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La lutte des classes

Chapitre 1

Premier jour

Trash

Premier jour


Le bruit de la porte de la voiture me sort de mes pensées. Mon père, Daniel, n’est jamais discret quand il en descend. A quoi pensais-je ? A mon papi André qu’on a enterré quelque temps avant. Je n’y ai pas assisté, mais on est passé voir sa tombe avant de venir. Ma mère, Isabelle, sa fille, se lamentait de ne plus avoir de parents, ils étaient si jeunes encore tous les deux. Mais moi, je les trouvais vieux mon papi et ma mamie. J’ai regardé les dates sur la tombe et j’ai vite fait mon calcul. Mamie Catherine, elle est morte à 71 ans, il y a deux ans. Et mon papi à 73 ans. C’était facile, ils étaient tous les deux nés en 1946. Alors l’espérance de vie leur promettait encore de belles années. Mais quand on a 18 ans comme moi, on trouve les gens vieux assez vite.


Au fait, il faut que je me présente, je m’appelle Floriane, ou Flo, j’ai 18 ans. Je viens d’avoir mon Bac, mais j’ai du mal à me sentir adulte. La rentrée à l’université, je la crains un peu. Je suis brune, avec des cheveux denses et volumineux. Ils font ma fierté et rendent jalouses pas mal de filles. Sinon, j’ai des yeux noir très sombre et un sourire à faire chavirer les cœurs me dit ma mère. J’ai un corps gracile, mais pas maigre. Et cette année, mes doudous ont enfin pris un volume intéressant. Je suis passée de deux petites poires à deux beaux melons. Je suis hypercontente. Et ce n’est pas les cœurs que je fais chavirer, c’est les bites que je fais ériger. J’ai bien vu que le regard des garçons avait bien changé.


Je suis adulte, mais pour le coup, cela ne m’arrange pas d’être considérée ainsi. Les petits ont été dispensés de venir. Seuls, mon cousin Victor et moi sommes là. Heureusement qu’il est là, car sinon, j’aurais pété un câble. On s’est échangé des textos avant de venir. Il était aussi énervé que moi d’être là. Victor, il a le même âge que moi, je suis née en mars, et lui en janvier. Il fait ma taille, mais c’est à peu près tout; niveau ressemblance. Il a plutôt pris de côté de sa mère, Hélène, elle s’est mariée avec le frère de ma mère, Philippe. Cela va-t-il ? Suivez-vous ? Bon, donc, il est blond avec des yeux bleus; et assez pâle de peau. Et il a plein d’acnés, le pauvre. Du coup, avec Victor, on est de corvée pour aider nos parents à faire le tri dans la maison de papi et mamie.


Mamie, donc, elle est morte la première. Un bête accident de voiture. Un autre automobiliste s’est endormi au volant et il a fait un écart. Ils se sont pris de plein fouet. Mamie n’a pas eu le temps de souffrir, paraît-il. Mais papi, lui, il a beaucoup souffert. Surtout qu’ils s’étaient fâchés pour une broutille, juste avant. Et ils n’avaient pas eu le temps de faire la paix. Maman et papa ont dit que papi avait été trouvé par son aide-ménagère dans son lit, un matin. Le cœur, paraît-il. Moi, je crois qu’il est mort de tristesse tellement mamie Catherine lui manquait. Cela se voyait qu’il était tout le temps triste maintenant. Il l’était un peu moins quand ses petits-enfants venaient le voir pour les vacances, mais ce n’était plus comme avant.


— Hé Flo.


C’est Victor qui coupe court à mes divagations. Je le reconnais à peine. Où sont ses boutons ? Alors, il lui en reste un ou deux sur le nez, mais tout est parti ! Et qu’est-ce cette grande perche ? Il fait une bonne tête de plus que moi !


— Vic, c’est pour ça que t’as pas voulu qu’on s’échange des photos dernièrement ?

— Oui, surprise !

— T’es beau comme ça.


Je rougis instantanément. Alors que je le considère comme mon frère sur bien des choses, là, d’un coup, je le vois comme un garçon qui me plaît. Il sourit et rougit aussi.


— T’es belle aussi. Et puis, toi aussi, tu me fais une surprise.

— Laquelle ?

— Ca, me dit-il en pointant mes nichons.


Il s’est laissé aller et paraît gêné de sa remarque. Mais moi, j’aime bien qu’on le remarque. J’en suis toute fière. Et puis, si j’ai mis un débardeur qui me fait un joli décolleté, c’est aussi pour qu’on me fasse des compliments.


— Oh ! C’est vrai, tu les aimes ? Je deviens une vraie femme, tu sais.

