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Ligne A

Chapitre unique

Erotique

En bonne provinciale, je n’avais pas la maîtrise des transports parisiens, et venir à sa rencontre, la toute première fois, fut déjà une aventure. Depuis, il avait pris l’habitude de prolonger nos trop rares rendez-vous en me raccompagnant sur la ligne A, jusqu’à ma correspondance. Vingt minutes. Les stations comme un compte à rebours, moments où la parole trouvait sa place, quand nos corps épuisés, mais toujours aimantés, ne pouvaient plus donner libre cours à la tension qui les habitait.

Après nos heures moites, dans nos relents de sueur, de sperme et de mouille, les traces de ses crachats me collant au visage et la brûlure de ses griffes courant sur ma peau... Évidemment, le feu... toujours là entre mes cuisses... et je me concentrais sur sa bouche me dévoilant, enfin, des bribes de lui...

Il savait prendre le temps d’un dernier regard démentiel, puis ma mémoire imprimait la vision de son corps sur le quai, douloureusement séparés, déjà en manque...


Plus tard, quand dans mon lit d’épouse faussement sage, je tanguais de mes jouissances vibratoires, me venaient les images fantasmées d’une dernière saillie entre les banquettes du train, faisant fi des caméras de contrôle et des voyageurs nous tournant le dos.

L’idée nous hantait...

Il avait donc entrepris un repérage, angles morts, sections du trajet moins fréquentées et horaires...

J’avais choisi ma petite jupe noire, jersey moulant qui, relevée, tiendrait sur mes hanches, intimité accessible...

Il porterait un pantalon de jogging, dont l’élastique ne glisserait pas sur ses cuisses, facilement remonté en cas d’intempestive arrivée gênante.


J’aimais notre contraste...

Jeune antillais locké, corps large et puissant, à la démarche féline exprimant une troublante assurance, regard dont la palette d’expressions faisait bondir mon cœur...tour à tour enfantin, perdu, fou, arrogant ou provoquant... il pouvait me faire pleurer, me faire peur, aussi... succomber... toujours...

Ma cinquantaine assumait le gris de mes longs cheveux, mes lunettes trahissant une profession intellectuelle, look et accessoires suggérant des passions artistiques, talons et vêtements moulants projetant ma féminité avide de sexe...

Deux fous.

Et nous l’avons fait.

Nuit... Pour l’occasion, il était venu à ma rencontre. Arrogante sur mes talons, je lui exprimais ma détermination. Il nous fut facile de trouver un espace quasi désert, à l’étage d’une rame... et dans le temps séparant deux stations... avons osé.

Quand le signal annonçait l’arrêt au quai de la station suivante, relevant son pantalon de jogging pour lui, et moi rabaissant ma jupe, nous savions vite retrouver une attitude insoupçonnable.

Comme un challenge dont nous aurions coché les objectifs, le sucer, renifler ses couilles et bien sûr notre rituel sodomite, cru, direct, sans préparation, salive interdite....

Debout, serrés dans un angle contre la paroi, presque invisibles... rapide, fou, puissance de chaque seconde, exaltés par le rythme sonore de l’engin, nous y accordant... Lui, ferme et autoritaire, équilibrant mon corps empoigné et contraint, son incroyable matraque pilonnant mes entrailles.


Ce fut cou marqué par un étranglement prononcé et cheveux en bataille d’avoir été tirés sans ménagement, que nous descendimes de la rame. Les quelques pas nous séparant de son appartement m’obligeant à contracter mon cul dilaté pour retenir son foutre dont je sentais que la dose avait été conséquente.

Il n’avait pas fini de me remplir le ventre... par tous mes orifices... qu’il allait déchirer des heures durant... tandis que je réclamerai qu’il me pilonne encore plus fort...

Tue moi mon amour encore et encore...


Au matin il exigea que je reparte dans la même tenue, débordant de son jus... il devinait, à mes petits sursauts, que le liquide coulait le long de mes cuisses et le vérifierait, discrètement, une fois installés dans un wagon, dans la foule des usagers si pressés qu’ils ne remarqueraient pas notre couple atypique et sa main se glissant loin dans ma petite jupe noire...

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