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Le Manoir des Vices

Chapitre 2

Au beau milieu de la forêt.

Divers
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Après une longue marche dans la forêt, joyeusement animée par les retrouvailles des six compères, ils arrivent en fin de journée près d’un petit lac. Le lieu est littéralement enchanteur. L’eau est claire et bleue sous le ciel sans nuage de ce bel après-midi. Les grands hêtres de la forêt ne s’avancent pas trop près de l’étendue, laissant le soleil passer et faire scintiller l’eau. De grands rochers plats forment comme des petites plages, permettant de s’allonger et de se prélasser au soleil.



— Ouaaah, c’est magnifique ici ! s’exclame Coralie. En plus y a personne, trop cool !

— C’est quand même foutrement bizarre non ? demande Mathieu. Un lieu comme ça, ça devrait être blindé de touristes mais il n’y a même pas un panneau qui indique le lieu.

— Les cinq heures de marchent doivent sans doute démotiver les gens, rationalise Ian.

— Sans doute. Bon et ce manoir il est où ? Jean ?

— Ce que j’ai trouvé sur le forum disait, « un peu au nord du lac, une grande bâtisse cachée par les arbres ».

— Vachement précis... Bon, allons le débusquer !

— Il y a quand même un truc bizarre non ? demande Ian, le plus rationnel et pragmatique du groupe. Pour construire un manoir, il faut des tas de matériaux, pierres, bois et je ne sais quoi d’autres.

— Oui et ?

— Et bien comment est-ce qu’ils ont amené ça ici ? Il n’y a pas de traces d’une route dans ce coin !

— Encore faut-il qu’il y ait bien un manoir, dit Jean en haussant les épaules. Au moins, il y a bien un lac et ça fera un bon coin pour camper au cas où.


Le groupe se remet en route, Arès en avant qui est aux anges et ne cesse de partir en avant et de revenir lorsque ses maîtres l’appellent quand il s’éloigne trop. Ils prennent la direction du nord, sur un petit sentier et continue d’avancer, ouvrant grand leurs yeux pour trouver cette bâtisse mais rien n’y fait, tout ce qu’ils voient, ce sont des hêtres à perte de vue. La résignation commence à se faire sentir.


— On ne trouvera jamais, soupire Melissa. Ian a raison, personne n’irait construire un manoir en plein cœur d’une forêt ! A cinq heures de la route la plus proche !

— Pourtant c’est un forum sérieux, se défend Jean. Toutes les infos que les mecs donnent sont fiables habituellement...

— Laisse tomber, dit Emilie. Un gars aura balancé cette info pour nous faire perdre notre temps. Au moins, on aura trouvé un chouette coin ! Et cette forêt est super pour se balader !

— D’accord avec Satan, renchérit Mathieu en utilisant le surnom qu’il donne à Emilie en raison de ses goûts musicaux et vestimentaires.


Celle-ci répond en lui faisant un doigt tout en lui tirant la langue.


— Redescendons. Au pire, on réessaiera demain.

— OK, soupire Jean. Où est Arès ? Arès ! Viens-ici !

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Pour toute réponse, le groupe entend le chien aboyer à quelques dizaines de mètres d’eux.


— Arès ! Reviens !


Nouvel aboiement.


— Mais qu’est-ce qu’il a ce chien ? Bon, allons-voir ce qu’il a trouvé.


Arès reste figé, le museau bien droit, les oreilles dressées, la queue battante et ne cesse d’aboyer sur quelque chose devant lui. Ils le rejoignent, quittant le chemin pour s’aventurer sur un terrain instable, défoncé par les racines émergentes et parsemé de grosses pierres.


— Tu vas arrêter ton cirque oui, le tance Jean en arrivant près de lui. Allez, viens-ici où je te mets ta laisse.

— Bordel, c’est quoi ça ? demande Ian d’une voix abasourdie.


Tous regardent dans la direction d’Arès et ils restent tous stupéfaits. Cachés par les arbres, à une dizaine de mètres d’eux se dresse une grande bâtisse.


— Le manoir !


Comment diable cette bâtisse pouvait se trouver ici ? se demande le groupe. Et comment ont-ils pu passer à côté sans l’apercevoir ? Sans les aboiements d’Arès, ils seraient passés devant sans faire attention ! Il faut dire que les hauts hêtres de la forêt masquent bien les murs de la bâtisse qui se trouve en plus entre deux collines et surtout, aucun chemin ou début de sentier n’indique que quelque chose se trouve là !

Abasourdis mais néanmoins tout excités par cette découverte, le groupe se précipite vers la grande bâtisse. Passés la barrière des arbres, ils constatent que la bâtisse est un immense manoir dans le style XVIIIe siècle, à la façade de grès et aux tuiles d’ardoises. Long d’une cinquantaine de mètres, haut d’une bonne quinzaine, une tour à chaque extrémité au toit conique. Le plus surprenant, c’est qu’aucune des grandes fenêtres qui percent la façade ne sont cassées et que ladite façade n’est aucunement envahie par la végétation, au contraire, on aurait plutôt dit qu’elle vient tout juste d’être construite !


— C’est... immense ! s’exclame Melissa.

— Et vachement bien conservé, renchérit Jean. Le type du forum n’avait donc pas menti !