— Je vois, je vois. Plein de choses ont bien poussé chez nous.


Je ne vois pas de quoi il parle quand soudain, je comprends qu’il parle de son zizi. Alors, je pense que je ne devrais plus parler de zizi, mais de bite maintenant. J’essaye de voir en bas, mais je ne peux pas me faire une idée. Nos parents nous appellent, on va manger rapidement pour commencer le tri et le ménage. Avec Victor, on aide un peu les parents, mais c’est surtout du soutien moral. Finalement, tonton nous dit d’aller faire un tour dans le grenier pour voir si ce n’est pas trop le bazar et commencer à ranger un peu.


On monte par l’escalier étroit, Victor me laisse passer devant. Je comprends vite qu’il le fait pour me mater les fesses. Il faut dire que le minishort que j’ai choisi ce matin doit lui en mettre plein la vue. Quand on est en haut, je le regarde, et je vois qu’il a une bosse dans son short. Je suis contente, mais il ne me regarde pas dans les yeux. Il me regarde les seins ! Je baisse la tête et je vois que mes tétons sont visibles. Normal, j’ai mis un soutif fin et léger. Cela m’a fait de l’effet de tortiller mon cul devant ses yeux, encore plus de voir que je lui fais quelque chose ! D’ailleurs, la bosse a augmenté dans son short.


— Quel bordel ! s’exclame-t-il.

— Et quelle poussière !


Je toussote, et Vic aussi. On fouille, on regarde, mais on ne fait pas grand-chose. On a plutôt l’impression d’avoir été mis là pour ne gêner personne. Je retrouve quelques vieilles poupées, des jeux. Tout cela nous fait remonter des souvenirs. Et puis, Vic trouve une boîte sans poussière, la seule de toute l’étagère. Dessus, c’est marqué "Eté 64". Victor l’ouvre, dedans il y a un béret de scout de fille, une bandoulière en cuir, un foulard rouge et un carnet. On sort tout comme si c’était un trésor. Mais je suis maladroite, une photo qui était dans le carnet glisse au sol.


— C’est quoi ? C’est écrit


Moi et ma chienne.", me dit Vic en se baissant pour la ramasser."


Il la prend et la retourne alors que j’inspecte la couverture du carnet.


— Oh, putain de merde !


Il crie tellement que son père s’inquiète de savoir si tout va bien. Vic répond que oui, il a juste failli faire tomber un truc. Ce que je vois sur la photo est juste hallucinant ! On y voit un garçon, d’environ notre âge; il pose fièrement les poings sur les hanches. Il est nu mis à part un foulard autour du cou. Dans sa main droite, il tient une sorte de laisse en cuir au bout de laquelle, agenouillée au sol, se trouve une fille. Elle a le bout de la laisse autour du cou. Sur sa tête, on voit un béret. Elle est aussi nue que lui. Elle regarde l’objectif sans sourire, mais on voit que son regard reste fier.


— Mais c’est papi ! me fait remarquer Vic. On le reconnaît bien.

— Ouais, t’as raison. Mais la fille, c’est mamie. C’est bizarre, ils sont supposés avoir eu un coup de foudre pendant mai 68 sur une barricade.

— Ouais, ouais, mais c’est elle. C’est sûr. C’est quoi ce truc de fou ! Et puis regarde, dans le béret, c’est son nom de jeune fille qui est cousu.

— Et la bandoulière, c’est ça qui fait la laisse ? Alors le foulard, c’est le même aussi. Mais c’est quoi ce logo ?


Sur le foulard, on voit une sorte d’aigle ou de rapace. Plus d’autres sigles. Victor sort son téléphone et fait des recherches sur Google Images. On trouve vite, malgré le réseau pourri de cette maison perdue en pleine cambrousse. C’est le logo des "Faucons Rouges", l’équivalent communiste des scouts. Les ajouts autour semblent renvoyer à un groupuscule plus radical encore. Mais on ne trouve rien d’autre sur cette organisation. A part, peut-être, une référence à Action Directe, ou les Brigades Rouges. J’ouvre le carnet, les premières pages sont assez quelconques. C’est un journal agrémenté de photos. C’est vrai que papi André était photojournaliste. Mais Victor me fait remarquer que des prénoms sont presque effacés, il ne reste que l’initiale : A (pour André sûrement), B (Bernard peut-être ou Bertrand), M (Michel, c’était tellement à la mode), R (René, Raoul, on ne voit pas trop). Et puis un prénom complètement remplacé par "Chef". Puis cela devient complètement tordu.


