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La liste de Noël

Chapitre 5

Je me suis moquée fréquemment et méchamment de Linda

Trash

28 décembre : Je me suis moquée fréquemment et méchamment de Linda


Linda Malkanie était ma meilleure amie jusqu’au lycée. Enfin, c’est ce que je répondais quand on m’interrogeait sur elle, mais en vrai, on était à peine copines. Ça se comprend, son père était maire, et sa mère première adjointe ; alors Linda avait des tas et des tas d’amies, moi, je n’étais que l’une d’entre elles.


À l’époque, je n’étais pas vraiment consciente de toutes les prérogatives d’un maire ni de l’importance qu’il avait. Je savais juste que Linda était riche et que ses parents passaient parfois à la télé. Il y avait des femmes de ménage chez elle, et les adultes parlaient de ses parents avec beaucoup de respect. Vu que j’étais dans sa classe on me demandait si j’étais amie avec leur fille.


Au départ non, mais quand j’ai compris qu’elle offrait des cadeaux à ses amies, je le suis devenue. Elle était gentille et c’était facile de se lier d’amitié avec elle. Elle m’invita souvent à ses fêtes qui étaient super, il y avait des clowns, de la musique, des boissons, des gâteaux, des déguisements... Et puis un jour, je ne sais trop par quel hasard, mais la justice s’est mise à mettre son nez dans les affaires de la mairie. Et ce qu’elle a trouvé n’était pas joli joli ; détournement de fonds, abus de biens sociaux, emplois fictifs, blanchiment d’argent. En quelques mois ce fut l’hallali, les parents Malkanie furent jetés aux loups... Après un procès au long cours, le père fut condamné à de la prison ferme et incarcéré immédiatement. Sa mère suivit le même chemin quelques mois plus tard.


Bien sûr, ce genre d’évènements eut d’innombrables conséquences pour mon amie. L’argent de leur famille fut confisqué par l’État et si elle n’alla pas en prison, son sort était à peine plus enviable ; elle se retrouva à vivre chez sa tante. Une maison minable en périphérie.


Au niveau relationnel, la situation changea du tout au tout. Alors qu’elle était au sommet de sa gloire et que tout le monde la flattait, elle se retrouva soudainement isolée. Alors qu’avant un troupeau d’élèves l’entourait et buvait ses paroles, je demeurais la seule à lui parler.


Si rester l’amie avec quelqu’un alors que tout le monde lui tourne le dos, ça me vaut d’être mise sur la liste des mauvaises filles ; c’est que quelque chose ne va pas.


Cependant, c’est vrai que ma relation avec Linda avait changé. Je devins une confidente pour elle, je connus toutes les étapes de son chemin de croix. Au début, elle était incrédule, refusant de croire que ses parents puissent avoir été malhonnêtes. Puis elle les détesta, quand elle constata l’authenticité des délits de sa famille. Et enfin, elle se réconcilia, comprenant qu’ils avaient agi pour son bien, qu’ils avaient fait en sorte que pendant des années elle ne manque de rien.


Moi, j’étais ambivalente. Persister dans mon amitié avec Linda me valait quelques remarques acerbes : « Alors, tu t’attends toujours qu’elle te file un chèque ? » Mais je trouvais amusant d’être aux premières loges pour voir mon amie glisser de l’ultra-popularité au mépris de tous. Les Allemands appellent ça du Schadenfreude, moi j’appelle ça de la curiosité.


Et comme j’étais sa seule planche de salut, je pouvais tout lui demander. Qu’elle « m’aide » pour mes devoirs (c’est-à-dire, qu’elle les fasse à ma place.) Qu’elle vienne au ciné avec moi (c’est-à-dire qu’elle paye les places, et le McDo d’après) bref, ce n’était pas totalement désintéressé de ma part, je l’admets.


Et puis, j’ai poussé mon mauvais comportement avec elle un peu plus loin. Mais c’est normal, quand elle était la reine du collège, je n’étais jamais sûre qu’elle m’invite à ses fêtes. Je souffrais ! Alors qu’elle souffre en retour, ce n’était que justice.


Un de mes premiers tours fut de lui crever les pneus de son vélo. Ça peut paraître méchant et mesquin, mais pendant des années on la déposait au bahut dans une voiture de fonction avec chauffeur ; alors c’était amusant de la voir devoir rentrer chez elle en poussant son vélo sur deux kilomètres. Je recommençais fréquemment, jusqu’à ce qu’elle prenne le bus. D’après ce qu’on m’a raconté, elle devait rester debout, personne ne voulant être assis à côté d’elle, un sacré écart par rapport à sa berline climatisée...


