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Les Yeux Noirs

Chapitre 2

Balle au centre

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
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Rendez-vous est pris ce soir avec les yeux noirs après plusieurs autres chassés-croisés.


Nous avons convenu que j’étais, pour cette fois, le maître du jeu. Il doit me laisser faire. Je sais combien cela lui coûte. Il n’a pas l’habitude et cela va être difficile pour lui de ne pas broncher. Je suis tout excitée à cette idée.


Je rentre dans une cour assez cosy. Le sol est pavé, mais les pavés ne sont pas glissants.

Un mot est scotché sur la porte « Pousse-moi ! »

Je ne me fais pas prier. Je me faufile dans cette maison de ville assez chaleureuse en prenant bien soin d’ôter le mot de la porte. Je ne voudrais pas d’invité-surprise.

Dans l’entrée je tombe sur un très grand miroir. Je me regarde en détail.


Ce soir j’ai décidé de le crisper un peu.


J’ai mis ma guêpière noire entièrement en dentelle fine qui finit en porte-jarretelles, le string en dentelle assorti et des bas noirs avec une ligne de feuillages qui descend le long de mes jambes pour se perdre dans mes talons aiguilles noirs.

Afin de ne pas m’encombrer, et de jouer ostensiblement avec ses nerfs, j’ai simplement enfilé un imperméable noir par-dessus. J’ai pris grand soin de bien le boutonner. Mes cheveux comme à chaque fois que nous nous sommes vus sont remontés en chignons laissant fuir quelques mèches de-ci de-là. Mon maquillage est toujours aussi sobre. Seuls mes yeux sont subtilement soulignés de noir pour qu’ils gagnent en profondeur. Mes lèvres cette fois sont couleur violine. Je ne porte pas de bijoux si ce n’est mon tour de cou en cuir avec un pendentif très enfantin : un ourson en or serti d’un magnifique saphir bleu translucide.


Ce que je vois dans le miroir me plait. J’inspire, et d’un pas décidé je suis les post-it parsemés dans la maison afin de le trouver.


Enfin le post-it qui m’indique que je touche au but. Je tourne la poignée et ouvre.

La pièce est sombre, mais spacieuse. Je la parcours des yeux à sa recherche… Dans l’ombre, je le distingue.

Il est au centre de la pièce, debout, nu comme un vers. J’aime le spectacle qui m’est offert.

Je rentre, ferme derrière moi, je marche lentement mais d’un pas décidé jusqu’à lui. Je me plante face à son grand corps massif, mon visage arrivant à la hauteur de son torse dénudé.

J’hume son odeur les yeux mi-clos. Il ne bouge pas.

J’ai l’impression de m’imprégner de lui.

Je lève les yeux vers les siens, il comprend sans que j’aie rien à dire.

Il s’agenouille, baisse sa tête légèrement mais me défie toujours du regard.

Ça m’amuse... Il se fait violence et je vois qu’il a du mal à lâcher l’affaire.

Mais j’attends bien patiemment droite dans mes escarpins, qu’il baisse de lui-même les yeux....

Je suis extrêmement patiente parfois.


Heureusement il n’est pas long à s’exécuter.


Une fois cela fait, je lui tourne autour lentement pour observer son corps. En détail.

Regarder ce qui aurait pu m’échapper auparavant. J’observe sa nuque, parcours ses épaules du bout des doigts, regarde ses bras, ses mains, son dos...

Mes yeux caressent son corps avec appétit.

Une fois l’inspection faite, je me poste devant lui. Il lève instinctivement les yeux. Je le fixe dans un grand sourire et laisse tomber mon imperméable à mes pieds. Il suit l’imperméable des yeux en faisant glisser très lentement ses yeux sur mon corps.

Puis il reste fixé sur la veste à mes pieds.


Satisfaite de mon petit effet et de sa docilité, je le contourne et me mets à genoux derrière lui. Assez près pour qu’il sente ma présence, mais en prenant bien soin de ne pas le toucher. J’observe son dos, ses fesses...


Je saisis sans un mot ses mains et les joins dans son dos.

Je me délecte du balai dont me régalent ses muscles pendant ces mouvements.

