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Maryvonne

Chapitre 3

Hétéro

Honteuse et fatiguée, Maryvonne descend de la voiture et se hâte vers l’épicerie de sa sour, attentive à ne réveiller personne, elle cherche quelques secondes la clé dans son sac.

Paulo n’a pas redémarré, il suit d’un regard acéré la silhouette de la jeune fille dans le halo des phares, les jolies jambes fuselées, la croupe qui ondule sous le kilt.


— Hmm , c’était pas mal cette pucelle, je recommencerais bien


Maryvonne a ouvert la porte d’entrée sur le côté de la maison et monte à pas de loup l’escalier.

Elle s’enferme à la salle de bain, se déshabille, lave son slip dans le lavabo et le met à sécher sur la corde à linge ; demain, elle le mettra dans les chiffons. Puis elle fait couler à petit filet de l’eau dans le bidet, s’y assied en grimaçant.

Son petit trou maltraité apprécie l’effet apaisant de l’eau tiède et savonneuse. Surtout ne pas faire de bruit, c’est pas le moment que Ghislaine, sa sour, se réveille et la trouve dans cette situation inhabituelle. Elle décide de ne pas prendre une douche qui serait trop bruyante et se lave le corps dans l’eau du lavabo ; elle se sèche et trouve la boîte de crème Nivea dans le placard, elle s’en applique une noix sur l’orée de ses reins, tandis que défilent dans sa tête les images de cette soirée mouvementée. Elle passe une chemise de nuit en coton et dans l’obscurité revenue, elle gagne sa chambre. Contrairement à ce qu’elle pensait, elle s’endort.

C’est le grand soleil qui la réveille au petit matin ; elle avait omis de fermer ses volets avant de partir ; ébouriffée, la bouche pâteuse, elle se lève, façon somnambule, se hâte de fermer les persiennes et de regagner son lit ; il n’est que six heures trente et elle ne travaille pas, alors, dodo !



Il est onze heures lorsque Ghislaine, sa sour, pointe son visage dans l’ouverture de la porte.


— Il est onze heures, allez debout ! Martine vient d’appeler au téléphone, il faut que tu la rappelles.Au fait ce n’est pas elle qui t’a ramenée cette nuit ?


— Heu.


— Tu te fais raccompagner en DS.On ne se refuse rien, ma chère !


Maryvonne devine que sa sour a assisté à son retour.


— Tu me surveilles ?


— Non, je m’étais levée pour faire pipi quand tu es arrivée ; Qui était-ce ?


— Quelqu’un que tu ne connais pas, j’ai dansé avec lui et comme Martine était avec son gars, j’ai accepté quand il m’a proposé de me ramener.


— Il ne t’a proposé que ça ?


— Tu es bien curieuse !


— Je te rappelle que tu es ma sour, que tu n’es pas majeure et que les parents t’ont placée sous ma responsabilité ! Tu auras l’air maligne quand tu annonceras à la mère que tu es enceinte !


— Qui te dit que.


— Taratata ! Tu as mis bien du temps à faire ta toilette, avant de te coucher, je t’ai bien entendue, en plus, tu as laissé traîner la boîte de Nivéa et l’élastique de ton slip qui est déchiré c’est sûrement en l’enlevant pour pisser ? Qui c’est ce type ?


Peu avide de discussion, Maryvonne élude


— Il m’a fait danser, il habite près de Besançon, il dirige une petite usine, mais je.


— Et il s’est bien amusé avec une jeunette, il a quel âge ?


— Je... je sais pas, trente-cinq ans.Peut-être un peu plus.


— Bravo ! Et Jean-Paul, tu vas lui annoncer ça comment ?


— Ne t’occupe pas de Jean-Paul et laisse moi débrouiller mes affaires toute seule


— Je te préviens que si tu tombes enceinte, ça va barder !


— Pourquoi quand tu t’es fait engrosser par Jeannot, ça a bardé ?


La gifle est partie sèchement, marquant instantanément de rouge la pommette de Maryvonne


— Petite garce !


L’allusion à la mésaventure survenue à Ghislaine trois ans plus tôt a porté. La sour aînée qui fréquentait son Jeannot s’est retrouvée un beau matin avec des nausées, pour découvrir qu’elle était grosse de deux mois et demi ; elle n’avait pas pris garde à l’absence de ses règles ; heureusement Jeannot qui reprenait la suite de son père dans l’épicerie familiale, avait régularisé et le mariage était venu remettre tout en ordre.