Mon second mauvais tour se déroula de manière plus surprenante. C’était en cours de sport, comme on avait tennis et qu’elle était très douée, ça m’énervait. Elle avait eu un prof rien que pour elle, c’était injuste. Alors, je lui lançais les balles très fort en pleine tête, les autres élèves le remarquèrent, et ça devint un jeu. Les élèves lui lancèrent ce qu’ils trouvaient à la gueule. Dans la cour, les garçons lui shootaient dessus au ballon de foot ; dans les couloirs, c’était des cannettes de coca ; et dans le bus, des boulettes de papier (avec des insultes inscrites dessus).

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Les lycéens commencèrent à noter ma tendance à « pranker » Linda. Mais personne ne m’accusa pas d’être une méchante harceleuse. Au contraire, on me félicita, les lycéens riaient beaucoup de mes farces, et personne ne prenait la défense de la petite bourgeoise dont la famille avait escroqué la ville. Que je donne une bonne leçon à cette mijaurée, ce n’était que justice.


Tout ça pour dire que si mes actions peuvent paraîtres sadiques, rétrospectivement, elles n’étaient que le reflet d’un climat social. Si ça n’avait pas été moi qui la martyrisais, ç’aurait été une autre. Et puis elle-même réclamait une correction. Par exemple un jour elle me dit :


« Cet enfoiré de juge c’est un connard, un syndicaliste gauchiste qui veut se faire une réputation en étant cruel avec mes parents. Il a même mis sa photo sur un mur, avec "Gros con" écrit dessus. »


Ça m’enragea ; c’est vrai quoi, pour une fois que des politiques pourris se font pincer, elle trouve le moyen de les excuser. Elle cherchait à me provoquer, c’est pourquoi je répondis exaspérée :


« Pourtant ils volaient l’argent. Et t’en as profité, hein.


— Non !


— Et toutes les fêtes que t’organisais, c’est avec l’argent que tu gagnais en bossant le soir au McDo le soir ? Non, je crois pas... C’est grâce à l’argent de nos impôts que tu offrais des cadeaux, buvais du champagne...


— Mais... t’étais invité, je t’ai offert même un--


— Tût tût, la théorie du ruissellement maintenant ! Je devrais être contente d’avoir reçu tes miettes ?! Moi, je suis sûre que t’es comme tes parents, t’as de l’argent planqué. Si t’étais honnête, tu devrais dépenser cet argent pour le lycée. Rends l’argent ! Rends l’argent ! »


Là-dessus, je lui pris son portefeuille. Elle avait plein de billets de dix et vingt euros, peut-être deux cents euros en tout !


« Putain ! Salope, t’es encore pétée de thune, t’en as pris du pognon sur le dos de la ville.


— C’est l’argent de ma tante ! Elle m’a donné ça pour que je paye mes repas.


— Genre, tu payes la cantine en liquide.


— Mais... Je peux pas aller à la cantine, on se moque de moi là-bas... J’achète des sandwiches à la boulangerie d’à côté.


— C’est ça ! Tes parents sont des pourris, mais t’es trop snob pour manger avec nous. Dorénavant, je te confisque l’argent de ta bouffe. Et tu mangeras ce que je voudrais bien te laisser. On va voir ça si tu l’aimes toujours, ta théorie du ruissellement ! »


Je mis mes paroles en action. Au départ je me montrais prodigue -même si c’est vrai qu’en contrepartie je lui « empruntais » son argent.- Je lui donnais une généreuse quantité de pain, que je prélevais sur mon plateau-repas. Puis je me rendis compte que j’étais trop sympa, c’était encore moi la bonne poire... Pourquoi était-ce à moi de me priver pour elle ? Alors je réduisis les portions, mais pour qu’elle ne elle crève pas de faim, je rajoutais un complément... j’invitais les gens à cracher sur la mie pour rajouter du goût par exemple. Ou je le laissais le quignon de pain traîner par terre pour que tout le monde puisse s’essuyer les pieds dessus. Ou je lui proposais un sandwich avec des poils pubiens... je ne manquais pas d’idée pour son complément alimentaire.


Quand elle se mit à refuser de manger ce que je lui donnais, je dus faire appel à quelques gars pour s’assurer qu’elle veuille bien obéir. C’est vrai ; ils donnaient littéralement d’eux en mettant du poil ou du sperme dedans, et elle faisait sa princesse en refusant de manger  : inacceptable !


