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Les vacances de Maria

Chapitre 1

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
publié le
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Les choses arrivent parfois, se font sans vraiment que ce soit voulu. Les relations entre les êtres humains restent un délicat sujet que certains appréhendent d’une manière peu aisée, malhabile. Alors voici l’histoire de Maria et de Arnaud.


— oooOOooo —


Maria avait rencontré Julien sur les bancs de l’école. Elle et lui étaient de suite, tombés éperdument amoureux, au point d’en oublier toutes les précautions d’usage et au bout de quelques mois, dans sa dix-septième année, le petit ventre rond de la jolie Maria s’était arrondi d’une manière importante. Et par une alchimie convenue depuis la nuit des temps, les femmes enceintes devaient toujours un jour accoucher.


Pour la brune Maria, cette naissance était une double peine. D’abord parce que mettre au monde un enfant sans être mariée était plutôt mal vu en ces temps troublés, sur fond de conflit armé avec notre chère Algérie. Puis parce que du fait de son jeune âge, elle s’apercevait qu’un fils à élever n’était en rien une sinécure. De surcroit, l’armée avait appelé Julien et celui-ci se trouvait bien loin d’elle lors de cette délivrance. Quelques semaines après ses dix-huit ans la jeune femme écrivait à son homme en devenir qu’il était papa d’un petit Arnaud.


Julien lorsqu’il reçut le courrier, s’empressa de lui faire le serment de l’épouser dès son retour. Mais dans ce qui ne portait pas tout à fait un vrai nom de guerre encore, il arrivait que certains ne rentrent jamais. Pour Julien ce fut une balle rebelle qui mit fin aux espoirs de la belle Maria. Là-bas très loin, dans le col de Tirourda, sur les hauteurs de Djurdjura, un homme tombait. Et un bébé pourtant bien au chaud dans les bras d’une maman qui pleurait ne connaitrait jamais son papa.


L’enfant lui devenant du même coup orphelin et… bâtard. Un bien triste moment à passer pour la pauvre demoiselle. Pourtant, elle fit face avec courage, trouvant un travail dans une filature et cahin-caha, Maria élevait son petit le mieux du monde. Mais plus jamais elle ne regarda un garçon. La leçon avait été rude et chaque année, à la Toussaint, elle allait fleurir la tombe de son Julien. Arnaud quant à lui, poussait comme un champignon, élevé par cette femme solitaire. Ses études, elle les assuma avec rage pour qu’il ait, lui, une vie meilleure que la sienne et en tout cas… décente.


Il fêta brillamment un diplôme d’ingénieur alors que sa petite maman n’avait encore que trente-huit ans. Puis il commença une vie active tout en continuant à vivre lui aussi un peu solitaire, résidant toujours dans ce bout de citée que le patron de sa mère mettait à leur disposition. Il passait le plus clair de son temps le nez plongé dans ses bouquins et sa seule référence en matière féminine s’appelait donc Maria. Celle-ci était fière de voir son garçon devenir lentement un homme.


Et si lui ne pouvait en juger, elle en lui, voyait la réplique exacte de cet homme qu’elle avait aimé, chéri plus que tout. Parfois les soirs alors qu’il relevait une mèche de ses cheveux toujours en bataille, il lui semblait revoir son Julien. Mêmes gestes, mêmes mimiques par exemple cette façon bizarre de sortir un petit bout de langue en faisant un effort. Arnaud n’ayant jamais connu son papa, il ne pouvait s’agir que de quelque chose d’ancré dans ses gênes, de cela Maria en était certaine.


Certains soirs aussi alors que le jeune homme sortait de la douche, ceint seulement d’un drap en éponge immense, elle devinait des formes là où son Julien lui aussi en possédait. Elle remarquait les contours d’un engin qui la rendait toute chose. Oh ! Pas question de faire un seul geste équivoque, non. Mais elle se surprenait à avoir quelques langueurs en songeant à cette autre vie qu’elle aurait pu avoir si… mais c’était bien connu, avec des si que n’aurait-on fait.


