1

Divers

Malgré le ventilateur flambant neuf, l?atmosphère du bureau était lourde. La chaleur écrasait la ville et depuis mes fenêtres on n?apercevait guère que de rares intoxiquées du shopping pour oser braver le soleil à son zénith. Même les puissantes voitures climatisées des riches vacanciers qui venaient passer quelques semaines sur nos plages semblaient avoir déserté les rues.

    Les dossiers qui m?attendaient ne manquaient pas. Les compagnies d?assurance faisaient parfois appel à des types dans mon genre pour mener discrètement des enquêtes sur les cas litigieux. Un privé de la vieille école m?avait résumé le métier à la fin de ma formation : ? Mon gars, oublie le glamour et range ton flingue. Finies les grandes enquêtes ; aujourd?hui, c?est les assurances ou les divorces. ?. La vie lui avait donné raison. Mon pistolet, tout aussi neuf que le jour de son achat, était rangé sous clef dans un tiroir de mon bureau. Et entre les divorces et les assurances, j?avais vite fait mon choix : aucune envie de me faire tabasser par un mari furieux ni de fouiner dans la vie intime d?autrui. Même si la défense des intérêts des assurances est tout aussi moralement discutable, au moins ai-je l?impression de chercher à débusquer des escrocs. Pas à fliquer des couples.

    La visite ce jour-là de Madame de P. et de son secrétaire particulier furent donc pour moi une surprise. Mr de P. était - jusqu?à son très récent décès - un homme d?affaire puissant, régnant en patriarche sur un empire comptant notamment une banque, notre quotidien régional et un groupe immobilier dont l?essor avait été fulgurant. La présence de sa veuve à mon bureau avait tout pour m?intriguer. Ici plus qu?ailleurs semble-t-il, une sorte de muraille invisible sépare le gratin de la plèbe. Il suffit de se promener un peu pour s?en rendre compte ; d?un côté les paillettes et la jet-set et de l?autre les quartiers ouvriers dont la sueur sert de carburant à la ville. Avec entre les deux, une frontière où grouille une faune interlope de dealers, de fêtards venus s?encanailler, de prostitués d?un luxe variable ; bref, une zone grise où l?idée de légalité se découvrait des propriétés élastique.

    Anna les fit entrer dans le bureau au moment où je me levais pour les accueillir. Madame de P., habillée d?un tailleur noir assez strict portait encore le deuil de son mari. Malgré le chapeau à voilette qui masquait le haut de son visage, on devinait les traits d?une femme raffinée. Son secrétaire était plus quelconque : petit, sec, il portait un brassard noir sur un costume qui venait probablement d?un couturier célèbre et affichait un sourire aussi neutre que possible.

     ? Toutes mes condoléances, Madame.

    - Merci, répondit-elle. Mon secrétaire, Mr Hopflint.

    - Enchanté, dis-je en lui serrant la main. Je vous en prie, asseyez-vous. ?

    Je profitais de cette petite pause pour détailler un peu plus Madame de P. Entre trente-cinq et quarante ans, blonde si je devais en croire les rares mèches qui s?échappaient de son chapeau et d?éducation catholique à en juger par la croix précieuse qu?elle portait en pendentif. Seul un rouge à lèvres trop vif pour les circonstances venait gâcher l?impression de photo noir et blanc que donnait Madame de P. dans son habit de veuve. Assise, la jupe de son tailleur remontait au dessus de ses genoux et me donnait une vue intéressante sur ses jambes même si le personnage ne respirait pas l?érotisme. Tout chez elle trahissait une femme sévère, habituée à se faire obéir du petit peuple. Tout, sauf cet intriguant rouge à lèvres...

     ? Je vous avoue que votre visite est inattendue. Que puis-je pour vous, Madame ?

    - Je suis à la recherche d?un enquêteur... discret, dit-elle en insistant sur ce mot, pour résoudre une affaire délicate.

    - Je vous écoute. ?