D’autres photos avec des filles et des garçons à poils. Parfois, ils vaquent à diverses occupations, mais souvent, c’est dans des positions sexuelles. Il y a aussi une fille et un garçon plus âgés. Sûrement les chefs scouts des deux groupes. Nos parents finissent par nous demander de descendre.


Victor et moi, on est blanc comme des culs. Je descends les marches. Je me tourne vers lui, il bande comme pas possible mon cousin. Et puis moi, je ne suis pas mieux. J’ai la chatte qui dégouline presque sur mes cuisses. Je passe aux toilettes pour éponger la catastrophe. Dans la glace du lave-mains, je vois mes tétons tout durs sous mon débardeur. Je me calme autant que possible pour les faire revenir à la normale. Je vais à la cuisine, un goûter nous attend. Victor s’est assis et se cache l’entrejambe sous la table. Il est mal à l’aise, il doit encore bander comme un fou. Moi, j’ai essuyé ma foufoune, mais cela coule encore. Je m’assois vite avant qu’on voie ce qu’il se passe. On grignote pensivement. Ma mère croit que je suis un peu triste d’être là. Si elle savait à quoi je pense ! Du coup, ils nous laissent en quartier libre pour le reste de la journée.


Dès que les adultes (je vous l’ai dit, j’ai du mal à me faire à l’idée que je suis adulte aussi) sortent de la cuisine, on se précipite dans le grenier. Il faut qu’on en découvre plus.

Victor reprend le carnet pour comprendre un peu. C’est peu détaillé au début, tout le mois de juillet tient en six ou sept pages. Il y a une pause jusqu’au 10 août. Puis, la centaine de pages restante se concentre sur une période allant du 12 août au 21 août puis, deux trois pages jusqu’en septembre.


Nous apprenons que papi faisait partie de ce groupe après que ses parents, plus que fervents communistes, l’y aient inscrit. On sent qu’il n’est pas trop dupe de tout cela, il voit bien le bourrage de crâne qu’on veut lui faire subir. On perçoit quand même une certaine révolte dans certains propos. Son petit groupe se compose de quatre garçons de 18 ans et un responsable de tout juste 22-23 ans. Ils ont dû travailler tout le mois de juillet à subir le "traitement injuste de la classe ouvrière et paysanne". Mais papi semblait assez content d’être au grand air. Surtout que les autres garçons étaient plutôt sympas aussi. Ils s’amusent bien ensemble même si "Chef" les rappelle à l’ordre et leur dit d’espérer le "Grand soir" plutôt que la soirée du samedi.


La pause correspond au moment où il est retourné chez ses parents pour quelques jours. Ensuite, ils doivent partir dans le Vercors pour rénover une stèle en l’honneur de camarades martyrs. C’est surtout une occasion de bien isoler les jeunes et de les endoctriner. Surtout qu’ils sont supposés prendre en charge des jeunes par la suite, ou avoir d’autres rôles dans le mouvement. Puis arrive la partie intéressante. Elle est hyperdétaillée. Avec Victor, on a réussi à imaginer les dialogues qui allaient avec ces évènements. Je vous les livre tels quels raconté par papi André; A comme il se nomme dans son carnet.


* * *



12 août :

On vient d’arriver dans le village de...Je ne sais plus déjà. Le train puis le car, nous ont mis KO. En plus, il va falloir grimper jusqu’au camp avec notre matériel dans nos sacs et dans le chariot que nous tirons deux par deux. Pour l’instant, Chef nous a autorisés à nous reposer sous des arbres, près de la mairie. La rivière qui coule au milieu du village me donne envie d’y plonger pour me rafraîchir. B et M sont comme moi. R somnole comme souvent, mais que d’un œil, car il aperçoit sur l’autre rive un groupe de scout de filles. Elles sont quatre, plus leur cheftaine. Elles doivent avoir le même âge que nous. Je me dis chouette; cela pourrait faire de la compagnie sympa; mais Chef nous dit :


— Regardez ces bourgeoises. Elles viennent d’arriver et se plaignent déjà de la difficulté de la marche. Alors qu’elles n’ont qu’un petit sac en bandoulière !


Chef crache par terre. Une camionnette s’arrête près d’elles. On entend le chauffeur parler à la cheftaine.


— J’ai monté le matériel et vos affaires. Vous n’avez plus qu’à y aller. Passez voir le curé, il voudrait vous voir pour la messe de samedi.