Puis il lui arrivait aussi de plus en plus souvent d’avoir, depuis quelque temps, comme un démon qui la possédait. Elle se sentait rattrapée par ces envies que durant des années, elle avait trop bien contenues. Arnaud était un beau jeune homme et elle l’exhortait de toutes ses forces à sortir, à rencontrer d’autres jeunes de son âge, mais lui n’y prêtait aucunement attention. Alors elle finissait par penser que son gamin ne connaitrait jamais l’amour, ou peut-être que les femmes ne l’intéressaient pas. Pour les hommes…


Lui restait des soirées entières à travailler dans sa chambre, sur des projets qu’il rapportait de son bureau. Il gagnait bien sa vie et en cette fin de juillet, il était rentré et avait tendu à Maria une enveloppe. Celle-ci d’abord surprise, découvrait à l’intérieur deux billets d’avion et un dépliant. Son brave petit avait réservé pour elle et lui, un séjour aux Baléares. Quinze jours dans un de ces hôtels dont toutes les pubs vantaient la qualité de vie. La maman heureuse de voir que son fils était à ce point reconnaissant se jetait alors dans ses bras.


— Oh ! Arnaud… merci. Je vais enfin prendre une fois dans ma vie l’avion.

— Oui maman ! Nous allons passer une quinzaine de jours de rêve, loin de tout, loin de ton travail qui te bouffe chaque instant de ta vie.

— Ben ! Tu as fait de bonnes études, toi… je voulais que tu puisses connaitre une autre vie que celle que j’ai eue moi. Tes grands-parents ne m’ont pas fait beaucoup de cadeaux, tu sais. Ils ne m’ont jamais pardonné d’avoir été fille-mère.

— Mais si papa n’est pas revenu, tu n’y étais pour rien.

— Peut-être ! Mais à mon époque on ne devait pas avoir d’enfant sans être passé devant le maire et le curé.

— Ouais… le curé surtout ! Des trucs de fous quoi. Comme si ce genre de contrat changeait quoi que ce soit à l’amour.

— C’était un autre temps, une autre vision de choses, je n’ai pas à en juger.

— De là à priver leur fille d’un soutien lors des moments difficiles…

— Chut mon Chéri ! Laisse dormir le passé. En tous cas, je suis si heureuse pour ce séjour… viens que je t’embrasse.


Elle s’était à nouveau lovée contre ce torse d’homme. Lui l’avait serré fortement, mais… une étrange réaction s’était fait jour à cette occasion. En la tenant contre lui, il avait eu une érection spontanée. Et son sexe dur pressé contre le bas ventre de sa mère devenait gênant. Pas sûr qu’elle ne s’en soit pas rendu compte. Alors il l’arracha presque de ses bras pour la repousser et surtout… pour stopper ce phénomène anormal. Mais on ne domestique pas aussi simplement ses pulsions. Et la bête ne voulait pas reprendre sa forme originelle.


Il s’était donc tourné sur le coté, de façon à ce que la bosse que supportait son pantalon ne soit pas, plus visible de sa mère. Les jours qui suivirent, le bon fils fit tout pour éviter le plus possible la promiscuité avec Maria. C’est donc ainsi que le jour J, ils embarquèrent à l’aéroport de Luxembourg, pour un vol d’un peu plus d’une heure. L’avion arriva sur le tarmac de Palma de Majorque à dix heures d’un matin radieux. Le voyage de l’aérodrome au lieu de résidence se fit dans un bus où ils se retrouvèrent compressés dans de minuscules sièges.


Les formalités à la réception, puis la remise de la clé de la chambre confortable se déroulaient dans un climat de vacances que tous deux apprécièrent. Maria découvrit donc un club douillet ou il faisait bon se laisser vivre. Un vrai confort que cette grande pièce et sa douche. Mais… le lit lui était une grande couche et elle devrait donc la partager avec Arnaud. Un moment elle en fut perturbée. Elle faillit demander une chambre avec deux lits jumeaux, se ravisant à la dernière seconde pour ne pas avoir l’air d’une cruche.


— oooOOooo —


Après le diner, ils firent un tour sur la plage se délassant dans une eau claire et bleue. Maria et son fils étaient allés souvent à la piscine et tous deux nageaient parfaitement. Dans son bikini deux pièces elle était plutôt bien faite. Un ventre plat, deux cuisses belles à regarder et son garçon, sous le soleil de cette ile à touristes ne devait pas être le seul à lorgner sur les formes de la naïade française. Les premières brasses, ils les firent côte à côte puis il se détacha par de grands mouvements des bras tout en puissance. Il était fort le bougre.


