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Mad

Chapitre 13

Trash

PARTIE III : CELUI QUI FAIT DE LUI UNE BÊTE SE DÉLIVRE DE LA DOULEUR D’ÊTRE UN HOMME


Chapitre 13 : Captif



Des banderoles « scène de crime » entourent les lieux. En dehors du périmètre, des curieux tentent de voir ce qu’il se passe, mais des policiers les tiennent à distance. Certains agents sont à la recherche de témoins. D’autres, en combinaison pour ne pas contaminer la scène, sont en train de prélever toute une série d’échantillons.


Le capitaine Jyrall et la lieutenante Gerald pénètrent à l’intérieur des lieux. Tous deux ont les traits tirés. Ils n’ont pas beaucoup dormi ces jours-ci. Les derniers évènements n’ont pas été de tout repos. D’abord, le meurtre d’Hermann Kalst, puis dès le lendemain commençait une nouvelle série d’homicides.


Ils arrivent dans le salon de cet appartement, là où le meurtre a eu lieu. On n’a pas encore touché au corps de la victime tant que tous les indices n’auront pas été relevés. Elle est allongée sur le dos, baignant dans une mare de sang. C’est sa colocataire qui l’a découverte ainsi. À la vue du désordre, il semble qu’il y ait eu une légère lutte entre la victime et son agresseur. Jyrall regarde le mur face à eux et soupire. Il y est écrit en lettres de sang : « Relâchez-le ! »


— La victime a-t-elle le même profil que les précédentes ? demande-t-il à un subalterne.

— Oui, c’est une jeune femme à peine majeure. Étudiante elle aussi. Brune, cheveux longs, plutôt maigre, tout comme les autres. Elle a été poignardée dans le cœur elle aussi. Le coup semble avoir été net et précis, preuve qu’on a affaire à quelqu’un d’expérience.

— Et l’arme du crime ?

— D’après nos premières observations, il s’agit cette fois encore d’une arme blanche. L’autopsie nous confirmera ou non s’il s’agit de la même arme que pour les deux autres victimes.

— À n’en pas douter, c’est la même lame, intervient la lieutenante.


Jyrall hoche de la tête. Toute cette affaire sent de plus en plus mauvais et l’angoisse personnellement. Il pianote nerveusement un message sur son téléphone portable. Sa partenaire le remarque, mais ne s’en préoccupe pas.


— Bon, vous finissez votre boulot le plus rapidement possible et vous me nettoyez ce merdier avant que la presse débarque.


L’homme jette un dernier coup d’œil au lieu, griffonne quelques trucs sur son calepin et fait demi-tour, entraînant sa coéquipière avec lui. Tous deux grimpent dans leur voiture et repartent en direction du commissariat.


— Troisième jour, troisième victime. Il devient vraiment urgent d’attraper cette Madeline Kalst, grommelle Jyrall.

— Oui, c’est urgent ! Déjà plus d’un an qu’elle nous échappe ; elle est douée, remarque Gerald.

— Oui, mais jusqu’alors, elle se montrait discrète. Depuis que nous avons arrêté Aymeric Dumas, elle est tombée dans une rage meurtrière. Elle finira bien par commettre une erreur.

— Mais pourquoi s’en prend-elle uniquement à des jeunes étudiantes ?

— Je ne sais pas. Peut-être y a-t-il un message derrière. Toutes ces jeunes femmes partagent une certaine ressemblance avec elle, et ont toutes à peu près l’âge qu’elle avait quand elle s’est sauvée de chez son père.

— Tu penses qu’à travers ces meurtres elle parle d’elle ?

— Probable. Le couteau dans le cœur pourrait représenter sa douleur de la perte d’Aymeric.


Une vingtaine de minutes plus tard, les voilà arrivés au commissariat. Ils rejoignent Aymeric en salle d’interrogatoire, celui-ci étant en effet toujours en garde à vue après une prolongation. Après ça, vu la nature de l’accusation qui plane sur lui et les preuves accablantes, il sera transféré dans une cellule du tribunal où il rencontrera le procureur de la République qui l’informera des suites de l’affaire. Dans son cas, il rencontrera très probablement le juge d’instruction qui le mettra en examen assorti d’une détention provisoire. Puis le procès, puis la prison.


