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Marie.... si tu savais...

Chapitre 1

Avec plusieurs femmes

Marie, si tu savais...


(Nota : ce texte m’a été envoyé par une lectrice du site... Elle m’a demandé d’en écrire une suite... vous lirez ce que j’ai concocté à la fin de ce premier chapitre.


Chapitre 1/2.


Le week-end arrivait enfin. Marie jeta un coup d’œil à son smartphone avant de refermer son bureau. La quadragénaire prit la direction du parking. Il lui restait encore deux heures de route avant de retrouver le calme paisible de sa maison de campagne où son mari l’attendait déjà. Profitant d’un plus long repos hebdomadaire, ce dernier regagnait plus tôt la Normandie, le jeudi soir. Marie l’avait eu au téléphone cet après-midi.


Après les banalités d’usage concernant le programme du week-end, la conversation avait quelque peu dérapé. Quelques mots doux de son compagnon lui avouant qu’elle lui manquait avaient suffi à Marie pour jouer, à son tour, à la chatte en lançant des sous-entendus qui n’avaient pas laissé de marbre son interlocuteur. Il faut dire qu’ils avaient l’habitude de pratiquer ce genre de jeux qui ne tendent qu’à s’exciter soi-même en créant le désir chez l’autre.

Une version du ‘’ Dis-moi ce qui t’excite que ça me fasse bander, dis-moi que tu bandes afin que je mouille ! ‘’.


Au téléphone, Marie savait parfaitement jouer de sa voix qu’elle avait chaude et grave. En plus du choix des mots, des silences, des modulations, elle savait émettre quelques bruits de bouche des plus évocateurs et moult soupirs qui ne pouvaient que troubler le mâle à l’écoute. Elle en usait même dans ses relations professionnelles. C’est tout dire !

Cet après-midi, son compagnon avait été chauffé à blanc. Elle lui avait évoqué un week-end en ‘’ day off ‘’ après une semaine surchargée :


— Je reste au lit pendant deux jours, tu sauras t’occuper de moi ?


Tout un programme.


Dans l’ascenseur qui menait au parking, elle croisa Loïc Blandin, le bellâtre de la compta’. L’homme à l’élégance provocatrice laissait dans son sillage une fragrance des plus délicates : un parfum subtil et cher, image de marque du séducteur qu’il était. Sa réputation d’ailleurs n’était plus à faire et il y tenait. C’était un homme à femmes comme on dit. Combien de jeunes stagiaires avait-il séduites, les belles sortant des grandes écoles de commerce, il ne pouvait le dire lui-même tant il y en avait. Sa seule concession c’est qu’il s’interdisait de s’attaquer aux femmes de la société. Il ne chassait que les filles de passage au grand dam de certaines qui auraient bien enquêté de plus près sur la marque du parfum.


Marie n’était pas de celles-là, quoique...

En secret, au creux de la nuit, elle en avait déjà rêvé plusieurs fois, mais s’était bien gardée de l’avouer à son compagnon. Son sexe humide au petit matin aurait pu en témoigner.

Le sourire de Loïc lui souhaitant un bon week-end en lui déposant un baiser sur les deux joues lui fit remonter ces images à la surface. Un frisson de désir lui traversa le bas de reins. D’instinct, elle porta sa main à son sein et pour elle-même, elle conclut tout sourire : ‘’Envisager, ce n’est pas tromper !’’


Le périphérique était blindé. Elle n’arriverait sûrement pas très tôt à la maison. Elle chercha une station radio et tomba sur la voix sublime de Lady Gaga en duo avec Bradley Cooper. Une image du film de la star nue sur le torse du chanteur lui traversa l’esprit : si je devais coucher avec une femme, ce ne serait pas avec ce genre-là ! Elle sourit...