Pour l’instant, l’heure semble être au règlement de compte entre les deux sours. C’est à ce moment que sonne le téléphone, Ghislaine va répondre et de mauvaise grâce appelle Maryvonne


— C’est Martine


Maryvonne descend et s’empare du combiné


— Salut.Oui à deux heures je pense.Oui je te raconterai, mais je ne vais pas sortir longtemps cet après-midi, il y a de l’orage dans l’air avec ma sour ;oui c’est ça on se retrouve au foyer.


La conversation a été brève, ce n’est pas le moment de passer des heures au téléphone.

Elle remonte prestement à l’étage, prépare un pantalon , un chandail, un soutien-gorge et un slip et s’enferme dans la salle de bain.

Une fois prête elle descend à l’épicerie et propose ses services à sa sour pour faire le ménage avant la fermeture. Bien lui en prend car Ghislaine se radoucit et s’adresse à elle pendant qu’elle passe la serpillière :


— Désolée pour la baffe, c’est parti tout seul


— C’est pas grave


Elle se masse machinalement la joue. Ghislaine croit bon de renchérir


— Tu sais, il faut faire attention ! Il t’a.dépucelée ?


— Oui.


Il y a eu un temps d’hésitation, puis


— Pour Jean-Paul, je.Je vais lui écrire, la vérité.


— Et l’autre, tu vas le revoir ?


— Je sais pas.Ça dépendra de Jean-Paul.


— Tu es quand même gonflée, te faire sauter dès le premier soir par un type qui pourrait être ton père !


— Il a fait attention.


— Tu as beaucoup saigné ?


— Non.Je ne crois pas, enfin un peu quand même


— Il va falloir que tu te tiennes à carreau un moment ma petite


— Oui.


L’arrivée de Jeannot qui vient faire la caisse interrompt le dialogue, puis arrive l’heure de passer à table. Le repas est vite expédié ; l’après-midi, Jeannot a prévu d’aller à la pêche après la sieste et Ghislaine va emmener sa fille chez Mamy pour la traditionnelle visite dominicale. Finalement ça laisse à Maryvonne plus de temps libre que prévu


Elle se brosse les dents, se change, elle quitte pantalon, chandail et soutien-gorge, elle ne conserve que son slip blanc en coton et passe une robe-chemisier qui s’arrête à mi-cuisses, en acétate imprimé de losanges bruns sur fond jaune, fermée sur le devant par huit boutons, chausse ses nu-pieds blancs à petits talons. Le temps se couvre et elle endosse un imper en popeline bleu marine, lui aussi très court, sans le boutonner.

S’efforçant de passer inaperçue, elle quitte la maison et se dirige vers le foyer rural, lieu de rencontre des jeunes du village. Il n’est que 14 heures, mais déjà les mobylettes vrombissent sur la place, des garçons bruyants sont attroupés devant la porte encore close du foyer. Elle fait la moue en constatant que Martine n’est pas arrivée ; elle n’a pas envie de discuter avec les autres ; elle pense à Jean-Paul ; s’il était là, rien ne se serait passé.

C’est à cet instant qu’elle aperçoit la DS 21 au fond de la place, garée sous un arbre. Elle se sent pâlir, ses jambes flageolent et Martine qui n’arrive pas !

Les phares obliques de la DS lancent un éclair, elle comprend que c’est pour elle ; elle a peur qu’on la voie, mais se dirige quand-même vers la voiture. La vitre teintée s’abaisse, Paulo est seul à bord, vêtu d’une chemise Lacoste et d’un pantalon noirs.


— Bonjour, petite, bien dormi ? Je savais que je te retrouverais ici.


— Vous en savez, des choses !


— Pas assez encore, mais j’apprends vite ! Tu montes un instant ?


— Si vous voulez.


Elle aurait voulu dire non et s’en veut déjà de capituler si vite ; elle s’installe sur le siège passager tenant vainement d’empêcher sa robe de remonter sur ses cuisses.


— J’ai rendez-vous avec Martine, ma copine d’hier soir, elle.


— Elle attendra, il est à peine deux heures, ça nous laisse le temps de discuter ; tu me fais visiter un peu les environs ? Disant cela, il actionne le petit levier des vitesses au-dessus du volant qui sert également de démarreur sur les DS. Le moteur ronronne doucement. Sans avoir laissé à la jeune fille le temps de donner son avis, il démarre.


La voiture roule doucement, quitte le village.


