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Maggie, Maman et Moi

Chapitre 7

Révélations

Hétéro

Nous étions toujours allongés sur le lit de Maggie, elle portant toujours les lingeries sexy que je lui avais offertes, moi nu, et plus vraiment à l’aise après la découverte de ses petits mensonges, et l’annonce d’un autre à venir, plus important. Je ne voyais plus trop où nous nous dirigions. J’ai juste lâché un "j’écoute", d’un ton qui se voulait badin, mais ne l’était plus trop... Et elle est partie dans un monologue entrecoupé de silences qui voulaient donner du poids à ses paroles.


— Lorsque tu es venu me voir, Hervé, je n’imaginais pas, évidemment, ce qui allait se passer entre nous. Je ne regrette pas ces moments d’égarements, de sexe. Si je n’avais pas moi-même évoqué ta maman, rien n’aurait eu lieu. Tu ne m’aurais probablement pas fait ta confidence, et je n’aurais pas pleuré d’émotion. Et rien ensuite ne se serait passé...


Silence.


— Tout cela, je ne le regrette pas. Mais je me demande tout de même si j’ai bien fait... À l’époque où Solange nous avait quittés, j’avais voulu te parler. Mais cela n’aurait pas été intelligent de ma part. Trop tôt, et donc très maladroit. Ensuite, tu as coupé les ponts avec toutes ses relations. Et je t’avoue que ma surprise fut grande quand tu m’as téléphoné. Mais si j’ai accepté, c’est que je voyais enfin l’occasion de te dire les choses, sans choc brutal puisque le temps a passé.


La délicatesse avec laquelle elle avançait me surprenait. Ses silences prenaient un sens inattendu. Une réelle maîtrise dans le discours.


— Hervé, ce que tu dois à présent savoir, c’est que oui, je t’ai menti, et même beaucoup. Car j’ai bien été l’amante de ta maman...


J’écarquillai les yeux. Ce qu’on fait classiquement lorsqu’on entend quelque chose de très inattendu. Ce sont les yeux qui réagissent. Les oreilles ne savent pas marquer la surprise. On n’en croit pas ses oreilles, on le dit avec les yeux. L’amante de ma mère...


—... Pendant près de dix années.

— Ce que tu sembles ignorer aujourd’hui encore, c’est que ta maman a toujours été homosexuelle. Disons bisexuelle, plutôt, mais très majoritairement homo, et depuis ses années de lycée, chez les Bonnes Sœurs... Elle a continué dans ses années de jeune adulte. C’est aussi pour cela, pas seulement pour son caractère sec, et très autoritaire c’est vrai, que ses frères et sœurs la tenaient à l’écart. Une lesbienne, ce n’était pas bien vu, dans une famille de bonne bourgeoisie catholique...


Ma mère ? « Gouine » ? J’ai tenté la contradiction...


— Mais au contraire, les rares fois où cela devenait un sujet de conversation, elle ne disait que du mal des « goudous » !

— Elle en disait du mal... devant toi. Il y avait un grand chantage avec ton père à ce sujet. Adulte, elle avait épousé ton père, sans doute pour "rentrer dans le rang", comme on dit. Pour devenir "normale". Mais ça ne marche pas comme cela. Ton père a découvert qu’elle revoyait une amie de jeunesse. Il n’aimait déjà pas l’idée d’être cocu... Mais l’être par une femme, ce n’était vraiment pas possible ! Une humiliation ! Alors ils se sont séparés, et il y eut cet accord entre eux : ton père ne ferait aucune allusion à cette homosexualité devant toi. Mais à la condition expresse que toi, tu n’en saches rien. Sinon, il demanderait à obtenir la garde. Et ta mère ne le voulait pas, par fierté...


J’étais nu, j’avais un peu froid, le sexe encore moite du sperme que j’avais abondamment versé dix minutes plus tôt dans la bouche de celle qui me racontait le contexte de mes premiers temps. J’en avais les jambes qui tremblaient... J’aurais pu nier, rejeter en vrac ce qu’elle me révélait, mais il y avait dans sa voix cet accent de vérité, calme, assuré, qui se devine et s’entend quand on parle sans fard.

Elle a poursuivi.


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— La contrepartie de cet accord, c’est que Solange renonçait à la pension alimentaire, un mois sur deux. Avec aussi l’assurance que jamais ton père n’exigerait que tu le suives en vacances, avec sa nouvelle épouse. C’est la raison pour laquelle elle avait atterri chez nous, dans cette partie pauvre de la ville. Au milieu "des cages à lapins", comme elle disait. Pour moi, cela a été un des meilleurs cadeaux de la vie. Oui, j’ai aimé ta maman. Oui, je crois qu’elle m’aimait aussi. J’en suis sûre, même...