— Dites... tempère Ian, avec son pragmatisme habituel. Vous ne pensez pas que quelqu’un habite ici ?

— Allons Ian, comment veux-tu que quelqu’un habite ici ? Il n’y a aucune trace d’activité humaine dans le coin, au contraire on croirait qu’on est seul au monde !

— Mais c’est en beaucoup trop bon etat ! Tous les manoirs abandonnés qu’on a visité était dans un état beaucoup plus détérioré ! Tandis qu’ici... Regardez, on voit mêmes les rideaux aux fenêtres et ils ont l’air comme neufs !

— Y a qu’un moyen de le savoir, s’avança Emilie. On entre ?

— Je le sens pas les gars, dit Ian d’un ton inquiet. Venez on se tire d’ici.

— Allez Ian ! le tança Mathieu en rigolant. Va pas faire ta petite chochotte, où sont passées tes couilles mon pote ? Elles ont flétri à force de ne pas t’en servir ?


Aïe... La blague de Mathieu lance un froid sur tout le groupe. Ian a baissé les yeux et bouillonne intérieurement, même s’il n’ose rétorquer. Cette pique l’a blessé et même Mathieu s’en est rendu compte.


— Euh... désolé Ian, c’est pas ce que je voulais dire, vieux...

— Arrête avec tes blagues pourries Mathieu, intervient Emilie en prenant le bras de Ian pour couper court à la situation. Allez Ian, le presse-t-elle gentiment. On va quand même jeter un œil, on n’a pas fait tout ce chemin pour rien.

— OK... mais je vous le dis, il y a un truc qui pue ici.


Le groupe s’avance vers la monumentale porte d’entrée en chêne, encadrée par deux gargouilles grimaçantes. Les monstres de pierre toisent les intrus de leur sinistre regard de granit et tous ont la chair de poule malgré la chaleur ambiante.


— Sympa la déco ! lance Mathieu. Si l’intérieur est dans la même thématique, on va pouvoir se faire les parties de loup-garous les plus roleplay qu’on ait jamais faites !

— On entre ? demande Melissa.

— Vous pensez que c’est ouvert ?

— On va vite le savoir, dit Jean.


Ce dernier approche sa main de la poignée et hésite une seconde. Les inquiétudes de Ian font écho aux siennes car lui aussi trouve vraiment ce lieu louche. Mais il secoue la tête en se morigénant. C’est juste une superbe bâtisse en très bon état, le rêve de tout explorateur. Prenant son courage à deux mains, il tourne la poignée et à la surprise de voir la porte s’ouvrir sans difficulté, dans un grincement sinistre...


Ils entrent dans le hall d’entrée du manoir. Les derniers rayons du soleil de l’après-midi illuminent encore légèrement la pièce mais bientôt, le soleil passera la cime des arbres et plongera la bâtisse dans la pénombre.


— Mais c’est comme neuf ici ! s’exclame Coralie.


En effet, le sol de marbre est immaculé, les boiseries, tentures et tapisseries en excellent état et de grands portraits d’époque ornent les murs.


— On se croirait à Poudlard, lance Melissa.

— En version glauque alors, constata Emilie.

— Et dieu sait qu’Emilie s’y connaît dans ce domaine, rigole Mathieu pour détendre l’atmosphère.

— Va chier !


Devant eux, un monumental escalier grimpe dans les étages supérieurs, tandis que sur chaque côté, deux couloirs mènent à des ailes différentes du manoir.


— On commence par où ? demande Jean.

— La nuit va tomber, on ferait peut-être mieux de redescendre camper du lac et de revenir demain ? demande Ian, définitivement pas rassuré par cette bâtisse bien trop propre pour être normale... étant donné qu’elle est censée être abandonnée !


A ces paroles, un brusque courant d’air s’engouffre dans la pièce et fait claquer la porte d’entrée, ce qui a pour effet de faire sursauter les six amis qui bondissent dans tous les sens.


— Putain ! crie Melissa, la main sur le cœur. Qu’est-ce qu’il se passe ?

— Relax, dit Emilie qui jette un œil à la fenêtre. C’est juste le vent, on dirait qu’un méga-orage se prépare...

— Quoi ? demande Jean, interloqué. Il n’y avait pas un nuage il y a dix minutes et la météo n’annonçait pas d’orage il y a à peine une heure. Je le sais, j’ai vérifié !

— Et bien la météo s’est encore une fois plantée, qu’est-ce que tu veux que je te dise ? rétorque Emilie en haussant les épaules.


Pour donner raison à la jeune gothique, le vent se lève soudainement et les grands arbres se mettent à bouger dans tous les sens, tandis qu’un craquement assourdissant retentit.


— Super... dit Coralie. Nous voilà bon pour dormir ici alors !

— De quoi ? s’interpelle Ian. Ça ne va pas ?

— Tu préfères dormir dehors sous la pluie et l’orage ? T’as oublié le danger que ça représente ?

— Non mais...

— Mais rien Ian... intervient Jean. Coralie a raison, on ne peut pas ressortir pour l’instant et on a en plus un manoir gigantesque à disposition pour passer la nuit au sec. Trouvons-nous un endroit où se poser.

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