Je me gênais plus pour exercer mes représailles pour toutes les années où j’avais « souffert » par sa faute. Je jetais ses cahiers de cours dans les toilettes, je coupais ses vêtements au ciseau, je renversais un seau d’eau sale sur sa tête, je lui donnais le surnom de « Enculette. » Je lui donnais des claques pour la forcée à dire que ses parents étaient de sales enculés. Ce qui n’arrivait jamais, elle disait toujours que son père avait fait plus pour la ville qu’aucun des nôtres. Ce qui évidemment n’aidait pas à la rendre populaire.


Et aujourd’hui, elle devait m’accorder son pardon et j’étais certaine qu’elle ne voyait pas les choses du même œil que moi quant au partage des torts. Elle était bien capable de penser que c’était moi qui étais la plus grosse fautive. Je ne pris même pas la peine de téléphoner, elle ne décrocherait même pas en voyant mon numéro s’afficher, et je me rendis directement chez sa tante. Sa maison était petite, vieille, et manquait d’entretien. Sur la boîte aux lettres était taguée : « Salopes de Malkanie. » Je sonnais...


La porte s’ouvrit de quelques centimètres, je pouvais voir un œil m’observer. La tante demanda d’une voix fébrile :


« Oui ? Qu’est-ce que vous voulez ? »


Elle était méfiante, beaucoup de gosses s’amusaient à jeter des œufs ou des pierres sur sa maison, à sonner ou klaxonner la nuit pour les réveiller. Je pouvais voir sur une fenêtre un panneau « À Vendre »


« Bonjour, je suis Ophélie. J’aimerais voir Linda. »


Elle partit quelques minutes puis revint pour dire :


« Linda ne veut pas te voir. »


Rien de surprenant à ça, elle devait penser que je venais la harceler jusque chez elle. J’allais devoir montrer patte blanche. Je sortis un de mes cahiers de cours et le tendis à la tante. « Je crois que Linda a eu un problème avec son cahier, alors je viens lui prêter le mien. » Le problème en l’occurrence, c’est que j’avais déchiré toutes les pages, puis les avais passées au mixer avec un peu de merde, avant de tout lui redonner le tout en les fourrant dans sa culotte.


La tante prit mon cahier et repartit. J’attendis quelques minutes, et quand elle rouvrit la porte, cette fois elle me laissa passer.


J’allais voir Linda dans sa chambre, rien qu’à me voir elle frissonna. Je devais vraiment lui fiche la trouille.


« Salut, euh, ça va ? On est à Noël, c’est l’époque des réconciliations, tu sais.


— Tu veux te réconcilier avec moi ?


— Exactement, t’as tout compris. Je sais, tu penses que j’ai été un peu vache et...


— Un peu ?


— Bon, sacrément vache. Alors tu n’as pas forcément envie qu’on redevienne amie. Mais je suis vraiment de bonne foi. Tiens, donne-moi une punition, n’importe laquelle et je la ferais sans hésiter, promis.


— N’importe laquelle ?


— Ouais, croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer ! »


En disant ça, je me rendis compte que c’était littéralement vrai, si je ne faisais pas sa punition alors, à la fin de la semaine, j’irais vraiment en enfer. Je m’assis sur une chaise pendant qu’elle réfléchissait. Je regardais un peu autour de moi, les murs étaient tristes et sans décoration, le papier peint était humide, tombant en lambeaux. Je me souvenais de sa maison en centre-ville avec des peintures impressionnantes même si je n’en connaissais pas les auteurs, des sculptures d’art moderne et des domestiques courant par-ci par-là... J’avais maintenant l’impression de me retrouver dans une tombe. L’endroit était sordide, vivre ici quand on a l’habitude du luxe et des belles choses, ça devait vous mettre un coup au moral.


« Très bien, n’importe quelle punition... c’est ce qu’on va voir, dit Linda. Cet après-midi, je devais aller voir papa en prison, tu iras à ma place.


— Euh OK, cela dit, j’ai pas grand-chose à lui dire. Je ne le connais pas vraiment, alors je ne suis pas sûr que ça lui fasse tellement plaisir.


