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LINE ET AHMED

Chapitre 6

Avec plusieurs hommes

AHMED FAIT AMENDE HONORABLE


Ahmed fait les cent pas comme une âme en peine devant le domicile de Line. Il regrette sa colère. Quel idiot ! Non mais quel idiot ! Il soupire. Depuis plusieurs jours il tente d’apercevoir la jeune fille. Ah la voilà ! Elle sort de chez elle. Il s’approche, il va l’aborder, hésite. Que lui dire ? Qu’il a honte de son comportement ? Comment va-t-elle le recevoir ? Non, c’est trop tôt pour une réconciliation. Plutôt que de subir ses reproches en public, il la regarde s’engouffrer dans la bouche de métro et reste là, les bras ballants à se faire bousculer par les passants pressés.

Il attend plusieurs minutes et ne descend que lorsqu’il est sûr de ne pas la rencontrer sur le quai. Pendant le trajet, il imagine plusieurs scénarios pour la reconquérir : la couvrir de fleur, l’emmener au restaurant, lui avouer son amour. Non, ce n’est pas crédible, elle lui rira au nez.

Dans son appartement le souvenir de la jeune fille devient oppressant. Il s’imagine la voir nue, radieuse entre lui et Philippe… Philippe… Il ne l’a pas revu depuis la brouille avec Line. Maudite jalousie !… Ah ! S’il pouvait revenir en arrière ! Qu’ils étaient bien ensemble tous les trois ! L’image de leur trio faisant l’amour, lui en sandwich entre Line et son ami lui vient spontanément à l’esprit. De réaliser que la pénétration de la queue dans son cul lui manque autant que le délicieux massage de sa verge par la chatte de la jeune fille, le perturbe au point qu’il doit se maintenir au chambranle de la porte pour ne pas s’écrouler sur le plancher. Son sexe gonfle à lui faire mal. Il le libère et se masturbe sauvagement comme si l’éjaculation allait exorciser le souvenir.


Honteux de son comportement, il essuie avec une serpillière les traces de sperme sur le parquet du salon. Cela ne le calme pas. Chaque coin de la pièce lui rappelle la jeune fille et son ami.

— Hé zut à la fin ! Pourquoi je peux pas penser à Line sans y mêler ce con !

D’injurier Philippe ne sert à rien. Il doit se rendre à l’évidence, il a autant besoin de lui que d’elle. De nouveau l’image du couple formé par son ami et la jeune fille en train de faire l’amour, se dessine devant ses yeux. Il doit s’avouer que malgré sa jalousie, il était heureux de leur plaisir sachant que tout de suite après il allait avoir la joie de la posséder !

— Oh ! La voilà la solution ! Je demande à Philippe de la contacter. A lui, elle ne refusera pas de parler.

Oui mais… acceptera-t-il ? Ils ne se sont pas séparés en bons termes. La jalousie l’aveuglait et il regrette amèrement les paroles acerbes échangées, quand son ami revenu de son séjour provincial lui a téléphoné. Lui pardonnera-t-il cette nouvelle brouille, la deuxième ? Que va-t-il exiger cette fois en récompense de ses bons offices ?


Ahmed tourne et retourne dans son salon. Pour la troisième fois il replace un coussin sur le canapé. Il lui faut prendre une décision. Au diable le prix à payer ! Il est prêt à tous les sacrifices pour qu’elle revienne, même d’accepter que Philippe quitte son studio et vienne s’installer dans son appartement comme il en a déjà émis l’hypothèse, si cela est nécessaire pour obtenir son accord… Euh… Ne va-t-il pas prendre cela pour un encouragement à ses penchants homosexuels ? Ahmed hésite, puis l’envie de revoir Line est la plus forte.

— Oui, je suis prêt à tous les sacrifices ! Tant pis si Philippe tente de m’enculer.

Tant pis ? Pourquoi tant pis ? De se poser la question l’emplit de confusion et de colère.

— C’est la meilleure ! Voilà que je tourne casaque, que je deviens PD ! Heureusement que mon père n’est plus de ce monde, il en mourait de honte le pauvre.

N’empêche ! Sa verge se redresse au souvenir des caresses sur son cul, sa main s’insinue dans la braguette restée ouverte, ses doigts parcourent la tige qui se dilate. Un rire silencieux secoue ses épaules : Qu’est-ce qu’il dirait si c’était la main de Philippe qui fouillait son slip ? Le laisserait-il faire ? Cela lui ferait-il autant plaisir que lorsque les fines phalanges de Line tentaient de faire le tour de sa queue ? Sa paume se referme et tire sur la peau pour découvrir le gland…

— Ah non ! Je ne vais pas de nouveau me masturber !