De grosses gouttes de pluie s’écrasèrent sur le pare-brise de la voiture alors que Marie quittait l’autoroute à la hauteur du Havre. Par chance, pour elle, fatiguée par sa semaine, la circulation avait été encore jusque-là assez fluide. Mais depuis le péage, les faisceaux des phares des voitures à contre sens compliquaient quand même sa conduite sur cette départementale qui devait la mener à Etretat. La jeune femme ressentit un petit coup de fatigue et bâilla. Un coup d’œil à la jauge d’essence l’alerta aussi sur le niveau sensiblement bas du carburant. Habituée du parcours, elle ne paniqua pas, sachant par avance qu’elle rencontrerait, sur le bord de la route, dans quelques kilomètres, une station-service ouverte 24h/24. Une bonne occasion pour prendre un petit café et chasser son risque d’assoupissement. Rassurée, elle retourna à ses pensées. La rencontre avec Loïc l’avait émoustillée.


Ce n’était pas l’homme lui-même qui avait créé, chez elle, cette envie de plaisir, mais plutôt l’image de la jeune femme qu’elle avait surprise en sa compagnie, dans le parking de la boîte, à genoux devant son maître de stage.


L’image en était restée gravée dans sa mémoire, et ce pour longtemps. L’adorable blonde mettait du cœur à l’ouvrage en engloutissant le membre impressionnant du bellâtre. D’une main experte, elle masturbait la verge tout en titillant du bout de la langue le gland qui s’enfonçait en cadence entre ses lèvres rouge sang. Son autre main malaxait les couilles de son amant.


Marie se rappela comment elle s’était cachée, sans un bruit, derrière un pilier en béton pour mieux observer cette scène qui la fascinait. Cette magistrale fellation avait duré un certain temps, ponctuée par quelques conseils du mâle dont elle n’arrivait à capter que quelques bribes : ‘’suce-moi bien, salope’’, ‘’je vais t‘enculer, tu vas voir...’’, et ‘’prends-la bien ma belle bi...’’ !


Marie ne pouvait plus bouger, de peur de se faire découvrir, il ne lui restait plus qu’à attendre.

Son cœur battait la chamade alors que la jeune femme, à l’allure nordique, les cheveux tirés en arrière et noués en tresse, ne ménageant pas sa peine, prenait un plaisir évident à jouer avec les attributs de celui qui se voulait dominant.


Elle revit une fois encore le visage juvénile de la jeune femme et se souvint de cette première envie folle de l’embrasser à pleine bouche imaginant déjà sa langue jouant avec la sienne. C’était une envie nouvelle qu’elle n’avait su expliquer, mais qu’elle avait surtout gardée secrète. Même à son mari, elle n’en avait soufflé mot de peur qu’il ne prenne mal cette nouvelle attirance pour une jeune femme. Mais seule, au creux de la nuit, seule à Paris, quelques rêves fous avaient souvent réveillé en elle ce fantasme interdit.


Ses doigts, seuls, avaient alors répondu aux appels de son corps et transformaient l’idée en un plaisir absolu. Les lumières criardes de la station s’apercevaient de loin dans l’obscurité. Marie n’était pas fâchée de s’arrêter quelques instants. Une douce somnolence l’avait envahie et, alliée aux images qui la hantaient encore, au bon sens du terme, sa conduite devenait approximative. Il était temps de faire un break.


L’établissement était peu fréquenté à cette heure déjà avancée. Elle emprunta la voie qui menait aux pompes et coupa le contact. L’air était plutôt frais avec cette pluie d’automne qui tombait par intermittence. Elle fit rapidement le plein et déplaça la voiture vers une place de parking face à la caisse. Elle avait hâte de boire un café, une boisson sinon bonne, tout du moins bien chaude !


En rentrant dans la station, elle remarqua une femme élégante qui achetait quelques sucreries totalement déconseillées par le conseil de l’ordre. Les deux femmes se dévisagèrent. La cliente était belle, petite, mais d’allure sportive, habillée avec goût d’une robe en laine et chaussée de bottes fauves, elle affichait, une petite quarantaine. « Pardon » s’excusa Marie en la dépassant pour gagner la caisse. L’inconnue la gratifia d’un sourire un peu triste aux coins des lèvres, un sourire qui contrastait beaucoup avec ses beaux yeux clairs sur son visage de porcelaine. Marie nota ce regard intense et en fut troublée et pensa :


— Tiens encore une blonde... décidément... c’est un jour avec...