Cela me dégoûte un peu, l’homme en a visiblement bavé pour transporter tout cela, elles ont à peine un regard pour lui. Qu’elles aillent donc se faire bourrer le mou par leur cureton. Chef nous dit qu’il ne veut pas rester dans le même village qu’elles. Il nous fait partir par un chemin de randonnée assez difficile. En plus, il fait bien chaud, c’est le début d’après-midi. Cela grimpe, cela grimpe. Heureusement que les semaines à travailler ont renforcé nos corps sinon nous n’aurions jamais pu y arriver. Nous débouchons finalement dans une prairie. Au milieu trône une stèle : un bloc de béton peint en blanc avec une plaque en bronze. A part un coup de peinture et de nettoyage, il n’y a pas grand-chose à faire.


— Mouais. Ca va être séance de lecture des pensées de Josef et Mao toute la journée, me dis-je.


Mais pour aujourd’hui, Chef nous laisse tranquille. On installe juste notre pauvre campement : feu de camp et nuit à la belle étoile. Pourvu qu’il ne pleuve pas jusqu’au 21 août.


— Bon, allez. Je crois que vous avez mérité un brin de toilette. Venez.


On suit Chef, il descend par un petit sentier. On tombe sur la rivière du village qui, là, est plus proche du petit torrent de montagne. Dans un coude, on voit qu’une "piscine" a été aménagée, pour réserver un espace, avec de l’eau plus calme.


— C’est là que vos camarades se lavaient et se soignaient quand ils étaient dans le maquis, poursuivis par les fascistes.


Je regarde l’endroit, il doit être entretenu régulièrement, je ne vois pas ces pierres rester ainsi plusieurs saisons. B, M, et R semblent de même avis. D’ailleurs, Chef nous fait remettre en place quelques galets. On n’a jamais fini de travailler avec lui.


— C’est bien, camarades. Vous pouvez vous baigner un peu.

— Tout habillé ? demande R.

— En slip ? suppose B.

— Non, à poil. Ca nous servira de baignoire pour notre séjour. Vous vous lavez habillés ? Non. Donc...


Et le voilà qui se déshabille. Comme la rivière me fait trop envie, je l’imite. B, M, et R aussi font comme nous. Je mets un pied dans l’eau, elle est froide, mais cela va. C’est grand, on a la place de s’allonger sans se gêner. Les maquisards qui étaient là étaient presque 50 à la fin. Donc, normal que la "baignoire" soit si grande. On barbote plus qu’on se lave. On s’allonge vraiment, la tête dans l’eau. C’est relaxant ce bruit. Le torrent saute de rocher en galet dans un gazouillis plaisant. On dirait des chants d’oiseaux ou des rires. Je me laisse aller un bon moment. Mais quand même, ce bruit, on dirait vraiment des rires. J’ouvre un œil, je vois R aux aguets. B, M, et Chef se rendent compte que nous sommes sur nos gardes. Chef scrute les alentours puis se fixe. On regarde tous dans la même direction. De l’autre côté du torrent, la pente est plus raide, et les buissons plus épais. Malgré tout, je finis par distinguer des ombres.


Celles-ci doivent être là depuis un moment si je n’ai pas rêvé ces rires. Chef se tend comme un arc. Je vois de la colère poindre dans ses yeux :


— C’est les bourges de tout à l’heure. Elles nous espionnent depuis quand ? chuchote-t-il.

— Un moment, je pense, répond R.

— On va leur apprendre. Attrapons-les. 1, 2, 3.


Au signal, nous bondissons comme des bêtes sauvages. Les filles hurlent de peur en nous voyant débouler. J’ai à moitié envie de leur faire la peau à ces putains de capitalistes. On est partis de loin et nus, mais elles ont la pente qui les ralentit. Et puis, elles ne sont pas du tout entraînées comme nous. Elles essayent de se disperser pour nous semer. Celle que j’ai prise en chasse réussit à atteindre la prairie, elle est plus rapide là. J’ai du mal à la rattraper. Elle tente de m’échapper en zigzaguant, mais je la chope au vol. Elle s’écroule à terre et je la bloque sous moi. Elle pleure, elle est terrifiée, cela satisfait mon instinct de chasseur. Je lui tiens les poignets et la ramène vers le torrent. Chef et B sont déjà là. Leurs captives sont assises au pied d’un arbre. Je jette à terre la mienne. Elle essaye de s’enfuir, mais Chef la repousse violemment. M et R arrivent bientôt avec leurs proies.


Une fois qu’elles sont réunies, nous nous rhabillons à tour de rôle de sorte que nous soyons toujours quatre à les garder. Elles n’osent ni bouger ni parler. Elles pleurent et se serrent les unes contre les autres.


— On fait quoi d’elles ? demande R.

— On les emmène au camp. On va voir là-bas. Mais faut les attacher.