J’attrape mon sac et en sors mes amies les cordes.

Je commence par passer une fine corde douce autour de son biceps gauche, je fais 3 tours autour, de façon à bloquer l’une des extrémités de la corde dessous. De là je vais droit vers le biceps droit en rapprochant ses bras, de façon qu’il bombe le torse, faisant ainsi ressortir la cambrure de son dos. Je fais 3 tours à nouveau.

Je reviens au niveau de ses omoplates, noue la corde au milieu et descends à ses avant-bras. Je prends soin de les lier en douceur, avec un nœud de chaise pour que sa circulation ne se coupe pas et qu’il soit bien. Une fois cela fait, je prends le temps de masser doucement ses mains.


Après avoir pris le temps d’apprécier la vue qui s’offre à moi, je passe doucement mes mains le long de ses bras, j’effleure lentement son dos entre les cordes. Je dépose un baiser gourmand à la base de sa nuque, se crée instantanément un frisson sur sa peau.


Je me lève et lui rôde autour... Suave, féline.

Je regarde ce corps qui me fait envie me demandant ce que je vais faire de lui...

J’ai plusieurs idées... Par quoi commencer ?


Je récupère un fauteuil que j’installe juste devant lui.

Je m’assois et je l’observe longuement.

Ma foi ce n’est pas mal.... Je dirais même mieux.

Le voir comme ça me donne envie de jouer avec ses nerfs et son désir.

J’entreprends de caresser du bout de mon escarpin verni sa cuisse droite... Je frôle son genou et je remonte à l’intérieur de sa cuisse. En prenant bien soin de ne pas toucher son sexe, je descends avec la même lenteur le long de son autre cuisse. Son sexe se raidit de plus en plus et je vois qu’il aime ça.

Il est à ma merci, et ça lui plait.

J’ai besoin de voir ses yeux, j’ai besoin d’aller y chercher ses faiblesses, je relève sa tête.

Il profite de ce moment pour mieux détailler ma tenue et je vois dans ses yeux que le spectacle le régale. Je l’oblige à me regarder dans les yeux et après un long moment à sonder son regard, j’opte pour le fait d’enlever mes escarpins que je pose de chaque côté de ses cuisses.

Je sais combien il aime le contact du vernis des escarpins sur sa peau.

Je pose mes pieds gantés des bas sur ses genoux, lentement je les fais glisser sur ses cuisses jusqu’à atteindre sexe.

Avec beaucoup de lenteur, le nylon des bas aidant, je joue pour commencer avec ses bourses, les faisant tourner doucement entre les plats de mes pieds. Je monte lentement mes pieds sur sa verge durcie, la tenant entre la voute plantaire de mon pied droit et le coup de pied gauche.

Je prends énormément de plaisir à exciter son sexe du bout des pieds.... Et lui aussi. Sa queue est en appui sur mon pied gauche pendant que mon pied droit fait de long et lent vas et viens sur cette dernière.

Devant tant de sensations il ne résiste pas longtemps et souille mes bas.


Je me relève et ôte mes bas. Je remets mes talons hauts et m’approche de lui avec mes bas à la main.

Plantée devant lui je le regarde : tête basse, il attend.

Je me sers de mes bas pour lui boucher la vue en les liant autour de sa tête.

Je lui rode à nouveau autour lentement sans bruit.

Par moment mes jambes le frôlent, il peut sentir des effluves de mon parfum, il sent l’odeur du cuir de mes escarpins, une main sur ses épaules… Je le laisse mijoter. Je laisse son esprit imaginer et fantasmer.


Je finis par m’arrêter devant lui. Je fais glisser mon string sur mes jambes. Sa vue est bouchée mais il sait parfaitement ce que je viens de faire.... Il a entendu le bout de tissu glisser sur mes jambes.

Je reprends ma place dans le fauteuil assise face à lui. Du bout du pied, j’attrape son cou et l’attire entre mes cuisses.

Doucement mais fermement mes mains le guident, pour qu’il me régale de sa langue. Ma jambe enroulée autour de sa tête l’empêche de prendre l’air, je le maintiens entre mes cuisses.