— T’en fais pas pour ça, ce n’est pas papa que tu verras... mais quelqu’un qui ne me connaît pas non plus. »


Elle prit le temps de me préparer, m’expliquer ce que je devrais dire. Puis je partis en bus pour la prison située à une extrémité de la ville. En descendant, je pouvais voir quelques prostituées faire le pied de grue, les immeubles autour étaient angoissants. Quant à la prison, c’était un imposant heptagone de béton avec des tours de guet. Je ne m’en étais jamais approchée, et pour une bonne raison : ça fichait la trouille. La porte principale était assez grande pour laisser passer un bus et était en acier renfoncée. Il fallait passer voir le gardien dans une guérite aménagée pour entrer. J’allais le voir, il était assis le nez plongé dans un magazine avec des femmes court-vêtues. Quand je m’approchais, il me regarda avec ennui. Je récitais ce que Linda m’avait fait mémoriser : « Bonjour, je suis Linda Malkanie, et je viens voir Monsieur Ivan Mennheil. » Puis, je présentais la pièce d’identité de Linda.


Je craignais qu’il s’aperçoive tout de suite que je n’étais pas la fille sur la carte d’identité. Je m’étais coiffée comme elle et j’avais pris ses lunettes, mais j’avais peur que ce ne soit pas suffisant.


Il décrocha le téléphone.


J’attendis, j’avais les guibolles qui flageolaient, je me demandais ce que je risquais s’il appelait la police pour déclarer une usurpation d’identité. Mais il déclara d’une voix mollassonne :


« Une visite de Linda Malkanie pour Ivan Mennheil, c’est possible ? »


Ouf, il me prenait pour Linda. Mais je m’attendais à une réponse négative. Après tout, je n’avais pas de lien de parenté avec ce type, je ne savais même pas qui c’était. Il était douteux que la sécurité autorise la première venue à voir un condamné. Le gardien raccrocha, il me dévisagea un long moment, puis déclara : « Entrez, profitez bien de votre visite. »


Son ton était un peu narquois, mais j’étais soulagé. Le plus dur était fait, je m’étais introduit dans la prison ; après cette visite, Linda me pardonnerait mes petites blagues. J’entrais donc assez impatiente dans le pénitencier, mais dus patienter une demi-heure pour que le prisonnier soit averti. J’étais dans une salle d’attente où d’autres femmes et hommes poireautaient. Les hommes étaient habillés sobrement, mais certains avaient des traces de blessures au visage, je détournais le regard quand s’ils me voyaient les zieuter. C’était peut-être des mafieux venu voir leur compère derrière les barreaux, de sales types ; je n’avais pas envie qu’ils me remarquent. Les femmes étaient pour la plupart vêtues de manière assez provocante, avec du maquillage un peu trop prononcé. J’imaginais qu’il devait s’agir des femmes ou des petites amies des prisonniers, qu’elles habillaient ainsi pour égayer leur compagnon quand il la verrait au parloir.


Cela dit, moi-même, je n’étais pas habillée autrement. Linda avait sorti des affaires en m’expliquant que :


« J’ai acheté ça quand j’étais plus jeune et plus conne. Je voulais me rebeller contre mes parents, j’en avais marre qu’ils me disent que je devais bien me conduire parce que papa était maire. Alors j’ai acheté cette minijupe et ce top provoc. Mais au final, je n’ai jamais osé les mettre. Ils vont être un peu courts, mais tu vas entrer dedans si tu rentres le ventre. »


Il s’agissait d’une petite jupe rose et un top blanc scintillant. La jupe ne descendait pas plus bas que le haut des cuisses et le top était ultra moulant pour moi, montrant une grande zone autour du nombril et était plutôt décolleté. Ce qui rajoutait à mon embarras était que la jupe était d’un rose vif et le top scintillait de strass. J’avais l’air d’une lolita perverse dans cet accoutrement... Je devais mon maquillage aux bons soins de Linda, qui n’avait pas hésité à passer plusieurs couches de rouge à lèvres brillant, et m’avait mis du fard à paupières bleu.


Au final, si les autres femmes dans la salle s’étaient habillées sexy, moi j’avais l’air d’une poufiasse.


Un garde cria : « Mademoiselle Linda Malkanie. »


Je restais à ma place dix secondes, avant de réaliser que c’était moi qu’il appelait ! Je me levais précipitamment, ce qui attira encore plus les regards. Le garde me conduisit dans des couloirs ternes entrecoupés de grilles fermées jusqu’à une porte en fer. Je demandais :


« Le parloir est derrière ?


— Le parloir ? Ce n’est pas là que vous avez rendez-vous... »


J’avais rendez-vous ? Première nouvelle. Et si ce n’était pas un parloir, c’était quoi alors ? Il n’allait pas me mettre en cellule quand même...


Le gardien déverrouilla et me prévint :


« Si vous avez besoin d’aide, il vous suffit de crier. Je reste derrière la porte. »


Cela ne me rassura qu’à moitié ; j’étais contente qu’il puisse venir rapidement à mon secours, mais j’étais inquiète que je puisse avoir besoin d’être secourue.