A la machine à café, deux routiers évoquaient les travaux qui interdisaient certaines routes et imposaient un détour conséquent et parlaient ouvertement : ‘’ils font chier, toujours pareils... Et ça n’en finit plus...’’


Marie sirota cette boisson industrielle hors de prix. On était loin de celle proposée par le beau George Clooney. Mais il fallait faire avec. Avant de reprendre la route, la jeune femme sortit son smartphone et envoya un SMS à Jean, son mari : ‘’ Suis à la station Total sur la nationale, j’arrive, ne m’attends pas, bisous où tu sais ! ‘’


Un petit tour aux toilettes avant de reprendre la route. La belle inconnue y était déjà. La tête dans les bras, la jeune femme pleurait à gros sanglots. De grosses larmes coulaient sur ses joues. En voyant Marie arriver, elle se tourna vers le mur et retint ses sanglots.


Gênée, Marie fit d’abord celle qui ne voyait rien, respectant ainsi la pudeur de la jolie blonde. Elle sortit son rouge à lèvres et colora ses jolies lèvres. Jean l’attendait à la maison et elle voulait se sentir désirable. Elle avait besoin d’un gros câlin après toutes ces idées coquines qui lui avaient donné l’envie d’avoir envie.


De nouveaux sanglots secouèrent sa voisine qui s’excusa :


— Je suis vraiment désolée, excusez-moi...


Les yeux bleus de la belle, tout embués, étaient encore plus touchants. Charitablement, Marie proposa :


— Je peux peut-être vous aider ?


Entre deux sanglots, la jeune femme s’expliqua :


— Aujourd’hui, tout va mal, je ne sais plus comment faire... Et en plus, ma voiture est en panne. Cela fait une heure que j’appelle un cousin pour qu’il vienne me chercher et il ne répond pas à mes appels...

— Vous ne voulez pas boire quelque chose en attendant, cherchons ensemble le positif dans toute cette histoire... Vous ne voulez pas ?


Jean attendrait encore un peu... Les deux femmes retournèrent devant la machine à café alors que les deux routiers levaient le camp. Les deux hommes échangèrent un regard de connivence en désignant les deux jeunes femmes. Marie qui avait aperçu le manège ne put s’empêcher de sourire et lança à Solweig :


— On est bien loti avec des hommes comme cela !


Solweig fit meilleure figure.


Dans les toilettes, les deux femmes avaient échangé leurs prénoms et Solweig avait surtout tenu à se remaquiller avant de retourner dans la boutique de la station.

Un nouvel appel au cousin ne donna rien encore une fois. Le café n’était pas meilleur cette fois-ci, il ne leur permit juste d’échanger sur les soucis de la jeune blonde. La voiture refusait de démarrer et l’homme de garde à la station n’était pas plus mécanicien que cela. Elle était bloquée pour la nuit.

Marie la questionna :


— Vous alliez loin ?

— A 100 kilomètres d’ici. Je ne suis pas arrivée...

— Ne vous en faites, on va trouver une solution.


Une certaine complicité était en train de naître. D’un côté, une jeune femme quelque peu désemparée et de l’autre, une femme pleine d’empathie face à autre qu’elle avait trouvée en pleurs et dont le regard l’avait touchée. Elle lui demanda :


— Vous fumez ?

— C’est assez rare, mais aujourd’hui, je ne dirais pas non...

— Allons dans ma voiture, nous y serons plus à l’aise pour attendre... Enfin si vous en avez envie...

— Vous êtes vraiment très gentille. J’ai de la chance d’être tombée sur vous. Je ne voudrais quand même pas vous embêter avec mes ennuis.

— Mais non ! C’est tout naturel et puis entre femmes, il faut bien s’entraider. Autrement... il est encore temps d’appeler les deux routiers...


Les deux femmes éclatèrent de rire.


— Vous voyiez, cela va déjà mieux !

— Déjà mieux, déjà mieux, c’est vous qui le dîtes. Et si je vous disais que j’ai vraiment eu une journée de merde, vous me croiriez ? Parce que je ne vous ai pas dit, mais mon mari vient de m’apprendre qu’il me quittait...

