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De mâle alpha, à cocu soumis.

Chapitre 3

Voyeur / Exhibition

Merci à Trav37 qui me relit et me corrige, vos commentaires sont les bienvenus, bonne lecture.



Pendant le reste du mois qui a suivi la visite des deux Maghrébins, Sophie ne me laissait aucun espoir à un possible pardon. Elle voulait sa vengeance pleine et entière. Après Marcel, après Youssef, après Karim, il lui restait donc à baiser avec huit autres hommes. Pour selon ses termes, avoir le même nombre d’amants que j’avais eu de maîtresses pendant les six mois d’enquête. Dans son esprit, ça avait l’air de couler de source, pas dans le mien.


Je m’étais pourtant mis en quatre, pour accéder à son pardon. Adieu Porsche 911 jaune canari qu’elle détestait, bonjour Bentley Continental gris métallisé. Adieu les dîners avec mes maîtresses dans de grands restaurants, bonjour les dîners avec ma jeune épouse à la maison. Montre en or et autres objets ostentatoires comme les appelait Sophie, bazardés. J’avais l’impression qu’elle voulait me transformer en son père. Celui-ci, malgré ses richesses, ressemblait à un cadre moyen, un clochard à mes yeux. Putain, si je voulais me faire un pognon monstre, c’était aussi pour le montrer. Sophie me privait de mon petit plaisir à moi. Mais ce n’était rien en comparaison de ne plus pouvoir la baiser. Je ne lui parlais pas de mes besoins qui chaque jour montaient d’un cran, de peur qu’elle pense aux siens, trois amants m’avaient plus que suffi.


J’élaborais un nouveau plan pour me sortir de cette histoire de fou. Pendant des jours, j’avais réexaminé les charges contre moi sans arriver à trouver la moindre solution pour les atténuer. Tout m’accusait. Néanmoins, j’avais beau être moi-même avocat, ce n’était pas ma spécialité de me défendre. J’avais justement un copain, Laurent, spécialisé dans ce domaine. Il serait sans doute ravi de défendre un connard de plus qui s’est cru plus malin que tout le monde.


Laurent avait la quarantaine, originaire de Côte d’Ivoire. Après ses études où nous nous étions connus, il avait choisi de rester en France. Sans être les meilleurs amis du monde, il m’avait invité à son mariage et moi à mes deux. On se voyait deux ou trois fois par mois. Laurent avait son cabinet à Montpellier, moi à Monaco. L’été, on se retrouvait souvent à Saint-Tropez pour s’amuser avec la jet-set. Si j’avais gardé de bons rapports aussi longtemps avec lui, alors que je m’étais brouillé avec la plupart de mes autres amis de cette époque, c’est que d’une, Laurent me cachait sa femme, et que de deux, il était à voile et à vapeur, penchant quand même beaucoup vers les hommes. Autant dire qu’en soirée, on ne chassait pas le même gibier. J’avais découvert ses penchants par accident. Encore étudiants, pour décompresser, on faisait du sport ensemble.


Je m’étais foulé la cheville et bien sûr Laurent s’est empressé de jouer au docteur. À ses mains noires qui remontaient ma jambe comme deux mygales, je lui ai sorti une réplique d’un vieux film : "tu ne serais pas un peu PD toi ?" Je fus décontenancé qu’il me répondre : "entre autres". Habitué à ne voir dépeint les homos qu’en folles tordues, je n’avais pas imaginé que ce gaillard dépassant mon mètre quatre-vingts, transpirant la virilité, avec une gueule de porte-bonheur, puisse en être. Tous ceux qui ne connaissaient pas Laurent le classaient à : brute épaisse, hétéro pur sucre, travaillant dans la sécurité.


J’appelais donc Laurent avec le téléphone d’un client qui me devait bien ça. Sophie qui m’avait fait espionner six mois durant m’avait rendu un tantinet paranoïaque. Si elle s’apercevait que je ne voulais toujours pas jouer son rôle de cocu, je risquais de finir ruiné à la case prison. Laurent me donna de l’espoir, les législations, les lois, les traités évoluaient. On pouvait jouer sur une méconnaisse de la loi au moment du délit, un comble pour un avocat. Puis, signaler son délit avant d’être pris était aussi un bon point devant le tribunal. Laurent me proposa d’y jeter un coup d’œil à titre gracieux, et s’il y avait matière à me sortir d’affaires, il me prendrait pour client. Je le remerciais chaudement, je pouvais m’acquitter des amandes, seul m’importait de ne pas être radié de l’ordre des avocats. Si j’y arrivais, alors je donnerais à Sophie un ultimatum : le pardon ou le divorce. Mon cœur se serra à la deuxième possibilité.



Quelques semaines plus tard, en une fin de journée nuageuse, revenant de mon cabinet épuisé, où malgré tous mes problèmes personnels, je devais toujours travailler comme un acharné, j’eus la surprise de découvrir garée devant ma villa une Aston Martin Vanquish noire. La voiture préférée de Laurent, je ne comprenais pas ce qu’il foutait chez moi. Je lui avais bien dit que mon épouse ne devait surtout pas savoir. J’avais même lourdement insisté : Sophie ne doit rien savoir, c’est vital pour notre couple. Je calmais mon angoisse, Laurent venait peut-être en avocat me parler de l’avancé de mon affaire ou en ami pour me soutenir. Comme Sophie, cette petite héritière, n’avait pas de voiture, préférant se faire conduire par des chauffeurs, je ne savais pas si Laurent m’attendait chez moi ou dans mon jardin. La porte d’entrée déverrouillée m’indiqua que, soit Laurent savait crocheter les serrures, soit Sophie lui avait ouvert la porte.


Je priais tous les dieux pour que Laurent n’ait pas par mégarde parlé de mes délits, sans quoi, Sophie comprendrait immédiatement que j’étais revenu sur ma promesse d’être un bon petit cocu. Je les cherchais dans la cuisine, le salon, le jardin et sait-on jamais la chambre à coucher, ils restaient introuvables. En les appelant, je ne trouvais que leurs portables, celui de Laurent dans une veste blanc coton suspendue au dossier d’une chaise, celui de ma femme dans son sac à main.


Au crépuscule, je les apercevais revenant de la plage, pieds nus. Laurent était vêtu d’un polo vert foncé et d’un pantalon en flanelle blanc, Sophie, ses longs cheveux châtain flottant au vent, portait une simple robe ceinturée rouge, avec ses formes généreuses, tout lui allait. Ils avaient fait une balade, rien de dramatique, me dis-je. Avant de m’apercevoir qu’ils se tenaient par la main. Ça, c’était nouveau. J’étais un coureur de jupons invétéré, mais aussi un vrai chien de garde avec ma femme. Laurent ne se serait jamais aventuré à ce geste, s’il n’avait pas en sa possession des cartes à faire valoir. Ma tension bondit en me donnant le vertige, Laurent était un avocat sans scrupule. Quand un requin capte le sang d’un autre requin, ce n’est pas pour lui venir en aide qu’il le rejoint, mais pour le dévorer. Il y avait trop de vent pour baiser dans le sable et la mer était trop froide, c’était déjà ça.