Les bandoulières de leurs petits sacs sont converties en liens autour de leurs poignets. Le bout qui pend nous permet de les tirer derrière nous. On arrive au camp, Chef les fait mettre à genoux près du feu qu’il nous demande d’allumer. La cheftaine reprend un peu de contenance et parle à Chef :


— Je, je suis désolée. Nous n’aurions pas dû vous regarder.

— On a pas fait exprès de vous voir, pleurniche une fille.

— La ferme !


Et Chef balance une claque énorme sur la cheftaine. D’un regard, il demande à B d’en faire autant sur celle qui a parlé. Il la frappe violemment. Les autres se ratatinent dans leur coin.


— On va vous apprendre la solidarité.


Je comprends ce qu’il veut. Avec M et R, on gifle les filles restantes. Elles se remettent à pleurer.


— Vous êtes peut-être tombées sur nous par hasard, mais vous êtes restées longtemps à nous épier.


Je vois M qui semble se concentrer sur une fille. Il la détaille longuement.


— Tu la connais ? demandé-je.

— Ouais. Ton père, il a une usine de conserve, non ?

— Oui, oui.

— Ah ! C’est toi qu’on voit sur les photos à couper le ruban lors de l’inauguration.

— Oui, c’est moi.

— Une bourge doublée d’une fille d’exploiteur de nos camarades.


On a vite fait de comprendre que ces pouffiasses sont toutes issues de familles d’industriels réputés. Des salopards qui s’en mettent plein les poches sur le dos des ouvriers. Ma haine envers elles grandit un peu plus. Quand elles ont compris sur qui elles étaient tombées, elles paniquent encore plus. Cela me plaît de les voir comme cela. Chef nous rassemble à part.


— Je voulais leur donner une bonne leçon et les laisser partir. Mais là, l’occasion est trop belle d’éduquer correctement ces traînées.

— Ah oui. Je suis pour, répond M. Surtout que lors du chantier, des ouvriers ont été gravement blessés. Ils n’ont toujours pas été pris en charge par les assurances de cette enflure.

— Et puis, vous vous rappelez comment elles ont traité le mec qui avait monté leurs affaires, ajoute R.


On est tous d’accord pour leur apprendre la dure vie des ouvriers. Mais B s’inquiète si après, elles ne vont pas appeler la gendarmerie. Chef a une idée qui me plaît bien. Il nous dit qu’on ne s’appellera que par notre initiale, et lui par "Chef". Il me demande d’aller chercher mon appareil photo. Nous revenons devant les filles.


— Bien, nous avons décidé de vous laisser repartir...


Il est tordu, Chef, de leur donner de faux espoirs, car une lueur éclaire leurs visages, mais de la terreur la remplace quand il finit sa phrase :


— ...lundi après vous avoir bien éduqué. Vous allez découvrir avec nous la camaraderie, le bon communisme et la difficulté d’un travail acharné. Comme dans vos entreprises, vos employés sont des numéros, vous en serez aussi pour nous. Un, Deux, Trois, Quatre, Cinq, désigne-t-il, tour à tour la cheftaine puis les filles.

— Mais vous n’avez pas le droit...

— Ta gueule !


Et Chef gifle la cheftaine. Par solidarité, nous balançons des baffes aux autres filles.


— Si l’une d’entre vous nous manque de respect, n’obéit pas ou tente de partir, vous serez toutes punies. C’est clair ?


Elles comprennent, vu leur tête, que nous ne rigolons pas. Elles acquiescent docilement.


— On va détacher vos mains et vous allez vous foutre à poil.


Deux veut se montrer récalcitrante, mais M lève la main et elle se tait. Nous sommes bien plus forts qu’elles. Elles ne peuvent que nous obéir. On délie les liens et l’on garde la bandoulière en main. B a l’idée de la régler pour en faire une laisse et la passe autour du cou de Cinq. Comme cela, elle est libre de ses mouvements, mais il la contrôle facilement en donnant un petit coup qui resserre la boucle sur sa gorge. Nous faisons comme lui. Elles se lèvent et commencent à ôter leurs vêtements. Je n’avais pas remarqué, mais leurs jupes sont assez courtes. J’aurais pensé que ces culs bénis auraient eu des jupes en dessous du genou. Non, là, elle est bien au-dessus. Quand je pose la question, la cheftaine répond que ces uniformes sont sortis cette année pour coller à la mode, et continuer à attirer les jeunes. Elles enlèvent leurs chemises et leurs jupes. Il faut donner quelques coups sur la laisse pour qu’elles enlèvent le reste. Je peux alors les détailler.


