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Marine, Montréal et la glace

Chapitre 1

Marine

Histoire médaillée
Voyeur / Exhibition

08h07 du matin, le réveil était brutal, pour imager une telle brusquerie, on pourrait le comparer à un face à face avec un camion, vous voyez ? Le genre de réveil qui fait battre votre petit cœur à une vitesse ahurissante. Je me mis alors sur le dos, les yeux rivés sur le plafond, et je pensai. Mais à quoi pourrais-je penser ? Qui était cette fille nue dans mon lit ?

Je tendis le bras afin d’attraper ma bouteille d’eau, qui, une fois en main, s’avérait être vide, aussi vide que beaucoup de cases de ma vie, comme la case ’’amour’’ par exemple. Je tendis un peu plus le bras pour finalement y trouver un pauvre fond de bière croupissant dans la bouteille de verre renversée sur le sol. Ne dit-on pas « soigner le mal par le mal » ? Allez hop !


— Hmmmm, gémit la fille à côté de moi, complètement endormie.


Manon ? Marion ? Peut-être Charlotte finalement. Je décidai de me retirer discrètement du lit. Je fis attention où je marchai, j’évitai le préservatif usagé et aussi vide que ma bouteille d’eau, j’esquivai les bouteilles d’alcool en regardant cette fille sous les draps et me dirigeai devant la fenêtre. En entrouvrant le rideau, j’aperçus Montréal, fidèle à elle-même un mois de février, sous la neige et le froid glacial gelant chaque millimètre carré de ce qui se trouve à l’extérieur. Le jour était levé, bien plus en forme que moi.


Il me semble que le jour ne boit pas d’alcool, il ne sait pas ce qu’il rate, quoi de mieux que ce nectar que nous ingérons afin de nous offrir un bonheur éphémère ? « Le bonheur veut tout le monde heureux » disait Victor Hugo, l’alcool serait-il le bonheur ? La quête du bonheur nous mènerait-elle dans une bouteille de whisky ? Cela expliquerait donc que le bonheur éternel n’existe pas, car à cette heure-ci, cette bouteille de whisky me donne tout, sauf envie d’elle.


Il était temps de rebrousser chemin et d’aller se rendormir, au milieu de mon périple, je jetai un coup d’œil dans la porte-portefeuille posée sur le bureau ; une carte d’identité française, Marine Chappuis, 21 ans, le mystère est élucidé ! Je me sentais comme Sherlock Holmes.


Une fois recouché, je tournai la tête, la regardai et me demandai ce qu’elle pouvait bien faire ici... Je veux dire que, bien sûr, je savais ce qu’elle faisait là, mais pourquoi moi ? La soirée dernière, le bar était plein d’hommes rêvant bien évidemment de finir avec une créature comme celle qui se trouvait près de moi, pourtant elle était là, avec moi, le drap couvrant la partie inférieure de son corps dénudé. C’est la question éternelle de chaque être humain qui ne s’auto-apprécie pas : pourquoi moi ?


08h19, le ’’bonheur’’ de la veille me faisait encore tourner la tête, il était temps de fermer les yeux...


Quelques heures plus tard, j’ouvre les yeux à nouveau.


— Bonjour.

— Humm, bonjour, répondis-je.


Elle me regardait avec un sourire radieux, comme dans les films quand l’actrice se réveille fraîche et magnifique et que vous vous dites : « Ben bien sûr, tout le monde se réveille belle et maquillée comme ça, pfff... ». Actuellement, j’étais témoin de cette scène irréelle. Alors que je ressemblais sûrement à une sorte d’animal aquatique mort hors de l’eau depuis plus de 6h, mes yeux étaient plongés dans le regard de Marine.

Elle souleva la couette et me chevaucha. Dans ma tête, j’avais l’impression qu’un chantier bruyant était en cours.


— Que fait-on aujourd’hui ?

— Pardon ?

— Tu m’as dit que tu voulais passer la journée avec moi avant de repartir en France.