— C’est vrai que cela fait beaucoup pour un seul jour...

— De toute façon, je l’aimais plus le salaud !


Nouveaux éclats de rire complices. Solweig, entre larmes et rires, posa sa main sur celle de sa nouvelle amie. Un frisson parcourut le bras de Marie.


— Merci, vraiment merci, je suis contente de vous avoir rencontrée.


Marie sourit :


— C’est déjà cela !


Les deux jeunes femmes s’installèrent dans la voiture de Marie. Un certain trouble flottait dans l’air. Solweig, les yeux fixés dans ceux de Marie, demanda :


— Vous jouez souvent à la bonne Samaritaine ?

— Seulement quand la fille est jolie !


Marie se rendit compte immédiatement de l’impudence de son propos qu’elle tenta immédiatement de le corriger :


— Enfin, je veux dire quand la personne est sympathique !


Solweig essuya un œil encore humide et gratifia Marie d’un sourire merveilleusement enjôleur. Le peu de lumière ambiante ne révéla pas le rouge aux joues de la conductrice.


— Vous permettez ? Je tente encore une fois !


Pendant que Solweig tentait de joindre à nouveau le cousin qui pourrait venir la chercher, Marie ne put s’empêcher d’admirer sa voisine. Un visage fin auquel quelques taches de rousseur donnaient un air mutin et ses yeux d’un bleu clair qui l’avaient fixé lors de leurs premiers regards, ses jambes fines que mettaient en valeur de jolies bottes de cuir, une robe de laine qui moulait parfaitement un corps harmonieux tout en laissant voir le haut des cuisses. Solweig portait un manteau de cuir qui s’était ouvert et ne cachait en rien les petits seins de la jeune femme que moulait la robe. Il sembla même à Marie que la jeune femme ne portait de soutien-gorge, les tétons pointant sous la laine. Un détail qui rajouta encore au trouble de Marie déjà sous le charme, enveloppée dans le parfum de luxe de la belle.


— Aucune réponse. Je ne sais pas comment faire.

— Il y a peut-être une solution... Vous êtes attendue ?

— Non justement ! Je voulais faire une surprise à ma tante, personne ne sait que je viens. Personne ne va venir me chercher.

— Alors personne ne va s’inquiéter... Voilà ce que je vous propose...


Marie prit en main le sort de sa nouvelle amie. En demandant gentiment au pompiste, il n’y aurait aucune raison pour qu’il voie un inconvénient à ce que la voiture en panne reste garée près de la station. Pour la nuit, Marie hébergerait Solweig dans la maison secondaire qu’elle possédait à quelques vingt kilomètres de là et où elle se rendait. La maison était déjà ouverte puisque son mari, Jean, y était déjà. Certes la résidence était petite, mais on s’arrangerait.

Solweig accepta tout de suite et, dans un élan de soulagement, posa un baiser sur la joue de sa voisine. Marie apprécia le satin de sa peau.


— Vous êtes vraiment très gentille. Je ne sais pas comment j’aurais fait sans vous.


Marie, de plus en plus troublée par le magnétisme que dégageait la jeune femme et par le doux baiser dont elle l’avait gratifiée proposa :


— Et si on de disait « tu » ?


Les images de la jeune stagiaire lui revinrent à l’esprit et elle pensa :


— Mais qu’est-ce qui m’arrive ?


Quelques minutes après avoir demandé la permission au pompiste qui se trouva ravi d’aider les deux jeunes femmes et après avoir transféré les bagages de Solweig, du coffre de la Mini à celui de la voiture de Marie, les deux jeunes femmes prirent la route de...


— Cela faisait cinq ans maintenant qu’on était ensemble. C’est vrai que la fougue des premiers mois s’était un peu estompée. On ne faisait plus souvent l’amour, enfin, je suis crue, excuse-moi, Marie, mais on ne baisait plus souvent ensemble. En tout cas, je n’ai rien vu venir. Hier matin, il m’a tout lâché. Depuis quelque temps, il couche avec une collègue et il part s’établir avec elle. Poum ! Me voilà célibataire.


