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Lilou à la Biocoop

Chapitre 1

Hétéro

PARIS 17ème arrondissement, juin 2012


« F 20a, blde, yx verts, 170, 55, danse, gym, végétar, ch H 20/30a, non f, sport, humour, pr rencontre et + si aff. Laisser message ici. Pas sérieux s’abst. »


— Tiens, j’ai trouvé ça sur le panneau de la Biocoop de la rue Legendre ; c’est pas toi qui irais faire tes courses dans ce genre de magasin, alors j’ai pensé à toi et je t’ai ramené quelque chose.

— Et c’est quoi ? Du tofu, du quinoa ?

— Tu connais de ces trucs… Tu m’étonneras toujours, sacré Pat ! Non, c’est juste une petite annonce. Regarde, pour un célibataire viandard comme toi, c’est un vrai challenge.

— Tu déconnes ? Une végétarienne ? Tu fixes la barre haut, là !

— Bon, j’énumère : tu as vingt-six ans, tu ne fumes pas, tu soulèves de la fonte tous les jours ou presque, tu fais du triathlon, tu as de l’humour... Tu es pile dans les clous, mec !

— OK, mais une bouffeuse de salade... Tu paries combien ?

— Cent si tu la sautes sous quinze jours. Mille sous sept jours.

— Tu es sérieux ? Tu commences à m’intéresser, là. Ou alors tu la connais.

— Non, je te jure ! C’est juste que je pense que tu vas perdre : je la sens pas, cette meuf.

— Dans ce cas... c’est parti : tu peux préparer les mille Euros, Domi ! Départ du jeu : dès qu’elle me répond.

— Ta ta ta ! Départ ce soir ! On est mercredi ; tu poses ta réponse en boutique en sortant du bureau, début donc à 18 heures. Et si tu perds, tu me dois cinq cents plaques.


Patrick a hoché la tête, ravi de ce challenge. Dragueur impénitent, il a élevé son péché mignon au rang de grand art ; ses conquêtes appartiennent à toutes les couches sociales, toutes les ethnies. Il faut dire qu’il présente un physique avantageux genre bad boy grand et baraqué, et il cultive son style avec barbe de trois jours, cheveux mi-longs bouclés, boucle de titane à l’oreille gauche et tatouages tribaux sur le bras droit.


Il a rédigé soigneusement sa réponse, en tirant la langue :

« H 26 a, yx marrons, 195, 90, triathlon, danse, non f, non b, non c, non f, non m. Sérieux (mais pas trop). Tél 06 xx xx xx xx. »


Il a collé sa réponse sur l’annonce de la fille ; il n’y avait pas d’autres réponses, sinon il les aurait enlevées. Puis il a fait le tour du magasin, examinant avec intérêt (un peu), et perplexité (beaucoup) les produits vendus. Il y a vraiment des gens pour manger des algues, de l’huile de bourrache, de cameline, de chanvre, de carthame, ou encore du quinoa, du millet, du soja ? Il a masqué la grimace qui lui venait ; la nana était peut-être cachée quelque part, il ne fallait pas se griller trop vite.


Le soir, il regarde un match de foot sur Canal quand son portable sonne ; il regarde l’heure : 21 heures seulement. Numéro inconnu ? Il décroche, à mille lieues de penser à son pari.


— Allô ?

— Oui... Bonsoir, je... Vous avez répondu à mon annonce, je voulais vous remercier... (voix de femme un peu rauque, sensuelle sans le chercher, qui fait frissonner Patrick).

— Merci de m’appeler ; tu souhaites me rencontrer pour en parler, ou tu préfères qu’on discute au téléphone ?

— Je ne sais pas ; je n’ai pas l’habitude.

— On se retrouve dans un bar ? Le bar Argentin, rue Legendre ; il fait restau et bar... Mais je ne sais pas si tu fréquentes ce genre d’endroit...

— Ne vous inquiétez pas... Bon, d’accord. Moi, c’est Emeline, mais tout le monde m’appelle Lilou.

— D’accord ; dans une demi-heure, ça te va ? Et moi, c’est Pat ou Patrick, et tu me tutoies, sinon je vais sévir.

— D’accord, Pat ; et pour les sévices, tu attendras un peu.


Elle raccroche, et Pat se demande comment il a pu lui sortir ce truc débile ; qui ne l’a pas fait fuir, au demeurant. Bon, il vient de se doucher, pas de souci. Il choisit un jean Diesel délavé et une chemise Hilfiger blanche, enfile des chaussures de pont blanc et bleu marine ; parfum ? Non, nature.


Pendant ce temps, Lilou sort de la douche ; enroulée dans une serviette de bain, elle choisit une petite robe légère en lin écru qui met en valeur ses jolies jambes. Pour les sous-vêtements, du blanc, mais ce n’est pas comme si elle allait les montrer. Sandales noires à talons hauts : après tout, si son rancard est aussi grand qu’il l’a écrit, elle peut se le permettre. Devant son miroir, elle hésite. Rouge à lèvres ? Léger, juste pour donner du brillant à ses lèvres boudeuses.