Vous avez déjà réfléchi pendant qu’un chef de chantier organise ses travaux dans votre tête ? Moi c’était tous les matins depuis que je séjournais à Montréal. Néanmoins, la tâche semblait plus rude que d’habitude, sachant qu’une femme nue était à califourchon sur moi (oui j’ai dit « califourchon » et alors ?) Et surtout, je n’avais aucun souvenir de la soirée d’hier.


— Ta journée sera la mienne, chaque dernier instant passé en ta compagnie m’offrira le plus beau souvenir de cette ville.


Je crois que je m’en suis plutôt bien sorti non ?


— Vu l’heure, je propose un brunch, un peu de shopping et un retour à ta chambre pour l’apéro et ta dernière nuit à Montréal.

— Est-ce vraiment raisonnable ? Mon vol décolle tôt demain.

— Je n’ai pas envie d’être raisonnable.


Elle retira la couette d’un coup sec en dévoilant son corps nu puis sortit du lit. Elle se pencha sous mes yeux et attrapa ma chemise blanche froissée sur le sol de la veille et la passa.


— Je descends nous chercher deux cafés pendant que tu prends ta douche.

— Tu vas descendre habillée comme ça ? Ne t’embête pas, appelle le Room service.

— Je préfère un café de chez Second Cup.


Si vous êtes français, j’imagine que Second Cup ne vous dit absolument rien. Il s’agit en fait du Starbucks canadien. Le meilleur café de Noël que j’ai bu de toute ma vie.


— Tu as simplement une chemise sur toi et tu souhaites traverser la rue à -10º pour deux cafés ?

— Laisse-moi tranquille papy, me dit-elle en claquant la porte de la chambre d’hôtel.


Certes Marine avait 21 ans, mais j’estimais qu’à 29 ans, je paraissais bien plus jeune que mon âge.

Direction la salle de bain. Je m’arrête devant le miroir, pensif, je tente de me rappeler la soirée d’hier. Quelques flash-back me viennent à l’esprit, reconstituant doucement l’histoire. Le déroulement de soirée classique ; je suis trop timide donc je n’aborde aucune fille. Je commence à beaucoup boire et ensuite j’aborde des filles.


C’est l’histoire de ma vie, sans ce doux nectar qui est le whisky, je serais sûrement vierge à l’heure à laquelle je vous parle. Je ne fais en rien l’apologie de l’alcool, mais ma vie aurait été très monotone sans l’ivresse que ce dernier procure.


Marine était avec ses amies dans un bar, dansant au cœur de la piste. Mon meilleur ami qui était présent hier soir avait une technique incroyable, il avait pour habitude de me prendre par le bras et me tirer d’un seul coup au milieu d’un groupe de filles en train de danser. Honnêtement, vous pouvez me dire tout ce que vous voulez, cette technique était infaillible. Il est à ce jour le meilleur co-pilote de soirée que je n’ai jamais eu. Chaque soir, cette technique portait ses fruits. La preuve, hier soir, j’ai pu rentrer avec Marine, ce qui n’est pas négligeable... Ahlala... Vous la verriez, vous me comprendriez...


Je me munis de mon iPhone et lance Take The Long Way Home de Supertramp sur les enceintes de ma suite luxueuse payée par mes derniers mois de salaires qui m’avaient permis de gagner 3 ans de salaire en 3 mois. J’avais décidé de profiter d’une partie de cette recette en m’offrant un séjour de quelques mois à Montréal.


Toujours devant le miroir, j’observe un homme de 29 ans en paraissant entre 20 et 25. Vous pensez peut-être que j’ai de la chance, mais sachez qu’être pris pour un gamin est handicapant au quotidien. Surtout lorsque l’on me demande ma carte d’identité pour entrer dans un bar.


Je mesure 1m79, châtain, les cheveux plutôt courts, mais assez longs pour être coiffés/décoiffés.

Je ne suis pas gros, je ne suis pas maigre, je ne suis pas musclé, je suis le type que vous croisez chaque jour dans la rue avec une « gueule d’ange » selon certaines personnes rencontrées dans ma vie. Selon elles, je suis une personne pouvant obtenir ce qu’elle veut de par sa gentillesse et son visage angélique. J’ai plusieurs fois entendu « gendre idéal ». En tant que grand sceptique, dépressif qui ne s’auto-apprécie pas, c’est une chose que j’ai beaucoup de mal à concevoir.