En faisant la bise à Laurent, je me raisonnais, on avait de bons souvenirs ensemble, il m’aimait bien. Pendant que Sophie s’activait en cuisine, moi dans le salon, je discutais à voix basse avec Laurent sur sa visite improvisée. Assis sur le canapé, témoin de mon état de cocu, Laurent me rassura : il voulait simplement savoir comment j’allais. Je voulais le croire, je voulais vraiment le croire, mais il y avait dans ses yeux noirs une lueur inquiétante.


Sophie me demanda de mettre la table.


— Marguerite va nous rejoindre ?



C’était la femme de Laurent, aussi noire que lui, mais bien Française avec des manières d’aristo. Derrière les fourneaux, vêtue de son tablier, Sophie fit durer le suspense. Se tournant vers moi, une spatule à la main, elle me tapota le nez avec.


— Je connais quelqu’un qui n’a pas été sage, me dit-elle sur un ton enfantin.



Une sueur froide me parcourut l’échine, Sophie passa d’un air enjoué à celui de la colère avec le ton qui va avec. Elle savait tout.


— Tu m’avais pourtant promis Max !

— Ce n’est pas ta carrière qui est en jeu, dis-je en haussant le ton. Puis, faut te faire soigner, on n’a pas idée de se venger de la sorte !

— Tu veux divorcer ?

— Non, jamais de la vie. Mais je pense avoir suffisamment payé mes infidélités.



J’étais un soleil éclatant qui allait faire fondre ce bloc de glace, y croire est la première étape vers le succès. Je la prenais doucement par les bras, captais ses grands yeux bleus-gris, je prenais mon air le plus affecté avant de reprendre d’une voix attendrissante.


— Sophie, tu sais que tu es mon âme sœur, je t’aime plus que ma vie. Jamais plus je ne trahirais ta confiance, tu m’entends, jamais plus. Nous avons assez souffert, il est temps pour nous de prendre un nouveau départ. Tu me parlais de ton désir d’enfant avant toute cette histoire, je suis sûr que c’est la meilleure chose qui pourrait nous arriver.



Sophie me rit au nez, un rire joyeux qui devait résonner jusqu’au salon. Elle se dégagea de mon étreinte pour touiller une sauce aux odeurs de cumin.


— Max, tu n’as trouvé que mon désir d’enfant pour pouvoir me baiser à nouveau ?! Et arrête tout de suite ton numéro médiocre de chien battu. N’oublie pas que je t’ai vu agenouillé, la bite à l’air, sanglotant. Là, tu étais crédible, là, tu m’as bien fait ressentir ton regret à m’avoir trahi. Je vais te dire, j’ai adoré.



Sophie goûta la sauce, rajouta une pincée de piment avant de reprendre.


— Je ne t’oblige à rien Max. Si tu veux rester auprès de ton âme sœur, comme tu dis, c’est en tant que cocu qui ne prend son pied qu’à me regarder baiser avec d’autres. Je ne reviendrais pas là-dessus.

— Tu n’as aucune pitié pour moi, ton mari ?!

— Dit celui qui a eu en l’espace de six mois onze maîtresses ! Je veux le même nombre d’amants avant de songer à te pardonner. Jusque-là, tu tiendras ton rôle de cocu, si, bien sûr, tu considères m’avoir blessée. Avec toi, je ne sais jamais si tu as conscience de tes actes.

— Sophie, je suis conscient que je t’ai fait beaucoup de mal. Je ferais tout pour obtenir ton pardon, mais ta façon de me punir est vraiment tordue.

— Mets-toi à genoux sur-le-champ !



Je restais un instant hébété par la soudaine demande, puis je compris aux prunelles pleines de fureur que ma vie professionnelle ne tenait qu’à un fil. Je m’agenouillais devant Sophie, espérant qu’elle ne me renverse pas une casserole brûlante sur la tête. Je sentais chez elle un volcan prêt à exploser, et je la comprenais. Je m’étais fait passer pour un prince charmant, elle se découvrait mariée avec un connard fini.


— Bien, bien, bien. Je vois que mon cocu adoré revient à la raison, tu peux aussi reprendre le vouvoiement pour moi, comme pour Laurent.

— Vous aviez promis que nos familles et nos relations ne seraient jamais au courant.

— Tu n’en loupes pas une pour rejeter tes fautes sur les autres, c’est quand même toi qui as introduit Laurent dans notre entente.

— C’était pour me protéger, si vous avez découvert mes délits, d’autres le pourraient.

— Tu voulais aussi me priver de ce moyen de pression, ne me mens pas !

— Oui, je ne peux pas le nier.

— Tu m’aurais aussi quitté ?

— Non, je vous aime. Je ne sais pas comment le dire autrement, mais c’est la vérité.



On en resta là. Merde, j’étais quasi un esclave ! Plus ça allait, plus j’avais l’impression que Sophie passait mon ego de mâle alpha dans un putain de broyeur. Passant dans le salon, je trouvais Laurent debout, une main dans la poche, un verre de bière dans l’autre. Il admirait le soleil mourir dans les flots, l’éblouissant de couleur chaude une dernière fois. Ma colère bondit, comment pouvait-il être aussi détaché, devant l’enfer que je vivais.


— Tu sais tout ?!

— Maximilien, fallait bien qu’un jour, tu te brûles les ailes.



C’était un des rares avec ma mère à m’appeler ainsi, ça ne faisait qu’accentuer sa trahison.


— C’est toi qui m’as balancé ?

— Parfois, tu es vraiment trop con. Sophie connaît combien d’avocats de confiance qui sont à même d’éplucher tes affaires...



J’eus le vertige à mon abyssale stupidité. C’était l’évidence même. Qui d’autre que Laurent pour ce travail ? Quand Sophie me parlait de ses avocats, j’avais déduit bêtement que c’était ceux de son père...


— Sophie t’a révélé notre entente ?

— J’ignorais tout de votre entente, avant que tu ne la violes en me demandant mon aide. Je devrais te plaindre Maximilien, mais comme tu me disais souvent : pas de pitié pour les perdants.



Il accompagna ses paroles en levant son verre, comme pour trinquer. Toute ma fureur contenue depuis presque deux mois éclata, fonçant droit sur lui, j’allais lui faire ravaler son sourire. Je lui envoyais ma droite, il m’attrapa mon poignet pour, d’une rotation, me projeter sur le canapé. Même si on était des adeptes inconditionnels du golf, Laurent avait fait du judo adolescent. Moi, de la natation. J’enrageais sous une clé de bras, avant que l’épuisement eu raison de ma fureur.


— C’est bon, tu peux me lâcher.

— Tu es sûr ?

— Oui, c’est bon.



Laurent ne faisait pas semblant, putain entre ses quatre-vingts kilos et sa clé, j’avais l’impression qu’il m’avait déboîté l’épaule. Je reprenais mon souffle sur un fauteuil club, il restait debout devant moi. Il est vrai qu’avec son crâne rasé, sa mâchoire proéminente, ses traits lourds, son coude taureau et une cicatrice barrant sa joue droite. Il ressemblait à un mec de la sécurité, qui me tenait à l’œil après un vol à l’étalage.