J’entrais dans une pièce de trois mètres sur deux. Il y avait un lit avec un matelas en fin de vie, deux chaises brinquebalantes, une petite table en bois avec une boîte posée dessus et un lavabo fissuré. Mais ce qui retint mon attention, c’est le type au milieu. Un mec gigantesque, massif, une montagne. Il portait un t-shirt blanc et un jogging Kalenji noir. Il patientait en croissant les bras, son ventre était plat et ses biceps étaient larges comme des rondins de bois. Il se rasait la tête et avait de multiples tatouages. L’un d’eux attira particulièrement mon attention : c’était une croix gammée sur le bras. J’avais les jambes qui se remirent à trembler. J’étais en face d’un skinhead nazi :


« Alors c’est toi Linda Malkanie ? » demanda-t-il.


Sa voix était grave, comme celle d’un mec qui aurait commencé à fumer à dix ans.


« O-o-oui... c’est moi. »


Je n’aurais peut-être pas dû mentir. Si Linda avait quelques torts contre lui, il allait me briser le cou en une fraction de seconde. Je m’engageais dans un truc pas bon du tout, il était encore temps de rétablir la vérité.


« En fait, je suis--


« Ton père est vraiment une lavette. Jamais j’aurais pensé qu’il accepterait... C’est presque décevant, heureusement que t’es plutôt bonne.


— Accepter q-q-quoi ?


— Que si je fais de toi ma salope, il pourra avoir la protection de mon gang, la confrérie aryenne.


— Que je deviens votre...


— Ma pute. T’as pas remarqué que t’es dans la pièce de visite conjugale. À quoi sert le lit à ton avis ? »


Instinctivement, je me tournais vers la porte, et posais la main sur la poignée. Il ajouta alors :


« Si tu repasses par cette porte, ton père va morfler. Son cul va prendre très cher. Quand tu lui reparleras, ce sera sur un lit d’hôpital. »


Mince... S’il disait vrai -et vu sa gueule, il n’avait pas l’air de mentir- Linda ne me pardonnerait jamais si son père était amoché par ce nazi.


« Bon d’accord... Pas la peine de s’énerver.


— Je m’énerve pas, si tu me voyais énerver, tu te pisserais dessus petite... De toute façon t’es venu que je tire mon coup. Vu tes fringues de pouffe, ça ne sert à rien de faire l’innocente, tu vas avaler ma bite de bonhomme c’est moi qui te le dis. »


Je dois dire que je comprenais mieux la raison de mes habits tendancieux. Linda avait fait en sorte que j’ai l’air d’une pute pour ce que ce nazi pense que j’en étais une. J’aurais du mal à lui expliquer que je préférais passer cette visite conjugale à faire un bridge alors que j’étais habillée comme une pouffe...


« Approche ! »


J’avançais, la trouille au ventre, quand je fus à quelques pas de lui, je me rendais compte que c’était un colosse, il devait faire deux fois ma taille. Ses yeux bruns et froids me regardaient sans humanité, des yeux de tueur. Il n’eut pas besoin de parler pour faire comprendre ce qu’il voulait ; je m’agenouillais. De toute façon, mes jambes tremblaient tellement que j’aurais eu du mal à rester debout.


Je tirais sur son pantalon, ses jambes étaient encore plus musclées que ses bras. Pendant que j’admirais ses muscles, il retira son t-shirt laissant voir des tablettes de chocolat. Une grande bosse déformait son slip blanc, je le retirais, anxieuse. Sa queue se déploya sous mes yeux, elle aussi était d’une dimension titanesque. Et il faisait peur pour une autre raison que sa taille, une croix gammée était tatouée sur son zgeg, c’était un vrai malade !


« Ouvre la bouche et suce-moi, salope ! »


J’étais à ses pieds, je voyais sa queue en gros plan et j’ouvrais, obéissante.


Son énorme main calleuse se posa sur ma tête. Il était du genre à pouvoir casser une noix avec son pouce et son index. J’ouvris ma bouche pour gober le gland pourpre gros comme un Ferrero Rocher. J’enroulais ma langue autour, essayant de le déguster comme un chocolat, le laissant entrer progressivement dans ma bouche.


Mais cette lenteur n’était pas au goût du nazi. Il poussa sa queue entière sans m’avertir. Je m’étouffais, mes yeux sortirent de leur orbite et se mirent à pleurer alors que sa queue s’enfonçait dans ma gorge. Ses paumes me serraient si j’étais prise dans un étau. Je frappais sur ses genoux pour qu’il me lâche, mais je tapais contre des muscles. Je ne devais pas lui faire plus d’effet qu’un moustique se posant sur sa peau.


