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Maman vire de bord

Chapitre 11

Lesbienne

Étourdie, la tête bourdonnante les sens aux aguets, les jambes flageolantes, je me laisse volontiers guider pas une Geneviève magnifiquement dépoitraillée. Son chemisier froissé est sorti de sa jupe à moitié dégrafée; de profil je vois ses seins balloter doucement au rythme de sa démarche prédatrice. J’ai toujours aimé le profil des seins de femmes, mais là, j’adore ce balancement. Avec Geneviève je suis comblée, ses seins sont extraordinaires. J’ai hâte d’y porter les mains et ma bouche.

Toutes deux pieds nus sur la moquette du couloir nous cheminons main dans la main vers sa chambre si brièvement visitée quelques minutes plus tôt.

— Entre ma chérie. Ici, tu es désormais chez toi !

Je ne sais quoi répondre d’intelligent et d’approprié.

Geneviève va trop vite pour moi. Elle semble avoir oublié que j’ai une vie ailleurs. Elle devrait se souvenir que je suis encore mariée. Que mon mari qui doit présentement ronfler bruyamment dans le lit conjugal va certainement, dès demain matin, s’inquiéter de son petit déjeuner que personne n’aura préparé. Mes enfants vont remarquer l’absence inhabituelle de leur chère maman. Que vont-ils penser ? Que vais-je devenir ? Comment cette nouvelle relation va-t-elle évoluer ?

Je ne peux pas quitter les miens aussi facilement. Mais la perspective de devoir renoncer à Geneviève me terrifie.

Mes sombres réflexions sont stoppées en plein vol sur le pas de la porte par la bouche de Geneviève qui vient de s’emparer de la mienne. Mes pensées fuient, mes lèvres s’ouvrent, ivre de désir, je la laisse m’envahir. Nos dents se choquent. Je la sens terriblement impatiente. Ouverte à son désir ainsi exprimé, je rends les armes une fois de plus. Je bois avec délice sa salive parfumée au Darjeeling. Elle s’enivre de la mienne ; je n’ai jamais autant désiré un être humain. Elle me pousse à l’intérieur. Après avoir silencieusement refermé la porte de notre chambre, elle me plaque d’autorité contre elle. Elle me maintient ainsi fermement, les bras en croix. Sa langue fouille une nouvelle fois ma bouche avec détermination. Ses lèvres aspirent ma langue. Son genou monte à l’assaut de mes jambes, s’insinue entre mes cuisses qui se rendent sans contrepartie. Mais ma jupe gêne un peu son intrusion. Elle la retrousse puis la maintien d’une main. Alors que dans le même mouvement son genou vient buter contre le haut de mes cuisses, elle lâche mes lèvres, recule son visage. Ses yeux plantés dans les miens brillent malgré la pénombre de la pièce. Ses seins fermes pressent les miens. Coincée que je suis contre le bois de l’huis, elle m’ordonne :

— Déshabille-toi Cécile !

Ce ton que je ne lui connais pas m’impressionne un peu ; comme je traîne et hésite encore, elle se fait plus directive :

— Dépêche-toi… Tu me rends folle !

Si le « dépêche-toi » m’intimide beaucoup, le « Tu me rends folle » m’affole et me rassure. Je ne la laisse pas répéter une deuxième fois, je ne souhaite pas la fâcher. Satisfaite de ma reddition, heureuse de cette nouvelle victoire sur ma timidité, Geneviève desserre son étreinte. Elle recule, m’abandonne et va s’assoir sur le bord du lit. Nos yeux sont à présent habitués à la faible lumière. Je luis suis muettement reconnaissante de ne pas en rajouter. Un peu gauche, mais secrètement heureuse de me donner en spectacle pour elle je me place au milieu de la pièce. Geneviève me détaille. J’ôte mon chemisier, le jette au pied du lit. Je passe mes mains dans mon dos, dégrafe mon soutien-gorge rendant mes seins à la gravité. Geneviève les regarde intensément, passant sa langue sur ses lèvres, visiblement satisfaite de mon début de prestation. Ma jupe glisse le long de mes cuisses et s’étale en corolle autour de mes chevilles. Je suis pratiquement nue, à l’exception de mon string ouvert qui révèle plus qu’il ne cache.

— Tu es terriblement excitante Cécile !

— Tu trouves ?

— Viens près de moi, je vais te le prouver.


Je m’approche d’elle. Je suis à présent plus excitée que réellement timide. Elle est toujours assise, le chemisier ouvert sur poitrine nue, cuisses découvertes par la jupe troussée. Doucement je m’insinue entre ses jambes. Elle s’écarte encore, passe ses mains derrière moi, les plaque fermement sur mes fesses trop molles… pourvu qu’elle ne les trouve pas trop grosses. Elle pétrit mes chairs sans retenue, je suis momentanément rassurée. Je m’enhardis. J’ose poser mes mains sur ses épaules… J’ai une folle envie de les descendre plus bas, les mettre en coupe sur ses globes fermes.

Je souhaite ardemment qu’elle me reprenne en bouche, comme sous la douche… il y a quelques jours.

Geneviève semble m’avoir entendue. Elle pose délicatement ses lèvres sur mon sein gauche. Elle passe sa langue sur l’aréole, la trempe de salive. Elle aspire la pointe qui se laisse engloutir avec bonheur. Je deviens chaud liquide. C’est encore plus intense que la première fois. La peur que nous soyons surprises si proches l’une de l’autre, si intimement enlacées, m’avait empêché de goûter totalement ce divin plaisir. Dans cette chambre qui sent la femme et son désir, je me laisse submerger par la douceur et la sensualité de sa caresse !

J’ai toujours eu l’intime conviction que seules les femmes détiennent secrètement les clés du plaisir et de la sensualité. Les hommes sont pressés. Ils font de terribles efforts pour retarder l’échéance pour plaire à leur compagne. On le leur a expliqué. Beaucoup y parviennent au prix d’efforts.

Mais le vrai plaisir est féminin. Je n’en doute plus. L’autre n’est souvent que satisfaction de l’instinct, dans l’urgence.

à suivre

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