Au début, je lui disais que j’admirais sa culture, son intelligence. J’enviais tout ce qu’elle connaissait. Elle me faisait lire des auteurs. Elle ne me méprisait pas, même si je n’étais qu’une dame de service. Toi et Denis deviez entrer au collège, quand nous avons commencé à nous aimer vraiment.

J’entendis l’émotion dans sa voix lorsqu’elle reprit


—. C’est elle qui m’a initiée comme on dit "aux plaisirs saphiques". Voilà le vrai gros mensonge que je t’ai fait...


Elle me montra sa cheville droite, et la chaînette qui l’entourait.


— C’est elle qui me l’avait offerte, comme un symbole tendre et amoureux : par cette chaînette discrète, je montrais que je lui appartenais...


Elle a essuyé d’un doigt ce qui devait être une larme à la paupière.


— Quand j’ai commencé à aborder le sujet, la première fois, je voulais y aller en douceur. Susciter tes questions, pour te présenter ensuite la vérité. Il faut que tu saches que Solange voulait que tu la connaisses, un jour. Mais elle n’a pas eu l’opportunité de te le dire elle-même. Sauf que je ne m’attendais pas à ce que tu me parles à ton tour et aussi vite de TON désir pour moi. Tu n’avais pas l’air pressé d’en savoir plus sur elle et moi... Et du coup, je n’ai pas retrouvé le moyen de t’en dire davantage...

— Je n’en reviens pas.


Réplique d’une absolue pauvreté ! Mais c’était tout ce que je parvenais à articuler. Je me rendais effectivement compte que je n’avais guère été attentif à ce que cette femme ressentait. J’avais juste pensé à orienter la discussion vers MOI. MON désir. Pas le sien. Ou bien, son début de révélation m’avait perturbé plus que je n’aurais voulu l’admettre... Après un temps à ne savoir que dire, j’ai demandé :


— Mais quand vous rencontriez-vous ?

— Souvent le samedi, quand tu voyais ton père. Damien et Denis allaient au sport, on se retrouvait chez elle ou chez moi. On faisait l’amour. Avant elle, je n’avais jamais connu d’orgasme, tu vois. Ta mère était une amante joyeuse et inventive, très coquine, je dirais même "vicieuse". Tendre et vicieuse. Dominante, aussi. Mais jamais maltraitante. Nous jouions beaucoup. Parfois, une amie se joignait à nous. Elle s’appelait Laurette, si je me souviens bien, tu as dû la connaître. Elle était mariée, mais bisexuelle. Et venait en cachette de son mari, bien sûr...


Entendre parler de ma mère en ces termes ne me choquait pas, ça me semblait juste... irréel. Mais ce qui me perturbait était toute autre chose. Je n’arrivais pas à imaginer qu’une telle part de sa vie ait pu m’échapper, à ce point. Durant tant d’années... Cela s’était passé à deux pas de ma sphère personnelle, quasiment sous mes yeux, et jamais je n’avais rien "soupçonné".

OK. J’en revenais encore à MOI. Comme si elle lisait dans mes pensées, Madame Maggie a continué.


— J’imagine que ça te paraît incroyable. Peut-être vas-tu la mépriser ? Avoir honte de son souvenir ? Je ne te fais pas la morale : mais pense à ces femmes que tu m’as montrées dans tes vidéos pornos. Des femmes matures, pas seulement des jeunettes. Tu ne te demandes pas si certaines ont des familles ? Pourtant, elles font l’amour, elles s’exhibent, certaines font des choses incroyables pour exciter les hommes devant leur ordinateur ! Il n’y a pas d’un côté les mamans honnêtes et de l’autre les catins dépravées, Hervé. Il y a des femmes.

— Oui, j’ai dit. Vous avez raison. C’est juste tellement inattendu...


J’avais froid, soudain dans cette chambre à côté de celle qui avait été la maîtresse et l’amante de ma mère. Qui s’était vêtue en putain pour moi, pour ensuite me dévoiler cette part de MA vie, pas seulement de celle de Solange...


— Était-ce pour cela, ai-je demandé, qu’elle était si sévère, si autoritaire avec moi ?

— Je crois, Hervé, que ta maman n’aimait pas beaucoup son existence, en dehors de nos ébats, de notre complicité secrète. Elle devait t’en vouloir un peu d’être là, oui. Ce n’est pas qu’elle ne t’aimait pas. C’est juste... Qu’elle n’avait pas accepté d’être rejetée par sa famille, et surtout d’être sous la menace de ton père qui interdisait qu’elle vive sa vie au grand jour... Alors, oui, nous nous sommes organisées l’une et l’autre... Je crois honnêtement pouvoir te dire que notre histoire a été un des moments les plus heureux de sa vie. Et moi, elle m’a révélé à moi-même, en tant que femme, en tant qu’amante, en tant que libertine, même. Car oui, nous faisions ensemble des choses... Des choses qui ne te regardent pas.