Je me laisse bercer par sa langue qui me fouille avec la fougue d’un chiot devant sa gamelle. Quand je sens que mon corps me lâche et que détrempée de sa bave et de mon liquide, un orgasme m’emporte je le libère de mon emprise en le repoussant avec force du bout de mon pied.


Je me reprends doucement, le regarde : il est retourné à sa place initiale.

Je m’agenouille entre ses cuisses. Ses yeux sont toujours couverts de mes bas.

Je regarde son torse toujours bombé, ça m’excite. Je prends mon string et entreprends de frôler la dentelle sur sa nuque, de passer sur ses épaules, descendre lentement vers son ventre. Mes yeux ne perdent aucun mouvement de ses muscles… Le tango qui se danse entre sa peau et le petit morceau de tissu me régale : muscles tendus, frissons, soupirs…

Sa respiration m’indique que ses sens sont en éveil maximum.

Je vois que tout ça le motive, une érection se dresse sous mes caresses.

Je me débarrasse de mon string, et opte pour des caresses un peu plus appuyées de mes mains. Je veux tout explorer, toucher.... Je veux sentir du bout de mes doigts sa peau frémir, ses muscles valser sous ma main.

Mes mains glissent.... Se promènent. Ses jambes, ses flans, son cou, ses bras, son dos, ses fesses…

Tout cela me met en appétit.... Je veux goûter !

Je démarre par sa bouche.

Quel goût a-t-il ce soir ? Un peu de moi et un peu de lui…

Je veux goûter.

Je continue sur sa joue jusqu’à son lobe, que je croque doucement. Je glisse sur son cou du bout des lèvres, ma langue sortant par moment pour goûter sa peau. Je regarde sa tête se pencher en arrière.

Ma bouche continue sa route lente et sensuelle sur son cou, sur ses épaules, son torse, son ventre... Mes mèches de cheveux effleurant ses cuisses et son sexe.

Ma bouche continue son voyage sur ses cuisses. Je regarde son sexe grossi et gonfler réclamant que je m’occupe de lui. Je résiste à la tentation.

Je décide de lui ôter les bas qui lui bouchent la vue et de le relever.


Une fois qu’il est debout, je m’agenouille. Je lève les yeux vers les siens effrontément et le prends en bouche. Mes lèvres commencent par l’effleurer à peine... Pendant que mes mains remontent le long de ses jambes. Ce qui vu la taille de son sexe finit de l’exciter. Je sens son bassin qui retient ses mouvements. Je sens que je ne suis pas loin du point de rupture.

Je sors son sexe de ma bouche et entreprends de jouer avec du bout de ma langue. Remontant de ses bourses à son gland. Gourmande et vive, je sens l’envie qui le gagne de s’engouffrer avec force dans ma gorge… Je me recule et décide de ne jouer qu’avec son gland.... Quand je sens qu’il ne croit plus à ma bouche, je l’aspire entier lui arrachant un gémissement intense de plaisir.


Satisfaite, je me relève, et je vais m’assoir jambes croisées dans mon fauteuil.

Je le regarde longuement : Massif, excité, entravé et nu.

J’aime voir la frustration que j’ai créée.


Mes yeux cherchent une table… Je sais qu’il a dû penser à nous déshydrater. Gagné !

Je vois un seau à champagne et deux flutes. Je me lève ignorant ce corps stoïque en plein milieu de l’espace qui réclame que je mette un terme à ses souffrances.

Je me sers une flûte, je bois une gorgée. Je sais qu’il me regarde. Je sais qu’il est frustré.

Je sais qu’il brûle de m’attraper et de me prendre avec force. Mais ce soir il a été convenu que je menais la danse.


Je m’approche de lui, le regarde intensément et le contourne. Je me délecte une dernière fois de le voir ainsi entravé.

Je lui glisse avec ma voix la plus douce « assieds-toi ». Il s’exécute.

Je l’abandonne un instant, je vais dans la salle de bain adjacente, je me mets un bain à couler. Et reviens.