    Elle jeta un regard à son secrétaire qui hocha presque imperceptiblement la tête. Puis son regard se fixa un long moment sur moi avant qu?elle ne se décide à parler.

     ? Vous n?êtes pas sans savoir que mon mari nous a quitté il y a peu de temps ; paix à son âme. Hélas sa disparition prématurée, en plus du vide immense qu?elle crée, nous laisse sans nouvelles d?un carton d?archives. Une société spécialisée a fouillé la maison de fond en comble ainsi que son bureau mais sans résultat. Nous aimerions retrouver ce carton et son contenu. En toute discrétion, cela va sans dire.

    - Excusez-moi de vous interrompre, dis-je, mais pourquoi moi ? Ma spécialité, ce sont les assurances. Je peux vous recommander des agences spécialisées dans ce genre d?affaires...

    - C?est impossible, me coupa le secrétaire. Vous n?ignorez sans doute pas à qui appartient les sociétés dont vous parlez. Il est impensable d?offrir la moindre opportunité à un homme qui cherche à nuire aux intérêts des de P. depuis toujours.

    - Je vois, dis-je. Et les agences internationales ?

    - Trop long et aucune ne dispose d?un réseau local assez développé. ?

    Ca n?expliquait toujours pas pourquoi ils m?avaient choisi moi mais je décidais de laisser ce point de côté pour le moment. L?affaire était intrigante et je voulais en savoir plus. J?ouvris le paquet de cigarette avec lequel je jouais inconsciemment depuis l?arrivée de Madame de P. et en sortit une avant de me raviser. Je n?étais pas en train de parler avec un quelconque subalterne d?une compagnie d?assurance. Un peu de tact s?imposait.

     ? Cigarette ?

    - Non merci, répondit-elle.

    - Je peux fumer ?

    - Ca ne me dérange pas.

    - Bien, dis-je après avoir allumé la cigarette et tiré une longue bouffée, revenons à votre affaire. Puis-je savoir ce que contient ce carton ? ?

    Il fallait bien poser cette question tôt ou tard, me dis-je. Madame de P. et son secrétaire échangèrent à nouveau un regard puis elle souleva sa voilette et inclina légèrement la tête sur le côté, comme pour m?évaluer du regard. Ses yeux noisette avaient une intensité peu commune et me mirent vite mal à l?aise. Après quelques secondes de ce traitement, visiblement satisfaite de son examen, son visage se fit moins sévère. Elle esquissa même un sourire.

     ? Rien d?illégal, dit-elle enfin. Rassurez-vous. Mais j?aimerais le retrouver au plus vite. Je n?ai pas le nombre précis en tête - Hopflint vous a préparé un dossier complet - mais je dirais que le carton contient environ une vingtaine de cassettes vidéo et quelques photos.

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    - Je vois, dis-je. Et j?imagine que ce n?est pas le genre de documents qu?on aimerait voir circuler ?

    - Vous comprenez vite, dit-elle en souriant plus chaleureusement. J?ajoute qu?une telle mission serait confortablement rémunérée. ?

    Aucun doute là-dessus. Quelqu?un dans sa position ne pouvait se permettre de laisser circuler des archives compromettantes. Nul besoin d?être grand clerc pour imaginer comment s?était bâtie la fortune de son mari ; la liste des personnalités piégées au fil des années par le roublard Mr de P. devait ressembler au bottin mondain. Si Madame de P. voulait reprendre les rênes de l?empire de feu son époux, elle avait tout intérêt à mettre la main sur ses dossiers privés.

    Pourquoi avais-je fini par accepter cette affaire ? Pour l?argent ? Certes, la possibilité d?améliorer le quotidien de Jenny et Philippe a du faire pencher la balance dans ce sens. ? Quand on a une famille, on s?en occupe ? disait mon père. Mais avec le recul, la curiosité a certainement été la plus forte. Le premier contact que j?avais eu avec Madame de P. m?avait laissé d?elle une impression étrange, électrique. Comme si derrière la rigidité de façade se cachait une autre personnalité plus... volcanique.