Solweig avoua son désarroi à sa nouvelle amie.

Celle-ci tourna le regard vers sa passagère dont les yeux étaient à nouveau embués.


— Ah les hommes, pas facile de vivre avec eux !

— Et vous ? Enfin, je veux dire « toi ».

— Quoi moi ?

— Avec ton mari ? Ça va ?

— Oui, j’ai de la chance, c’est un homme super, un homme élégant, intelligent, un amant attentif, aux petits soins...

— Tu es une femme comblée, quoi !


Solweig lança la remarque avec une pointe de taquinerie. Curieuse...


— On peut dire cela...


Marie botta en touche.


— Jamais eu envie de nouvelles expériences ?


Marie se retint de dire qu’effectivement, elle avait envie de vivre des choses inédites, hors des sentiers battus, des moments où la quête du plaisir serait plus forte que le simple acte d’amour et de partage avec son compagnon, de nouvelles expériences dans lesquelles elle pourrait se lâcher complètement, sans pudeur, sans retenue, où elle pourrait s’affranchir des règles imposées par la « morale ». Vivre l’interdit. Tout un programme.

Une demi-heure plus tard, la voiture se gara devant une petite maison aux volets bleus.


— On est arrivé ! Il y a de la lumière, mon mari n’est pas encore couché.


Les deux jeunes femmes quittèrent la voiture après avoir récupéré leurs bagages. Jean, alerté par le claquement des portes, était sorti sur le pas de la porte. Quelle ne fut pas sa surprise quand il aperçut deux silhouettes se dirigeant vers lui.


— On a de la visite chéri !

— Chéri, Solweig, Solweig, Jean...


Les présentations étaient faites.


— J’ai proposé à Solweig de passer la nuit ici.


Marie raconta rapidement sa rencontre avec la belle blonde, ses ennuis mécaniques, l’impossibilité de joindre sa famille. Elle omit toutefois de parler de ses problèmes conjugaux.


— Ravi de vous rencontrer Solweig. Vous êtes la bienvenue.

— On peut loger Solweig dans la petite chambre. Qu’est-ce que tu en penses ?

— Ben non !

— Pourquoi ?


Marie s’étonna de la réponse de Jean.


— Ben c’est que je viens de tout déménager les meubles qui y étaient. Je voulais te faire la surprise. J’ai commencé à repeindre les murs de la chambre. C’est un vrai chantier.

— Je suis désolée, je vous mets dans l’embarras avec mes problèmes.


Marie réfléchit quelques secondes pour trouver une solution :


— Il ne nous reste plus qu’un grand lit et un canapé donc. Jean, tu ne vas pas infliger à Solweig de dormir dessus. Si tu n’y vois pas d’inconvénient, nous les filles on prend le lit et on te laisse le sofa...


Marie n’était-elle pas en train de profiter de la situation, n’avait-elle pas une petite idée derrière la tête ? En tout cas, le sourire de Solweig et ses yeux pétillants ne pouvaient que l’encourager. Ainsi fut dit, ainsi fut fait...

Marie et Jean changèrent les draps du grand lit et équipèrent le sofa d’oreillers et d’une couette. Pendant ce temps, Solweig avait demandé la permission d’utiliser la salle de bain pour y prendre une douche. Elle occupait les lieux.


— Elle est sympa cette fille. Une drôle de rencontre quand même...

— Je n’allais pas la laisser toute seule sur le bord de la route quand même !

— Bien sûr que non, tu as bien fait, d’autant qu’elle est plutôt jolie.

— Salaud !


Marie lança un oreiller à la tête de son mari.


— Tu ne voudrais quand même pas que ce soit moi qui dorme sur le sofa !


La jeune femme en faisant mine d’être fâchée ajouta :


— Même pas en rêve... Cochon !


Jean plaida tout sourire :


— J’ai rien dit !


La porte de la salle de bain s’entrouvrit. La tête emmaillotée de Solweig apparut :


— Pardon Marie, excuse-moi de te déranger, mais je ne sais pas quelle serviette prendre...

— J’arrive !


