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Live and let die

Chapitre 19

Là où tout recommence

Travesti
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— Papa, Maman, merci beaucoup pour ce que vous avez fait.

— De rien ma grande, dit Gisèle. J’espère que ça marchera.

— Aucun souci, dit Mélody. Merci pour votre accueil. J’ai été ravie de vous connaître.

— Quand est-ce que vous revenez nous voir ? Pour Noël ?

— Je ne sais pas, dit Anna. Ça dépendra de mon boulot.

— Sinon, vous pouvez venir à Paris, proposa Mélody. J’ai largement la place.

— Ah oui, bonne idée. On en reparlera.


Felipe les aida à charger les valises dans la Twingo dont les sièges arrière furent rabattus.

Une dernière embrassade et Anna prit le volant.


— Tu vois, tout s’est bien passé, dit Mélody, une fois sur l’autoroute.

— Oui, c’est vrai. A part mon frère.

— T’inquiète. Il finira par t’accepter. Il est tout seul contre toi.

— Par contre, les petits t’aiment bien.

— On dirait, en effet.

— Tu veux des enfants ? demanda Anna.

— Oui. Deux. Pas toi ?

— Je ne sais pas. Je ne me suis jamais posé la question. Et puis, tu es vraiment la première personne avec qui j’ai une relation sérieuse. Mais ça ne fait que quelques mois.

— Tu m’aimes ? demanda Mélody.

— Bien sûr que je t’aime. Plus que tout au monde. Mais c’est un peu tôt pour parler enfants non ? Et puis, moi en fille ...

— Bah ! Où est le problème ? Il y a bien des couples homos qui ont des gamins. Sauf que ce seront les nôtres. Les fruits de nos petites graines.

— Vu comme ça...

— Et il y a autre chose. Je vais avoir trente-trois ans. Faut pas que je traîne trop.

— C’est bon, j’ai compris le message, dit Anna.

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Décidément, ça allait beaucoup trop vite pour elle.


Elles arrivèrent en fin d’après-midi à St-Germain en Laye. Avec la circulation qui se densifiait en approchant de la capitale, elles avaient décidé de prendre les petites routes. Plus long, mais bien plus tranquille.


— Tu emménages avec moi ? demanda Mélody.

— Oui. Si tu veux toujours.

— Evidemment que je le veux !

— OK. Je commencerai à déménager mes affaires. Je n’ai pas grand-chose. A part mes fringues.

— Ben, déjà, très fringues d’hommes, tu peux les jeter.

— Pas faux.


Elles dînèrent rapidement avec les maigres restes du frigo. Elles firent l’amour, échangeant leur rôle. Anna n’avait désormais plus aucune réticence pour la sodomie. Il lui tardait même de revoir les amis de Mélody, ses amis maintenant, pour profiter des messieurs et de leurs attributs.


— Et pour le poste d’Elizabeth, tu vas l’accepter ?

— Oui, répondit Anna. Maintenant que j’ai accepté d’être une femme, pourquoi je le refuserais. On m’offre sur un plateau d’argent ce que je n’aurai jamais pu espérer. Et je t’ai toi. Le bonheur parfait.

— Merci mon amour. On invite Elizabeth alors ?

— Oui. L’ultimatum court jusqu’à fin septembre. On a un peu plus d’un mois encore. Tu as de ses nouvelles justement ?

— Non, aucune. Elle n’en demandera pas non plus. Elle tient absolument à ce que ta décision soit mûrement réfléchie, en ton âme et conscience. Elle ne veut pas t’influencer directement ou indirectement.

— Je me doute. On peut faire ça mi-septembre, qu’est-ce que tu en penses ?

— C’est parfait.


Ce fut un mois de grands changements pour Anna. Son déménagement fut rapide. Deux allers-retours avec la modeste Twingo suffirent pour transférer ce qui était sa vie d’avant. Une chaîne hi-fi, des CD et des DVD, quelques bibelots, le contenu des placards de la kitchenette. Anna déposa sa garde-robe masculine dans les conteneurs d’associations caritatives. Elle trouva même un locataire, ce qui réduisit son préavis et lui permit d’économiser quelques milliers d’euros.


Un mois où le couple invita leurs amis rentrés de vacances. Anna retrouva avec émotion Floriane qu’elle embrassa sur la bouche, alors qu’elle se contenta d’une bise aux autres.

Maxime et Chloé arrivèrent les derniers. Tous eurent la surprise de voir Maxime arriver en robe et talons hauts.


— Je vous présente Maéva, dit Chloé. Son désir de se travestir devenait de plus en plus fort. Alors je lui ai proposé de passer les vacances en fille pour voir. Et voilà le résultat.

— Pas mal du tout, dit Mélody,

— Pas mal tout, en effet, appuya Floriane. Et se tourna vers Anna : ma chérie, on a de la concurrence.