Rageur, il empoigne le téléphone et appelle son ami…


Line range dans son porte-documents les polycopiés tendus par Marjorie. Tout à coup elle se fige. Ahmed et Philippe discutent sur le trottoir en face. Non ! Elle ne veut pas les rencontrer. Elle leur tourne le dos et continue la discussion avec sa cousine. La curiosité est la plus forte. Elle jette un coup d’œil par-dessus son épaule. Ahmed a disparu et Philippe traverse la rue à leur rencontre. Elle n’a rien contre lui, c’est au jeune ingénieur maghrébin qu’elle en veut. Elle l’accueille d’un sourire neutre. Il dépose un chaste baiser sur la joue tendue.

— Bonjour Philippe. Que me vaut le plaisir de ta visite ?

— Je passais par-là par hasard et t’ayant aperçue, je suis venu t’embrasser.

« Par hasard ? Mon œil ! J’ai bien vu qu’Ahmed était là. Que viens-tu me demander de sa part ? » soliloque la jeune fille sans se départir de son sourire.

— Euh… tu ne me présentes pas ? continue-t-il.

— Pardon, Marjorie voici Philippe un… un ami, Philippe voici Marjorie ma cousine.

— Ah ! C’est vous Marjorie, Line m’a beaucoup parlé de vous.

— Tient, tient, tient Line, s’amuse Marjorie, comme ça tu dévoiles nos petits secrets à des étrangers ?

— Mais non, mais non, votre cousine nous… euh… m’a parlé de vous en tout bien tout honneur.

— C’est ça, c’est ça, je vous crois… Euh… Je vous laisse, ainsi vous pourrez déblatérer sur mon compte à loisir.

— J’espère que ce n’est pas moi qui vous fais fuir, s’excuse Philippe.

— Ne vous donnez pas une importance que vous n’avez pas… euh… Line, t’oublies pas pour demain après-midi ?

— Non, sois tranquille. Je t’attendrai au pied de l’immeuble.

— Euh… Je serai peut-être un peu en retard. Monte à l’appart et excuse-moi auprès de Bernard.

Les deux filles s’embrassent.

— Et moi ? mendie Philippe.

En riant Marjorie applique deux baisers sonores sur les joues du garçon.

— Content ?

— Je vous remercie, au plaisir de vous revoir.


— Elle est jolie ma cousine, n’est-ce pas ? s’amuse Line lorgnant sur Philippe hypnotisé par la croupe ondulante qui s’éloigne.

— Euh… moins que toi… Je t’assure !

— Bon, si tu me disais ce que tu me veux.

— Mais, juste t’embrasser.

Elle hausse les épaules, incrédule.

— Paye-moi un café au lieu de débiter des bêtises.

Philippe l’entraîne dans la brasserie proche. Ils trouvent une table libre et n’échangent pas une parole le temps de passer commande et de se faire servir.

— Bon, alors ? Qu’est-ce que Ahmed t’a chargé de me demander ?

— Ahmed n’a rien à voir.

— Oh ce gros mensonge ! Ne nie pas, je vous ai aperçus tout à l’heure sur le trottoir.

— Bon, j’admets, il était là… Mais moi aussi je voulais te voir.

— Il a peur de m’affronter ? Note qu’il n’a pas tort, je lui en veux.

— Je sais… Oui, il m’a tout raconté, précise-t-il devant le regard interrogateur de la jeune fille.

— Assez parlé de lui. Qu’est-ce que tu deviens ?

— J’ai quitté mon studio et j’ai emménagé chez Ahmed.

— Quoi ? Vous vivez ensemble ?

— Euh… pas exactement…

Un gros soupir soulève ses épaules du garçon.

— Nous cohabitons. Nous avons chacun notre chambre.

— On dirait que tu regrettes ?

Philippe détourne les yeux. Line le regarde avec attention. Le garçon est rouge de confusion. Elle éclate de rire.

— Je parie que t’as tenté d’avoir une relation intime avec lui ?

— Je t’assure qu’il n’a rien fait pour m’en dissuader.

— Je te crois sans peine, je me souviens combien il appréciait… euh… quand… euh… tu t’approchais de nous et… euh…

— Quand je l’enculais pendant qu’il te baisait ? N’aie pas peur de mots !

— Tu as raison, inutile d’afficher une pudibonderie hors de propos… N’empêche, je suis surprise, poursuit la jeune fille. Ça m’étonne de sa part, je le vois pas se faisant… euh… enculer comme tu dis, car c’est lui qui est passé à la casserole n’est-ce pas ?

— Euh… J’aurais pas dit non mais j’ai eu peur… Sa grosse queue… Euh… Ça n’est arrivé qu’une fois le soir de mon installation… Il n’a plus voulu après.

Les deux jeunes gens restent silencieux ressassant leurs souvenirs.


Philippe pose la main sur l’avant-bras de Line.

— Tu me manques tu sais…

— Rien qu’à toi ?

— Non, tu manques encore plus à Ahmed.

— Pourquoi il vient pas me le dire lui-même ? Il a si peu le courage de m’affronter qu’il lui faut un porte-parole ?

— Il peut nous rejoindre si tu le désires.

— Quoi ? Il est là ? Il nous espionne ?