Cette Sylvia ! Rédiger une petite annonce et la déposer dans son magasin bio préféré, juste parce que sa petite sœur est timide, ne drague pas... Bon, elle avait accepté, pour faire plaisir à cette peste, de rencontrer UN mec. Le premier ; après... Ça manque vraiment de romantisme, un rendez-vous organisé à la Biocoop ; en même temps, Meetic et consorts ne l’attirent pas, ses collègues mâles sont soit mariés ou en couple, soit trop vieux, soit dragueurs impénitents.


Elle arrive au bar Argentin à 21 heures 30, pile à l’heure. La musique sud-américaine est un tantinet trop forte et il y a plein de monde, des jeunes qui rigolent et boivent des bières ; ils sont plus nombreux devant la porte pour pouvoir fumer. Elle arrive donc facilement au bar. Son regard se pose sur un homme seul et silencieux, un grand ténébreux ; ce ne peut être que lui. Il la dévore de son regard de braise et elle se sent fondre en approchant. Elle le trouve beau, soit très bronzé soit métis, avec sa peau café au lait et ses longs cheveux frisés ramenés sur la nuque. Comme elle, qui a noué les siens en queue-de-cheval.


— Bonsoir. Vous êtes Patrick ? Enchantée de faire votre connaissance.

— Bonsoir, Lilou ; tu as oublié d’écrire sur ton annonce que tu es super jolie ; je te remercie d’être venue. Tu as dû avoir plein de réponses.

— Des dizaines, vous pensez bien...

— Tu tiens à me vouvoyer ? Je te fais peur ?

— Un peu, oui. Au téléphone j’y arrivais, mais ici...


Ils commandent une bière et un thé puis sortent dans la rue ; il fait encore chaud mais Lilou frissonne, ce que ne manque pas de remarquer Patrick. Il finit sa bière, s’appuie contre le mur.


— Viens ; contre moi, tu n’auras pas froid.


Après une hésitation et un regard méfiant, elle accepte et vient appuyer son dos contre lui qui pose les mains sur ses épaules. Elle frissonne encore, mais pas de froid, et boit une gorgée de thé pour dissimuler son trouble. Elle sent bien ses tétons s’ériger et son ventre devenir lourd ; et moite. Et contre ses reins, cette barre... Ce salaud bande ferme, elle lui fait de l’effet ! Elle s’écarte quand elle a fini de boire et il la laisse partir à regret. Ils marchent au hasard dans les rues de Paris et elle accepte de se serrer contre lui, partageant sa chaleur.


— Alors, Lilou, tu me parles un peu de toi ?

— Pfff… Par quoi commencer ? J’ai vingt ans, je suis célibataire, journaliste stagiaire à France Inter…

— Quel dommage pour les auditeurs de ne pas te voir : tu boosterais les parts de marché !

— Merci ; et je peins, des aquarelles et surtout des huiles, maintenant. Je fais beaucoup de gym et de danse. Et je fais du footing parfois le matin.

— Tu es donc particulièrement occupée ; du genre surbookée.

— Oui. Et toi ?

— Je co-dirige une boîte d’informatique ; nous sommes douze en tout à faire dans la conception de logiciels, la création de sites et l’hébergement. Et j’aime sortir, aller au cinéma, au théâtre, au restaurant. J’aime faire du sport, rouler à moto…

— Tu as une moto ?

— Oui, une Triumph Street 3, un petit bijou. Tu aimes ça ?

— J’adore ; j’ai une Bandit 600, un peu vieille et capricieuse, mais je l’aime.


De ce trouver cette passion commune les soulage. Ils sont nettement plus détendus maintenant et marchent enlacés comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Lilou rit facilement ; deux fossettes se forment sur ses joues, qui attendrissent Patrick.


— Au fait, je n’ai pas tout compris sur ton annonce. C’est quoi, non f, non b, non c, non f, non m ?

— Attends… Non f : non fumeur. Non b : non buveur.

— Je m’attendais à quelque chose de plus… grivois !

— Coquine ! Non c : non croyant. Non f : non fiancé. Non m…

— D’accord, non marié ! Tu finis « sérieux, mais pas trop », c’est ce qui m’a plu.

— Tu n’es pas une fille sérieuse ?

— Si, mais j’ai vingt ans, je viens juste de décrocher un job ; alors les prises de tête, j’évite.

— Je pensais que tu voulais t’engager…

— Oui, mais pas n’importe comment, à n’importe quel prix. Après mes études, j’ai besoin de décompresser, de vivre, de m’éclater.

— Alors, on va chez moi et on baise ?


Il lui donne une petite bourrade sur l’épaule pour souligner le fait qu’il plaisante, mais elle lui sourit et son cœur fond.


— Non, je te présente mes excuses, Lilou. C’est une plaisanterie limite, c’est tout.

