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Maman vire de bord

Chapitre 5

Lesbienne

J’ouvre la porte de mon appartement. Pour le moment je suis encore seule, mais mes deux plus jeunes enfants ne vont plus tarder. Je me mets en tenue d’intérieur pour reprendre mon rôle d’épouse et de maman exemplaire. Avant de ranger mon sac, je vérifie une dernière fois que je n’ai pas de message de Geneviève. Rien. Tant pis.

Contrairement à mon habitude, je laisse mon portable en marche…


Je vaque à mes quelques tâches ménagères habituelles. Juste pour penser à autre chose. Mais en vain, mon esprit revient sans cesse à l’épisode de la douche, et cela m’échauffe encore un peu. Les enfants arrivent ensemble, ils prennent leur goûter et sans tarder rejoignent leurs chambres respectives pour les devoirs quotidiens.

Je prépare le repas.


Philippe rentre vers 19 heures. Il me fait une toute petite bise du bout des lèvres :

— Bonsoir ma chérie… Tu as passé une bonne journée ?

— Oui… sans plus…

— Ça va ? Tu es toute bizarre !

— Oui, oui, ça va. Je suis allée à ma gym, tu sais, je suis un peu fatiguée.

— Oui, mais plus que d’habitude… Tu as les traits tirés. On mange dans combien de temps ?

— Une demi-heure je pense, pourquoi ?

— J’ai encore un peu de boulot sur un dossier urgent.

— Vas-y, je t’appellerai.

— OK.


Je retourne à ma cuisine pour mettre le couvert. Tout est prêt.

Pourquoi n’appelle-t-elle pas ? Soudain je me demande ce que devra être mon attitude si mon portable se met à sonner à une heure aussi tardive, alors que mes enfants et mon mari sont à la maison !? Mes quelques rares amies n’appellent jamais au moment des repas. Elles savent ma réticence à ce sujet.

Je me dis que Geneviève doit être très occupée.

Ce premier soir le repas se passe comme à l’accoutumée. Pas d’appel intempestif. Je suis de plus en plus déçue. J’avais tellement envie d’entendre ne serait-ce que le son de sa voix.

Ma nuit est agitée, je dors mal. Mon mari s’en rend compte, sans comprendre l’origine de mon état. Il m’interroge à plusieurs reprises, j’élude prétextant une nouvelle fois mon excès de fatigue. Il me conseille d’aller voir notre médecin traitant. Je le lui promets pour évacuer son inquiétude.


Le week-end arrive. Pas de nouvelle. Je suis de plus en plus inquiète. Je n’ose pas appeler. Pourtant à deux reprises, le samedi après-midi, j’ai composé son numéro puis me suis ravisée au tout dernier moment. Je n’ose pas la déranger, que vais-je lui dire ? Peut-être s’est-elle simplement amusée un peu avec moi ! Depuis elle est passée à autre chose, peut-être une autre femme, qui sait ? Je suis vraiment une conne !!! Une fille pareille ne perd son temps avec une femme de mon âge et de mon statut social. Elle doit être bien sollicitée par ailleurs. Peut-être a-t-elle une maîtresse depuis bien longtemps. Je n’ai été qu’un épisode sans conséquence dans sa vie !!! J’ai presque envie de supprimer son numéro de mon répertoire. Je n’ose pas, on ne sait jamais.

Bientôt quatre jours que j’attends. Quatre longues journées, tout aussi monotones que celles d’avant notre rencontre. Mais maintenant mon esprit est avec elle. Où est-elle bon sang ?

Le mardi matin, n’en pouvant plus, je prends mon courage à deux mains et je l’appelle. Je vais lui demander si elle vient cet après-midi en sport. Merde… je tombe sur le répondeur. C’est bien sa belle voix, cela me fait plaisir de l’entendre, même en différé. Bêtement je ne laisse aucun message. Tout à l’heure, j’en aurai le cœur net, je verrai bien si elle est là.



Mardi onze heures. Pour tromper mon ennui, je fais quelques magasins de fringues dans mon quartier. C’est la fin des soldes, je cherche deux ou trois bonnes affaires. Je suis dans une cabine d’essayage en culotte et soutien-gorge quand mon portable retentit. Panique !!!! J’ouvre en catastrophe mon sac, et décroche…

— Cécile ?


Je suis sur le point de défaillir, c’est Geneviève !!!

— Oui… Bonjour Geneviève… Vous allez bien ?

— Oui. Je tiens à m’excuser de mon silence. J’étais en opération et ne pouvais vous joindre.

— Ce n’est pas grave vous savez Geneviève, vous faites comme vous voulez.

— Je fais surtout comme je peux.

— Oui. Moi je suis disponible ce n’est pas pareil.

— Je vous appelle pour vous dire que je ne viendrai pas cet après-midi…

— Ah bon ?

— Oui, toujours le boulot.

— C’est dommage…

— Par contre, est-ce que vous êtes libre ce soir pour moi, après 20 heures ? On se fait un petit restau, je vous invite ?

— Euh, c’est que mon mari…

— Dites-lui que c’est un repas entre copines, après tout, c’est la vérité.

— Je vais voir.

— Cela me ferait plaisir parce que demain je pars en stage en région lyonnaise, pour quinze jours.

— Je vais voir. Je peux vous appeler à quelle heure ?

— Je vous appellerai vers 18 heures… OK ? Vous avez pensé à moi ?

— Oui, un petit peu…

— Moi, j’ai beaucoup pensé à vous Cécile… Surtout le soir dans mon lit… Si vous voyez ce que je veux dire…

— Euh… Ah bon !!!

— Oui, oui Cécile. Même loin, vous me faites mouiller comme une folle !