— Et moi, pendant ce temps-là, je crevais d’envie de vous !!

— Et cela, oui, c’est aussi incroyable, a-t-elle répondu, presque en riant, cette fois... D’autant plus... qu’au point où nous en sommes, je peux t’avouer autre chose, si tu es prêt à l’entendre. Tu veux ?

— Je crois que je ne suis plus à une surprise près !

— Oui... C’est vrai... L’autre jour, je te disais que mon aîné, Denis, se masturbait beaucoup dans mes petites culottes. Quand je dis beaucoup, je t’assure qu’il le faisait souvent, si souvent que je me demandais si c’était "sain", et "normal". Une fois, je lui en avais fait le reproche, il avait nié, je lui avais dit que je n’étais pas dupe, qu’à mon âge, je reconnaissais quand même l’odeur ! Alors j’en ai parlé à Solange... On se disait tout... Sur l’oreiller... Elle m’a dit il a juste besoin de sexe, alors il prend ce qu’il a sous la main... Ne l’embête pas avec ça...


Alors elle avait ri...


— Tu devrais plutôt me l’envoyer !

— Et ainsi, un samedi, Solange s’est occupée de lui. Et ils ont bien dû le faire deux ou trois fois. Elle me disait "Denis, il a un sacré tempérament !"... Après... Elle a fait de même avec Damien...


Là, j’ai pensé et pourquoi pas les deux, ensemble, tant qu’on y était ? Pour le coup, je me suis senti jaloux, rabaissé, humilié...


— Mais, j’ai dit, pourquoi ce que Solange a fait pour eux, toi - tiens, pour la première fois, je la tutoyais-, pourquoi ne l’as-tu pas fait pour moi ? Ça aurait été juste ! Équitable ! Moi aussi je me masturbais !! Puisque vous étiez parties dans l’interdit, j’aurais au moins pu en profiter !


Je me rendais bien compte du caractère infantile de cette remarque. Je m’enlisais.


— Oui. On l’avait envisagé une fois. Mais Solange avait dit "qu’il se débrouille ! Mon fils, il croit toujours qu’il fait tout mieux que tout le monde : qu’il apprenne la vie de son côté"!


J’étais là, toujours nu. Désarmé. Ma mère, amoureuse des femmes. Ma mère, initiatrice et dominatrice... J’ai soupiré :


— Je crois que j’en ai assez entendu pour aujourd’hui, Maggie... Merci de ces révélations.


Puis j’ai ajouté :


— J’espère que les lingeries plairont à vos camarades de jeu... Et j’ai sauté dans mes fringues. La fuite.


Elle a souri... Et d’une voix douce, toujours, consolatrice :


— Je comprends ton malaise, mais je crois que c’est bien que tu saches tout cela. Là tu vas sans doute m’en vouloir. Mais n’en veux pas à Solange. Elle avait beaucoup souffert d’être mal vue, dans sa jeunesse...


Je n’avais plus qu’une envie : conclure, partir, fuir.


— Je ne sais pas si on se reverra. J’avais pourtant encore envie d’autres jeux avec toi. Mais ça risque d’être plus compliqué, à présent...


J’ai remarqué que je venais, malgré moi, de la tutoyer pour la première fois.


— Oui, je comprends, a-t-elle dit. Mais si tu as envie, tu as mon numéro. J’ai aimé faire l’amour avec toi.


Et je suis donc reparti. Me demandant si la honte avait changé de camp. Au début, j’imaginais que cette sexagénaire sans relief allait s’épanouir sous ma férule sexuelle. Prétentieux. Elle n’avait en réalité honte de rien, elle avait vécu bien plus que moi, et je me sentais rétrospectivement très idiot, très suffisant, en remontant dans mon SUV.


Il allait me falloir du temps pour digérer. Je ne crois pas que j’avais "honte". En tout cas pas "honte" de ma mère, après tout, oui, pourquoi n’aurait-elle pas eu le même droit que les autres, que toutes ces "salopes" qui me faisaient envie ? Ma mère, une sacrée baiseuse ? OK. Mais si j’avais tout de même honte pour eux, c’était de ce deal que mes géniteurs avaient fait sur mon dos. Cela éclairait ma propre enfance si différemment. Oui, je réagissais là encore en égoïste. Mais j’avais mes bonnes raisons.


N’empêche, Madame Maggie venait de me donner une drôle de leçon... Pas celle dont j’avais rêvé vingt ans plus tôt. Moins attendue. Mais plus durable, probablement...

(À suivre ? Peut-être !)

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