— Une très belle concurrence, dit Anna.

— On est très heureux de faire ta connaissance, dit Alexandre à Anna. Louis et Flo nous ont parlé de toi. Tu es très féminine.

— Merci, répondit l’intéressée.

— On a quelque chose à vous dire, annonça Mélody. Anna a emménagé ici définitivement.

— C’est super ! s’exclama Mylène. Félicitation. Le mariage est pour quand ?

— Après le tien, répliqua Mélody.

— Fais gaffe à ce que tu dis, dit Alexandre.


Mélody observa le couple.


— Non, c’est pas vrai ? s’exclama-t-elle.

— Et si ! confirma Mylène. On va se marier au printemps prochain.


Les futurs mariés reçurent de chaleureuses félicitations et autant d’embrassades.


— Tu sais ce qu’il te reste à faire maintenant, défia Mylène.

— Ma chérie ... dit Mélody en prenant Anna par les mains. Va falloir qu’on parle.

— Une autre fois, coupa Grégoire. Il fait soif !


Plusieurs bouteilles de champagne furent vidées lors de cette soirée. Anna et Maéva furent gentiment bizutées pour valider leur arrivée dans le groupe. Bizutage qui commença par une danse lascive collée serrée. Mélody traça un rectangle bleu sur le ventre de Maéva tandis que Chloé en dessinait un jaune sur celui d’Anna. A la fin de la musique, les deux marques devaient virer au vert. L’encre sécha trop vite pour qu’elles arrivent à leurs fins et furent punies comme il se devait par des fellations et des sodomies. Pour le plus grand plaisir des deux travestis.

La grande maison accueillit les invités pour la nuit où les couples se firent et se défirent. Anna finit dans les bras de Floriane.


Mélody invita Elizabeth et souhaita la présence du PDG. Elizabeth comprit que Franck donnerait enfin sa réponse. Elle ne savait pas trop sur quel pied danser et n’aurait pas pris le moindre pari quant à sa décision, un des rares cas où elle se lançait dans un projet sans être sûre de l’issue.


Elizabeth, toujours aussi élégante, arriva accompagnée de son mari Stephen et de son patron, François de Montendre. Seule Mélody les accueillit.


— Les travaux ont bien avancé, remarqua Elizabeth.

— Oui, mais il reste encore pas mal de travail. Je ne sais pas si j’en verrai le bout un jour.

— Franck n’est pas là ?

— Il va bientôt arriver, répondit Mélody en faisant bien attention d’utiliser le masculin.


Elle fit passer les invités au salon. Les petits fours attendaient sur la table basse. L’odeur du repas envahissait la pièce.


— Qu’est-ce que tu sais de la décision de Franck ? demanda Elizabeth qui piaffait d’impatience.

— Je lui laisse le soin de te l’annoncer.

— Tu as eu des nouvelles depuis la dernière fois ?

— Quelques-unes, mentit Mélody en gardant la fameuse poker face. Toujours en questionnement. Mais sa décision est prise. C’est pour ça que vous êtes là.


L’attente s’éternisa. Il fallait savoir se faire désirer.


— Et côté travail ? demanda Mélody.

— Ça avance, répondit François. On attend la décision de Franck pour savoir si on doit lancer un recrutement ou pas. Mais j’avoue que si on pouvait se l’éviter, ça serait bien.


Soudain, un claquement de talons se fit entendre sur le parquet presque centenaire. Anna entra, vêtue du tailleur que lui avait offert sa mère.

Elizabeth se leva, imitée par son mari et son patron.


— Anna ? fit-elle incrédule.

— Oui, c’est moi.

— Ah ben merde alors ! s’exclama-t-elle. Je crois que vous me devez des explications. J’ai même l’impression qu’on m’a prise pour une cruche.

— Pour une fois... lâcha Stephen à demi-mot.


Elizabeth lui lança un regard noir, avant de se rasseoir.


— Je ne m’attendais pas à ça, vraiment pas. Vous me racontez ?


Mélody relata les événements de ces trois derniers mois, son amour pour Anna, les vacances, le coming-out.


— J’ai bien vu que tu regardais Anna d’une certaine façon, mais je ne pensais que tu en tomberais amoureuse.

— Je l’ai aimée dès le premier jour où elle est venue. Maintenant, on vit ensemble, dit Mélody en se serrant contre Anna.

— Si on m’avait dit ça, que vous tomberiez amoureuse l’une de l’autre, j’aurai bien rigolé.

— N’empêche que c’est une belle histoire, dit Stephen.

— Je peux poser la question qui brûle les lèvres de tout le monde, coupa François.


Un bref silence se fit.


— J’accepte le poste, dit Anna sans attendre la fameuse question. S’il est toujours vacant.


FIN

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