— C’est par ici que tu viens de promener avec ton amoureux ?


— Oui, avec sa 2Cv, ça passe mais avec une belle voiture, je sais pas, le chemin est en mauvais état.


— T’en fais pas, si ça coince, je mettrai en position haute, ça passera sans problème.


Elle renonce à parler mécanique. La voiture ralentit alors que le goudron cède la place au tout-venant. Paulo passe de troisième en seconde et sa main quitte le volant pour se poser sur le genou de la jeune fille.


— Alors c’est par ici que tu viens faire des câlins ?


— Oui, quand il fait beau et s’il n’y a personne qui se promène.


— Alors, aujourd’hui c’est le temps idéal, il va pleuvoir dans une demi-heure, on a juste le temps de se dégourdir les jambes ; il engage la voiture dans un chemin sous les frondaisons ; sa main remonte sur la cuisse. Elle lui demande d’être sage, mais il n’en tient pas compte, arrête le véhicule et se penche sur elle. L’avantage de la DS c’est qu’il n’y a aucun levier de vitesse ou autre accessoire pour encombrer le plancher et le passage d’un siège à l’autre est des plus aisés. Il caresse la cuisse tiède, puis sa main actionne le levier de la portière de Maryvonne.Elle descend du véhicule et il la suit de près.


Ils ont à peine fait quelques pas qu’il l’arrête et le tient face à lui ; elle baisse les yeux et n’oppose aucune résistance quand le visage de Paulo s’approche, ni quand sa bouche s’empare de la sienne. Le baiser est tout aussi torride que ceux d’hier soir. Elle noue ses mains sur la nuque virile ; les mains de l’homme passent sous l’imper, caressent son dos, descendent sur ses reins ; les doigts experts suivent le relief que fait la ceinture élastique du slip sous le fin tissu de la robe, descendent sur les globes fessiers. Elle voudrait dire non, mais la langue qui visite sa bouche, ses dents, son palais, la fait suffoquer. Les salives se mélangent, la main droite pétrit sa croupe alors que la gauche revient sur le devant et déboutonne la robe.


Il interrompt le baiser pour la contempler. Il se régale du spectacle qu’elle lui offre, femme-enfant, coupe de cheveux à la garçonne, yeux bruns candides, et plus bas des seins en poires aux aréoles surdimensionnées, le ventre adorable avec ce nombril enfoui dans une profonde cuvette, l’abdomen rebondi qui tend le coton blanc du slip par les côtés duquel s’échappent quelques poils bruns.


— Ôte ta culotte !


Elle a un temps d’hésitation, mais le regard acéré qui la scrute a raison de sa résistance ; elle fait doucement glisser le coton blanc, dévoilant le ventre puis le pubis fourni. Il insiste :


— Ôte la et donne-la-moi-la-moi !


— Vous êtes collectionneur de petites culottes ?


— C’est surtout ce qu’il y a dedans qui m’intéresse ! Ôte la !


Elle obéit, la culotte descend sur les cuisses fuselées, les genoux, elle lève un pied puis l’autre pour se débarrasser du dernier rempart de sa féminité ; penaude elle lui tend le slip. Il s’en saisit, le retourne, le hume. Comme il sourit en examinant le fond, elle croit bon de préciser :


— Je.J’ai dû mettre de la crème Nivéa, derrière.Elle est rouge de confusion.


— Tu as mal ?


— Oui, un peu.


— Je serai patient.


Il glisse le slip dans sa poche et s’approche d’elle ; leurs bouches se joignent à nouveau, elle se blottit contre lui. La main droite de Paulo la serre, la gauche descend sur le ventre, cherche l’entrée, caresse les lèvres ; un doigt pénètre, elle gémit. Alors il défait l’imperméable puis la robe ; elle est toute nue au milieu de la clairière, presque à l’endroit même où elle est venue avec Jean-Paul. C’est à ce moment que tombent les premières gouttes de pluie annoncées par la météo.


— Viens, on va se mettre à l’abri.


Il se saisit de ses vêtements tombés à terre et l’entraîne vers la DS. Les gouttes de pluie grossissent et Maryvonne se laisse allonger sur la banquette arrière de la voiture. Paulo referme la portière et tendant le bras entre les deux dossiers des sièges avant, ouvre la boîte à gant. Il tient un petit étui en celluloïd et en extrait une sorte de noyau verdâtre et translucide.


— Tiens, mets ça dans ton vagin ; c’est une gélule de Synthol ; c’est un désinfectant et ça sert aussi de contraception locale.