— …

— Allo Cécile, vous êtes là ? Je vous ai choquée ?

— Euh… non, mais je ne peux pas trop parler, je suis dans un magasin.

— Ah je vois. Vous achetez de beaux dessous pour me plaire ?

— Je les ai déjà Geneviève. J’espère qu’ils vous plairont plus qu’à mon mari.

— Avec ou sans, je vous trouve très sexy Cécile !!!

— Je vous donne de suite ma réponse Geneviève, pour ce soir, c’est d’accord. Je m’arrangerai avec ma famille.

— Super !!! Je suis vraiment contente. J’ai réservé à l’Auberge du Château, rue Victor Hugo, vous connaissez ?

— Bien sûr c’est à deux stations de chez moi.

— Très bien, rendez-vous à 20 heures. Bises chaudes Cécile, vous êtes adorable, j’ai hâte d’être à ce soir.

— … moi aussi Geneviève, à ce soir.


Toujours à demi nue dans ma cabine d’essayage, j’ai du mal à reprendre mes esprits. Ma respiration est oppressée, j’ai les jambes molles et les mains moites. Mais mon Dieu, je suis incroyablement heureuse. Elle m’a enfin rappelée !

Moi qui pensais stupidement qu’elle m’avait oubliée. Je m’en veux d’avoir douté d’elle, je suis vraiment une moins que rien. En plus, elle m’invite au restaurant, et pas plus tard que ce soir !

Malheur... damnation !

Que vais-je bien pouvoir mettre ? Il faut que je sois belle pour elle, qu’elle soit fière de moi !

La jupe que je m’apprêtais à essayer au moment de son appel est bien trop stricte et terne !

Je me rhabille à la hâte, sors en coup de vent de la cabine. Comme une démente, je me faufile dans la foule des soldeuses qui décrochent, raccrochent, filent essayer à la hâte leur découverte. Je les imite et pars moi aussi à la recherche de la garde-robe adaptée à cette soirée de délice qui se profile.

Au bout d’une demi-heure de recherches fébriles, je trouve une superbe jupe portefeuille qui m’arrive légèrement au-dessus du genou. Philippe va faire la moue, mais je m’en contrefiche !

Je trouve dans la foulée un magnifique corsage blanc à jabot qui met assez bien ma poitrine en valeur.

Ainsi vêtue, je tourne et retourne dans la cabine, assez satisfaite de ce que me renvoie le gentil miroir. Pour une fois que je ne suis pas déçue par mon image. Peut-être l’effet Geneviève ! En plus, je n’aurai pas à acheter de chaussures, les escarpins à brides et talons hauts de mes noces de diamant feront absolument l’affaire. Il en est de même pour les dessous. Mon amie va certainement adorer le petit string ouvert et noir que mon idiot de mari n’a jamais vu !

J’avais un peu hésité à oser cet achat un peu coquin, mais du coup, je ne le regrette pas.

Cependant, il y a une petite chose qui cloche dans l’image du miroir ! Ma coiffure laisse vraiment à désirer, quelle tristesse ! Il me faut faire quelque chose. Mon amie Michelle qui dirige de main de maître son salon, pas loin de la maison, va certainement résoudre mon problème. Je l’appelle, c’est réglé sur le champ. Comme c’est ouvert non-stop, j’obtiens un traitement de faveur et un rendez-vous dès 12 h. Il ne me reste quelques minutes pour finir mes emplettes.

Soudain, prise d’une nouvelle pulsion, je compose un nouveau numéro.

— Allo Esthetic Center ?

— …

— Bonjour, Cécile Dulac, puis-je parler à Edwige ?

— …

— Allo Edwige ?

— …

— Oui, c’est Cécile, je voudrais un rendez-vous dans l’après-midi… c’est possible ?

— …

— Un soin du corps, du visage et une épilation intégrale !

— …

— Oui oui, Edwige, une épilation intégrale, vous avez bien entendu…

— …

— Quinze heures ? Super Edwige, vous êtes adorable. À tout à l’heure.


Par miracle une cliente vient d’annuler son rendez-vous, Edwige m’a donné son créneau. Mais là, je viens de scotcher sur place mon esthéticienne attitrée avec mon épilation intégrale. Je suis heureuse comme une gamine qui vient de faire une bonne blague.

Ma journée va me coûter bonbon, mais ce soir, je suis l’invitée de Geneviève, cela mérite bien ce petit effort, je me veux parfaite pour elle.

Dépêchons nous, je n’ai guère de temps à perdre !


À douze heures et cinq minutes, je pousse la porte du splendide salon de mon amie Michelle. C’est l’effervescence dans une ambiance bonne enfant, mais sophistiquée. Mon amie m’accueille :

— Salut ma belle… Tu vas bien ?

— Oui. Je suis pressée Michelle… J’ai un autre rendez-vous à 15 heures. Tu peux faire quelque chose pour moi ?

— Dis donc, tu n’es pas venue pour rien !!!

— Arrête de te foutre de ma figure. Je veux changer de tête, c’est urgentissime !

— Oh toi, tu es amoureuse !!!

— Peut-être, je ne sais pas encore…

— Il est comment ?


Je baisse le ton.

— Elle…

— Pardon ?

— Je te corrige, ce n’est pas « il » mais « elle » !

— Non ?!

— Si !!!

— Je ne te crois pas !

— Je te jure !

— Et alors ? Philippe ?

— Laisse tomber Philippe, c’est mon problème. Je veux que tu me fasses quelque chose de moderne.

— Moderne ?

— Ben oui. Je ne veux plus ressembler à une mère de quatre enfants qui approche dangereusement la cinquantaine !

— Pas de problème. Tu me laisses carte blanche ?

— Banco !

à suivre

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