Je devrais peut-être prendre ma douche avant que Marine ne revienne. Marine... Comment une si jolie fille, française, étudiante à l’Université de Montréal avait pu accepter de passer la nuit avec moi ? Physiquement, elle était parfaite, c’est le genre de femme qu’on aperçoit sur les couvertures de magazines et qui donnent envie d’acheter ce magazine. Mais Marine ne semblait pas se rendre compte de ce potentiel et n’avait pas l’air de prêter attention à sa beauté. Ce qui la rendait encore plus attirante, et je ne vous ai pas encore parlé de sa poitrine...


Sous la douche, ma gueule de bois commençait à s’estomper doucement. L’eau chaude ruisselant sur mon corps faisait frissonner ma peau. Je fermais les yeux et appréciais ce moment lorsque j’entendis la porte de la chambre s’ouvrir. Je me dépêchais alors de me savonner afin de laisser la place à Marine avant que nous allions bruncher.


Je pris le shampooing et le fis couler dans ma paume avant de le répandre sur ma tête. Je fermais les yeux le temps de me shampouiner et lorsque je les ouvris, Marine était debout, entièrement nue face à moi.


Je restais muet quand elle s’avança et m’embrassa passionnément. J’avais du mal à me rendre compte de la scène, étant encore un peu ivre de la veille et surtout totalement dépassé par les événements d’une somptueuse créature de 21 ans nue, m’embrassant sous l’eau chaude dégoulinante sur nos corps dépourvus du moindre artifice.


Elle s’agenouilla et prit mon sexe dans sa main. Elle me regardait dans les yeux et m’offrit la meilleure fellation de ma vie. Pour être franc, j’étais extrêmement gêné. Je suis un partisan du plaisir partagé, néanmoins son assurance m’avait mené à un plaisir à sens unique dans lequel je n’avais eu aucun rôle à part celui de « subir » l’acte.


Après avoir fini, elle se leva et me demanda d’aller m’habiller. Je m’exécutai sans broncher devant son charisme intimidant.

Une fois sec, j’enfilai un costume bleu et préparais mon long manteau marron en attendant Marine.

Je m’assis sur le lit en pensant à la scène qui venait à l’instant de se dérouler. Je me disais qu’il fallait que je fasse preuve d’assurance afin de ne pas être écrasé par la sienne. Comment une jeune fille de 21 ans pouvait avoir un tel caractère ? Je n’avais jamais vu personne agir à ce point comme elle le souhaitait. Et cela venait à se confirmer un peu plus lorsqu’elle sortit de la salle de bain avec uniquement son collant et ma chemise blanche de la veille.


— On y va !?

— Dans cette tenue ?

— Tu vas pas recommencer papy !


Je me vexais presque avant de penser à l’épisode de la douche...


— Ça va, ça va, on y va !


Elle mit quand même sa doudoune pour échapper à la pneumonie du vent glacé montréalais et nous prîmes la porte en direction de mon restaurant de brunch favori.



!!! Dans le prochain chapitre, Antoine apprendra à connaître la jeune femme, magnifique, indépendante, impudique et qui se moque pertinemment du regard des autres, ce qui fera tourner la tête de notre protagoniste avant que les événements se réchauffent de plus en plus...!!!

—!\ CECI EST TIRE D’UNE HISTOIRE VRAIE - JE TENTE D’ECRIRE UN MANUSCRIT COMPLET, MAIS JE POSTERAI UNIQUEMENT 3 CHAPITRES ICI. JE FAIS APPEL A VOUS POUR M’AIDER EN ME DISANT EN COMMENTAIRE CE QUE JE DEVRAIS AMELIORER. CETTE PARTIE DE MA VIE ME TIENT BEAUCOUP A CŒUR ET J’AIMERAIS LA RENDRE LA PLUS IMMERSIVE POSSIBLE. MERCI A VOUS ET BONNE LECTURE POUR LA SUITE. /!\

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