    Une fois les formalités réglées, Mr Hopflint m?avait effectivement fourni un dossier plus précis. Un peu trop, même. Il contenait entre autre la biographie officielle de Mr de P., toute en louages pour ? cet infatigable homme d?affaire qui avait tiré vers les sommets une région toute entière ?. On y trouvait aussi une description plus détaillée du contenu du carton d?archive : vingt-et-une cassettes vidéo au format VHS et huit chemises contenant des documents photographiques. Enfin, un ensemble de différents documents sur lesquels travailler finissaient de me mâcher le travail : factures de téléphone détaillées, relevés bancaires courants et photocopie de son carnet d?adresse. Evidemment, le plus gros de ces papiers avaient subi une censure digne des archives de la CIA : des noms, des chiffres, des adresses étaient masqués par des rectangles noirs. Mais c?était déjà mieux que rien.

    Après avoir passé quelques coups de fil pour compléter la biographie de Mr. de P., je me mis à décortiquer les documents en ma possession. En épluchant les relevés téléphoniques, je finis par trouver un numéro récurrent, numéro que je retrouvais dans son carnet d?adresse identifié par la simple lettre C. Un nouveau coup de téléphone, cette fois à un ami au commissariat qui me devait un petit service, me permit de mettre un nom et une adresse sur le mystérieux correspondant. Une certaine Caroline Philips.

    Comme je l?appris en la filant le lendemain, Caroline Philips était une jeune femme rousse, plutôt jolie, qui bossait comme serveuse dans le club sélect que fréquentait Mr. de P. Une amante potentielle ? La piste était un peu trop évidente ; tout se déroulait comme si ma commanditaire voulait me faire gagner du temps en me disant par des moyens détournés ce que tout le monde savait probablement déjà. Je m?arrangeais pour noter les heures d?ouverture aux non membres du bar du club et je retournais à la maison pour me trouver une tenue plus adéquate. Mon vieux costume blanc en alpaga devrait faire l?affaire. J?envisageais un instant de ranger en prévision du retour de Jenny et Philippe, partis passer une semaine chez ma belle-mère, puis je me ravisais. J?avais encore tout le week-end et les tâches ménagères n?avaient jamais été mon fort.

    Vers dix-sept heures trente, je me retrouvais à la terrasse du Horse & Law Club à siroter des tequila-sunrises. La chaleur de cette fin d?après-midi était supportable mais la vue de Caroline qui passait sans cesse entre les tables commençait à produire chez moi un échauffement que je pouvais difficilement imputer à la météo. C?est vrai que son costume mettait joliment en valeur ses longues jambes et la courbure de ses reins. Elle remarqua mes coups d?oeils au moins à deux reprises mais me lança un sourire complice, consciente de la sensualité qui se dégageait d?elle. Elle devait avoir entre vingt et trente ans, faisait preuve d?une énergie remarquable et son visage était constellé de taches de rousseurs qui lui donnait un air faussement ingénu. J?essayais de l?imaginer nue mais ma conscience me rappelait à l?ordre. Certes, il m?était arrivé de tromper Jenny à quelques occasions mais toujours lors d?un déplacement. Dans une station balnéaire comme la notre, les rumeurs tenaient lieu de sport collectif. Une escapade extraconjugale était exclue.

     ? Un autre verre, monsieur ? ?

    De près, Caroline était plus délicieuse encore. Son parfum, discret, flotta jusqu?à mes narines et son large sourire semblait plus amical que celui qu?elle servait aux autres clients.

     ? Hum... Oui, la même chose, je vous prie. ?

