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Marion et Madeleine

Chapitre 1

la rencontre

Lesbienne

Marion était une fille normale : 32 ans, tantôt célibtaire, tantôt en mains parce qu’il fallait bien et puis elle aimait bien le sexe. Pour le physique, rien de particulier non plus : un joli bout de femme d’un mettre soixante-cinq, cheveux blond cendré, yeux gris et le teint pâle, plutôt menue. Comme elle ne cherchait pas forcément à se mettre en valeur, son physique menu n’attirait pas forcément les regards des hommes ... ou des femmes. En fait, le seul élément remarquable était sa poitrine. Pour sa plus grande gêne, elle faisait du 85D. Elle arborait deux magnifiques seins en poire, surmontés de deux longues pointes d’un rose pâle qui fonçaient lorsqu’elle avait froid ou lorsqu’elle était excitée.


Ce jour, elle remontait la rue Musette, ayant fini son travail un peu plus tôt : professeure d’histoire géographie, elle enseignait au lycée Montchapet de Dijon et pour rentrer chez elle, boulevard Voltaire, elle aimait bien faire un détour par cette rue piétonne, s’arrêter aussi à la terrasse d’un café qui avait le mérite de proposer quinze crus de café.

Bref, elle menait une vie plutôt tranquille et apaisée et même si elle s’ennuyait parfois un peu, même si elle ressentait comme un manque de temps en temps, elle ne se plaignait pas.


Ce jour-là donc, elle s’assit et commanda un moka sidamo, un café doux mais fort qu’elle appréciait particulièrement. A côté d’elle, une femme prenait aussi les chauds rayons d’un soleil automnal tardif, à la fois chaud et doux.

Elle la regarda du coin de l’œil, profitant du fait qu’elle était absorbée dans la lecture de ses mails. Très mince, brune, élégante dans sa posture comme dans sa tenue, elle inspirait naturellement l’admiration, mais aussi un certain respect. Croisant et décroisant les jambes, elle semblait contrariée par ce qu’elle lisait même si les verres fumés de ses lunettes ne laissaient rien paraître de son expression. Marion en rougit immédiatement, mais ne put s’en empêcher : dans le mouvement, la fente de sa robe s’ouvrit et laissa apparaître une jambe gainée de noir jusqu’en haut de la cuisse pour laisser la place à une peau nue et blanche. Marion ne mettait pas de bas, elle savait pourtant de quoi il s’agissait. Elle aima ce qu’elle vit.


C’est d’ailleurs heureux, car c’est exactement la question que la femme lui posa :


— Vous aimez ce que vous voyez, Mademoiselle ?


Marion sursauta violemment, confuse d’avoir été prise en flagrant délit. Mais le regard d’un noir profond était tellement bienveillant et rieur qu’elle opta pour la sincérité :


— Oui, vous êtes très belle et très élégante et je me suis permis ...


— Oui, vous avez regardé : ce n’est pas grave, c’est même plaisant qu’une jeune femme comme vous me regarde... Pardonnez-moi ma franchise, mais vous aimez les femmes ?


— Oh ... non ! Enfin, je n’ai jamais regardé les femmes pour cela en tout cas ...

— Mais vous n’avez jamais été attirée ?

— Je ne crois pas, non ...

— Donc les hommes vous contentent ?

— Je n’irai pas jusque-là.


Pourquoi se montrait-elle si sincère avec cette femme ? Elle n’aurait su le dire, pourtant les mots sortaient de sa bouche comme s’ils n’avaient attendu que ce moment pour cela.


— En fait, j’aime bien le sexe avec eux, mais je ne sais pas, ils sont toujours persuadés que cela ne passe que par l’usage de ... enfin vous savez quoi !

— Non, dites-moi ?

— Et bien leur sexe, leur verge, leur teub... ils ont tellement de noms pour la désigner que c’en est étourdissant.

— C’est vrai alors qu’on fait tellement de choses avec les doigts, les mains, la bouche ...

— C’est sûr. Oh, mais je ne comprends pas comment vous me faites dire des choses pareilles ...

— C’est parce que je vous inspire confiance et que vous avez besoin de parler, parmi bien d’autres choses.

— Oui, sûrement.


Le silence s’installa brutalement. Il n’était pas lié à une gêne quelconque, plutôt au plaisir de laisser la complicité s’installer et s’épanouir. En plus, pour son plus grand désarroi Marion réfléchissait à tout ce qu’une femme pouvait faire à une autre avec ses doigts, ses mains, sa bouche et les idées qui lui venaient étaient sans doute agréables, car elle sentit que les pointes de ses seins commençaient à durcir et à tendre la laine de son pull, ce que Madeleine, puisque c’est comme cela qu’elle lui avait dit s’appeler, ne manqua pas de remarquer avec un petit ton ironique :


-Vous avez froid ?

— Non pourquoi ?

— Parce que tes seins bandent ma chérie.


Marion fut estomaquée par le passage du vous au tu et par le vocabulaire utilisé. Estomaquée, mais aussi encore plus excitée. Elle chercha pourtant à sauver la face...


— Vous croyez vraiment que c’est...

— Le nierais-tu ?

— OK, j’admets.

— Dis-le.


L’injonction avait claqué brutalement.


— Dis quoi ?

— Dis ce que je te fais ressentir

...

— Allez sinon je me lève et tu ne connaîtras pas la fin de cette intéressante conversation !

...

— D’accord, bye !

— Non, d’accord : alors voilà, vous m’attirez et c’est la première fois que je ressens cela pour une femme.

— Oui, mais ce n’est pas de cela dont il s’agit petite sotte !

— OK, vous m’excitez : j’ai les seins tous durs, les pointes qui sont tendues et je mouille ma culotte.

— Et bien voilà, on y est ! Je suis ravie de te faire cet effet, effet partagé d’ailleurs. On y va ?

— Où ?

— Chez moi.


Marion ne répondit pas, c’était un peu trop, mais quand Madeleine se leva et lui prit la main, elle se laissa faire, consciente du fait que ce ne serait sûrement pas la dernière fois.


Les deux femmes partirent la main dans la main, Marion s’aperçut que Madeleine faisait une tête de plus qu’elle. Pendant tout le trajet jusqu’au quartier de Jouvence, les deux femmes n’échangèrent pas un mot.

Madeleine habitait dans un fond de cours.

Lorsque la porte de son appartement claqua sur les deux femmes, Marion sut que rien ne sera plus comme avant.

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