Elle n’a pas le temps de répondre, il reprend sa bouche et c’est lui qui enfonce la gélule dans le ventre, lui murmurant :


— J’ai envie de t’aimer sans retenue, comme ça, tu ne risqueras rien.


Éperdue, elle lui caresse les cheveux amoureusement.


— Vous êtes fou et vous me rendez folle.


— Attends, ce n’est qu’un début !


Les doigts reprennent leur exploration, deux d’entre eux s’enfoncent dans le vagin où la gélule est en train de fondre ; l’index ressort du cloaque et remonte jusqu’au clitoris qu’il décapuchonne, la faisant se cabrer. La caresse s’accentue, elle halète, gémit, le supplie d’arrêter. Il s’en garde bien et continue en même temps que sa bouche vient réduire au silence celle de sa petite prisonnière.

Elle songe un bref instant qu’elle va à nouveau tromper Jean-Paul, au moment même où Paulo se redresse, quitte sa chemise et déboucle la ceinture de son pantalon ; dessous il ne porte rien, elle entrevoit un court instant la verge tendue, couronnée d’un épais gland violet. Il lui écarte les cuisses et son visage plonge dans la fourche, elle sent le contact de la bouche contre son intimité, de la langue qui la visite et remplace les doigts sur le clitoris à vif. Elle crie, elle le supplie encore d’arrêter, elle sent que son ventre se liquéfie. Il lui relève les cuisses en arrière et sa langue s’enfonce dans le vagin ; mais il s’interrompt et se redresse, barbouillé de sécrétions, rigolard :


— Pas très bon le Synthol !


Il se hisse entre les cuisses ouvertes, se guide d’une main ; elle sent le gland contre son ouverture. Il tâtonne à peine et s’enfonce d’un trait en elle, la faisant hurler.


Très rapidement il s’installe en elle, alors que dehors les éléments se déchaînent. D’énormes gouttes martèlent le toit de la voiture dont les vitres s’embrument de buée. Maryvonne crie sans discontinuer pendant de longues minutes sous l’assaut de Paulo. La verge terriblement dure et épaisse envahit son ventre ; il lui relève les cuisses pour mieux la pilonner, se penche sur elle pour cueillir sur ses lèvres le souffle chaud de sa jouissance. Elle crispe ses doigts sur les flancs de l’homme et lui griffe la peau. Il exulte.


— Tu aimes ça, hein, petite chatte ?


— Oui, j’aime, oooh oui, encore !


Il sort un bref instant du ventre en chaleur pour s’y enfoncer à nouveau en force


— Tiens, prends ! Tu aimes ? Dis le !


— Ouiii, j’aime, oui, prenez moi encore, inondez moi !


— Je veux ton cul !


— Non... non ! Je veux que Jean-Paul soit le premier à me prendre comme ça.S’il veut

encore de moi.


Il interrompt ses allées et venues et la questionne


— Tu vas lui dire que tu l’as trompé ?`


— Oui, je vais lui écrire demain, de toute façon, il se rendra bien compte que je ne suis plus vierge.


— Tu regrettes ?


— Oui, enfin, non, je ne sais pas ; tout s’est passé tellement vite avec vous.


Il reprend ses allées et venues dans le ventre qui se fait de plus en plus accueillant ; elle hisse son visage vers le sien pour que leurs lèvres se joignent ; bouche contre bouche elle murmure :


— J’ai honte, mais j’aime ce que vous me faites, vous me rendez folle !


Subjugué par cet aveu, il lui relève les cuisses encore plus haut, les ramenant contre ses propres épaules et se rue en elle. En même temps sa main gauche passe sous les reins de Maryvonne, son majeur s’insère dans le sillon fessier, arrive au contact de l’anneau culier et s’y enfonce.


— Je veux que tu te donnes à moi par là, quand tu l’auras fait avec ton fiancé.


— Oui, je me donnerai.


— Tu me donneras quoi ? Dis le !


Il la besogne de plus en plus fort.

Entre deux gémissements, d’une voix hachée, elle lui dit ce qu’il veut entendre :


— Oui.Oui, je vous donnerai mon derrière.


— Ça s’appelle autrement !


— Je..je vous donnerai mon cul.


Elle est au bord de la pâmoison, ses joues passent au rouge, ses yeux chavirent, elle découvre l’orgasme dans toute sa splendeur. Au moment où elle hurle, il laisse aller les vannes de sa propre libido et elle reçoit en elle la bouillante invasion de sa semence. Une salve, puis une deuxième, une troisième viennent s’écraser au plus profond d’elle-même.