    Elle débarrassa la table prestement et transmit ma commande au barman. Combien en avais-je déjà bu depuis mon arrivée ? Quatre, cinq ? J?avais intérêt à lever le pied : inutile de finir ivre mort dans un club où les petits poissons de mon espèce n?étaient que tolérés. Que faisais-je ici de toute façon ? Impossible d?aborder Caroline de front en lui demandant si elle n?aurait pas par hasard un carton contenant assez de preuves pour empêcher de dormir la plupart des notables de la région. Je commençais à réaliser que je n?étais pas vraiment dans mon élément. Cette affaire était trop différente de celles auxquelles j?étais habitué pour que mes réflexes professionnels soient ici d?une quelconque utilité.

    Lorsque Caroline revint avec mon cocktail, j?avais déjà pris la décision de partir et de réfléchir à une autre approche. Mais la chance - du moins le croyais-je - joua en ma faveur. D?un geste étonnamment maladroit, Caroline renversa la tequila-sunrise en la posant sur la table. Mes réflexes gravement diminués par l?alcool je ne pus que regarder passivement le contenu du verre finir sur ma chemise et le haut de mon pantalon. Comme au ralenti. L?alpaga blanc n?était finalement pas une si bonne idée ; la grenadine et le jus d?orange en séchant allaient créer un patchwork à l?effet douteux.

     ? Je suis absolument désolée, monsieur ! Ne bougez, pas, je vais chercher de quoi nettoyer. ? dit-elle avant que j?ai eu le temps de réagir. Sitôt dit, sitôt fait. La belle était de retour avec éponges et serviettes. ? Quelle maladroite ?, murmura-t-elle en m?aidant à éponger mes vêtements. Elle appuyait sa serviette sur ma poitrine pour tenter sécher ma chemise tandis que j?essayais de mon côté de faire en sorte que mon pantalon soit présentable. Le contact avec Caroline fit naître en moi de curieuses sensations et bientôt, ma serviette servit plus à dissimuler un début d?érection qu?à limiter les dégâts.

     ? Je suis vraiment navrée. Le club vous remboursera les frais de pressing,

    - Ce n?est rien, dis-je, ce sont des choses qui arrivent. Ne vous en faites pas.

    - Vous ne pouvez pas rentrer chez vous comme ça. Vous êtes en voiture ? ?

    Question décisive que même l?alcool ne put me faire manquer. Pour l?avoir filée le matin même, je savais qu?elle était venue en scooter. Quelque chose me poussait à tenter ma chance.

     ? Non, je suis venu à pied hélas. Mais je vais prendre un taxi.

    - Un taxi ? Non, ce serait trop bête, c?est de ma faute après tout. Ecoutez, c?est la fin de mon service, et si vous n?avez pas peur de monter avec moi en scooter, je peux vous déposer quelque part

    - Ca ne vous ennuie pas, vous êtes sûre ?

    - Mais non, rassurez-vous. Je récupère mes affaires et je viens vous chercher. ?

    La situation avait pris un tour inattendu et la perspective de faire le trajet de retour collé contre elle ne faisait rien pour diminuer mon érection. J?eu à peine le temps de reprendre mon contrôle et Caroline était là, affichant un sourire amusé.

     ? On y va ? J?ai emprunté un casque pour vous. Pas la peine de vous faire prendre plus de risques aujourd?hui.

    - Merci, mais j?aurais pu me débrouiller, je vous assure.

    - Tatata, rien du tout. Ca me fait plaisir. ?