La propriétaire des lieux s’engouffra dans la salle de bain. Solweig, à part une serviette autour de la tête, était nue.

Marie s’excusa :


— Oh Pardon, je n’aurai peut-être pas du rentrer !


La jeune blonde minauda :


— Je n’ai pas honte de mon corps...


Marie se sentit obligée de répondre :


— Moi non plus...


Mine de rien, elle observa les courbes graciles de la jeune femme, ses petits seins arrogants, son ventre plat et son sexe glabre.


— Tu peux prendre ta douche, Marie, j’ai fini...


Marie n’avait pas prévu cette issue. Elle hésita juste un court instant avant de dégrafer son jean, de le glisser sur ses jambes avec son collant et de s’en débarrasser d’un coup de pied. Elle enleva ensuite son pull de cachemire et se retrouva en petite culotte et soutien-gorge. C’est Solweig qui l’aida à défaire l’agrafe du sous-vêtement que ses doigts légèrement tremblants avaient du mal à ouvrir.

La jeune blonde commenta :


— Tu as de beaux seins !

— Madame est trop bonne.


Les deux femmes éclatèrent de rire. Marie se sépara de son tanga et se retrouva nue comme au premier jour. L’eau de la douche était bien chaude. Cela lui fit un bien fou pour la délasser d’une journée particulièrement chargée. Elle se savonna abondamment la tête. Son corps était couvert d’une mousse odorante des plus agréables quand elle sentit une main se poser sur son épaule.


— Tu veux que je te savonne le dos ?


C’était Solweig qui aimablement faisait cette proposition.


Marie ne sut ni ne voulut résister. Elle s’abandonna aux caresses de son amie qui tenaient plus du massage que du décapage. La jeune femme ferma les yeux. Elle était dans les mains d’une fée. Elle leva les bras et s’appuya contre le mur de la douche, offrant imperceptiblement son corps aux caresses de sa « masseuse ». Trois coups étouffés sur la porte de la salle de bain les arrêtèrent dans leur élan. C’était Jean qui se manifestait.


— Bonne nuit les filles, je vais me coucher, je suis crevé. A demain !


Marie regarda Solweig et lui sourit. C’est encore la main de Solweig qui réveilla Marie au cœur de la nuit. Dans son sommeil, comme par réflexe, cette main s’était agrippée à son épaule comme elle devait le faire, il y a encore quelques jours, avec son désormais « ancien amant ».

De retournement en retournement, les deux femmes s’étaient rapprochées dans ce grand lit qui abritait habituellement les ébats du couple. Au fil du temps, le corps quasi nu de la jeune blonde avait épousé celui de sa nouvelle amie. En position fœtale, ses petits seins contre le dos de Marie, son ventre contre ses fesses, ses lèvres sur la nuque de son hôte.


Marie n’osa bouger de peur de mettre un terme à cette union charnelle. La chaleur de ce jeune corps, le soyeux de sa peau, le souffle chaud de la jeune blonde qui caressait sa nuque en cadence plongeaient Marie dans un total abandon. Son ventre frémissait rien qu’à cette idée et désormais plus rien ne la retenait, il était temps pour elle de franchir le pas, de crier ce désir de volupté, de plaisir absolu, de répondre à ce besoin de caresses, son rêve d’embrasser à pleine bouche cette inconnue que le sort avait mise sur sa route. Marie n’avait jamais eu de relation saphique, la vie lui en offrait l’occasion et elle n’avait pas envie de la laisser passer. Fini les tabous, au diable ce que l’on penserait d’elle. Cette rencontre ne pouvait être qu’un miracle. Sa main se glissa vers son sexe dont l’humidité trahissait son émoi. Délicatement, son index chercha le merveilleux bouton déjà dressé. Hier soir, Marie n’avait pas osé.


En regagnant la chambre, elle s’était pourtant, sans pudeur, débarrassée de son peignoir devant sa jeune compagne et avait revêtu un pyjama en pilou, car elle était d’un naturel frileux. Un pull de laine, sur son torse nu, avait complété sa tenue. Solweig, quant à elle, le plus naturellement du monde s’était elle aussi dévêtue, dénouant la serviette de bain dans laquelle elle s’était enroulée après sa douche avant de s’installer dans le lit.