Bref, Aymeric sait pertinemment qu’il est foutu. Mais il n’en a que faire. Sa vie est déjà foutue, de toute façon.


Jyrall et Gerald s’assoient de l’autre côté de la table à laquelle il est menotté et déposent un dossier devant lui. Le capitaine l’ouvre, en sort plusieurs photos et les positionne une à une devant Aymeric. On y voit les différentes scènes de crimes de ces trois derniers jours.


— Celle-ci s’appelait Claire, commence Jyrall. Elle venait de fêter ses dix-neuf ans et avait prévu un voyage en Afrique cet été avec son petit ami qui était très amoureux d’elle. Celle-ci, c’est Sabrina ; en plus de ses études, elle s’investissait énormément dans des associations caritatives. Ce sont ses parents qui l’ont retrouvée morte. Imaginez-vous le choc qu’ils ont dû ressentir... Quant à celle-là, nous n’en savons encore très peu sur elle, mais je suis sûr qu’elle avait une vie trépidante avant que Madeline Kalst lui enfonce un poignard dans le cœur.


Aymeric pose ses yeux vides et fatigués sur les photos, mais il ne voit que différentes taches de couleur sans réelle cohérence.


— Allez, Monsieur Dumas ! s’agace Jyrall. Vous avez la possibilité de nous aider à arrêter ce massacre et vous refusez de nous adresser la parole. Pourquoi vouloir protéger Madeline Kalst ? Je vous rappelle qu’elle a aussi assassiné vos amis et votre petite amie.

— Je ne protège personne, répond calmement Aymeric.

— Alors, aidez-nous à la coincer, poursuit la lieutenante. Vous avez passé plusieurs jours en sa compagnie ; vous devez bien savoir où elle se cache.

— Je vous ai dit tout ce que j’avais à dire. Pour le reste, débrouillez-vous.

— Très bien. Si vous vous fichez des autres, pensez au moins à votre propre intérêt. Vous êtes accusé de meurtre avec préméditation : vous savez que vous risquez de ne plus jamais respirer un air libre. Mais si vous nous aidez à arrêter la folie meurtrière de Madeline, le juge pourra vous accorder une réduction exceptionnelle de peine, qui, cumulée à d’autres réductions de peine – comme pour bonne conduite par exemple – pourront vous faire sortir bien plus tôt.

— C’est ce que votre avocat vous aurait dit de faire si vous en aviez accepté un, poursuit Gerald.

— Vous pensez vraiment que j’ai quelque chose à foutre de quelques années de moins ? Non, je suis coupable. J’irai donc en prison. Je dois payer pour tout. C’est aussi simple que ça.


Oui, il est coupable, coupable du meurtre d’Hermann et du suicide de Gaëlle. Qui pourrait l’attendre à sa sortie de prison ? Personne. Il ne voit pas pourquoi il pourrait encore espérer vivre une vie normale, retomber amoureux. Non, il détruirait tout une nouvelle fois. Non, il est définitivement seul au monde. Alors autant qu’il croupisse définitivement en prison, à l’abri de faire du mal à qui que ce soit.


Ses pensées s’égarent sur Mad. Que peut-elle bien faire en ce moment ? Prépare-t-elle son prochain meurtre en espérant que cela pousse les flics à le libérer ? Comme si son plan allait marcher... Non, il en faudrait bien plus pour les convaincre. Il s’aperçoit qu’elle lui manque. Elle est la dernière personne au monde avec qui il a un lien. Un lien qui l’a même conduit à tuer pour elle.


À plus d’une centaine de kilomètres de là, Mad pense à lui. Que peut-il bien faire en ce moment ? Est-il maltraité par les flics ? Elle a commis trois meurtres pour lui, et les flics ne semblent toujours pas prêts à le libérer. Elle est désespérée et pense de plus en plus à passer à la seconde étape de son plan. Elle n’a pas trop le choix, le temps joue contre elle. Dans quelques heures, Aymeric sera transféré, définitivement hors de portée de Madeline.