Quand il revint sur la plage, il y avait déjà un bon moment que Maria avait pris place sur une longue serviette et qu’elle offrait son corps aux rayons d’un soleil couchant. Puis ils regagnèrent l’hôtel. Elle le laissa alors qu’il allait dans les sous-sols de celui-ci ou une salle de danse était installée.


— Tu es certaine que tu ne veux pas venir danser un peu… il parait que l’accordéoniste est bon !

— Non Arnaud ! Le voyage… et la journée m’ont épuisé, je vais aller lire un peu et j’essaierai de dormir.

— Bon ! Eh bien, je vais prendre un verre et voir si… je peux danser un peu.

— Il devrait bien se trouver une cavalière à ton gout dans cet endroit, non ?

— On verra… je ne cherche pas forcément une cavalière !


Maria se retint une fois encore de lui demander s’il n’aurait pas préféré un cavalier. Elle jugea cette idée déplacée et s’abstint donc de faire pareille remarque. Dans la chambre, elle se dévêtit et prit une bonne et longue douche. L’eau était bonne, tiède à souhait et la femme se sentait si bien. Après cela, elle passa un déshabillé qui couvrait ses charmes et se coula dans le grand lit. Du livre qu’elle venait d’ouvrir, elle ne lut que quelques pages avant de sombrer dans les bras de Morphée.


Un sommeil réparateur dont elle avait besoin, et elle n’entendit pas Arnaud rentrer vers une heure du matin du dancing. Il n’avait esquissé que quelques pas, mais avait cependant pris quelques verres qu’il n’aurait de toute façon pas à payer puisque la formule « tout inclus » englobait tout lors du séjour à l’hôtel. En rentrant, il n’alluma pas de lumière écoutant dans le noir la respiration de Maria. Il opta également pour une douche rapide en espérant faire le moins de bruit possible.


Séché il vint donc prendre place dans l’immense lit de la chambre. Il prit à nouveau un soin tout particulier pour ne pas entrer en contact avec le corps de celle qui dormait à poings fermés. Lui aussi, la tête embrumée par les vapeurs de trop d’alcool s’endormit d’un trait. Et le calme de la nuit ne fut plus entrecoupé que par deux respirations normales. À quel moment l’un des deux bougea-t-il ? Bien malin qui aurait pu le dire.


— oooOOooo —


Mais dans son sommeil Maria se mit à rêver. Et la source intarissable de ses songes avait pour prénom Julien. Il était là et une fois de plus, il venait se serrer contre elle. Elle aimait cette manière délicate de venir coller sa poitrine contre son dos. Il était chaud, et cette chaleur devenait communicative. Lové contre elle, bien entendu un petit morceau de lui se déployait pour prendre des mensurations plus qu’honnêtes. Et la fièvre de la femme encore jeune devenait feu en elle. La chaleur moite de la nuit d’été n’arrangeait rien.


Elle avait rejeté les draps de ses pieds et ses longues cuisses nues dépassaient allégrement de sa nuisette. Une fine couche de transpiration s’étendait de sa gorge vers sa poitrine qui elle restait invisible sous la dentelle d’un décolleté pourtant vaporeux. Elle remuait tellement dans son sommeil qu’Arnaud finit par sortir de sa léthargie. Contre sa jambe, celle de sa mère appuyait fortement. En bon fils, il se replia vers le bord du lit, pour lui laisser la place. Mais à chacun de ses mouvements, elle revenait se coller à lui.


Il allait se lever pour en finir avec cette sangsue qui lui donnait un coup de chaleur. Un fils restait aussi, avant tout un homme que diable. Et il était des endroits qui, s’ils étaient quelque peu sollicités, pouvaient vite s’épanouir et cela quel que soit celui ou celle qui les frôlait. Puis les gémissements de Maria, les soubresauts de son corps tout entier indiquaient au garçon le mal-être de cette femme avec qui bien involontairement il partageait la couche. Comment se sortir de ce mauvais pas ? La réveiller pour lui faire comprendre qu’elle rêvait ?