Je crachais et bavais alors qu’il me baisait la gueule, faisant aller ma tête d’avant en arrière.


« Tu ferais mieux de bien baver, ce sera mieux pour te tringler. »


Ma gorge était sèche, ma trachée triplait de volume chaque fois qu’il attirait ma tête vers ses couilles et que sa queue franchissait mon larynx.


Il joua avec ma tête comme avec un ballon pendant dix bonnes minutes. Puis il me relâcha, j’étais étourdie, proche la nausée, quand une de ses mains me saisit comme si j’étais un fétu de paille et me projeta sur le lit.


J’atterrissais sur le matelas. La mousse atténua légèrement ma chute, mais le sommier était proche de craquer. L’une de mes mains tomba dans un trou, le tissu étant usé jusqu’à la moelle.


« Retire ta culotte et mets-toi à genoux, salope. »


Il n’avait même pas besoin de hausser le ton pour que je m’exécute fissa. Je faisais descendre ma culotte et la laissais tomber par terre. Puis je me retournais et essayais de me mettre à quatre pattes tant bien que mal sur ce matelas cabossé. J’étais tremblante, terrifiée alors que le lit grinçait comme s’il allait rendre l’âme quand il monta dessus. Puis un autre bruit plus fort encore, et qui provoqua une douleur cuisante : il me frappait les fesses :


« Écarte mieux tes cuisses, pétasse. »


Une seconde claque ; il ne blaguait pas quand il me fessait. La marque de sa main s’incrustait dans ma chair. J’écartais les jambes pour faciliter son futur passage dans ma cramouille. Il me saisit mes épaules et me prévint en souriant vicieusement et sûr de lui :


« Prépare-toi, je vais enfoncer mon pieu, tu vas le sentir passer. »


Et immédiatement, il me défonça le minou ; comme si un bélier du moyen-âge fracassait la herse d’un château fort. J’étais éclatée, pulvérisée. Mes poumons se vidèrent, me laissant essoufflée. Et je n’eus pas le temps de me remettre de cette poussée, qu’une deuxième suivit quelques secondes plus tard. Son rythme était celui d’un athlète quand il m’enfonçait son chibre. Sa queue me traversait le col de l’utérus, entrait dans l’ovaire. C’était comme s’il remplissait mon ventre avec sa queue.


Je n’avais jamais rien ressenti de tel. Il me fallut cinq minutes pour me rendre compte que je mouillais, que je prenais mon pied, qu’il me baisait comme un dingue. J’étais sous son contrôle, il avait une telle force, une telle énergie que j’étais incapable de me maîtriser. Je criais sans pouvoir m’en empêcher, c’était des cris bestiaux que ma bouche n’avait jamais appris à prononcer. Des cris de femelles qui se font saillir par un mâle dix fois plus puissant qu’elle.


Le rythme mécanique amplifiait mon plaisir, il s’accroissait de minute en minute jusqu’à devenir infernal. Ma chatte était en feu. J’avais atteint l’orgasme, et il s’apprêtait à recommencer. Heureusement, ça restait un prisonnier, il ne croisait pas beaucoup de femmes ou sinon il aurait pu tenir des heures. Là, un quart d’heure après m’avoir pénétrée, il juta. Son sperme me remplit, j’accueillis ce jus avec ivresse, ma chatte convulsait alors qu’il se déversait au plus profond de mon ventre.


Quand il se retira, je me retournais en gémissant, sa semence me coulait de la chatte. Celle-ci restait ouverte, incapable de se refermer après avoir été labourée par cette trompe d’éléphant. J’étais épuisée, quasi morte, comblée de m’être fait tringler aussi virilement.


Il se rhabilla, enfilant son jogging et son t-shirt, et alla vers la porte. Ma tâche était achevée, il allait partir, me laissant le temps de me remettre avant de quitter la prison et j’aurais barré une ligne en plus.


Sauf qu’arrivé à la porte, à la place de partir, il donna quelques billets au gardien. Celui-ci s’écarta, et une demi-douzaine de prisonniers entrèrent. Tous des skinheads, tatoués de symbole de nazis et fascistes.


Je me levais en vitesse, reculant aussi loin que possible, et me retrouvant coincé contre le mur.