— Non, il fait un tour dans le quartier, attendant mon appel.

— Allez, va, invite-le à venir. Je ne le mangerai pas. Permets-moi de m’absenter quelques minutes. Je préfère ne pas connaître les mensonges que tu vas proférer pour expliquer que je refuse pas de le voir.


Devant la glace des toilettes, elle interroge son reflet.

— Alors ? Qu’est-ce que tu décides ? S’ils te demandent d’habiter chez eux, t’accepteras ? Avoue que ça te tente, tu mouilles rien qu’en pensant à la grosse queue qui te manque tant !

Elle fronce les sourcils en regardant un point noir. Elle va le presser.

— Non, je serai toute rouge. Il croirait que je viens de pleurer !… Mon dieu ! Et Bernard ! Si je l’abandonne encore une fois c’est pour le coup qu’il va se mettre en colère. Comme je serai hors d’atteinte, je suis sûr qu’il le fera payer cher à maman et à Marjorie. Non, je peux pas leur faire ça.

Line soupire. Sans se l’avouer, les « séances récréatives » ne lui déplaisent pas. Cela ne la gêne en rien de se faire baiser par plusieurs hommes dans l’après-midi ou la soirée. Et la source de revenu supplémentaire n’est pas à négliger. Elle rit en silence au souvenir glané en première au lycée, d’une citation de Ninon de l’Enclos, célèbre courtisane au siècle de Louis XIV : « Ça nous coûte si peu et ça leur fait tant plaisir ». Cela s’applique parfaitement à la situation.

— Je leur mets le marché en main : ils acceptent mes rendez-vous chez Bernard et moi je consens à leur rendre visite, même à passer une nuit ou deux par semaine avec eux ! Pas tout le temps, maman ne comprendrait pas. Sinon… Hé ben tant pis pour eux !


Ahmed est installé derrière une bière lorsqu’elle revient s’asseoir. Galants les deux garçons se lèvent à son approche et ne prennent place qu’une fois la jeune fille assise. Un ange passe, personne n’osant prendre la parole le premier. A la fin Line se lance :

— Bonjour Ahmed.

— Euh… Bonjour Line.

— Tu m’embrasses pas ?

— Oh ! Excuse-moi.

Il se penche et dépose un baiser léger sur la joue qu’elle tend.

— Alors ? interroge-t-elle.

— Alors quoi ?

— T’as rien à me demander ?

— Moi ?… euh… Si… euh… Philippe habite chez moi tu sais.

— Il me l’a dit.

— Il y a encore de la place et si tu voulais… euh…

— Tu serais pas entrain de me demander de vivre chez toi ?

— Ça nous ferait vraiment plaisir, intervient Philippe.

— Ben vous manquez pas de culot vous deux ! Il n’en est pas question… Je dis pas une visite de temps en temps, tempère-t-elle devant la mine défaite des deux garçons.

— Quand tu veux ! s’empresse Ahmed, ce soir ? Demain soir ?

— Pas demain soir, je suis prise.

— Oui, intervient Philippe, elle doit retrouver sa cousine chez un certain Bernard.

A ces mots Ahmed bondit sur sa chaise.

— Tu fréquentes encore ce proxénète ? Je te l’interdis.

Line pâlit. Sans un mot elle rassemble son porte-documents et se lève.

— Où vas-tu ?

— Je constate que t’as pas changé. Ta jalousie est insupportable. Restons-en là.

— Ne t’en vas pas, supplie Philippe. Je suis sûr qu’il regrette ce qu’il vient de te dire et qu’il ne le refera plus, n’est-ce pas Ahmed ?

— Oui Line, fréquente qui tu veux quand tu veux, je ne te ferai plus aucune réflexion, mais par pitié ne nous laisse pas tomber, accorde-nous quelques heures de ton temps, Je n’en demande pas plus.

— NOUS n’en demandons pas plus, corrige son ami.

— Tu dis que tu ne peux pas venir demain ? poursuit l’ingénieur dont la voix tremble à force de vouloir persuader, mais après demain ?

— Allez Line, un bon mouvement, encourage Philippe.

— Bon, pour une fois. Mais que ça soit bien entendu entre nous : plus de critique sur ma vie privée que je mène comme je l’entends.

— C’est promis, affirme Philippe.

— Je te remercie mais ce n’est pas de toi que j’attends confirmation. Alors Ahmed ?

— Je te promets solennellement qu’aucun reproche ne franchira ma bouche à l’avenir.

— Tu es témoin Philippe ! Maintenant, il faut que je vous quitte. A après-demain.

— Tu ne nous embrasses pas ?

En souriant, Line se laisse enlacer par Philippe puis par Ahmed. Le contact des verges qu’elle sent grossir contre sa cuisse la fait frémir. Encore deux jours avant de les toucher… Ce sera long… Elle a envie tout à coup de les suivre à l’instant mais se retient de justesse. Rien n’arrêtera leurs exigences si elle se montre aussi impatiente qu’eux !


A suivre…

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