Difficile de s’y résoudre d’autant que son songe devait être très suggestif à en juger par ces gémissements doux qu’elle poussait. Alors lorsque la main féminine bien tendre vint sur son torse, le fils oubliait depuis quelques minutes déjà, cette filiation encombrante. Les doigts sur son torse parcouraient des plages qu’elles avaient auparavant déjà palpées alors qu’il était plus jeune, mais pour d’autres raisons, hygiéniques celles-là. Et la température estivale montait encore d’un cran. Les mains de sa mère se faufilaient partout sur son corps que du coup, il regrettait de ne pas avoir emmailloté dans un pyjama.


Ces pattes accompagnaient les petits cris que la femme endormie poussait. Et Arnaud sentait cette érection monumentale qui le gagnait. Un instant il prit le parti de filer, de sortir du pieu où sa mère devenait plus qu’entreprenante. Il se mit à demi assis sur le bord du lit, mais la main qui venait de se refermer sur la tige raide qu’il arborait, n’avait plus rien de maternelle. Comment résister à ce supplice d’une masturbation ? Il entrevoyait avec horreur la lisière d’une fourche, que dans les mouvements désordonnés de son corps, sa mère laissait apparaitre. Son petit déshabillé devenu inutile en montrait bien trop.


Les yeux rivés sur cette tache sombre formée par une touffe drue, Arnaud était tiraillé entre sentiments maternels et envie d’homme. De plus la femme, les paupières closes s’obstinait à faire aller son poignet de haut en bas, sans lâcher la hampe durcie. Et la résistance du jeune homme s’effritait au rythme des oscillations de ce bras qui lui agitait le goupillon. Alors finalement, il abdiqua et lui aussi laissa ses pattes explorer ce corps en sueur. Dans son coma Maria retrouvait les gestes tendres d’un Julien silencieux.


De la bouche entrouverte, elle exhortait son mari à s’aventurer davantage sur ces chemins qu’elle voulait le sentir parcourir. Elle s’accrochait à lui avec cette frénésie que l’envie déchainait, cette passion qui lui enflammait tout le bas-ventre. Et toujours les traits tendus par cette quête d’une concupiscence féroce, elle voulait se rassasier. Alors inlassablement, profondément ancrée dans son rêve, Maria retrouvait des mouvements qu’elle n’avait plus pratiqués depuis… fort longtemps. Bien sûr que le malaise d’Arnaud était palpable, mais comment lutter contre cette furie qui lui communiquait son désir ?


Puis les mains du garçon s’affolaient également. Elles avaient suivi par hasard un chemin qui, recouvert d’une fine sueur les menaient vers deux montagnes aux pics plus sombres. Les soupirs qui s’envolaient de la gorge de Maria n’étaient pas non plus faits pour apaiser les choses. Alors cette étrange peur qui lui nouait les tripes, n’arrivait pas non plus à domestiquer tout à fait son esprit. Il sentait que lentement, bien malgré lui, il succombait à cette envie violente qu’elle provoquait chez lui. Et puis quand l’esprit dérivait… le reste souvent suivait.


Du reste dans son coma agité, elle parlait et si tous les mots qu’elle prononçait n’étaient pas audibles, le prénom qu’elle répétait sans cesse dans un long monologue, lui était de plus en plus net.


— Oh Julien ! Julien… pourquoi m’as-tu fait attendre si longtemps ? Méchant… viens.


Un instant décontenancé par cet appel visiblement destiné à un homme qui ne pouvait plus venir, Arnaud ne pouvait ignorer que la main de sa mère avançait et reculait, toujours agrippée à ce manche qui ne débandait plus. Dans de telles conditions, comment se sortir du crâne cet appel frénétique ? Mais abonder dans le sens de la demande deviendrait sacrilège. Cruel dilemme entre le bien et le mal, bagarre frontale entre corps et ventre d’un même tout. Et lentement, la tentation gagnait du terrain.


La femme, cette mère qui en cet instant n’avait plus rien de commun avec celle qui le choyait petit, cette maman-là, vociférait des insanités troublantes et il ne résistait plus que de plus en plus en faiblement à cet attrait de la chair.