Un, comme elle a 22 ou 23 ans, elle a de vrais bons nichons et des hanches vachement marquées. Mais ce n’est pas un gros cul flasque. Non, un beau cul bien rebondi. Je vois que Chef est très intéressé. Deux, par contre, elle n’a presque rien et même ses poils ne sont pas très développés. Elle fait gamine. Trois, que je tiens en laisse, elle a un petit bidon et des nichons assez gros pour son âge. Mais du coup, elle a presque un gros cul. Quatre, elle est svelte et fine, elle a un peu de seins et un cul bien ferme. Cinq, elle est blonde, donc sa toison aussi; c’est marrant, par contre, elle a des seins énormes, mais son cul est bien rond.


Elles ont voulu cacher leurs seins et leurs chattes, mais en tirant sur la laisse, elles ont vite compris qu’il ne faut pas le faire. Chef leur tend un mouchoir :


— Séchez vos larmes. Essuyez-moi tout ça. On va faire des photos.


Il a dit cela d’un ton moins autoritaire. Elles ont cru qu’il devenait un peu gentil, mais moi, je sais ce qu’on va faire.


— Faites voir. Trois, essuie-toi mieux. Cinq aussi. C’est bon. Alors les salopes, on s’est dit qu’on ne pourrait pas vous garder liées tout le temps. Donc, on va faire des photos de vous à poil. On va faire en sorte qu’on ait l’impression que vous les avez faites entre vous. Vous avez intérêt à sourire et à faire coucou à l’appareil.


On enlève les laisses. Je me mets devant Un, je fais une photo, mais elle fait la gueule. Chef prend la bandoulière et lui fouette le cul. Cela claque fort, on donne tous un violent coup sur les culs des filles. Il y a une marque rouge qui barre leurs fessiers. Les entendre crier nous plaît à tous les cinq. Il faut resécher leurs larmes. Je recommence, Un fait un effort et sourit quand je prends la photo. Je passe aux suivantes. Deux et Trois obtempèrent facilement. Quatre, je vois qu’elle garde une lueur de défi dans les yeux. Cela m’excite, j’ai envie de la mater. Cinq nous oblige à les fouetter une fois de plus. Juste des photos d’elles, à poils, cela ne risque pas de les tenir tranquille alors on passe à la suite :


— Vous allez vous embrasser les unes les autres, leur dit Chef. Comme si vous étiez de bonnes petites gouines. Et palper les nichons ou la chatte de la copine, sinon !


Il fait claquer en l’air le fouet improvisé, les filles sursautent. Je commence par Quatre et Cinq. Elles se font à peine un petit bisou sur les lèvres et s’effleurent du bout des doigts. On refait tomber le fouet sur les cinq culs. Elles y retournent et se roulent une vraie pelle tout en se palpant les seins. M leur demande de mettre un doigt dans la chatte de l’autre et d’écarter bien les jambes pour que la photo soit sans ambiguïté. Elles hésitent, les bandoulières fouettent l’air, elles obtempèrent. Je fais la photo. Je passe à d’autres couples, Trois et Deux, Un et Trois, Quatre et Deux, Cinq et Un. Et toutes les filles ensemble, comme dans une partouze de gouines. Je finis ma pellicule là-dessus. Je la sors et la remplace par une nouvelle. Je veux la ranger, mais R me la prend des mains et lance aux guides :


— On garde ça avec nous. Imaginez ce qu’il adviendrait de la réputation de vos familles si cela sortait dans la presse. Ou simplement si cela arrivait au siège des scouts.

— On la mettra au feu quand vous pourrez repartir, les avertit Chef. Vous verrez que nous, on tient parole.


Je reprends ma pellicule et la range. On remet leur laisse à ces chiennes et l’on se demande ce qu’on va faire. Vu l’heure, on a faim. Elles sont chargées de nous donner à bouffer, de préparer, servir et attendre qu’on ait fini pour manger à leur tour. Il faut bien donner des coups de temps en temps pour les forcer à obéir, et par pur plaisir aussi. Chef sort ensuite les livres qu’il a amenés, et nous lit des écrits de Karl Marx, de Lénine et de Staline. Nous écoutons tous sagement. Les filles sont agenouillées au pied de celui qui les a attrapées. Je fais une ou deux photos pour immortaliser cette scène. Puis, Chef annonce la suite du programme :


— Bien. C’est tout pour ce soir. Niveau apprentissage de la bonne morale. On va jouer un peu avec vous. Vous allez finir ce que vous avez commencé.


Elles ne comprennent pas, et moi non plus d’ailleurs.


— Quand on a fini les photos, vous vous touchiez toutes les cinq. Vous allez reprendre là, et vous tripoter jusqu’à jouir ensemble.