Fanny la voit broyer du noir. La jeune femme a de la peine pour sa colocataire. Elle sait à quel point Madeline tient à ce garçon. Après lui avoir préparé une boisson sucrée qu’elle n’a pas touchée, Fanny la prend dans ses bras et l’embrasse tendrement sur la joue.


— Je suis vraiment désolée pour Aymeric.

— Je sais, ma chérie.

— Si tu as besoin de quoi que ce soit pour te permettre d’aller mieux, je suis là... propose Fanny.

— Oui, oui, ma chérie, j’ai besoin de toi...


Madeline prend le visage de Fanny dans ses mains et l’embrasse passionnément, lui passant une main dans les cheveux et sur la joue. Fanny frissonne de plaisir. Elle a toujours aimé le goût sucré des lèvres de sa partenaire. Leurs langues se mêlent.


Les mains de Madeline glissent sur le col de chemise de Fanny. Elles enchaînent sur le relief formé par une poitrine délicate à laquelle elles rendent hommage. Les doigts fins font maintenant sauter un premier bouton, puis un deuxième. Le cœur de l’étudiante s’accélère soudain et une bouffée de chaleur la gagne. Sa maîtresse a besoin de réconfort ; elle va la vouloir à son service, offerte, obéissante, soumise. Elle prend la relève et déboutonne le reste de sa chemise jusqu’à ce que Mad la stoppe d’une main.


— Non, laisse-toi faire.


Un petit sourire doux et rassurant accompagne ses mots. Étrange : habituellement, Mad ordonne et Fanny s’exécute ; être toujours au service de son ou sa partenaire, c’est ce que lui a appris sa maîtresse. Et Fanny n’est là que pour servir Mad, soit en rendant hommage à sa féminité par des lots de caresses et de coups de langue, soit en permettant à Mad de se défouler en maltraitant son corps juvénile. Mais aujourd’hui, les intentions de Mad semblent être différentes.


Fanny frémit quand de délicieux baisers descendent le long de son cou et que sa chemise et son soutien-gorge écarlate finissent par glisser loin d’elle. Ses tétons pointent de plaisir. Une langue vient s’enrouler autour d’eux tandis que plusieurs doigts pétrissent la chair laiteuse de sa poitrine. Les deux jeunes femmes échangent un nouveau baiser, puis Madeline demande à Fanny de s’allonger.


Les lèvres de Mad en profitent pour glisser lentement sur ce ventre plat agité par une ardente respiration. Des doigts s’agrippent sur le haut de la jupe afin de l’ôter. Apparaît une petite culotte blanche. Presque prise de honte, Fanny serre les cuisses, comme pour cacher la large auréole humide de son sous-vêtement. Après tout ce temps, cette marque de pudeur fait bien sourire Mad. Les mains de cette dernière s’accrochent aux genoux de Fanny et les écartent d’un geste vif, puis débarrassent la jeune femme de son dernier rempart.


La scène baigne dans une odeur enivrante. Madeline en hume le parfum doucereux. Fanny n’est pas la première avec qui la jeune fugitive a connu des amours saphiques. L’un de ses ex – enfin, du point de vue de Mad parce que lui se définissait plutôt comme un oiseau libre – fantasmait sur les rapports lesbiens et avait poussé Mad à se toucher entre filles devant lui. La jeune femme avait beaucoup aimé l’expérience, moins quand l’autre fille avait fini par prendre trop de place dans cette histoire. Bien entendu, Mad s’était vue obligée d’éliminer les deux personnages et de passer à autre chose.


Quoi qu’il en soit, Fanny n’est à la merci d’aucun homme, sauf si Mad le lui ordonne. Elle n’obéit qu’à cette dernière et a toujours fait preuve d’une fidélité sans faille. Elle a donc toute sa confiance. Et puis, Madeline se reconnaît un peu dans sa jeune colocataire. Elles ont toutes deux de profonds points communs que Mad a bien su exploiter.