— Tu m’as manqué ! Salaud, donne-moi cette queue que j’aime. Baise-moi, je t’en supplie ! Il y a trop longtemps que j’attends. Viens… viens… tu veux que je te suce ? Tu veux que ce soit moi qui te monte dessus ?


Se rendait-elle compte de ce qu’elle disait ? Dormait-elle encore et son rêve érotique la poussait-il à saisir cette bite qui était là ? Ou bien était-elle vraiment avec son Julien dans sa nuit sombre ? Arnaud en avait mal aux couilles de sentir ses mains s’accrocher à son dard. Elle le tirait vers elle. Et dans l’obscurité toute relative de la nuit, il sentit d’un coup, ce visage qui avançait vers l’écharde tendue. La chaleur de deux lèvres qui engloutissaient sa queue fit frémir le jeune homme.


Trop tard pour reculer, trop tard pour filer, mais en avait-il eu seulement l’idée ? Il se laissait faire comme quand il était gamin. Les gestes étaient différents, mais toujours aussi tendrement câlins. Cette bouche de femme avide de gourmandise, ne l’avait-elle pas si longtemps embrassée ? Combien de fois l’avait-elle embrassé sur les joues, le front et même le bidon ? Oui ! Mais là, il s’agissait d’une autre forme de baiser. D’un de ceux que seuls les grands échangent entre eux. De ceux interdits aux petits.


Puis il avait beau se dire que cette femme qui engloutissait son sexe dans son gosier, c’était la même qui l’avait langé, il ne faisait plus un geste pour l’empêcher d’aller plus loin. Elle grognait, difficile de parler la bouche pleine. Et ses doigts persistaient à branler la tige alors qu’elle léchait le bâton. Et puis merde, une femme serait toujours une femme. Les mains du garçon vaincues venaient elles aussi palper la peau pourtant toujours camouflée par la nuisette. Et les doigts masculins s’incrustaient dans la chevelure comme pour garder sur le lieu des délices, ces lippes entreprenantes.


Les soupirs d’Arnaud emplissaient la pièce, ayant seulement pour écho les râles endiablés de Maria. C’était encore elle, et seulement elle qui abandonnait le trait raide. Mais c’était seulement pour mieux venir se vautrer sur le corps de ce Julien miniature revenu de la nuit des temps. Elle s’enchâssait directement sur le mat pour voguer à son rythme sur l’océan de ses envies. Mon Dieu… c’était dans une mère déchainée que le jeune homme se liquéfiait de plus en plus. Et de débordement en débordement, une vague arrivait finalement à tout submerger sur son passage.


Elle déferlait dans deux corps distincts pourtant chevillés l’un dans l’autre. Communion bienheureuse entre deux sexes soudés et deux bouches qui désormais s’autorisaient des gémissements synchronisés. Deux êtres se livraient là, dans une chambre lointaine à un accouplement d’ordinaire interdit. Les mots n’avaient plus d’importance, plus d’impact non plus sur les cerveaux embrumés… seul un abandon total avait jailli de cette réunion de la mère et du fils… avant que la nuit ne les réengloutisse dans ses méandres inépuisables.


— oooOOooo —


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Les premières lueurs de l’aube venaient baigner la pièce de sa lumière encore bien pâlotte. Une femme venait de s’étirer et à ses côtés dormait un jeune homme. Celui-ci ventre à l’air, laissait entrevoir sur son bas-ventre, un sexe alangui et au repos. Maria sourit à la vue de ce pénis calme. Lentement elle tira sur le drap, masquant ainsi à sa vue cet appareil que Julien montrait ostensiblement. La quéquette avait quelque ressemblance avec celle de son Julien. Un Julien qui cette nuit, dans un rêve érotique était revenu… pour la visiter.


Et la tempête des assauts du père avait donc découvert le fils… La journée qui allait suivre serait des plus… douce à vivre… L’impression de réalité laissée par ce fantôme ne dépasserait pas le seuil de la nuit. À ses côtés, Julien lui aussi sortait de sa torpeur, brume nocturne.


— Tu as bien dormi mon chéri ?

— Oui… enfin je crois que… j’ai fait un drôle de rêve !

— C’est bien… de rêver… tu me raconteras ?