— Tu le pensais ? Au fond de toi, tu en as envie… Moi aussi. Je ne sais pas pourquoi, je te connais à peine ; en fait, je ne te connais pas mais je suis si bien contre toi…

— Moi aussi ; et ça me surprend, je ne suis pas du genre à m’attacher si vite. Quand j’ai répondu, c’était pour le fun : une annonce en Biocoop, c’était amusant. Ce qui m’a fait tilter, c’est que tu es végétarienne. J’ai assimilé ça à une écolo-baba cool habillée d’un poncho et de sandalettes en peau de zébu…

— Pas mal comme cliché, rit-elle ; et tu es tombé sur une femme normale, ou presque !


Elle rit, ravie de la tournure des événements.


— Demain soir, tu manges chez moi : tu verras que la bouffe végétarienne, ce n’est pas la cantine de ton enfance.

— Tu veux partir déjà ?

— Non, tu m’as proposé plein de choses qui devraient me plaire… et j’avoue que j’en ai envie aussi. Alors on va chez toi et on baise.


Patrick en reste scotché. Puis il fait pivoter Lilou et l’embrasse chastement sur la commissure des lèvres ; mais aussitôt elle s’ouvre à lui et leur baiser devient passionné, leur langue se cherchant, s’enlaçant. Quand ils s’écartent, un peu essoufflés, elle a les yeux qui pétillent.


— Ta salive est houblonnée, j’adore. Je suis prête à recommencer quand tu veux.

— Tout de suite si tu veux, ou alors chez moi toute nue ; j’habite à cinq minutes d’ici.

— Toute nue ? Et toi tu resteras habillé ?

— Pas longtemps après toi. Mais je veux d’abord t’enlever cette jolie robe pour pouvoir tâter la marchandise.

— Goujat ! s’écrit-elle, secrètement ravie. C’est d’accord…


Cinq minutes après, en effet, sa petite robe tombe en corolle à ses pieds ; et Patrick détache habilement le soutien-gorge qui la rejoint au sol. Elle frissonne et se retient au montant du lit tellement ses jambes la trahissent quand deux mains caressantes et possessives parcourent son dos et ses flancs. Son string glisse sur ses cuisses, elle l’enjambe. Il le porte à son nez ; elle sait qu’il est trempé de son désir.


— Tu sens divinement bon, ma chérie. Je vais te boire jusqu’à en être ivre.


Elle se tourne vers lui. Il est émerveillé par sa beauté, ses courbes voluptueuses, sa poitrine pleine et ferme qui se soulève au rythme de sa respiration un peu hachée, sa taille d’une minceur extrême faisant ressortir le galbe moelleux de ses hanches. Il se penche pour l’embrasser sur le front, mais à nouveau elle se dresse sur la pointe des pieds pour lui offrir sa bouche entrouverte dans un baiser torride qui l’enflamme. Sa rigidité en est douloureuse, trop contrainte dans son jean, surtout que son ventre soyeux s’écrase contre elle. Il se retient de gémir, à deux doigts d’éjaculer dans son caleçon tellement son érection devient douloureuse.


Jamais une fille ne lui a fait autant d’effet ; elle est naturelle, sauvage, et d’une beauté saine, angélique et diabolique à la fois.


— Lilou, je veux te dévorer ! Viens, allonge-toi…


Il la pousse vers son lit, la dispose sur le dos, cuisses impudiquement écartées pour exposer sa féminité à peine masquée de fins poils blonds, très pâle et humide de rosée. Troublée, elle ne bouge plus mais ferme les yeux pour se réfugier dans ses pensées, consciente de l’obscénité de sa position.


— Ouvre les yeux, ma jolie ; ils sont si lumineux... Et puis je veux lire le désir dans tes prunelles vertes.


Il plonge sur son ventre, lèche son nombril, le pli de l’aine, l’intérieur des cuisses. En évitant toujours de toucher sa vulve trempée, percevant la frustration de la belle monter à ses tremblements incoercibles. Elle empoigne sa tignasse frisée et tente de le diriger sur son ventre en fusion, mais il s’obstine et descend sur ses cuisses jusqu’à mordiller l’intérieur des genoux. Elle grogne, elle est en manque, elle le veut en elle ; elle réalise alors qu’elle n’a pas encore vu son sexe : il est encore habillé, agenouillé entre ses jambes.


— S’il te plaît, déshabille-toi... Oh !


Il vient de mordre son clitoris, pas trop fort, mais assez pour envoyer une décharge électrique qui arque son corps et l’approche de l’orgasme. D’ordinaire, il lui faut plus que ça pour jouir ; mais à cet instant elle est une cocotte-minute prête à exploser. Il plonge deux doigts joints en elle sans difficulté et les recourbe pour masser l’intérieur du vagin ; elle gémit, son gros bouton aspiré et pompé avec vigueur. Prise de convulsions, elle jouit en inondant le visage de son amant qui lape avec délectation le fruit de son labeur. Puis il se lève et déboutonne lentement sa chemise, conscient que la belle blonde n’en perd pas une miette. Il enlève sa ceinture des passants du jean dont il déboutonne la braguette lentement. Il fait durer. Il voit son regard sur l’énorme bosse qui déforme le tissu.

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