Bien qu’elle lui ait tendu souvent la perche en se montrant tour à tour câline et mutine, Marie était restée sage. Tout cela était si nouveau pour elle. C’est surtout la peur de tout briser qu’il l’avait empêchée de répondre aux avances de la jeune femme qui s’adonna, sous la couette, à quelques confidences des plus croustillantes sur sa vie intime. Sans fausse pudeur, avec franchise et naturel, elle lui avouait ainsi la totale confiance qu’elle lui accordait, un véritable aveu, surtout de l’amitié naissante qu’elle lui portait.


De nombreux éclats de rire ponctuèrent ces confessions. Au moment de s’endormir enfin, alors que les yeux commençaient à se fermer après cette journée bien particulière, Solweig, nue dans un tee-shirt trop grand, avait embrassé Marie en la remerciant. Ses lèvres avaient recherché celle de sa nouvelle amie qui s’était dérobée : la jeune blonde avait, avec tact, respecté le choix de son aînée. Morphée les avait, toutes les deux, recueillies dans ses bras...


L’index de Marie s’était fait plus précis et une onde de plaisir montait du creux de son ventre à l’ensemble se son corps qui commença à s’agiter. C’est alors que la pression des doigts de Solweig se fit plus douce et se mua en caresse.


Marie dans un état second chuchota :


— Tu ne dors pas ?

— Chut, ma belle ! Continue !


Marie laissa échapper un soupir de plaisir alors que la main de Solweig glissait doucement vers le bas du dos de sa nouvelle amie afin de remonter sous son pull en direction de son sein. Les doigts de la jeune blonde s’emparèrent bien vite du téton qui pointait au sommet d’un joli mamelon. Ils jouèrent avec lui, le tirant, le roulant, le pinçant délicatement même, faisant vibrer le corps de sa propriétaire qui n’avait pas pour autant arrêté ses propres caresses.

Solweig chercha l’oreille de Marie pour y avouer un secret :


— Ma belle, j’ai eu envie de toi, tu sais, depuis que mon regard a croisé le tien.

— Moi aussi...


Marie souffla dans un soupir, tout en cherchant de son autre main, la cuisse de sa voisine.


— Tu es belle. Laisse-moi m’occuper de toi...


Sans plus attendre, la jeune femme fit glisser le pyjama de Marie et plongea sous la couette, amenant sa tête entre les cuisses grandes ouvertes. Sa langue s’empara du doigt de son amie et le lécha langoureusement, comme elle l’aurait fait d’un sexe masculin, l’absorbant enfin pour y recueillir le jus de sa maîtresse. Puis elle força le passage, allant toujours plus avant, elle posa ses lèvres sur ce « sourire vertical », si cher aux auteurs de la littérature érotique. Marie, vaincue par tant d’audace se laissa faire, mais, il faut bien le reconnaître, la victime était surtout consentante, tant elle ouvrait ses jambes et tendait son bassin aux caresses de la jeune femme. Celle-ci aspira le suprême bouton entre ses lèvres de satin et Marie sentit cette langue exciter ce mini-phallus dressé et elle avoua en bafouillant :


— Oh oui, oh oui ! C’est la première fois mon amour. C’est fou, c’est fou ! Un tel plaisir, je n’avais jamais connu un tel plaisir...


C’était en effet la première fois que Marie livrait son corps aux caresses d’une femme. Même dans son adolescence elle n’avait pas eu, contrairement à beaucoup de ses amies, l’occasion de jouer avec une autre fille.

Aujourd’hui, elle était prête à tout pour vivre à fond cette expérience nouvelle qui la transcendait. Une onde de jouissance la fit se cabrer, à nouveau. Comme prise de tremblements, son corps ne lui appartenait plus. Solweig collée à son chatte, comme un coquillage à son rocher, continuait ses caresses malgré les mouvements désordonnés de sa patiente. Marie poussa un cri rauque qui succéda à une longue litanie de petits cris aigus. Elle jouit intensément, longuement, en tenant la tête de Solweig. En se relâchant, anéantie par son plaisir, elle lança :


— Ouiiiiiiiiiiiiiiih, c’est trop bon !


