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Lina et Kilian

Chapitre 1

Divers

Lina ouvrit la porte d’entrée au premier coup de sonnette. Les parents de la jeune fille étant partis chez des amis, elle savait qu’elle serait tranquille pour... ce dont elle avait envie. Avec assurance, elle prit la main de son petit ami pour le conduire dans sa chambre avec l’idée de faire plein de choses impliquant des échanges de fluides ; des efforts physiques gratifiants aussi.


— J’ai envie de tester des trucs très très cochons avec toi, Kilian.

— Oh, Lina, tu es si jolie... Mais tu as quel âge, au fait ?


Il se liquéfia quand je elle le lui révéla et reprit d’une voix chevrotante :


— Tu... tu n’as que dix-sept ans ? Mon Dieu, je ne savais pas ! Mon Dieu, dans quelle galère je suis en train de me fourrer...

— Et alors, tu as quel âge, toi ?

— Presque dix-neuf. Tu te rends pas compte, Lina : c’est affreux, je pensais que tu étais majeure.

— Ben... je le serai dans un mois, presque jour pour jour.

—Oh, mon Dieu mon Dieu mon Dieu... psalmodia le jeune homme.

— Tu as peur de quoi ? s’inquiéta Lina. Je suis consentante, tu le sais. J’ai envie de faire l’amour avec toi...

— NOOOON ! hurla presque Kilian en se redressant, terrorisé. Tu ne comprends pas : Ils vont venir et... ce sera terrible.

— Mais... qui ça, « Ils » ? Tu n’as pas peur des flics, quand même ?

— Les flics ? Non, c’est rien à côté d’Eux. Eux, ils savent tout, et... Leur châtiment sera effroyable !

— Mais tu m’énerves, à la fin. C’est qui, « Ils » ?

— XStory, chuchota le jeune homme.

— C’est quoi ce truc ? Un service secret ? Un organisme militaire ?

— Une sorte de secte, plus puissante que les Francs-Maçons, plus violente que les Tontons Macoutes, plus sinistre que le Klan. S’ils apprennent que nous avons fait l’amour avant tes dix-huit ans, ils enverront leurs sinistres escouades pour nous châtier.


Lina était effarée. Assise sur le bord de son lit, dans lequel elle rêvait d’accueillir son craquant petit ami, elle voyait celui-ci se décomposer un peu plus à chaque seconde.


— Calme-toi, mon chéri ; dis-moi qui sont ces gens. Je suis sûre qu’ils seront compréhensifs quand nous leur expliquerons...

— Leur expliquer ? Tu ne comprends pas, décidément. Laisse-moi te raconter qui ils sont.


Fourrageant nerveusement dans sa chevelure noire, Kilian s’assit prudemment sur une chaise, à bonne distance de la jolie brune qu’il aimait tendrement.


— D’abord, il y a Le Loup, exécuteur des basses œuvres. C’est un Russe, ancien du KGB, qui peut tuer à mains nues d’une centaine de manières. Sous une apparence trompeuse de vieillard édenté, sénile et chauve, se cache un assassin sans pitié. Avec lui, végétarien ne sert de courir.


» Ensuite, Stormix, le terrifiant Gaulois. Dieu de l’orage et du désespoir, il foudroie d’un simple regard, éparpille façon puzzle, dynamite, disperse, ventile. Avec lui, tu ne prendras plus jamais les gens d’Helvétie pour des lents ternes.


» Un des piliers de la secte est Phantome. Il surgit de nulle part, frappe sans pitié, puis disparaît sans laisser le moindre indice. On le croit mort, le feu du Bengale ; pourtant il est là, tapi dans l’ombre. Il est l’Ombre, prêt à bondir sur l’inconscient qui brave l’interdit.


» Et Matt Démon, ensuite. Il vient de l’Enfer, à coup sûr. Contre lui, tu veux te battre mais il te fait échec et Matt adore. Tu t’enfuis, il te traque et t’accule sauvagement dans un coin (ouf). Tu supplies, négociant en vain ; il te zigouille en te tordant les... le cou.