— Tu es venu pour baiser ma femme sous mes yeux ?

— C’est à toi de voir.

— Comment ça ?!

— Sophie sera plus à même de te l’expliquer.



Ma sadique de femme n’a bien sûr rien voulu me dire, sauf qu’on attendait un invité avant de commencer à dîner. Je m’attendais à un pauvre type de plus, monté comme un âne. Je fus surpris de découvrir Marguerite devant la porte d’entrée, la femme de Laurent. Tout sourire, elle me présenta une bouteille de vin du Château Pertuis. Ça faisait une éternité que je ne l’avais pas revue, peut-être plus d’un an, pour le baptême de son fils. Elle devait avoir trente ans, j’avoue que ce ne sont pas les dates d’anniversaire que je retiens chez les femmes. Par contre, leur bonnet reste gravé dans ma mémoire. Marguerite avec son bonnet B haut perché était une femme svelte et séduisante. Les cheveux crépus coiffés comme un palmier, un visage ovale, de vifs yeux marron, un nez épaté plutôt fin pour une noire, des lèvres charnues. Petite, dans les un mètre soixante-cinq, elle était vêtue d’une courte robe en mousseline bleue orageuse, qui laissait apercevoir la courbe de petites fesses rebondies.


Laurent avait été bien inspiré de me la cacher, je l’aurais bien baisée...


Marguerite me fit la bise sans se formaliser de ma tenue imposée de serveur, nœud papillon noir, gilet noir sur une chemise blanche, pantalon noir, chaussures noires sans classe. Par contre, elle me rappela à l’ordre dès que je la tutoyais. Je rougis de honte tant cela voulait dire qu’elle savait tout.


Je fis donc le service. Tout en mangeant, Sophie, Laurent et Marguerite discutèrent un moment du réchauffement climatique. Puis, arrivé au dessert, de la galerie d’art de la mère de Sophie. Vu qu’aucun n’a pensé à me laisser un verre de cet excellent rouge, je finis leurs verres dans la cuisine.


— Max, me dit Sophie quand je débarrassais son assiette. Sois gentil, va chercher ce qui se trouve sur mon bureau.



Je lui ramenais d’une boîte en carton emballé dans du papier cadeau. À leurs regards, j’avais l’impression que Laurent et Marguerite savaient déjà ce qu’il contenait. Sophie me demanda de rester à ses côtés un peu en retrait. Posée sur la table à manger, elle déballa la boîte avec entrain, elle en sortit un gode noir de bonne taille muni de sangles en cuir. À la boule qui formait la base, je compris que c’était un bâillon-gode.


— Mis à part la couleur, ce sont les dimensions exactes de ta queue, me dit Sophie. Toi qui ronchonnais depuis des jours de ne pas pouvoir baiser, ça te fait plaisir ?



Le ton menaçant me laissa une petite idée de la réponse appropriée, de toute façon Laurent et Marguerite savaient tout, alors autant jouer le jeu.


— Oui, mon amour, merci.

— Il y a aussi des menottes en cuir, ça évitera que tu t’égratignes les poignets.



Marguerite prit le bâillon-gode en main, elle leva des yeux pleins de malice vers moi.


— C’est une belle taille que tu as là, Max. Tu veux bien nous montrer de quoi tu as l’air avec ?



Elle s’était levée sans attendre la réponse pour me présenter sa chaise, je jetais un regard à Laurent pour qu’il retienne sa femme, il alla dans son sens.


— Assis-toi, Maximilien. On est entre amis.



Retroussant un peu sa robe, Marguerite vint s’asseoir à cheval sur mes cuisses. Face à moi, son parfum me troubla autant que le contact. J’ouvrais docilement la bouche à la boule de caoutchouc. Elle prit tout son temps pour fixer les sangles sur mon crâne. J’avais beau me concentrer, ma queue se tendit à une vitesse folle. Marguerite appuya ostensiblement son pubis dessus.


— Un vrai cerf en rut, me glissa-t-elle à l’oreille. Reste tranquille, je vais neutraliser tes mains baladeuses.



En effet, instinctivement, je les avais posées sur sa taille, qui maintenant était sur ses petites fesses rebondies. Marguerite me cercla les poignets de cuir avant de les attacher dans mon dos avec deux mousquetons. Être privé de paroles et de mouvements fut curieusement apaisant. Je n’avais plus à me fatiguer à chercher, un mot, un geste qui auraient pu attendrir mon impitoyable épouse.


Sans quitter mes yeux, Marguerite posa ses lèvres sur la queue factice, la suçant sensuellement. Elle ondula doucement sur l’authentique. Du coin de l’œil, je vis de l’autre côté de la table Sophie passer comme Marguerite sur les cuisses de Laurent. Je poussais un non étouffé, pas lui. Ils s’embrassèrent tendrement, Laurent glissa ses grosses mains noires dans le creux des reins, Sophie se pendit à son cou en expirant son plaisir. La musique en fond que Laurent avait choisie plutôt, se prêtait bien au préliminaire. Un piano de Chopin accompagnait les soupirs et bruits de bouche.


Sous la boule qui emplissait ma bouche, j’expirais péniblement par les narines, je commençais à avoir très chaud. Marguerite amorça une gorge profonde, je pouvais l’imaginer sans mal sur ma queue qui palpitait sporadiquement sous sa chatte. Elle courait ses mains sur mon torse, ma chemise sous le gilet était trempée, sans parler du nœud papillon qui me serrait le cou. Je poussais une plainte pour qu’elle m’en libère. Je n’avais pas baisé depuis quasi deux mois, un record. Je me découvrais sensible, à fleur de peau, impatient. Je balançais mon bassin pour lui faire comprendre que le pantalon et la culotte entre nous étaient de trop. Si Laurent baisait ma femme, alors je n’aurais aucun état d’âme à baiser la sienne. Je priais pour que Sophie m’accorde cette faveur, le désir allié à l’alcool me rendait très optimiste.


J’étais tant concentré sur Marguerite, que je fus surpris de sentir une main se poser sur ma nuque, une grosse main. Je levais les yeux vers Laurent. Debout, il était plutôt content de ce qu’il voyait. Sophie s’était blottie contre son flanc, elle aussi avait de la satisfaction dans le regard.


— Max, tu as encore envie de me tromper, ne me mens pas.



Je dis oui de la tête. Et comment j’avais envie de baiser cette séduisante femme ! Je sentais depuis peu un liquide imprégner le tissu qui emprisonnait ma queue. Marguerite mouillait aussi de ce désir.


— Tu sais que je t’aime, quand tu me dis la vérité. Tu voudrais bien que Marguerite s’agenouille entre tes cuisses.



Je répondais encore positivement du chef, Sophie poussa Laurent à prendre la chaise voisine. Puis elle vint s’accroupir entre ses cuisses, je vis clairement la poutre apparente de Laurent, je poussais un non étouffé. C’était un ami, la tromperie serait multipliée, inoubliable. J’aurais voulu lui dire que moi, je n’avais jamais baisé aucune de ses amies. Je m’étais retenu, non pas pour elle bien sûr, mais par expérience. Les amies ne savent pas tenir leur langue, mon premier mariage en avait fait les frais.