J’aurais dû être choqué, mais je suis hyperexcité. Elles ouvrent de grands yeux outrés. Un veut protester, mais Chef lui inflige une claque sévère sur les seins. Les autres filles reçoivent la même punition, même Deux qui n’a pas grand-chose pourtant. Elles se regroupent et on les détache sinon les laisses vont s’emmêler. On se met autour et l’on attend qu’elles commencent. Mais cela ne bouge pas, alors les fouets s’abattent violemment sur les culs, les ventres et les seins. Elles finissent par s’embrasser en pleurant et en geignant. On doit leur dire de se toucher les nichons, les fesses. Mais cela n’est pas suffisant, il faut qu’elles se doigtent. Alors les bandoulières sont agitées en menace. Cela marche, elles se rentrent des doigts dans les chattes. Mais elles se le font à elles-mêmes. Il faut leur rappeler la consigne. Elles hésitent puis finissent par fourrer un doigt dans le con de la voisine.


— Vous avez intérêt à vous faire jouir sinon vous allez le sentir passer, menace M.

— Si l’une simule, on le verra et vous prendrez toutes cher, ajouté-je.


Elles activent alors frénétiquement leurs doigts dans l’intimité de l’autre. Cela commence à gémir de plaisir. Moi, je bande comme un âne, j’ai envie de me branler.


— Chef, on peut se branler ? demande R.

— Ouais, s’il te plaît, quémande aussi B.

— D’accord, et moi aussi j’ai envie.


On sort nos bites et l’on se branle devant ce spectacle. Ces salopes ne peuvent s’empêcher de nous mater la queue ! On leur rappelle encore la consigne tout en les fouettant sur les cuisses. Me branler d’une main, fouetter de l’autre des salopes en train de se gouiner, je suis déjà au bord de l’orgasme. J’entends des "flop, flop, flop", les chattes doivent être bien humides. Elles vont peut-être bientôt jouir. En effet, cela ne tarde pas, Cinq et Trois partent les premières. Les trois autres les suivent de près. Moi, je ne tiens plus et j’envoie plusieurs jets vers les filles à terre. Mes camarades se vident aussi les couilles rapidement. Chef attrape Deux, et essuie sa bite dans ses cheveux et sur son visage. Elle voudrait se débattre, mais sa poigne est trop forte. On attrape tous une fille et l’on s’essuie sur elle. Moi, j’ai pris Cinq, B Quatre, M Un et R Trois.


Elles sont cassées psychologiquement pour l’instant. Elles nous suivent docilement quand on va se coucher. On leur attache les mains dans le dos pour la nuit. On n’est pas sûr qu’elles vont rester sages. Alors, on met en place un tour de garde. Je commence, j’en profite pour les regarder encore. Un et Cinq m’implorent du regard, mais je reste inflexible. Par contre, Quatre me défie, j’aime cela. Au bout d’une heure et demie, je réveille R qui prend la suite.


* * *



On vient de finir la lecture de cette première journée. C’est bizarre, car les photos des filles s’embrassant sont dans le carnet. La pellicule n’a pas été mise au feu ? J’attends la suite avec impatience. Je suis troublée, excitée par tout cela. Mon short est maintenant complètement trempé. Je vois que Victor se dandine à côté de moi, il bande et cela doit le gêner.


— La vache, c’était hyperbandant tout ça.

— T’es dégueulasse. Ca t’a plu que les filles se fassent traiter comme ça ?

— Ouais et alors ? T’es une petite salope, toi aussi. Je vois bien ton short. Il est tout trempé. Ca te plaît de t’imaginer à la place des scouts ? Hein, avoue !


Je ne dis rien. J’ai honte, mais j’ai aimé les imaginer tenues en laisse et fouettées. Je voudrais essayer un peu pour voir, mais je n’ose demander à Victor.


— Oui, un peu. Mais j’aurais aussi pu être une fille à soumettre un garçon.


Victor n’en peut plus, il n’arrête pas de se toucher le membre. Il tend l’oreille pour être sûr que personne ne monte. Puis il me dit :


— Je veux me branler sinon mes couilles vont exploser.

— Bah, ça va pas. On est cousin, tu vas pas faire ça devant moi !

— Oh que si ! Et tu vas faire de même ma petite salope.


J’aurais dû lui mettre une baffe, mais j’aime son ordre. Mais mon attentisme le fâche un peu, il s’approche de moi et me gifle. Ce n’est pas très fort, mais ça claque.


— A poil, Six !