Il n’a pas bougé. Je passe ma main dans ses cheveux, elle se perd sur sa joue, coure dans son cou et glisse jusqu’à ses bras.

Je défais en douceur les entraves sur ses avant-bras, remonte entre ses omoplates, défais mon nœud, détoure ses biceps. Les cordes gisent à côté de lui.

Je viens m’agenouiller devant lui et entreprends de masser légèrement ses bras que j’ai malmenés avec mes cordes… Puis je vais lui servir une flûte de champagne, la lui porte et retourne m’assoir un instant dans mon fauteuil.


Le silence, qui jusqu’alors était notre complice, est devenu pesant.


L’ambiance dans cette pièce est électrique. Nous sommes là à nous observer l’un l’autre comme des animaux sauvages regardant avec appréhension une clôture électrique…

Nous savons que nous allons la passer, reste juste à savoir quand et comment.

Une chose est certaine, ce ne sera pas en douceur.


Pendant qu’il boit sa flute, je décide de me glisser dans le bain que je me suis fait couler. Mais je n’ai pas le temps de fermer la porte de la salle de bain… sa main me pousse à l’intérieur et après avoir refermé la porte, il me plaque contre elle.

Il m’embrasse dans le cou et descend lentement vers ma poitrine. Ma guêpière est facile à dégager pour qu’il puisse se saisir de mon sein. Le bout est tendu...

Il le suce, le mordille, le tiraille. Je souffle et mes cuisses se frottent l’une sur l’autre de l’envie qui m’anime.

Il se redresse et reprend ma bouche dans un baiser langoureux et profond...

En même temps il glisse doucement sa main et ses doigts sur mon pubis. Un frisson devant le plaisir à venir me parcourt....

Mon sexe s’ouvre comme une fleur. Il plonge ses doigts dedans et je lâche un râle de plaisir tout en rejetant ma tête en arrière.

Il s’empare de l’occasion pour se saisir de mon cou qui s’offre à lui.

Ses doigts entourent ma gorge fine et sans défense. J’ouvre les yeux, surprise. C’est alors que d’un mouvement brusque, il me maintient plaqué fermement contre la porte et commence à remuer énergiquement ses doigts en moi.

Ses doigts sur mon cou se serrent un peu plus...

Je souffle, je râle, tant d’émotions, je n’arrive pas à les gérer de façon rationnelle…

Et chose étrange, il monte en moi cette vague de plaisir intense qui part du creux de mes reins et remonte comme un frisson sur ma peau...

Plus il serre plus il accélère sa pression sur mon clitoris et plus il remue ses doigts à l’intérieur de mon vagin....

Je me sens totalement prisonnière... la peur et l’excitation se percutent en moi. Je garde difficilement mes yeux ouverts, pourtant je cherche à le supplier des yeux « de grâce ». Et en même temps le plaisir monte avec une violence rare... Je suis partagée entre l’envie qu’il arrête et celle qu’il m’achève.


Il serre encore, le souffle me manque ... Le plaisir se mêle à la terreur, je ne sais plus… Je supplie du bout des yeux, mais il me maintient en place contre la porte. Dans ses yeux je vois le plaisir qu’il a à me savoir impuissante et je vois bien qu’il ne s’arrêtera pas là. Je m’accroche à son poignet, enfonçant mes ongles dans son avant-bras, mais il accélère le mouvement dans mon sexe....

Il se rapproche de moi. Nous sommes nez à nez, yeux dans les yeux, je pleure, impossible d’émettre le moindre son... J’ai envie qu’il cesse et en même temps qu’il m’embrasse avec fougue…

Ses doigts se plantent encore plus profondément en moi… Je n’ai plus de souffle, mes yeux se révulsent, quand brutalement un orgasme terrible parcourt mon corps. Je tremble de tous mes membres.

Mes yeux s’ouvrent de surprise, je suis bouche bée.

Il relâche sa main de mon cou, et je m’effondre en larmes le long de la porte.... Mes jambes ne me portent plus.

Me voilà, sonnée, à genou devant cette porte.... Et quand enfin je lève les yeux, je le vois... triomphant.

J’enrage.

Je le regarde avec un mélange de fureur et de désir.