Marguerite arrêta de s’exciter sur le bout de plastique, elle tourna son regard, comme moi, vers les petites mains qui agrippaient par-dessus le pantalon la bite de son mari. Sophie dézippa la braguette, déboutonna les trois boutons d’un caleçon à rayures bleues et blanches, pour sortir un black mamba. Il n’y avait pas d’autres mots. Longue, peut-être plus que les vingt et un centimètres du maçon, toute aussi épaisse, de grosses veines couraient sur le manche jusqu’à un gland massif. Laurent bandait comme un âne, il me décocha un grand sourire qui me fit hurler de rage sous mon bâillon. Sophie caressa l’engin du bout des doigts, comme pour se familiariser avec le serpent. Je pouvais entendre son souffle court accompagner ses rougeurs, elle resta médusée un moment avant de lever ses yeux vers moi.


— Tu sais quoi, Max, je suis finalement contente que tu aies rompu ta promesse. Je crois que je prendrais plus de plaisir avec un ami.



Sachant qu’il n’y avait rien à attendre de Laurent, ami de plus de quinze ans qui ne connaissait ma femme que depuis deux ans. Je me tournais vers Marguerite, toujours sur mes cuisses. Mon regard et mes geignements étouffés lui firent comprendre ma demande : arrête ton mari avant qu’il ne te trompe.


— Puisque je connais ton secret, me dit-elle à l’oreille. Je peux bien te dire le mien, je suis comme Laurent, j’aime un peu trop les femmes. Notre projet d’avoir une famille stable et des enfants qui nous ressemblent nous a réunis. En bonne intelligence, nous sommes souples sur la monogamie, on s’interdit simplement les sexes opposés. Pour tes mauvaises actions, on a décidé de faire une exception.



Je poussais un cri étouffé, Sophie venait de poser ses lèvres pulpeuses sur le gland noir. Elle darda sa langue sur la peau luisante, s’attarda sur l’urètre qui fit pousser un râle à Laurent. Puis, ouvrant la bouche, elle commença à sucer avec appétit. Ce qui était encore plus troublant, c’est que Laurent tourna son regard vers moi, il posa sa main sur ma nuque et malgré mes mouvements d’épaules la malaxa. Marguerite et moi, on regarda Sophie, branler, sucer, lécher, le sexe hors norme. Elle alla plusieurs fois gober une couille velue, avant de reprendre le cycle infernal. Même sans les petits mouvements de bassin de Marguerite, j’aurais eu la trique. J’avais beau être catastrophé que ma femme suce mon ami, le plaisir malsain était bien plus fort.


Les narines dilatées, j’étouffais sous le bâillon-gode autant que sous mes émotions contradictoires. Mon cœur battait la chamade. Tirant sur mes liens de cuir, je ne pus bien longtemps me retenir d’accompagner Marguerite dans ses mouvements. J’avais une de ces envies de la baiser, la situation perdue m’y incitait. Sophie n’aurait qu’à rajouter un chiffre à mon nombre de maîtresses. Heureusement que je ne pouvais parler, sans quoi, je l’aurais peut-être suppliée. Je ne me reconnaissais plus.


Sophie releva la tête, un filé de bave coulait le long d’une de ses carotides palpitantes. Ses grands yeux brillants de désir trouvèrent les miens, elle n’avait pas besoin de voir ma queue tendue à l’extrême sous les fesses de Marguerite pour comprendre.


— Mon cocu adoré, ça te plaît de me voir sucer Laurent. Dis-moi la vérité, tu as envie de me voir me balancer sur sa queue.



La respiration hachée, les yeux piqués par ma sueur, épuisé de lutter à chaque fois en vain et pousser par mes pulsions abjectes, je répondis affirmativement du chef.



On monta dans la chambre à coucher. Après m’avoir ordonné de m’agenouiller sur un épais tapis, Sophie alluma des bougies parfumées tout autour de notre grand lit en baldaquin, ravivant d’exquis souvenirs. Marguerite dévêtit son mari. Laurent était, comme moi, adepte de la salle de fitness. Son corps d’ébène était taillé sec, sous la bande de poils crépus qui formaient comme des minis tornades vues du ciel, les pectoraux, les obliques et la ceinture abdominale transparaissaient. Mise à part sa gueule, sans finesse et sa boule à zéro, Laurent était l’archétypique d’un aimant à femmes, la version noire de moi en un peu plus costaud. J’étais presque aussi affecté de perdre cette amitié, que de savoir que dans peu de temps, il allait enfoncer son black mamba dans la chatte de ma femme.


Aguenoullié, je reprenais à peine ma respiration, quand Sophie et Marguerite se postèrent entre le lit et moi. Totalement nues, leurs regards sur moi auraient fait rougir un saint. Avec ses formes voluptueuses et ses dix centimètres de plus, à la lueur des bougies, Sophie paraissait être l’aînée. Marguerite prit toutefois l’initiative, collant ses seins moyennement petits contre de généreux, elle lui agrippa les belles fesses rondes. Leurs lèvres se joignirent, leurs langues se trouvèrent, elles s’embrassèrent tendrement. Je vis les mains blanches s’emparer des petites fesses rebondies noires. Sophie commençait à aimer ce corps de femme. Elle malaxait le fessier avec plus rudesse, poussait sa langue avec plus d’avidité. Sophie et Marguerite soupiraient de concert. Une étape était franchie, elles voulaient déjà passer à la suivante. Marguerite rompit le baiser pour sucer le cou perlé de sueur, Sophie se tourna alors vers moi.


— Je ne vous demande pas si vous appréciez le spectacle, dit-elle dans un souffle.

— Vous êtes magnifiques, répondit Laurent dans mon dos. J’ai l’impression de voir le yin et le yang lutter.



Dans la pénombre de ma chambre, obnubilé par le spectacle, je l’avais perdu de vue. Je sentis ses mains se poser sur mes épaules, il s’assit derrière moi en passant ses jambes de part et d’autre des miennes pliées.


— Maximilien, si tu as trop chaud, je peux te retirer ton haut.



Sa voix était amicale, un peu trop, tout autant que son souffle était trop près de mon oreille. La pièce était chauffée pour être nue, je fondais dans ma tenue de serveur, je hochais la tête. Libéré du nœud papillon, pendant que Laurent défaisait les boutons de mon gilet, je restais rivé sur nos femmes. Marguerite suivit de sa langue la sueur qui coulait dans la naissance des lourds seins. Sophie soupira à la bouche qui trouva son mamelon à téter, levant le buste, elle posa ses mains sur la coiffure afro. Marguerite pétrit l’autre sein, pour arracher à ma femme d’autres soupirs. Je mourais d’envie de les rejoindre, ma queue, coincée dans mon pantalon, m’en faisait mal.


