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Maman vire de bord

Chapitre 4

Lesbienne

Je n’ai pas le temps de répondre qu’elle a déjà disparu. Je suis comme une idiote, à moitié habillée, au milieu de ce vestiaire qui sent un peu la sueur.

Au moment où je m’apprête à quitter les lieux, la femme qui nous a surprises si proches, Geneviève et moi, sous la douche, fait son apparition. Elle est nue, et finit de se sécher. Encore une belle femme. Naturelle et nonchalante, elle me sourit, sans aucune pudeur. Je lui souris timidement sans oser franchement la détailler. Je suis persuadée qu’elle a tout compris de ma toute jeune relation avec Geneviève. J’en suis un peu gênée.

— Votre amie est déjà partie ?

— Oui, elle était pressée…

— Je vois. Vous êtes pressée vous aussi ?

— Oui, on m’attend à la maison.

— Dommage, nous aurions pu prendre un verre au bar toutes les deux, pour bavarder un peu !


Ben voila autre chose !! Mais qu’ai-je fait pour que les femmes s’intéressent à moi ?

— Non, je dois rentrer, merci. Excusez-moi.

— Tant pis pour moi… À la prochaine fois alors.

— Oui, à la prochaine, bonne journée, au revoir.

— Au revoir.


La serviette à la main elle me regarde sortir. J’ai chaud, très chaud. L’air frais de l’extérieur me fait un bien fou. J’ai vraiment besoin de marcher pour faire le point et réfléchir un peu. Le retour à la maison me sera bénéfique.

En chemin, j’ai l’étrange impression que toutes les femmes me regardent différemment. Pourquoi me dévisagent-elles aussi ouvertement ? Comme si elles savaient ou devinaient le changement secret qui vient de bouleverser ma vie. Je me surprends moi aussi à les regarder avec des yeux nouveaux. Les jeunes, bien sûr, mais aussi les femmes de mon âge. Combien sont-elles à préférer les femmes aux hommes ? Cette interrogation est une découverte. Je n’aurais jamais imaginé un jour susciter le désir d’une de mes coreligionnaires et encore moins en éprouver moi-même. Je ne sais pas ce que me réserve ma relation avec Geneviève. Je ne sais même pas si je souhaite profondément la revoir. Mais la curiosité est très forte, trop forte. Je doute de pouvoir lui résister très longtemps. Dès qu’elle sera à moins d’un mètre de moi, je sais que je vais craquer.

Geneviève le sait ! Elle a bien vu que la citadelle ne sait pas se défendre, qu’elle ne demande qu’à se rendre. Elle ne va d’ailleurs pas se priver de ce plaisir, c’est certain.

Je suis sûre qu’elle va me rappeler sous peu. Je le sais, je le souhaite tout en le redoutant.

Comment vais-je faire, si mon téléphone sonne en présence de mes enfants, ou pis de mon mari ? Il faut que j’enregistre son prénom sous un pseudo bidon. Ce serait plus anonyme, plus prudent. Mon époux connait mes quelques copines. Il n’y a jamais eu de Geneviève dans nos relations. Il ne va pas manquer de me poser la question. En plus, je le soupçonne de consulter mes SMS en cachette. Il va ma falloir être bien plus prudente, très vigilante à l’avenir.

Je suis inquiète, mais je suis quand même ravie d’avoir été choisie. Je suis fière de Geneviève, ma Geneviève. Elle est belle. Comment ai-je fait pour attirer son attention, pour lui plaire ? Je suis heureuse comme une gamine qui vient d’embrasser pour la première fois un garçon.

Mais moi, c’est une superbe fille d’à peine 25 ans que j’ai embrassée sur la bouche.

C’est la première fois de ma vie et j’ai 47 ans au printemps prochain !

Et en plus, j’ai mis la langue !!


Pour la première fois depuis de longs mois, j’ai un profond sentiment de bien-être. Il y a bien longtemps que je ne me suis pas sentie aussi femme. L’air de ce bel après-midi me parait bien plus léger que celui de ce matin.