« Qu’est-ce qui se passe ? » demandais-je


– Tu ne croyais quand même pas que t’en tirer aussi facilement, répondit le colossal skinhead. Ton père on ne l’aime pas trop, alors faut qu’on aime beaucoup sa fille en contrepartie... »


Les prisonniers étaient autour de moi, leurs mains se posèrent sur mes vêtements, je sentais leurs paumes sur mes seins, mes fesses. Mon accord n’était pas requis apparemment, je vis le gardien compter ses billets. Peut-être que si je l’appelais il viendrait m’aider... mais alors qui sait ce qui arriverait au père de Linda ? Je devais me taire, laisser ces hommes poser leurs sales pattes sur moi.


C’était des prisonniers, la lie de la société. Ces mecs étaient en prison pour avoir tué ou violé, et loin de méditer sur leurs actes, ils avaient choisi de devenir des nazis, des sales cons, cherchant la violence et le triomphe de la stupidité. Et ces animaux étaient autour de moi, prêts à m’utiliser, à enfoncer leurs bites dans mes trous.


Un homme me pinça les seins, je criais « Aïe ! »


« Écoute chaudasse, on va tellement te défoncer que tu pourras plus marcher en sortant. »


Un homme enfonçait un doigt dans ma chatte humide, remuant le sperme qui restait en moi. Il me fourra son doigt dans la bouche pour que je le lave le mélange de jus et de foutre. Mes habits disparurent en un clin d’œil sans que je puisse agir pour les empêcher de me les enlever. Ils étaient trop nombreux et trop méchants.


Des mains se posèrent sur mes épaules, me forçant à m’agenouiller. J’avais six bites en face de moi, et je savais ce que j’avais à faire. Je me mis à pomper, sucer et avaler. Je prenais une bite dans ma bouche, et deux dans mes mains, j’avais vu des filles faire ça... dans des vidéos pornos... Je me retrouvais dans leur position. Comme une pute.


Je préférais ne pas penser au genre d’homme à qui appartenaient ces bites. L’un d’eux était peut-être un tortionnaire. Un être abominable qui avait planté son couteau dans le ventre d’une femme, et moi j’étais à genoux à avaler sa queue, à être leur soumise, à les sucer comme une chienne. Mon humiliation continuait, toujours de pis en pis.


Ces préliminaires durèrent un quart d’heure, j’avais la gorge sèche, ayant dépensé toute ma salive, le goût de bite ne quittait plus ma bouche.


Je fus soulevée, une queue se planta en moi. J’étais surprise, tentais de me rattraper au cou de l’homme qui me fourrait ainsi. Mais deux mains m’agrippèrent par derrière, je tombais, je pensais me fracasser au sol, mais je fus retenue et une grosse queue s’enfonça dans ma bouche. J’étais maintenue en l’air par deux queues, et deux mains sur mes fesses. Je me faisais embrocher. J’étais effrayée de tomber, et en même temps excitée par cette sensation d’être suspendue en l’air.


Ma chatte mouillait, une queue me pilonnait le minou pendant qu’une autre entrait et sortait de ma bouche, c’était grisant. Je n’avais jamais connu ça, être transpercée de part en part par leur chibre. Puis de la sauce blanche gicla, me farcissant la chatte. On me posa par terre, pour me fourrer par-derrière, je laissais ces hommes me traiter comme une poupée, me positionner comme ils voulaient. Je vivais un délice, je ne me retenais plus pour crier, hurler sous le déluge de bites qui fondaient sur moi, sur le sperme qui me recouvrait. Être au centre d’un gang bang était une expérience hors du commun, l’impression d’être à la fois une reine et la dernière des putes. Le plus beau était que je n’avais pas à m’inquiéter des qu’en-dira-t-on. C’était des prisonniers, des enfoirés, je me moquais de leur opinion sur moi, qu’ils pensent que je sois une salope, une traînée si ça leur chantait... Dans le pire des cas, c’est Linda qui aurait cette réputation dans les murs de la prison. Je pouvais bien être une catin, personne ne le saurait. Alors je profitais de ce sentiment d’humiliation, de dégradation...


Par moments, quand un des gars trouvait ma bouche veloutée irrésistible, j’avalais du sperme. Je ne pouvais pas recracher, ils étaient clairs sur ce sujet :


« À la maison, avec tout ton fric, tu manges du caviar. Mais dans cette prison, t’as intérêt à apprécier notre sperme. »


J’avalais donc leur semence comme si c’était un mets succulent, je souriais comme une gamine dévorant une sucrerie quand le liquide gluant glissait dans mon œsophage. Quand je n’avalais pas, c’est ma chatte qui recevait le foutre de ces criminels. Je criais d’extase à chaque fois, accompagnée par mon minou qui se refermait en spasme sur ses bites livrant leur semence. Ces hommes aimaient me fesser, me prendre le visage entre leurs mains pour me traiter de tous les noms. Et je le méritais, je leur demandais de me baiser comme une chienne, de me fourrer à fond. Je gémissais quand une bite quittait ma bouche.