Laurent tira mon gilet jusqu’à mes attaches de cuir qui me liaient les mains dans le dos. Il était très tactile, affairé aux boutons de ma chemise, ses mains s’appuyaient plus que nécessaire sur mon torse. Je sentis son pouce énerver mon téton. Je poussais un non étouffé, il n’insista pas. Néanmoins, un trouble s’installa. Sophie et Marguerite me chauffaient à blanc, hétéro ou pas, mon corps brûlait aussi d’être caressé.


Marguerite quitta les seins pour se redresser, un fougueux baisé suivit. Sophie s’en enhardit, sa main trouva un sein à malaxer, puis voulant sans doute rendre la pareille, elle trouva l’autre de sa bouche. Cette fois, c’est Marguerite qui se tourna vers nous, dans la pénombre, un sourire fit transparaître ses dents blanches.


— Max, tu ne dirais pas non à ce que Sophie prenne une femme pour amante. Tu insisterais même pour participer.



Je bougeais rapidement le bâillon-gode de haut en bas, en espérant m’en servir. Marguerite expira son bonheur à la langue qui roulait sur son éminence encore plus noire que sa peau. Sophie devint plus sauvage, gobant un quart du sein, elle glissa une main entre les cuisses. Marguerite gémit de plus belle en restant rivée sur mes yeux. Sophie en passant d’un sein à l’autre me jetait le même regard provocant, elles allaient me rendre dingue.


Après m’avoir tiré la chemiser jusqu’aux menottes en cuir, Laurent laissa ses mains nonchalamment sur mes pectoraux, elles étaient douces, je n’eus pas la force de les chasser. Bien m’en prit, Laurent commença à énerver des pouces mes tétons. Ça m’irrita toujours quand une femme s’y attardait, mais là, curieusement, je trouvais ça agréable. Je grognais sous mon bâillon-gode pour la forme, Laurent n’était pas dupe et continua.


Une bouffée de chaleur me compressa le torse quand Sophie s’agenouilla aux pieds de Marguerite, baisa l’aine puis avança vers le ticket de métro, avant d’embrasser le sexe féminin. Les mains retenues sur la tête de ma femme, Marguerite poussa une expiration libératoire.


— Doucement, lèche-moi plus doucement, dit-elle dans un souffle.



Agrippée au fessier rebondi, Sophie dut obtempérer, car de petits soupirs réguliers resonnèrent dans la chambre. Marguerite ondula de longues minutes sous la langue. Entre temps, Laurent descendit une main vers mon bas-ventre. À l’étroit depuis trop longtemps, je le laissai dézipper ma braguette. J’aurais vraiment dû mettre le holà. J’expirais de soulagement à ma queue raide enfin libérée. À moitié décalotté, le liquide préséminal faisait luire mon gland comme une grosse prune. J’aurai donné beaucoup pour que Marguerite ne se contente pas de la dévorer des yeux. Laurent fit aussi sortir mes couilles pour les malaxer, j’étais trop en manque pour me défendre.


Marguerite commença à haleter en poussant de petits couinements, elle levait au maximum son bassin pour que Sophie lèche toute sa fente. Puis elle se tendit en poussant un gémissement d’extase. Reprenant son souffle, un sourire satisfait aux lèvres, Marguerite releva Sophie pour la remercier d’un baiser. Ces deux créatures se tournèrent vers moi, les flammes des bougies faisaient luire leurs corps. Honteux, je serrais les genoux pour faire comprendre à Laurent de me lâcher les couilles. Être entre les jambes d’un homme à voile et à vapeur était déjà assez gênant. Loin d’obtempérer, Laurent me mordilla une oreille en malaxant plus rudement mes testicules. Sophie sourit en tapotant mon bâillon-gode du bout des doigts.


— Mon cocu adoré, tu veux que je te donne une chance d’empêcher Laurent de me baiser ? Ne t’inquiète pas, ce ne sera pas l’épreuve des trente minutes sans bander.



Empêcher Laurent, mon ami, qui partageait bon nombre de relations avec moi, de baiser ma femme, était une chance à ne pas manquer. Néanmoins, Sophie du haut de ses vingt ans, ne cessait de me surprendre par sa perversité, je restais hésitant. Sophie avança le bassin, ses lèvres intimes gonflées de désir s’appuyèrent sur le gode. Elle reprit en se frottant doucement sur le manche.


— Tout ce que tu auras à faire, c’est de ne pas me tromper, de ne pas enfoncer cette chose dans le vagin de Marguerite. Tu es d’accord ?



J’acquiesçais, en flairant un piège : Laurent qui me suçait l’oreille en me malaxant les couilles, et Marguerite qui jubilait ne me disait rien qui vaille. Sophie soupira contre le bâillon-gode avant de continuer.


— Si tu perds, alors Laurent nous baisera tous les deux.



Je secouerais rapidement la tête de gauche à droite, en hurlant dans mon bâillon jamais. Sophie recula aux coups de gode contre l’intérieur de ses cuisses, Marguerite rit de ma réaction d’effroi et Laurent à mon soulagement se releva. Il alla entourer des bras Sophie et Marguerite, à tour de rôle, il leur donna un fugace baiser, puis s’intéressa à mon sort.


— Maximilien, sois rassuré, même si tu baises Marguerite avec ce gode, jamais je te forcerais à quoi que ce soit. Je suis un avocat de premier ordre, j’ai une bonne situation, une épouse compréhensible, deux enfants qui ont besoin de moi. J’espère ne pas te vexer en te disant ça, mais je ne suis pas assez con pour tout foutre en l’air pour ton joli cul.



Malgré sa trique de tous les diables, Laurent était comme ça, posé, réfléchi, prudent. Tous les trois montèrent dans le lit, Laurent mima la chasse, Sophie et Marguerite mimèrent la fuite. Elles poussèrent des cris joyeux aux grosses mains noires qui les plaquèrent dos contre le matelas. Au-dessus d’elles, les encadrants de ses puissants bras, Laurent passa d’une bouche à l’autre pendant que deux paires de mains suivaient les lignes de ses muscles. Ce Judas allait bientôt baiser ma femme, reprenant ma respiration, je réfléchis à la proposition abjecte de Sophie pour m’épargner ça. Quand Laurent passa son bassin entre les cuisses accueillantes de Sophie, je bondis sur mes pieds en hurlant sous mon bâillon-gode que j’acceptais. Debout aux pieds du lit, la bite à l’air, les mains attachées dans le dos avec mon gilet et ma chemise coincée dessus, je réitérais ma décision.


Ils prenaient plaisir à me tourmenter en feignant de ne pas m’entendre, devant le black mamba touchant le ventre de ma femme, je montais à genoux sur le lit.


— Je crois que mon cocu adoré a pris sa décision.



Dieu merci, Laurent se retourna en se faisant une place entre les deux femmes. Redressés sur les bras, ils me détaillaient comme des loups devant un bout de viande. Marguerite tendit la jambe pour poser son pied sur ma queue qui avait à peine perdu de sa vigueur.


— Rêve pas, me dit-elle. C’est avec celle de ta bouche que tu pourras me baiser. Ensuite, je prendrais plaisir à regarder Laurent te sodomiser, c’est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie de femme. Un mâle qui soumet un autre mâle et qui arrive à force de coups de reins à lui faire déverser sa semence dans les airs. Sophie a adoré ma suggestion, à toi de ne pas nous décevoir.