    C?est ainsi que je me suis retrouvé assis derrière elle, mes mains posées sur ses hanches et ses fesses qui frottaient contre mon bas-ventre au moindre soubresaut de son engin. Le faisait-elle délibérément ? Mon érection n?était de toute façon pas dissimulable dans notre position. Elle ne pouvait l?ignorer ; j?en étais convaincu. Elle se retourna d?ailleurs à un feu, plongeant un instant son regard dans le mien puis se recula un peu plus sur la selle en se déhanchant légèrement pour caler confortablement mon sexe contre son postérieur. Le feu venait de passer au vert dans tous les sens du terme. Dès que le scooter repris de la vitesse, mes mains agirent d?elles-mêmes et vinrent se positionner sur son ventre, enserrant ainsi Caroline dans mes bras. Notre allure avait beau sembler parfaitement naturelle aux passants et aux automobilistes, de subtils mouvements réciproques faisaient pourtant peu à peu monter le désir. De son côté, elle accentuait son jeu et se frottait discrètement à moi dès que l?occasion s?en présentait et du mien, je laissais peu à peu descendre mes mains jusqu?à la limite de sa culotte que je devinais sous sa robe légère. Seule sa respiration qui se faisait peu à peu plus saccadée trahissait l?excitation qui la gagnait. Pour ma part, j?étais dans un état second ; l?affaire de Madame de P., ma femme Jenny et toutes mes précautions habituelles en matière d?infidélité avaient disparu de mon esprit. Je ne pensais plus qu?à cette jeune femme rousse que je serrais dans mes bras.

    Je n?ai vraiment réalisé notre destination qu?au moment où nous avons dépassé la mairie. Encore deux rues et nous serions chez elle. Normal après tout : nous étions partis du club sans qu?elle ne me demande mon adresse. Une fois de plus, j?étais obligé de reconnaître que j?étais plus à l?aise avec les fraudes aux assurances où mon expérience me mettait à l?abri de ces manipulations élémentaires. Dans cette affaire, tout le monde semblait invariablement en avance sur moi.

    A peine le moteur arrêté, elle m?entraîna par la main dans l?immeuble d?où je l?avais vue sortir le matin même. Peut-être avons-nous établis un record du monde de montée d?escalier ce jour-là... Quoi qu?il en soit, nous nous embrassions déjà avec passion à peine la porte de son appartement franchie. Ses lèvres fraîches envoyaient des décharges le long de mes nerfs tandis que ses mains serraient mes fesses au travers de mon pantalon. Mes doigts se promenaient dans ses cheveux, effleuraient ses sourcils, exploraient la courbe de sa nuque. Sentir sa poitrine collée à la mienne, ses seins fermement pressés contre moi par notre étreinte, ne faisait qu?accentuer mon trouble. J?étais au bord de la surcharge sensorielle et libidineuse.

    Caroline se dégagea de moi pour ouvrir une porte donnant sur sa chambre et m?invita à y pénétrer. La pièce était de taille modeste et en dehors du lit deux places qui occupait le plus gros de l?espace, je remarquais immédiatement le téléviseur plat dernier cri accompagné d?un équipement hi-fi haut de gamme. Un véritable home cinéma faisait face au lit.

     ? Ca vous plait, demanda-t-elle ?

    - Beaucoup. Vous êtes une passionnée de cinéma ?

    - Pas vraiment. Mais un des mes amants avait ses petites manies et m?a offert tout ça.

    - Un homme généreux, dis-je, en souriant.

    - Paix à son âme... Bon, voulez-vous que je vous retrouve le manuel de ces joujoux ou auriez-vous par hasard une autre idée en tête maintenant que nous sommes dans ma chambre ? ?

    Pas la peine de me le dire deux fois ! Je me jetais sur elle pour déposer quelques baisers dans son décolleté tandis que mes mains remontaient le long de ses cuisses et se glissaient sous sa robe. Elle serra ma tête contre sa poitrine en laissant échapper un soupir. J?avais, pour ainsi dire, le nez entre ses seins. Ma main droite effleurait désormais la peau de ses hanches et s?égarait parfois autour de la naissance de ses fesses.

    Caroline me repoussa gentiment vers le lit sur lequel elle m?incita à m?asseoir. Debout, face à moi, les yeux brillants et ses cheveux roux en bataille, elle avait l?air d?une antique déesse du feu sur le point de consumer un adepte. Je l?observais, presque religieusement, soulever lentement sa robe pour l?ôter, révélant au passage une culotte en dentelle blanche et une poitrine menue mais ferme ainsi que j?avais pu m?en rendre compte précédemment. Son corps était constellé de petites taches de rousseurs ; je réalisais soudain que j?étais sur le point de faire l?amour pour la première fois de ma vie à une vraie rousse. Un détail, certes, mais l?attrait de la nouveauté avait souvent eu par le passé le dessus dans le choix de mes partenaires.

