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  • Histoire érotique écrite par Anonyme
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De la lingerie pour la vie !

Chapitre 1

Hétéro

?La pluie battait les vitres de ma petite Jaguar noire, quand enfin je m?arrêtais devant ma boutique de mode favorite. J?étais en retard pour mon rendez-vous avec Alicia, la couturière, et me félicitai de trouver juste devant la porte une place pour me garer.

En cette maussade soirée d?automne, les rues étaient désertes, la ville comme morte. Une bourrasque humide m?assaillit comme j?ouvrais la portière. En courant vers l?entrée du magasin pour éviter l?averse, je faillis tordre un de mes talons aiguilles sur le trottoir glissant. Impatiente de me mettre à l?abri, je poussai la porte tendue d?une banne couleur champagne. Elle ne s?ouvrit pas. Pendant un instant, j?actionnai frénétiquement la poignée en m?appuyant sur le battant que je supposais gonflé par l?humidité, avant d?apercevoir la pancarte ? Fermé ?.


A ce moment-là, la porte céda et, de surprise, je perdis l?équilibre. Mais on me rattrapa comme j?allais glisser à terre. Un peu étourdie, embarrassée de ma maladresse, je me confondis en excuses.

? Je vous en prie, c?est ma faute, me dit l?homme qui avait ouvert la porte. Je suis Benjamin, le cousin d?Alicia. Elle a dû partir plus tôt aujourd?hui, et elle m?a demandé d?attendre sa dernière cliente. Mais comme vous n?arriviez pas, je m?apprêtais à m?en aller moi aussi.

L?homme me dévisagea, avant d?ajouter :

?Vous êtes bien Victoria Adams ?

? Oui, c?est moi. Je suis désolée d?être si en retard, mais les rues étaient complètement bloquées. Vous savez ce que c?est quand il pleut dans cette ville...


Je me rendis alors compte que Benjamin n?était pas vraiment un inconnu. En effet, je l?avais entrevu dans l?arrière-boutique, à l?occasion, qui discutait avec Alicia.

De fait, il eût été difficile de l?oublier. Grand et brun, la silhouette nonchalante et la peau très pâle, il avait un peu l?allure d?un héros de roman libertin. En particuliers, ses yeux bleu sombre, aux reflets gris, étaient inoubliables. Mais j?avais surtout remarqué chez lui une manière un peu étrange d?examiner les clientes du magasin. D?un regard de... connaisseur.



Alors seulement, je me rendis compte que l?homme me tenait encore dans ses bras et, troublée, je me dégageai.

Puis Benjamin désigna la table basse, où reposait un plateau en argent chargé d?une théière fumante.

? Puis-je vous offrir une tasse de thé, mademoiselle Adams ? proposa-t-il. Vous semblez transie...

? Avec plaisir, répondis-je, il fait glacial, dehors.


Je mentais. Ou du moins, je trouvais une excuse au frisson qui m?avait traversée. Je m?installai sur un canapé couvert d?une vieille tapisserie anglaise, tandis que Benjamin s?occupait de mon thé. En m?attendant, il avait déjà bu lui-même, comme en témoignait la tasse à moitié vide sur le plateau. Sur un des accoudoirs, un livre était posé, retourné pour marquer la page. Je jetai un coup d?oeil discret sur le titre. Aussitôt, mes joues s?enflammèrent. Erotiques victoriennes.

Je connaissais ce titre car il figurait... dans ma propre bibliothèque.


Tout à coup, l?odeur des fleurs séchées dont Alicia parfumait sa boutique me monta à la tête. Et quand Benjamin prit place à côté de moi, ma confusion augmenta encore.

Cette boutique précieuse, encombrée de colifichets et d?accessoires féminins - Alicia s?était spécialisée dans la lingerie fine - me donnait par contraste une conscience aiguë de la présence virile de mon hôte. Pire, j?avais presque l?impression de commettre un péché en restant plus longtemps auprès de lui.

Car j?étais troublée par cet homme bien plus qu?il n?était convenable - et j?étais une jeune fille aussi convenable que mon nom britannique pouvait le laisser penser.

A moins, bien sûr, que vous ne mentionniez le fait qu?il m?arrivait de lire les Erotiques victoriennes... Ou que vous n?eussiez imaginé les idées qui me traversaient l?esprit à cet instant précis...

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Pourtant, je ne pus m?empêcher d?observer Benjamin à la dérobée. Il avait dû s?endormir sur son livre, car sa tenue avait un je-ne-sais-quoi de négligé ; il avait ôté sa veste, qui reposait sur le dossier d?un antique fauteuil à bascule, avait roulé jusqu?aux coudes les manches de sa chemise, et avait desserré son noeud de cravate. Une barbe naissante ombrait son menton. Toute son allure évoquait la chaleur et l?indolence d?instants intimes passés chez soi ou, peut-être... une scène très intime dans un boudoir.