— Salope, criais-je dans mon bâillon.



Je reçus aussitôt le pied de Sophie, et pas pour me caresser la bite, fort contre mon torse. Elle me fit basculer sur le dos. Rapidement, elle jeta hors du lit mes chaussures, mes chaussettes, mon pantalon et mon boxer. Debout, Sophie se plaça au-dessus de ma tête, elle fit un signe à Laurent pour qu’il la rejoigne. Bras dessus bras dessous, Sophie empoigna le black mamba.


— Laurent, je suis certaine que mon cocu adoré va consentir à ce que je m’empale sur ta bite. Il m’a souvent répété que mon bonheur était sa seule raison de vivre. Max sait maintenant que mon bonheur, c’est de le tromper sous ses yeux impuissants. Je ne suis jamais aussi excitée qu’en contemplant sa bite palpitante tout en sentant une autre buter contre mon utérus.



J’avais les oreilles qui sifflaient. Néanmoins, en contre-plongée, je pouvais aussi admirer des courbes voluptueuses, de longues jambes galbées, une fente luisante encadrée de poils pubiens qui remontait former un triangle, un ventre plat, deux obus qui malgré la taille restaient hauts, un visage d’ange rougi d’un désir pervers. Allongée à ses pieds, je la trouvais encore plus désirable depuis que j’avais perdu mon droit d’en jouir. Je m’en voulais terriblement d’avoir foutu en l’air mon mariage pour de beaux culs, comme aurait dit Laurent.


Marguerite passa à quatre pattes entre mes jambes. Je ne pouvais y voir qu’une panthère noire, qui d’un sourire gourmand, me montrait ses crocs. Elle me baisa le pied, remonta sur mon tibia, le lécha, le suça, le mordilla. Arrivé à l’intérieur de ma cuisse, j’expirais par mes narines mon envie d’être pompé, Marguerite baisa mon manche. Je levais les fesses en l’implorant des yeux de me sucer comme elle avait sucé le gode. Marguerite, par baisers, descendit sur mon scrotum. Un exquis frisson me parcourt l’échine quand elle aspira un testicule dans sa bouche, je lançais un regard de défi à Laurent : ta femme me suce les couilles, bientôt, elle va me manger la bite, compte sur moi pour envoyer la purée. Malaxant le fessier de ma femme, Laurent ne se départit pas de son sourire, il aimait le spectacle. Idem pour Sophie, qui le masturbait doucement. Deux voyeurs, épaule contre épaule.


Le bâillon-gode me gênait beaucoup, tout comme mes liens. D’habitude, c’était moi qui guidais mes maîtresses. Marguerite tardait à remonter sur ma queue. Ses mains, qui parcouraient mon corps trempé de sueur, la frôlaient de temps à autre. Ça me gênait de me donner en spectacle devant Laurent, néanmoins, je ne pus retenir longtemps des plaintes étouffées en ondulant du bassin. Marguerite continua à gober à tour de rôle mes couilles. Je dressais la tête pour hurler à travers mon bâillon-gode : suce ma bite salope ! Elle me mordilla la peau tendue du scrotum avant de libérer une de mes couilles.


— Max, si tu as envie que je te suce la bite, laisse-moi d’abord te bouffer le cul. Ce n’est qu’une préparation au cas où tu aurais envie de faire plaisir à ta femme et à mon mari.

— Il a à cœur de me faire plaisir, dit Sophie.



Je laissais Marguerite glisser un oreiller sous mes reins, non pas pour faire plaisir à ma sadique d’épouse, mais si je ne jouissais pas, j’allais faire une attaque. Me soulevant les cuisses, Marguerite me les plia sur le torse, déjà que j’avais du mal à respirer.


— Il a l’anus rasé, ton mari ne t’aurait pas caché aussi un amant ?

— Il a eu une maîtresse qui adorait lui doigter le cul, ça doit être pour ça.



Mortifié, je détournais la tête, je n’avais pas imaginé un instant que ses détectives m’avaient espionné pendant mes ébats. Marguerite me mordilla une fesse, avant de me parler d’une voix malicieuse.


— Sa maîtresse ne l’a pas godé ?

— Pas que je sache. Max, tu as promis de ne plus me mentir, alors ?



Je tournais la tête de gauche à droite, je le lui avais interdit et on s’était séparé peu après. Pour mon ego de mâle alpha, ces pratiques étaient beaucoup trop connotées homo passif. Marguerite dut lire dans mes pensées.


— Max a une réputation à préserver, il n’a pas dû oser.



Je sentis son souffle sur mon anus exposé, puis elle lécha doucement ma rondelle. Dans mon état de frustration, le moindre contact avec une femme me plaisait. Au-dessus de moi, Laurent avait glissé sa main sur la chatte de mon épouse. Un peu comme la langue sur mon anus, ses doigts s’activaient de manière giratoire. Sophie tenait toujours le gourdin d’ébène, je suivais des yeux sa main aller et venir. Nus, perlés de sueurs, leurs souffles étaient plus lourds, leurs regards plus brillants.


Marguerite accentua la pression, la langue appuyait sur l’entrée, recommençait à tourner avant de revenir. Sous le plaisir diffus qui montait, je ne pus rester contracté, la langue me pénétra. Marguerite alterna, entre caresse et pénétration, je m’abandonnais à elle sans m’en rendre compte.


— Sophie, dit-elle. Tu veux bien venir lui tenir les jambes.



Sophie posa ses genoux au-dessus de ma tête, j’aurais préféré entre. Elle se pencha pour me retenir par les chevilles mes jambes à demi pliées. S’agenouillant à son tour, Laurent se lova dans son dos pour s’emparer de ses lourds seins. Dans cette position, ils pouvaient à tout moment baiser, j’en fus échaudé, mon corps réagissait en dépit du bon sens. Marguerite continua à me bouffer le cul avant de se redresser, elle m’avait fait du bien et le savait.


— Max, tu en veux plus hein, tu es si dilaté, ta maîtresse devait limite te fister. Tu as envie que je te doigte ?



Malgré le regard de Sophie et par-dessus son épaule celui de Laurent, je fis distinctement oui de la tête, j’étais plus à une humiliation près. Marguerite avait prévu le coup, attrapa un tube de lubrifiant à portée de main, elle en vida une partie dans mon cul. Puis elle me pénétra de deux doigts, un soupir m’échappa heureusement étouffé par mon bâillon. Sous le coulissement des doigts, je laissais le plaisir anal monter toujours plus, je ne pouvais rien faire d’autres, alors à quoi bon lutter...



Marguerite et Sophie se penchèrent au-dessus de moi pour s’embrasser fougueusement. Laurent roulait les mamelons de ma femme entre ses doigts. Souffles courts et bruits de bouches rajoutaient de l’huile sur le feu qui me consumait.