Paulo jouit en ahanant, à chaque décharge, il lui assène de violents coups de boutoir, accompagnant son éjaculation de mots d’une crudité inouïe.


— Tiens, prends ! Prends mon jus.Tu aimes ? Tu aimes petite pute ?


— Ouiiii, oui j’aime, ohh c’est chaud !


Elle hisse à nouveau son visage vers lui, leurs bouches se joignent, leurs langues se mélangent.


Il est sorti de son ventre et a extirpé de la contre-porte une boîte de Kleenex ; c’est lui qui a épongé les sécrétions diverses sur le cuir de la banquette ; elle est sur le flanc, en chien de fusil, le visage caché dans son bras replié, encore haletante. Comme il lui caresse la hanche, elle se redresse et se saisit de sa robe qu’elle enfile à la hâte ; elle dépose un bisou furtif sur les lèvres de son amant :


— J’ai envie de faire pipi.


Comme il pleut toujours, elle pose son imper sur ses épaules, sort de la voiture et ne jugeant pas utile de s’éloigner, s’accroupit dans l’herbe, tout près de la voiture, soulageant sa vessie dans un long jet doré. Il se penche et lui propose un Kleenex


— Oui, je veux bien, merci.


Sans se soucier de sa nudité, il sort de la voiture et lui tend le mouchoir en papier.

Maryvonne termine sa miction et s’essuie , consciente du regard de l’homme sur elle ; elle lève le visage et cille sous la lumière d’un flash. Il vient de la prendre en photo !

Il tient en main un minuscule appareil Rollei et croit bon d’expliquer :


— Très pratique ces petits appareils : ça tient dans la main et ça fait des belles photos, tu verras.


Elle se redresse, écarlate


    - Vous allez les faire développer ?


— Bien sûr, mais sois tranquille, c’est un photographe qui travaille pour moi, il développe mes photos de chantier, ça va le changer un peu des cuisines et des salles de bain ; rassure toi, il est discret.


Elle a ramené sur sa nudité les pans de sa robe et de son imper.


— Allez, ouvre, montre moi tout ça, que je fasse de belles images


— Non, non, je veux pas.


— Allez, juste le haut.


Honteuse d’être si complaisante, elle écarte le haut de ses vêtements, dénudant ses seins aux aréoles gonflées.

Le flash crépite encore deux fois avant qu’elle reboutonne sa robe.

Comme elle se penche vers la banquette pour récupérer sa culotte, il l’arrête :



    - Tt, tt , non. .Je la garde, j’ai tout prévu !


Il ouvre la portière avant et sort de la boîte à gants un étui rose en carton portant la marque Rosy.


— Tiens, déballe, c’est pour toi, j’ai obligé une amie qui tient une boutique de lingerie à ouvrir ce matin .


Les doigts tremblants, elle ouvre le paquet pour y trouver un slip noir en dentelle.


— Passe le, c’est sûrement la bonne taille, c’est du 38.


Dépassée par les événements, elle déplie le nylon.Le devant est un triangle en dentelle, un cordon élastique festonné court sur les hanches et le derrière est en tulle transparent.

Elle enfile le slip et s’offre à son regard ; le devant, très échancré, laisse échapper sur les côtés les poils frisés de pubis ; il lui demande de pivoter et de se retrousser. Elle le fait , remontant la robe et l’imper au-dessus de ses reins. Il contemple avidement la mappemonde blanche, le sillon crûment révélé par le fin voile. Le flash illumine la scène tandis qu’elle proteste :


— Vous allez montrer ces photos à qui ?


— N’aie pas peur, on avisera quand elles seront développées, tu seras la première à les voir.


— Et qui d’autre ?


— Pas de panique, j’aime la discrétion.et si je les montre, ce sera à des connaisseurs !


La pluie a cessé ; elle regard sa montre ; il est quinze heures.Que d’émotions en une heure !

Elle lui demande de la ramener au foyer rural ; il enfile rapidement ses vêtements alors qu’elle prend place sur le siège avant.

Il roule doucement sur la petite route qui mène au village et lui parle.

Elle apprend qu’il dirige une société d’aménagement et qu’il doit partir pour plus d’un mois, à Paris, pour deux gros chantiers, un appartement et un magasin à agencer, qu’il ne la reverra pas, qu’elle va lui manquer.