     ? Oh, la vilaine tache que vous avez-là, dit-elle en montrant l?auréole qu?avait formé le cocktail en séchant sur mon pantalon. Laissez-moi voir ça, je peux peut-être vous éviter l?embarras d?un pressing... ?

    Elle s?agenouilla entre mes jambes et laissa ses mains courir le long de l?intérieur de mes cuisses. Son regard, lui, ne quittait pas la bosse qui déformait mon pantalon. Une de ses mains s?aventura dessus, caressant et jaugeant à la fois ce qui se cachait sous le tissu. Puis, accentuant le léger va-et-vient qu?elle avait entrepris, elle se rapprocha encore jusqu?à ce que son visage soit à quelques centimètres de mon sexe. D?un geste précis, elle le dégagea de sa prison. Il se dressait face à elle, droit comme un i, le gland déjà rendu glissant par l?excitation qui m?avait envahi.

 ? Mais vous allez aggraver votre état si vous restez ainsi ! On dirait que vous le faites exprès, dit-elle sur un ton joueur. ?

    Pour m?éviter tout nouveau risque de tache, elle avala mon sexe d?un seul coup et entreprit une lente fellation. Tandis que sa bouche délicieusement chaude s?occupait de moi, mes mains s?étaient données pour objectif de faire connaissance avec les petits tétons durs que j?apercevais. Un gémissement étouffé m?encouragea dans cette voie. Je les caressaient donc tour à tour, les faisant glisser entre mes doigts, les pinçant légèrement, les effleurant. Caroline de son côté alternait entre de savantes arabesques réalisées du bout de la langue et de vigoureuses phases où sa bouche semblait engloutir complètement ma queue.

    Malgré tout le plaisir que je tirais de la situation, je n?en oubliais pas mes limites. Quelques minutes supplémentaires de ce traitement - peut-être moins - auraient raison de ma résistance et je ne dus me résoudre à me dégager d?elle. Il était de toute façon temps de m?occuper plus activement d?elle. Je l?attirais donc doucement sur le lit pour que mes mains puissent mieux explorer son corps. Mes doigts suivirent le réseau que semblaient former ses tâches de rousseurs, descendant peu à peu du haut de son front jusqu?à l?élastique de sa culotte. Franchissant hardiment l?ultime obstacle, ils s?égarent sur la dentelle sous laquelle on devinait une petite toison en bataille. Caroline m?invita à poursuivre en écartant légèrement les jambes. Ma main profita de l?occasion pour s?engouffrer entre ses cuisses et vint se coller contre son sexe. Sa culotte humide trahissait l?envie qui la tenaillait. Je m?appliquais sans remords à aggraver son état en massant sa petite fente de la paume la main tout en mordillant le téton qui était à portée de ma bouche. Sa respiration se fit de plus en plus irrégulière, haletante.

    Une fois la culotte enlevée, le contraste entre Caroline et moi était frappant. Elle était nue, offerte tandis j?étais encore entièrement habillé et que seul mon sexe sortait de mon pantalon, aussi fièrement que possible. Sans même prendre le temps de me déshabiller à mon tour, je décidais de plonger mon visage entre ses jambes. L?odeur enivrante de son intimité envahit mes narines au moment où je posais le premier baiser sur l?intérieur de ses cuisses. Un frisson la parcouru quand ma bouche entra en contact avec ses grandes lèvres puis elle laissa échapper un gémissement quand ma langue s?infiltra en elle.

     ? Ouiiii... Continuez, continuez !!! ?