Effrayée moi-même du tour que prenaient mes pensées, je tentai de leur imprimer une direction moins hasardeuse. Par chance, Benjamin alla chercher une boîte en carton blanc posée sur un guéridon, ce qui fit diversion.

? Voici votre commande, me dit-il.

Je me levai immédiatement, impatiente de quitter cet endroit et d?échapper au magnétisme du cousin d?Alicia.

? Merci beaucoup pour le thé, dis-je. Pourriez-vous dire à Alicia de mettre ceci sur mon compte ? Je repasserai ici pour régler l?achat dans le courant de la semaine. Mais je ne voudrais pas vous déranger plus longtemps...

je n?eus pas plus tôt fait mine de prendre le paquet qu?une main virile se posa sur la mienne.

 ? Oh ! non, mademoiselle Adams. Je ne veux pas vous laisser partir sans essayage. Alicia a beaucoup insisté là-dessus. Elle m?a dit que vous étiez une de ses plus fidèles clientes et qu?il fallait vous laisser tout le temps nécessaire. Ne vous occupez pas de moi. Je vais rester ici et... lire, pendant que vous faîtes l?essayage.

Si ces paroles étaient destinées à me mettre à l?aise, ce fut tout le contraire qui se produisit.

Car une vision troublante venait de me traverser l?esprit : Benjamin, mollement allongé sur le sofa, plongé dans les Erotiques victoriennes, et moi, dans le petit salon d?essayage attenant, à demi nue.

D?ailleurs, en croisant le regard de Benjamin, je ne fus pas loin de soupçonner qu?il s?imaginait la même chose que moi. Bien plus : j?aurais parié qu?il avait à dessein provoqué cette équivoque. Mon trouble se transforma alors en une réelle agitation, doublée d?une excitation un peu coupable. Car ce jeu subtil me semblait aussi dangereux que fascinant.

Dans le même temps, je me demandai si mon imagination ne s?emballait pas à tort. Car il est vrai qu?Alicia ne laissait jamais partir une cliente sans essayage. C?était indispensable, pour de la lingerie sur mesure, et je songeai qu?il ne serait pas possible de revenir avant plusieurs jours.

Je pris donc le carton blanc avant de disparaître à côté - soulagée d?échapper par la même occasion à l?aura de Benjamin.


Une fois dans le salon d?essayage, j?oubliais tout. Cette pièce avait en effet pour moi quelque chose de magique, avec ses murs couverts d?un papier vieux rose semé de fleurs et ses coffres de bois, entrouverts, d?où cascadaient des tissus soyeux. Il y avait d?autres trésors, encore : une paire de ballerines blanches, un chapeau de paille orné d?un ruban de velours sombre, une jolie mantille espagnole...

La douce chaleur ambiante, le ronronnement du vieux poêle, et le murmure de la pluie sur les jalousies eurent vite fait de calmer la fièvre qui m?avait saisie en présence de Benjamin.

J?ouvris alors la boîte et dépliai le papier de soie pour déballer la guêpière de dentelle blanche que j?avais commandée. Après l?avoir suspendue sur un cintre et tout en ôtant mon tailleur, j?en admirai le tissu délicat, les fines bretelles et les balconnets audacieux. Puis je me trouvai bientôt simplement vêtue d?un petit ensemble de soie perle, qui était d?ailleurs une de mes acquisitions favorites de chez Alicia. Je me débarrassai du léger caraco et enfilai la guêpière.

Je fis quelques pas, pieds nus, sur le tapis persan, afin de vérifier la juste mesure du porte-jarretelles sur mes cuisses. Puis je m?arrêtai, saisie d?un étrange malaise. J?avais le sentiment d?être observée. Oui, observée... Je chassai aussitôt cette pensée saugrenue, mais sursautai quelques secondes après en entendant derrière moi un léger déclic.

Mon coeur fit un bond. Pourtant, quand je me retournai, la porte était bel et bien fermée. Et il n?y avait personne.

C?est alors que la voix de Benjamin me parvint de la pièce à côté.

? Mademoiselle Adams, le miroir est ici. Je vous attends...


je regardai autour de moi, incrédule, cherchant des yeux le grand miroir sur pied qui se trouvait là d?habitude.

Mon Dieu ! Comment pouvais-je ne pas avoir remarqué, en entrant tout à l?heure dans la pièce principale, qu?il avait était déplacé ! La présence de Benjamin m?avait-elle donc désarçonnée à ce point ?

Que faire, à présent ?