Quel bonheur… je suis de nouveau désirée !

Mon mari, depuis bien trop longtemps ne me regarde plus vraiment. J’ai l’impression d’être totalement transparente. Il doit me considérer comme un des meubles de notre appartement.

Vingt-cinq ans de mariage, ça use les sentiments et l’envie !

Cet été nous avons même fêté nos noces de diamant. Quelle belle blague, quelle hypocrisie ! C’était bien évidemment pour faire plaisir à la famille. Moi, comme une grosse nouille que j’ai toujours été, je croyais bêtement à un sursaut de sa part. C’était l’occasion ou jamais. Je pensais qu’après plusieurs semaines d’abstinence, je ne compte plus, nous allions profiter de cette belle occasion pour fêter dignement l’anniversaire de notre lointaine lune de miel…

Pourtant, j’avais fait un effort de mon côté. Coiffeur, maquillage sophistiqué. J’avais même osé une séance chez l’esthéticienne, ce qui n’est pas franchement dans mes habitudes. En plus, Philippe m’a dit ensuite que c’était de l’argent jeté par les fenêtres ! Je m’étais offert une épilation des jambes. J’avais même mis un éteignoir sur ma stupide pudeur et accepté de l’employée du salon qu’elle procède à l’épilation partielle de ma chatte. C’est pour dire… mais elle avait dû insister un moment !!! Tout cela n’a servi à rien, j’ai eu la honte de ma vie pour des prunes. Même les jolis dessous de prix que j’avais achetés pour l’occasion n’ont pas attiré son attention !

Je me suis trompée dans la grande longueur. Faut dire qu’il avait bien picolé le bougre. Il s’est endormi comme un bloc. Le reste de ma nuit s’est passé dans un concert de ronflements bien peu harmonieux, pour étouffoir de mon désir.

Me voilà dans mon quartier. Je pense à Geneviève et à notre début d’aventure. Je me rends compte tout à coup qu’elle est peut-être née l’année où nous convolâmes, Philippe et moi.

Incroyable !!!

Ma future maîtresse, j’ai encore un peu de mal à accepter ce qualificatif, est née à l’époque de mon mariage ! Ou bien elle était encore en couches. Tout en poursuivant mon chemin, je m’exclame à haute voix : « Ma pauvre Cécile… Tu es complètement folle ! ».

Un vieux monsieur qui me croise à cet instant me regarde avec commisération. C’est sans doute vrai que je suis complètement cinglée, m’engager dans pareille relation à mon âge, avec une gamine qui plus est ! L’âge de ma fille !! Que penserait Angéline si elle apprenait que sa mère s’intéresse maintenant aux filles tout justes majeures. Elle ne le croirait certainement pas. C’est tellement incongru !

Je repense au mot « maîtresse ». Dans mon esprit de femme trop raisonnable, jusqu’à récemment, c’était vraiment comme un gros mot. Tout comme « amante », « concubine », « prostituée », « pute », j’en passe et des meilleures. Les mots du péché, les mots de la gaudriole, comme on dit dans les comédies de boulevard. Ça me fait tout drôle. Je crois que je vais adorer me vautrer dans le stupre !! Encore un mot affreux, mais tellement excitant ! Moi qui n’ai jamais eu d’amant, je suis pratiquement sur le point de succomber aux charmes d’une femme, et je commence à adorer cette idée.

Mais au fait, pour l’instant, je n’ai rien à me reprocher, rien de rien ! Nous avons juste échangé, Geneviève et moi quelques caresses et un innocent petit baiser. En plus, moi je ne l’ai pas caressée, je suis donc encore innocente ! Bon, je reconnais que je me suis laissé faire, que je lui ai un peu facilité la tâche, que j’ai bien aimé qu’elle me doigte. On peut juste me reprocher d’avoir rendu le baiser, juste un peu. Mais comme il n’y a pas eu de témoin, ma réputation est intacte.

à suivre

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