Finalement, cette bacchanale prit fin. J’étais couverte de jus de couille, le lit était maintenant désossé, le matelas foutu, les vêtements de Linda piétinés.


« Vous laisserez mon papa tranquille ? » demandais-je, jouant mon rôle de Linda Malkanie.


— Ouais, t’inquiète pas pour ça. Mais avant de partir, on a un petit cadeau pour toi. Quand on entre dans le gang, on offre un souvenir.


— Mais c’est pas moi, c’est Monsieur Malk... je veux dire, c’est mon papa qui entre dans votre gang.


— La prison, c’est une grande famille, si ton père est dans notre gang, toi aussi...


— D’accord, donne-moi ton souvenir alors. »


Je m’attendais à un bijou de mauvais goût, à la place il prit la boîte qui était restée posée sur la table tout ce temps et me l’offrit. Je l’ouvris, à l’intérieur il y avait un instrument bizarre, une espèce d’énorme stylo pointu. À côté une cartouche d’encre.


« Je ne comprends pas.


— On va te tatouer une jolie croix gammée.


— Hein ? Quoi ? Non ! C’est hors de question.


— Fais pas la gamine, t’es une salope, alors tu fermes ta gueule.


— Je... »


Merde... ils semblaient déterminés. Je décidais d’agir prudemment en essayant de trouver un compromis.


« On pourrait tatouer autre chose, peut-être une croix classique ou--


— Non.


— Ah... »


Un des hommes avait saisi l’instrument et mis en marche, je voyais l’aiguille vibrer.


« Une petite croix gammée alors ?


— T’inquiète, tu pourras voir tes copines sans qu’elles sachent que t’es la pute de la confrérie aryenne. »


Ils me plaquèrent au sol pour que je reste immobile, puis on me fourra un bout de drap dans la bouche.


« Mords dedans, pour qu’on ne t’entende pas crier. »


J’obéis, et très vite vite, je mordais très fort, la douleur était atroce. L’aiguille me rentrait dans la chair, l’encre s’incrustait dans la chair. Je pleurais de douleur. Et imaginer ce swastika gravé dans ma peau pour toujours ne faisait qu’accentuer ma détresse. Chaque fois que je poserais les yeux dessus, je me souviendrais de ce jour où des nazis avaient fait de moi leur jouet...


La séance de torture se déroula rapidement. En un quart d’heure, j’étais marquée. Le tatouage avait été gravé en haut de ma cheville droite, sur le côté extérieur. Je sanglotais en constatant que si un jour je ne portais pas de chaussettes, tout le monde verrait ce symbole odieux sur moi.


Les hommes quittèrent un à un la pièce. Le dernier à partir fut le nazi le plus costaud qui m’avait baisée en premier. Il se tourna vers moi et déclara :


« Une dernière chose. Quand tu rentreras chez toi, tu te raseras la toison pour faire deux S stylisés. Tu m’enverras un sexto de ta chatte ce soir... »


J’imaginais la chose, et déglutissais de dégoût.


« Et tu garderas ton minou rasé comme ça. Si la prochaine fois qu’on te voit, le symbole n’est pas visible, on te gravera le cul.


— La... la prochaine fois ?


— Ben quoi ? Tu sais bien que les visites conjugales sont mensuelles. Tu reviendras chaque mois te faire baiser, c’est évident non ?


— Euh... oui. »


Ma voix était faible, presque un murmure... encore une nouvelle promesse dont je ne pourrais pas me dégager... Je restais seule un moment, avant que le gardien ne m’annonce que je devais partir. Je quittais la prison et téléphonais à Linda pour lui annoncer que j’avais rempli ma part du contrat... quand elle raccrocha, je regardais ma liste :


Liste des tâches barrées :


– J’ai lu des histoires pornographiques.


– J’ai été désagréable avec mes parents.


– J’ai fraudé dans les transports en commun.


– J’ai été une garce avec Jean, Rémi et Nicolas.


– Je me suis moquée fréquemment et méchamment de Linda.


Liste des tâches à accomplir :


– J’ai fait des blagues racistes.


– J’ai donné des coups de pied à un chien.


– J’ai été responsable de dégradation de propriété publique.


– J’ai été insupportable en classe.


– J’ai été une horrible baby-sitter.

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