L’aînée des deux femmes, bien décidée à remercier la dévotion de Fanny comme il se doit, dépose de petits baisers et des caresses sur les cuisses de cette dernière. Sa langue se pose sur un clitoris gonflé de désir. Fanny plonge la tête en arrière, ferme les yeux, serre les dents et les poings, prête à subir cette nouvelle épreuve. Il ne lui faut pas longtemps avant de pousser son premier gémissement. Madeline alterne entre les caresses sur le clitoris et sur la fente ruisselante.


Fanny sent le plaisir l’inonder. La tendresse et la douceur dont fait preuve Mad la comblent de bonheur, d’autant plus que c’est inhabituel. Quand elle s’occupe d’elle, Mad privilégie généralement des méthodes plus douloureuses. Elle met toujours le corps de Fanny à rude épreuve, se satisfaisant des cris qui en résultent. Mais aujourd’hui, son intention est tout à fait différente et Fanny est traitée avec délicatesse et passion.


Cette dernière gémit de plus en plus fort. Son corps a du mal à tenir en place sous l’action d’une langue habile et de doigts intrusifs. Elle apprécie grandement cette nouvelle façon de faire. Elle a l’impression d’être précieuse aux yeux de Madeline, une sorte de poupée de cristal. La tueuse sait ce qu’elle fait. Elle contrôle parfaitement le plaisir de sa partenaire, faisant monter la pression petit à petit. Elle fait des soupirs de Fanny une chanson éclatante. Elle transforme ce corps docile en un tableau splendide. Oui, Fanny se sent comme une œuvre d’art, l’œuvre de Madeline, une parfaite Galatée prête à tout pour satisfaire sa sculptrice.


Les manipulations de Madeline font leur effet : le supplice de la jeune étudiante arrive bientôt à son paroxysme. La bourrelle a beau contenir le plaisir de Fanny, celui-ci est sur le point d’exploser. Ses sens en feu et le cerveau noyé dans un océan de plaisir, l’étudiante a perdu tout repère. Ses membres se tétanisent, son souffle se coupe comme si elle s’asphyxiait. La petite mort l’emporte, laissant un cri d’agonie résonner dans la pièce. Et c’est avec un sourire victorieux que Mad écoute ce doux requiem s’éteindre peu à peu.


Elle s’allonge maintenant le long de sa colocataire et l’embrasse une dernière fois, lui faisant partager le goût de son orgasme. Fanny lui offre un profond regard dévoué ; personne n’avait jamais réussi à lui faire ressentir quelque chose d’aussi fort.


— Dis-moi ce que je dois faire pour toi : je ferai n’importe quoi !


Madeline sourit et lui caresse la joue.


— Je sais, ma belle, mais ce que tu vas avoir à faire ne va pas te plaire...


* * *



Pendant ce temps-là, on avait raccompagné Aymeric à sa cellule. Le garçon, épuisé par de longues heures de garde à vue, s’est endormi comme une masse.


Perdu dans ses rêves, il erre dans un paysage désertique jonché de cadavres. Le soleil noir et bas lui dessine une ombre gigantesque qui glisse sur le sol derrière lui tel un serpent. L’ombre semble dotée d’une volonté propre. Aymeric a chaud, Aymeric a soif tandis que les cadavres rampent derrière lui sans parvenir à le rattraper. La soif se fait intense, elle lui brûle la gorge. Puis soudain, il aperçoit au loin une oasis. Il court de toutes ses forces pour enfin s’abreuver. Il tombe à genoux et plonge la tête dans l’eau en avalant de grosses gorgées. L’eau a un goût étrange. Il relève la tête et réalise avec horreur que c’est un étang de sang. Derrière lui, l’ombre ricane. Elle prend de la consistance et le pousse en entier dans l’oasis sanguine.