Il me donne un numéro comme dans le carnet ! Il me traite comme une des chiennes de l’histoire. Cela me fait mouiller de honte et de perversion. Je me désape devant lui. Il me regarde faire et je commence à me toucher les seins et le minou. Je me branle régulièrement depuis deux ans maintenant. J’aime cela, cela me fait du bien. Mais là, le faire devant mon cousin, alors qu’il me soumet, cela décuple mes sensations. Lui, sort son zizi. Mais c’est plus un zizi comme quand on nous faisait prendre notre bain ensemble quand on était petit. Je vois du poil autour, et un machin qui me paraît assez gros. Ce n’est pas une bite d’acteur porno, mais c’est plus que celle du copain de classe que j’ai branlée une fois cette année. C’était un pari entre certaines filles de ma classe. Celle qui ne branlait pas un garçon dans la semaine devait se faire toucher par les garçons qui s’étaient fait branler. Moi, j’ai vite réussi ma tâche. Mais il y en a une qui a trop hésité avant de trouver un garçon.


Ce n’était pourtant pas difficile. Il suffisait de demander. Du coup, elle s’est retrouvée dans le vestiaire après le cours d’EPS toute nue, entourée par cinq garçons. Ils avaient le droit de faire ce qu’ils voulaient; mais seulement avec leurs mains. Alors ils ont massé, pincé, tiré, caressé, peloté, tout son corps. Elle a reçu un doigt dans ses trois orifices : la bouche, la chatte et le cul. Elle avait pleuré, mais ne s’était pas dégonflée devant son gage. Certains mecs lui ont mis une fessée, et cela m’a fait mouiller de la voir humiliée comme cela. Limite, j’aurais bien été à sa place.


Bon, revenant au présent. Je me touche et me doigte devant Victor qui se branle devant moi. Il me claque les seins et me dit :


— Ecarte plus tes jambes, je vois pas ta foufoune.


J’obéis et je lui montre à quel point je mouille.


— Allez Six. Jouis devant moi.


Je ne peux que faire comme il ordonne, je me cambre soudain tellement ma jouissance est forte. Je me mords la main pour ne pas crier et alerter les parents. Victor agite sa main rapidement sur son membre. Des giclées de sperme atterrissent par terre. Il prend ma petite culotte que j’ai laissée traîner et s’essuie avec. Il nettoie aussi ses traces au sol avec elle.


— Je la garde. Rhabille-toi, Six.

— Oui, V.


Il jubile de me voir entrer dans son jeu. Je remets mon short et mon débardeur. Il était temps de finir, les parents nous appellent pour dîner. On prétexte d’avoir transpiré à cause du rangement fait là-haut pour prendre une douche rapide. Au dîner, Philippe nous annonce qu’on va dormir dans la chambre jaune tous les deux. D’accord, il y a deux lits simples, mais plusieurs autres chambres sont libres. C’est pour éviter de mettre trop de bazars alors qu’ils sont là pour faire du rangement et du tri. Victor parle avant moi :


— Je comprends papa. J’aurais préféré être seul. Mais je vais pas vous embêter dans un moment pareil. Ca doit pas être facile pour vous. On fera comme vous voulez, hein, Flo ?


Je n’ai pas d’autre choix que d’être d’accord avec lui, sinon je vais passer pour une bêcheuse, une diva, une princesse, pour parler poliment. Pour une poufiasse et une connasse pour dire la vérité.


— Oui Vic, on va s’arranger pour faire au mieux.


En plus, cette chambre jaune, elle est au second étage alors que les parents vont s’installer au premier. Je me dis que Victor va vouloir en profiter pour me faire des trucs, me gifler, m’humilier. Mes tétons se dressent à cette idée. Heureusement que j’ai mis un gilet par-dessus mon débardeur. Je dors d’habitude en boxer et débardeur. Je pensais être seule dans ma chambre, sinon j’aurais apporté des pyjamas plus couvrants. Mais après tout, si Victor me voit comme cela je ne suis pas contre. On regarde un peu la télé, mais les parents piquent du nez assez vite. Eux, ils ont vraiment bossé. Ils éteignent et nous demandent de nous coucher. Victor prend les devants et répond que nous y allons.


— Bon, j’ai pris l’habitude de dormir à poil. Alors, tu vas me faire le plaisir de te plier à mes habitudes.

— Non, mais je vais pas...


Une claque s’abat sur ma joue. Il m’attrape par les cheveux et approche mon visage du sien :


— Tu obéis. C’est compris, Six ?

— Oui V.


Il me lâche, je me déshabille. J’ai peur qu’il voie que mon sexe est un peu mouillé. Mais soit il ne l’a pas vu, soit il fait semblant de ne rien remarquer. Il se met nu aussi. Je peux l’admirer. Il a pris en muscle aussi dernièrement à ce que je vois. Son corps et son sexe ont quitté l’adolescence pour devenir pleinement adultes. On se couche en ayant hâte de lire la suite du carnet.

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