» Ensuite il y a Doc Sévère, le fils caché de Docteur Jekyll et de Marie Besnard. Il terrifie et découpe avec son scalpel rouillé et frotté d’ail (et d’une pointe de pistou). Obsédé de callipyges, il use pourtant de curare sans demander de carte vitale.


» Puis Pierre M., dit « Le Maudit ». Un vieux barde celte qui invoque l’Ankoù, le Dieu de la Mort des Bretons. Il t’enferme et t’oblige à écouter l’intégrale d’Alan Stivell à la guimbarde ; après, c’est toi qui réclame la mort.


» N’oublie pas Pikatchu. Sous l’aspect anodin voire crétin d’un lapin jaune, ce redoutable samouraï trompe son monde. Installé dans un palais varois, parrain de toute la Mafia de la Côte d’Azur, il surfe sur les mœurs cosmopolites et glauques de son empire.


» Que dire de Doogy Woogy, ce suppôt du Diable, géant vert qui longtemps poussa des wagonnets dans les mines de fer depuis lors abandonnées ? Adepte du Chaudron et du calembour foireux, il ne craint rien ni personne car Satan l’habite.


» Et Antonin Mordore ? Ne ris surtout pas de son prénom d’idiot du village. Voisin de Pézenas, il ne manie pas l’humour comme Bobby Lapointe ; il lui préfère le lance-flamme. Avec lui, tu es mort doré.


» Leur chef, c’est le professeur Xavier, surnommé « Le Chauve qui peut ». Aristocrate, son père était un comte réputé pour sa bonté. Il a envoyé son fils dans un ashram en Inde, puis en Pennsylvanie pour l’imprégner de la culture anabaptiste ; en effet, les bons comtes font les bonzes Amish.


» On dit que de son cerveau démesuré et fécond sont nées toutes les règles fondamentales qu’il impose à notre société : interdiction des rapports sexuels avant dix-huit ans, mais après on peut et on doit se lâcher. L’inceste est vivement recommandé : les fils doivent baiser leur mère et grand-mères, les filles leur père et grands-pères. Sans oublier le chien, bien sûr. Le cheval aussi, l’âne ou le poney. Et d’autres animaux, aussi ; mais ni le hérisson ni l’oursin, pour des raisons obscures.


— Mais, objecta Lina, ma cousine Marie a fait l’amour à seize ans, l’an dernier. Elle est toujours vivante et elle n’a pas eu de problème, à part qu’elle est tombée enceinte.

— Son copain, c’est pas le charpentier, Joseph Bridou ? Tu m’étonnes que Xavier n’ait pas réagi !

— Ah bon ! Elle a accouché à la fin de l’année, le 24 ou le 25, je crois. Attends, elle a appelé le petit... ça commence par un J... Julien, Jérôme... Justin !


Faisant fi des craintes de Kilian, sans transition Lina enleva son débardeur, dévoilant...



INTERLUDE


Derrière chez nous il est une montagne,

Moi mon amant nous la montons,

Moi mon amant, moi mon amant

Nous la montons souvent.


Déri déra la la la la, a-la a-la a-la la la la la,

Déri déra la la la la, a-la a-la a-la la.


Pour la montée

Il est beaucoup de peine,

En descendant

Mille soulagements.


Derrière chez nous

Il est une fontaine

Toute fleurie

De beaux lauriers d’amour.


Derrière chez nous

Le rossignol chante

Soir et matin

À la pointe du jour.


Et il nous dit

Dans son joli langage

« Les amoureux

Sont souvent malheureux. »


Accorde-moi,

Ma charmante maîtresse,

Accorde-moi

Un peu de liberté.


Quelle liberté

Veux-tu que je te donne ?

Tous mes parents

M’ont défendu d’aimer.


Le mal d’amour

Est une maladie ;

Le médecin

Ne saurait la guérir.


J’irai mourir

Dans un lieu solitaire

Derrière chez nous,

Sur un coin de rocher.



FIN

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