Aymeric se débat, Aymeric se noie. Un voile d’obscurité lui recouvre les yeux. Les ténèbres se dissipent et le voilà dans un décor qu’il connaît malheureusement bien : la ferme où Madeline l’a séquestré. Assis, adossé à une poutre de bois, il s’aperçoit qu’il est enchaîné. Il se débat de toutes ses forces, mais rien à faire : les chaînes résistent. Il hurle. Puis la ferme s’obscurcit et une silhouette pernicieuse plus noire que le noir se dessine dans un coin de la pièce. Aymeric reconnaît très bien cette présence : l’homme d’ombre.


— Les chaînes ne peuvent retenir une ombre, murmure la malfaisance. Libère-toi de tes chaînes !


Aymeric continue de se débattre et panique au fur et à mesure que l’ombre avance vers lui. Le garçon crie après elle, lance d’inutiles formules d’exorcisme. La bête s’arrête à quelques centimètres de son visage terrorisé, puis se met à se gausser. Elle tend une main d’ombre griffue vers sa joue et commence à la caresser. Aymeric ferme les yeux. Le contact est plus doux que ce à quoi il s’attendait. Il ouvre les yeux, et c’est maintenant Gaëlle qui lui caresse la joue. Il se retrouve à présent allongé à côté d’elle dans la chambre de la demoiselle. Ils sont tous les deux nus. Une légère pénombre règne, seulement diminuée par l’éclairage de quelques bougies.


Rassuré par cette nouvelle présence, Aymeric se réfugie dans ses bras et l’embrasse amoureusement. Elle répond à ses baisers. Il la caresse partout et se frotte à ce corps chaud. Il est bien décidé à lui faire l’amour. Il l’allonge de tout son long sur le dos et se positionne au-dessus d’elle, prêt à la pénétrer. Avant de se lancer, il lui sourit et lui caresse la joue avec tendresse.


— Les chaînes ne peuvent retenir une ombre, lui murmure-t-elle soudain. Libère-toi de tes chaînes !


Aymeric prend peur de ses paroles tandis qu’elle éclate d’un rire guttural qu’Aymeric connaît bien. Ses mains l’attrapent à la gorge et serrent de toutes leurs forces avec rage. Gaëlle panique, se débat, tente de hurler, mais rien n’y fait : elle ne pourra pas échapper à la soif meurtrière d’Aymeric. En quelques instants, son corps arrête de s’agiter et son regard est désormais vide. Puis de nouveau ce rire guttural qui résonne dans toute la pièce, et le cadavre de Gaëlle se dissout en une ombre. Comme attiré par le vide, Aymeric chute dans cette ombre.


Les ténèbres se dissipent et le voilà de retour dans sa cellule. Assis, adossé à une poutre de bois, il s’aperçoit qu’il est une nouvelle fois enchaîné. Il se débat légèrement avant de se souvenir que c’est inutile. Ses chaînes résisteront quoi qu’il fasse. Il n’y a qu’une seule solution, alors il l’attend. La cellule s’obscurcit ; voilà enfin la silhouette de l’homme d’ombre qui apparaît dans un coin.


— Les chaînes ne peuvent retenir une ombre, murmure-t-il. Libère-toi de tes chaînes !

— Je sais, reconnaît Aymeric. Je suis prêt.


L’ombre ricane et rampe vers lui. Aymeric ne fait rien pour la repousser, prêt à enfin l’accepter. Madeline avait prétendu que c’était un guide : il est temps de vérifier cette théorie. Comme une fumée nauséabonde, l’homme d’ombre s’engouffre dans le corps d’Aymeric par les narines et la bouche, lui apportant un goût de cendres et de sang au fond de la gorge.


Aymeric se sent soudain étrangement apaisé. Il observe ses bras et les chaînes à ses poignets. Ses bras se noircissent et semblent prendre une consistance vaporeuse. Les chaînes passent à travers ses poignets et s’écrasent au sol.



Aymeric se réveille soudain et se redresse avec un mal de crâne. Il regarde tout autour de lui et se souvient où il est. Tous les évènements qui l’ont amené ici lui reviennent en mémoire. Il s’assoit dans un coin et se met doucement à rire. Il ne sait pas pourquoi, mais il rit de plus en plus fort, puis jusqu’aux éclats. Ça devient incontrôlable.

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