Marguerite fit passer un troisième doigt, s’amusa un moment à m’étirer l’anus avant de faire passer le quatrième. Tout en embrassant ma femme, elle me sodomisait littéralement, sa petite main proportionnelle au corps poussait pour passer. J’oscillais entre douleur et plaisir, je sentis le pouce essayer de rejoindre les doigts, elle allait me déchirer. Pourtant, Dieu sait comment la douleur s’estompa pour irradier mon rectum de plaisir, sa main entière était dedans, ma rondelle serrait son fin poignet.


Rompant le baiser, Marguerite se redressa. Elle voulait que tous voient le prodige, moi, le mâle alpha, me retrouvais avec une main dans le cul. Je n’y croyais toujours pas... Si ça n’avait pas été aussi bon, j’en aurais pleuré. Aux grands yeux gris-bleu qui m’observaient comme une bête curieuse, je fermais les miens. Après ça, je ne savais pas comment j’allais pouvoir regagner ma place d’homme auprès de Sophie.


— Maximilien, me dit gentiment Laurent. Il n’y a rien de honteux ou de répréhensible à aimer la sodomie. Détends-toi et profite du moment avec nous.



Facile à dire, lui était lové contre ma sublime épouse, de lourds seins dans ses paumes. Néanmoins, ça me fit du bien de l’entendre. Marguerite amorça un lent va-et-vient, je finis par ouvrir les yeux. Laurent continuait de malaxer la poitrine de Sophie en laissant son black mamba dans ses reins.


— Mon cocu adoré, tu as l’air d’aimer te faire sodomiser.



Mes narines dilatées expiraient ma réponse, je n’avais jamais connu ce plaisir à la fois ténu et prégnant, je me sentais pas loin de la libération, ma queue fut prise de spams. Marguerite ayant délicatement sorti sa main de mon rectum, me tourna le dos. Elle passa ses genoux entre ma tête et retint mes jambes en calant mes mollets sous ses aisselles. Je restais toujours plié en deux, mais avec sous les yeux son anus et sa chatte luisante de cyprine. Ne gardant qu’une petite touffe sur le pubis, les lèvres intimes noires s’ouvraient comme une fleur sur un intense rose. Une boule de chaleur me compressa le torse à m’en faire mal, tant mon corps comprit que cet objet tant désiré causerait ma perte. Sophie se chargea tout de même de me le rappeler.


— Comme tu ne peux pas utiliser ta petite bouche de menteur, si tu veux que Laurent nous baise tous les deux, enfonce le gode dans la chatte de Marguerite.



D’un mouvement de bassin, elle fit passer le black mamba entre ses cuisses, se redressant sur Laurent, elle posa ses mains blanches sur celles noires qui englobaient pour partie son opulente poitrine. Poussant un soupir, Sophie coulissa sa vulve contre le manche.


— J’ai déjà envie de la sentir en moi, souffla-t-elle. Je prie pour que mon cocu adoré me donne son consentement.

— Maximilien, n’oublie pas ce que je t’ai dit, même si tu donnes du plaisir à ma femme, je ne te forcerais jamais à rien.

— Max n’a jamais été forcé à quoi que ce soit, répondit Sophie, agacée. Je lui ai clairement dit ce que désormais, j’attendais de notre vie maritale, il peut me quitter quand ça lui chante, il en va de même pour moi ! De même, il peut consentir à ce que je le trompe en pénétrant Marguerite, comme il peut maîtriser ses pulsions, être pour une fois un mari fidèle et exiger la même chose de moi. Pour cette nuit seulement, rajouta-t-elle à mon attention.



Puis fermant les yeux, la tête calée contre une épaule, Sophie gémit sous ta tension du sexe de Laurent. Ce n’était pas feint, elle voulait déjà s’empaler, mais elle respectait les règles de son jeu sadique.


— Donnons à ce cher Max l’envie d’assouvir encore ses infidèles pulsions, dit Marguerite sur un ton léger.



Elle passa à l’offensive : ses doigts retrouvèrent ma rondelle, elle joua la pulpe de deux doigts sans chercher à me pénétrer, de son autre main, elle me malaxa les couilles. Tout en me donnant du plaisir, elle venait m’en réclamer, sa chatte rentra en contact avec le bout du gode, elle ondula à la limite de la pénétration, je n’avais qu’à lever le cou.


En nage dans ma chambre tamisée, une séduisante femme de couleur quasi assise sur mon visage me retenant plié en deux, une autre, la mienne dans les bras d’un homme de couleur, se frottait sexe contre sexe, je m’attendais à me réveiller de ce rêve érotique cauchemardesque. Dans la fièvre de mon esprit, je ne savais même pas comment j’en étais arrivé là, avant que ma conscience si discrète à l’accoutumée hurle le nom du responsable, moi.


Marguerite poussait de petites plaintes en me caressant l’anus du bout des doigts, je voyais sa vulve frotter un peu plus contre le bout du gode, plusieurs filés de cyprine coulèrent, elle était en feu. Sophie dans le même état gémissait sa frustration en ondulant sur le gourdin d’ébène, Laurent me dévorait des yeux. Je n’arrivais plus à réfléchir, je voulais empêcher Sophie de me tromper à nouveau, de surcroît avec mon ami. Mais j’étais au bord de l’épuisement, ma queue au supplice, sans mes mains attachées dans le dos, je me serais branlé devant eux. Si encore Sophie avait imposé une limite de temps, je luttai avec moi-même. La tension contre mon bâillon-gode se fit plus forte, Marguerite faisait comme mon épouse, plaquant sa vulve sur le manche, elle se frottait comme une chienne en chaleur, ses plaintes à se faire baiser devenaient des injonctions. Sophie, qui sentit ma résistance faiblir, m’attaqua de sa langue malicieuse.


— Mon cocu adoré, imagine-moi me balancer sur cette bite, imagine-la taper mon utérus, imagine-la déverser sa brûlante semence, imagine-toi me lécher la chatte. N’as-tu pas envie de me voir heureuse ?



Je l’aimais trop pour résister plus longtemps, je redressais doucement la tête. Stoppant ses caresses, Marguerite replaça sa vulve sur la tête du gode, ses lèvres intimes s’écartèrent sous mon mouvement. Elle poussa une expiration de libération, avant de venir s’empaler sur le reste du gode en me recollant la tête contre le matelas. Ses petites fesses rebondies qui allaient et venaient me laissaient voir à l’envers Sophie s’accroupir contre Laurent. Un sourire d’extase aux lèvres, elle fit coulisser sa vulve jusqu’au gland massif, le contraste du blanc et du noir rajoutait à l’interdit. Ma femme allait encore me tromper, et cette fois avec mon ami. Ondulant un instant pour se familiariser, Sophie haletante se laissa tout doucement empaler. Ses lèvres intimes épousèrent la courbe du gland, puis, comme une bête vorace, l’avala entièrement.


Sophie et Marguerite ondulèrent en poussant des soupirs de concert. Marguerite jouait avec mes couilles et mon anus avec rudesse, rajoutant du lubrifiant, elle me pénétra de trois doigts, vite rejoints par un quatrième. Sophie se balançait sur Laurent, ils jouissaient autant l’un de l’autre que du spectacle que je donnais. Marguerite poussa les mêmes couinements réguliers que ma femme lui avait arrachés plutôt, son sexe allait de plus en plus vite sur le gode. Sortant ses doigts de mon cul, elle s’agrippa à mon postérieur des deux mains en balançant son bassin d’avant en arrière. Je sentis que l’orgasme était à sa portée, poussant un long gémissement, elle se cabra en m’écrasant la tête d’une partie de son poids.