Prise d?un doute subit, je me demandai si l?impertinent cousin n?avait pas lui-même déplacé le miroir, afin de me mettre dans l?embarras. D?ailleurs, ce tour machiavélique me paraissait fort bien s?accorder avec le ton hardi sur lequel il me parlait depuis le début.

Le meilleur moyen de s?en assurer était de répondre à l?appel.

Je pris donc une profonde inspiration pour calmer le tremblement de mes mains, et ouvris la porte. Dans la salle principale, Benjamin était paresseusement assis dans un vaste fauteuil. En m?apercevant, il murmura d?une voix qui me fit frissonner :

? Quelle vision délicieuse...

Il ne bougea pas, mais son regard brûlant m?enveloppa des pieds à la tête.

? Vous abusez de la situation, monsieur. Et je ne pense pas qu?Alicia apprécierait cette attitude. Est-ce vous qui avez déplacé ce miroir ?

je tâchai de m?exprimer sur un ton aussi égal que possible. Mais Benjamin se leva et vint vers moi, ce qui m?affola. Ses lèvres me semblaient à un soupir des miennes et ses mains étaient si proches que j?eus l?illusion fugitive d?une caresse.

?Oui, répondit-il avec franchise. En fait, nous sommes associés : ma cousine ne fait que gérer la boutique. Je n?ai pu résister au plaisir de voir une de mes créations portée par ma cliente préférée. Celle qui choisit mes modèles les plus... sensuels. Vous pourriez mettre cela sur le compte de la curiosité professionnelle : le désir d?admirer mes oeuvres sur la femme de chair et de sang qui les apprécie, plutôt que sur un mannequin de bois. Ou cela pourrait être...

il s?interrompit et sourit. Mais ses yeux en disaient long.

? Cela pourrait être ? répétai-je dans un souffle.


Benjamin ne répondit pas et alla s?asseoir sur le canapé.

? Venez ici, mademoiselle Adams, fit-il alors avec douceur.

Je tremblais, incapable de penser, encore moins de protester. Pourtant, j?aurais dû le remettre à sa place ! exiger qu?il quitte la pièce sur-le-champ ! Mais ma volonté m?avait abandonnée et, comme sous l?effet d?un charme, j?obéis à l’audacieux jeune homme, le coeur battant.

Le sourire insolent de Benjamin s?accentua quand je m?arrêtai devant lui.

? Quelle expérience avez-vous de la tentation, mademoiselle Adams ? Vous y êtes-vous jamais abandonnée ?

Le souffle court, je ne répondis pas. Sa main venait de se poser sur ma cuisse nue, elle remonta lentement jusqu?à ma chatte.

? Enlevez la guêpière, ordonna-t-il soudain en retirant sa main.

Pourquoi lui ai-je obéi, et si vite, je ne le saurai jamais. Mais à peine avait-il parlé que je dégrafais le corset et le porte-jarretelles. Le sous-vêtement de dentelle tomba à terre dans un bruissement soyeux.

J?étais nue.

? Vous êtes une effrontée, mademoiselle Adams, chuchota Benjamin. Il avança sa main jusqu?entre mes cuisses. Je sentais la douce caresse qui me faisait mourir d?attente.

Je fermai les yeux. La main tentatrice se posa sur ma chatte. Benjamin me regardait d?un air narquois. Il caressa lentement ma chatte.

? Mmhhm... gémissais-je en penchant ma tête en arrière de félicité.

? Répétez après moi : je suis une effrontée... fit-il en enfonçant un doigt dans ma chatte.

Dans un soupir, je murmurai :

? Oui... Oui... Je suis une effrontée... mmhm....

? Benjamin me prit par la taille et le fit asseoir sur ses genoux. Il écarta mes cuisses et saisit dans sa bouche une pointe rosée de ma poitrine, durcie de désir. Sa main revint torturait savamment ma chatte. Je me sentais sur le point de jouir. Benjamin enfonça deux doigt brusquement dans ma chatte et entama un va et vient qui me fit chavirer de plaisir. Je posais ma tête sur son épaule.

? Vous êtes faite pour être caresser, mademoiselle Adams. Votre chatte est une invitation à vous faire jouir. Et je suis né pour satisfaire votre insatiable désir, ajouta-t-il doucement dans mon oreille.

Il enfonça son sexe dur et chaud dans ma vulve ouverte par ses caresses et m?emmena lentement jusqu?à la jouissance.



Ce fut cette rencontre qui marqua le début de notre liaison. Il se trouve aujourd?hui que je ne serai plus mademoiselle Adams pour très longtemps. Benjamin, quant à lui, est occupé à dessiner ma robe de mariée. Car il a décrété qu?il ne supporterait pas que sa future femme soit habillée par un autre que lui ! ?



ZOULOU

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