Solweig sortit de dessous la couette et s’approcha du visage de Marie qui reprenait son souffle. Les deux femmes s’embrassèrent avec fougue. Elles se mangeaient littéralement la bouche alors que leurs langues faisaient sauvagement l’amour. Dans les bras l’une de l’autre, les deux femmes ne faisaient plus qu’une. Marie s’excusa :


— Je suis égoïste quand même. Il n’y a que moi qui ai pris du plaisir.

— Parce que tu crois que je n’ai pas apprécié ce que je faisais. C’est mal me connaître, et puis la nuit n’est pas finie, la belle.


Marie confia à mi-voix :


— Je suis heureuse...

— Et si c’était à ton tour d’essayer ?

— Essayer ?

— Oui, fais-moi jouir, à ton tour. Je vais te guider, tu vas voir comme c’est doux...


Solweig, comme promis, guida les premiers pas de Marie dans cette toute nouvelle expérience. Pas à pas, elle l’accompagna dans la recherche du plaisir lesbien. Marie comprit bien vite que ce qu’elle pratiquait déjà sur elle-même à la recherche de son propre plaisir, elle devait désormais l’appliquer au corps d’une autre. Elle se révéla une élève extrêmement douée et assidue. C’était comme si au fond d’elle-même, elle avait toujours eu cette envie de donner du plaisir à une autre femme, une envie qu’elle avait développée au cours de ses fantasmes nocturnes. Elle était décidée, les barrières tomberaient les unes après les autres. Plus aucun tabou ne l’arrêterait. Les deux jeunes femmes étaient enlacées, offertes l’une à l’autre.


Solweig caressa les cheveux de son amante, puis elle lui prit la tête dans les mains et posa sa bouche contre la sienne, lui mordillant les lèvres avant d’y introduire sa langue. Marie se laissa d’abord faire puis prit très vite l’initiative. Elle se pencha sur la poitrine menue de sa nouvelle amie et rechercha ses seins. Les tétons de Solweig pointaient insolents, Marie les téta avec délectation, faisant onduler le corps de sa victime. Elle passa d’un sein à l’autre pour ne pas faire de jaloux. Aspirant les mamelons, titillant les tétons du bout de sa langue. Elle agissait au naturel.


Les tremblements de Solweig ne pouvaient que l’encourager à continuer. Sa bouche quitta ce nid douillet et descendit sur le ventre plat de sa proie. Au passage, elle glissa le bout de la langue dans le creux du nombril de la blonde avant de filer encore plus bas.


Solweig répondait bien aux caresses qu’on lui imposait. Elle se cabrait, soupirait, tout excitée. Elle ouvrit en grand ses jambes et accueillit avec volupté cette bouche qui se posait pour la première fois sur un sexe de femme. Les lèvres de Solweig étaient trempées. Marie s’appliqua à en goûter le jus avant de s’intéresser à ce clitoris qu’elle avait l’intention de bien branler, une pratique qu’elle-même appréciait particulièrement et dont elle était passée maître dans l’art de s’en servir. Plusieurs fois, Jean, son mari, avait assisté à ces jeux solitaires auxquels elle s’adonnait devant lui, le rendant fou de désir.


Solweig ne fut pas en reste, elle attira le corps de Marie contre elle et glissa une nouvelle fois sa tête entre ses cuisses. Soudées l’une à l’autre, les deux adorables femelles cherchèrent le plaisir de l’autre. Marie totalement désinhibée glissa quelques mots à l’oreille de son amante. Celle-ci sourit et hocha la tête en signe d’acquiescement et Marie tendit le bras vers Jean, son mari, pour lui faire signe d’approcher. Solweig fit de même en l’invitant de la main à venir se coucher entre elles deux. Jean tout ému, tremblant d’excitation, se pencha sur Marie qui allait lui offrir une part de paradis. Approchant sa bouche du creux de son oreille, il lui murmura :

— Marie si tu savais... comme je t’aime.....

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