Haletante, Marguerite laissa retomber mes jambes, puis se désengagea du gode trempé de sa mouille. S’allongeant sur moi, les yeux pleins de reconnaissance, elle me baisa le front avant de s’attaquer aux sangles du bâillon-gode. Laissant Laurent imposer un rythme moyen, Sophie attendit que je sois libéré pour me parler.


— Tu as aimé baiser de cette manière ?

— Oui, mon amour, dis-je en prenant de grands bols d’air.

— Vas-tu encore rompre ta promesse ?



Devant mon air apitoyé, Sophie sourit comme un requin. Elle passa à quatre pattes, je voyais ses seins trembler ainsi que les couilles de Laurent se balancer. À cause du bâillon, j’avais bavé énormément, Sophie se baissa pour me sucer chaque centimètre de ma mâchoire, descendit sur mon cou, avant de s’arrêter sur ma bouche. Sous le baiser inversé, je sentais la puissance de Laurent s’activer, je n’en avais que faire. La femme de ma vie pouvait se faire baiser par un autre tant qu’elle m’aimait, je poussais ma langue contre la sienne sans retenir mes expirations de bonheur. J’aurais pu l’embrasser jusqu’à l’aube, tant ça gonflait mon cœur de bonheur.


Sophie se redressa sur Laurent en le poussant à se lever avec elle. Debout d’un mouvement de bassin, Sophie sortit l’épaisse et longue queue visqueuse de cyprine qu’elle maintint de sa vulve pointée vers moi.


— Tu te souviens que tu me dois un gage ?



Je m’en souvenais parfaitement, elle m’avait présenté la bite de Marcel de la même manière, je l’avais suppliée des yeux de ne pas me demander d’honorer ma parole.


— Oui, je m’en souviens.

— Marguerite, tu veux bien le détacher, avant que ton avocat de mari ne ronchonne.



Laurent ne ronchonnait pas. Bien au contraire, ses yeux s’illuminèrent en comprenant de quoi il s’agissait. Libéré de toute entrave, je ne me sentis moins à l’aise, je ne savais plus où était ma place. Sophie me l’indiqua, d’une voix douce.


— Viens t’agenouiller à mes pieds.



J’étais autant effrayé qu’excité, je ne m’appartenais plus. Sous les regards concupiscents du trio, je vins m’agenouiller devant mon épouse et du gourdin noir qui dépassait de ses cuisses. Devant le gland massif perlant de mouille, je n’arrivais pas à m’en révulser. Les débris de mon ego de mâle alpha me hurlaient de partir, mon amour irraisonnable de rester. J’étais dans un tel état de tension que je pouvais entendre mon cœur tonner. Sophie coulissa lentement sa vulve contre le manche, expirant son bonheur de la sentir pulser, puis passant sa main dans mes cheveux, elle reprit avec la même douceur dans la voix, celle d’une femme aimante.


— Tu me trouves trop sévère ?

— Non, mon amour.

— Alors, pose tes lèvres sur le gland de Laurent.



Le souffle court, je restais hésitant, Sophie d’une légère pression sur l’arrière de ma tête me perdit. Fébrilement, je pressais ma bouche sur le sexe d’un homme, je fus surpris par la douceur, plus surpris encore de ne pas m’en rebuter.


— Suce cette bite qui va aller où la tienne ne pourra jamais plus retourner.



J’ouvrais la bouche sur la tête du black mamba. Laurent, penché par-dessus une épaule de ma femme, me sourit de gratitude. J’emplis ma bouche de cyprine, avant de sentir le liquide préséminal viril, ma langue trouva la source. Tout en suçant, je roulais ma langue sur l’urètre, perdu pour perdu autant faire plaisir à mon ami. D’autant que sentir pulser le désir sous ma langue me troublait. Accrochée à ses cuisses, Sophie continua à onduler sur l’engin, son pubis venait me chatouiller le nez. Ses lèvres intimes poussaient sur la couronne du gland, avant de se retirer.


— C’est bien mon cocu adoré, rends-la bien dure. Montre-moi que tu veux être un cocu serviable, un cocu ravi de s’occuper de mes amants.



Sous le regard médusé de Marguerite qui était venue s’allonger non loin sur le flanc, tête relevée sur un bras, sous celui transi d’amour de Sophie qui gémissait en caressant la tête, et sous celui de Laurent qui soufflait un sourire satisfait aux lèvres, je suçais le gland massif avec plus d’envie, je roulais ma langue sous la jointure, revenait sur l’urètre.


À une plainte de Sophie, je compris sa demande, prenant le manche veineux en mains, elle leva le bassin pour que je pointe l’engin contre sa vulve. Les jambes fléchies, Laurent se chargea de la pénétration, d’un violent coup de reins, il enfonça une bonne partie dans la chatte de ma femme. Les mains toujours sur les cuisses de Sophie, je la contemplais exprimer tout son bonheur aux rapides coups de piston.


Laurent me redonna plusieurs fois sa bite visqueuse de cyprine à sucer, j’en arrivais presque à l’attendre, je me soumettais à ses amants avec plaisir. Quand le rythme baissa, je me penchais pour rouler ma langue sur le clitoris de Sophie, elle m’agrippa les cheveux comme si elle redoutait que je m’enfuis. Sous ces gémissements qui prenaient du volume, je susurrais la petite perle, en sentant les mouvements de l’engin en elle. Levant le bassin, Sophie poussa ses feulements bestiaux, le visage défait par l’intense plaisir qui la submergeait, elle se cabra en poussant un dernier cri. La bouche pressée sur son clitoris, je sentis les violents tressautements du black mamba en elle. Les yeux clos, Laurent souffla avec un grand sourire d’extase aux lèvres, il continua un instant à répandre sa semence au fond du vagin avant de les ouvrir sur moi.


— Ta femme est comme la mienne, me dit-il dans un souffle. Si serré, ses contractions vaginales me broyaient la bite.

— Allez-y mollo avec les commentaires entre mecs, dit Marguerite amusée. Nous sommes toujours là, et nous attendons un spectacle des plus intéressants.

— Je suis trop vanné, répondit Laurent. De toute façon, on reste quelques jours.

— Laurent, attends avant de te retirer, dit Sophie.



Perlée de sueur, Sophie reprit son souffle en me toisant de toute sa hauteur, je savais ce qu’elle voulait m’entendre dire.


— Mon amour, laissez-moi vous nettoyer la chatte du foutre de votre amant.



D’un mouvement de bassin, elle se détacha du black mamba, je posais aussitôt ma bouche sur sa vulve brûlante. Couvé par de grands yeux bleus-gris brillants d’amour, j’avalais la semence de Laurent mélangé à la cyprine. Je sentais que ce rapport de force allait durer, mon ego de mâle alpha étant à l’agonie, je ne pouvais que m’en réjouir.

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