    Elle pris ma tête dans ses mains et me plaqua contre elle en ouvrant ses jambes au maximum. Je la torturais de mon mieux, en passant alternativement de son clitoris à l?entrée de son vagin. La moitié de mon visage au moins devait être couverte de sa liqueur mais je continuais à la lécher sans relâche. Quand je vins enfin caresser son petit trou du bout du doigt, elle s?arqua sur le lit en serrant ma tête entre ses cuisses et cria à s?en rompre les cordes vocales. Avec une voisine comme ça, la pharmacie du coin devait faire fortune en Boules Quies.

     ? Venez, venez en moi, dit-elle en me libérant. Maintenant ! ?

     ? A votre service, mademoiselle. J?en connais un qui n?attend que ça. ?, dis-je en empoignant mon outil. Là encore, je ne perdis pas une seconde avec des considérations vestimentaires de base, bien que la galanterie eut au moins voulu que j?ôte mes chaussures. Si le désir qui me tiraillait avait réussit à me faire oublier provisoirement jusqu?à l?existence de ma femme, il opérait encore plus efficacement sur les détails de ce genre. C?est donc tout habillé que je me glissais en elle.

    Mon sexe la pénétra d?abord lentement, goûtant la sensation de chaleur, d?humidité et de confinement que lui procurait le vagin de Caroline. Puis la passion repris vite le dessus et je me retrouvais quelques minutes plus tard en train de la pistonner comme si ma vie en dépendait. Elle était secouée de tremblements mais accompagnait mes mouvements de ses hanches.

    Jusqu?à ce que l?épaule de Caroline ne s?écrase dessus, ni l?un, ni l?autre n?avions remarqué la télécommande qui était sur le lit. Le magnétoscope s?alluma, entraînant le réveil de la télévision et une image envahit l?écran géant qui me faisait face. Un film porno amateur a en juger par la scène qui se déroulait sous mes yeux. Une femme nue, brune et portant des lunettes de soleil, suçait trois types tour à tour. Elle était à genoux sur un sol de terre battue et semblait sur le point de faire jouir le partenaire dont elle s?occupait.

    Caroline, se tordis le cou pour voir ce qui captait mon attention puis se remit à onduler sous moi.

     ? Ce n?est rien, dit-elle. Foutue télécommande... ?

    Je repris mon office, sortant de Caroline jusqu?à l?extrême limite puis replongeant en elle d?un puissant coup de rein, mais je ne pouvais détacher mon regard du film. Quelque chose attirait mon attention. Quelque chose qui n?avait rien à voir avec le sexe. Devant moi, l?homme se branlait vigoureusement face au visage de l?actrice. Elle souriait à la caméra en attendant de recevoir le sperme de son partenaire. C?est le sourire qui fut le déclic. Un sourire que j?avais vu la veille dans mon bureau. Le sourire de Madame de P.

    Tout le monde jouit alors en cascade. L?homme sur l?écran d?abord, puis moi en voyant la très prude Madame de P. se faire inonder le visage et enfin Caroline en sentant au fond d?elle un liquide chaud l?envahir.

    Quand elle eut repris ses esprits, Caroline coupa la télévision.

     ? Attendez, dis-je.

    - Ils vous intéressent ces films ? Pffft... Alors prenez-les tous ! J?en ai un carton plein dans le placard. Son propriétaire ne les réclamera plus et j?en ai plus qu?assez de les voir ici. Je trouve ça glauque. A vrai dire, je ne regarde presque jamais la télé de toute façon.

    - Heu... Très bien, je peux vous en débarrasser si vous voulez.

    - N?hésitez pas. Mais il va falloir en payer le prix, dit-elle en déboutonnant ma chemise. ?

    La nuit fut longue et agitée. Je crois bien d?ailleurs avoir amplement mérité ces cassettes en y repensant bien. Maintenant qu?elles étaient en ma possession, notre accord stipulait que je devais contacter Madame de P. pour les lui remettre le plus rapidement possible. Mais je préférais appeler un taxi et aller m?écrouler chez moi. J?avais besoin de repos et d?un peu de réflexion.

    (a suivre...)


E-mail: arcadia33000@yahoo.fr

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