    - Je passerai peut-être mardi acheter des croissants, c’est sur ma route.


    - Si vous voulez.


Elle lui demande de la déposer à l’écart ; ils se séparent après un rapide baiser.

Martine sort à l’instant même de la salle du foyer où elle s’était abritée de la pluie, malgré le tintamarre du juke-box et du baby-foot autour duquel s’escriment quelques garçons braillards.

Elle va à la rencontre de Maryvonne, alors que la DS s’éloigne.


— Eh ben ma cocotte, c’est du flirt çà !


Dit-elle en faisant la bise à la brunette ; elle s’éloignent à l’écart du bâtiment


— Oh, tais toi.Je ne réalise toujours pas ce qui m’arrive !


— Tu as couché avec lui ?


— Oui, cette nuit et .on a recommencé dans la voiture, tout à l’heure. Je vais être obligée de tout avouer à Jean-Paul.


— Pourquoi ? C’est peut-être pas la peine de te compliquer la vie ?


— C’est que.je ne te l’ai pas dit, mais avec Jean-Paul, on n’a jamais.été jusqu’au bout, juste des caresses au lit et il a eu ma bouche, mais pas plus. Avec lui là, Paul, c’était la première fois que je.


— Tu veux dire que tu avais encore ton pucelage ?


— Oui..


— Aïe !


— Comme tu dis ! Je vais lui écrire demain, on verra bien.


— Eh ben ma cocotte, je voudrais pas être à ta place ; tu as aimé au moins ? Oui, si tu as remis ça aujourd’hui, c’est que tu as aimé et lui aussi, apparemment !


— Oui, j’ai aimé, c’est ça le pire !


La rouquine s’inquiète


— Vous êtes allés « jusqu’au bout » ?


— Non, hier soir , chez lui, il a.fini, heu.dans ma bouche et tout à l’heure, dans sa voiture, il m’a fait prendre des précautions, une gélule de Synthol dans le vagin ; il dit que ça protège ; surtout que je suis en pleine période critique !


— Moi aussi, mais cette nuit, avec mon amoureux, on a fait « autrement ».


— Autrement ?


— Oui, il m’a « fait ça » par derrière ; j’ai trouvé ça bien, mais je te dis pas l’état des draps, j’étais gênée, si tu savais !


— Moi, il a voulu me prendre comme ça hier soir, mais j’ai pas laissé faire et je me dis que si Jean-Paul veut encore de moi, je me donnerai à lui de cette façon.


— Et dans la voiture, c’était bien ?


— Oui, je crois que j’ai joui encore plus que cette nuit ! Il a gardé ma culotte en trophée et il avait prévu son coup : il m’en a offert une autre à la place


— Montre !


Maryvonne s’assure que personne ne peut les voir et ouvrant son imper, elle retrousse sa robe jusqu’à la taille, révélant à sa copine le sous-vêtement noir.


— Wouah. ! Un string ! Tourne toi.pfff, avec le popotin que tu as c’est fou l’effet ! Si j’étais un gars, je te sauterais dessus !


Elles rient, Martine poursuit :


— Tu vas le revoir ?


— Je sais pas, il part en déplacement à Paris, plus d’un mois, d’ici là, Jean-Paul sera revenu en permission, enfin j’espère. Bon c’est pas tout çà, il va falloir que je rentre, si je veux faire ma toilette, il vaut mieux que ma sour ne soit pas là et ce soir, je vais au dodo de bonne heure !


— Je te raccompagne ; tu veux qu’on aille danser Dimanche prochain ?


— Je sais pas, on verra, téléphone moi.


Elles se séparent devant l’épicerie de Ghislaine et Jeannot. La maison est vide et Maryvonne peut s’isoler dans la salle de bain. Elle se déshabille et seulement vêtue de son slip, elle regarde son reflet dans le miroir mural . C’est vrai que l’effet est coquin : le devant du slip accentue le bombé de son mont de Vénus, la galbe des hanches étant accentué par le fin cordon du string ; elle se tourne et munie d’une glace à main, contemple son image côté pile. Le voile noir donne un effet torride ; son postérieur est encore plus crûment révélé que s’il était nu. Mais l’heure tourne elle quitte le sous-vêtement, le lave, puis le sèche dans une serviette de toilette ; inutile, se dit-elle, d’exposer ce genre de frivolité sur la corde à linge, elle le fera sècher dans sa chambre ; à l’abri des regards indiscrets.

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