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Mathilde 19 ans : je veux me faire manger

Chapitre 1

Naissance d'un fantasme

Divers

Je n’ai que 19 ans mais ma volonté de poursuivre les études et de m’éloigner de mes parents pour gagner mon indépendance m’a fait partir de ma ville natale du sud-ouest pour celle de Montpellier. Cependant je ne suis pas certaine du cursus que je souhaite suivre, alors cette année, je me suis inscrite en droit. On verra bien. Je peux toujours changer en cours de route sans trop d’effort.


Cette ville étudiante m’offre beaucoup de loisirs, de rencontres et m’ouvre le champ des possibles. Grâce aux bourses et à l’aide de mes parents, je peux vivre assez confortablement pour une étudiante.


Je n’ai pas tardé à me sociabiliser puisqu’au final, je ne suis clairement pas seule dans ce cas-là. Oui, en moins d’un mois, la question des nouveaux amis était réglée.



Je suis assez curieuse sur le plan sexuel, j’ai eu quelques petits copains et maintenant que je suis seule dans cette grande ville, j’ai l’envie de vivre pleinement ma vie de femme. Une fois encore, grâce à mes parents, j’ai évité la colocation et donc je reste libre de faire venir qui je veux chez moi.



Ce soir j’ai rendez-vous avec des copines sur la place de la comédie devant le cinéma. C’est l’idéal pour moi puisque j’habite dans le centre-ville, je m’y rends à pied. Je pourrai prendre le tramway, mais marcher 10 minutes en cette bonne soirée d’octobre me plaît beaucoup.


Je connais assez bien le chemin, mais étant en avance, je décide de prendre quelques rues de traverses pour parfaire ma connaissance de cette ville qui est maintenant la mienne.


Au détour d’une ruelle, je suis alertée par des éclats de voix. Curieuse je ralentis le pas et j’aperçois deux sans-abris en pleine querelle. Leurs chiens aboient et c’est alors que je vois la plus grosse des deux bêtes se jeter sur l’autre pour défendre son maître. Voulant protéger son fidèle compagnon un des sans-abris s’interpose et je deviens le témoin d’une belle morsure. Le chien ne relâche sa mâchoire du bras de l’homme que lorsque son maître lui en intime l’ordre.


Je demeure paralysée devant la violence de la scène. Je revois les yeux de l’animal revenu à l’état sauvage, ses crocs plantés dans le bras du pauvre homme, le sang couler, les cris... Je reviens à moi lorsque l’assaillant me regarde et me crie de dégager avant de lâcher son chien sur moi.



Je prends la fuite.



Effrayée je finis mon trajet en courant. Je me retrouve sur la place, entourée de gens. Je me sens en sécurité et j’aperçois mes amies devant le cinéma. Je leur raconte tout. Elles me proposent d’aller boire un verre pour me remettre de mes émotions, j’accepte volontiers, d’autant plus que c’était notre plan initial.


La soirée se passe plutôt tranquillement mais je dois avouer que je ne suis pas dans mon assiette. Je suis vraiment chamboulée par ces évènements.


Je n’ai plus peur, c’est autre chose. Je revois en boucle la puissance de l’animal, ses yeux... vraiment, je n’ai plus peur. Je suis tiraillée. Je ne comprends pas ce qu’il m’arrive. Je n’ai jamais aimé la violence, et pourtant, je voudrais pouvoir revoir la scène. Je suis plus que surprise par ce sentiment qui me déboussole.


Je fais comprendre à mes amies que je vais écourter notre soirée à cause de tout cela, sans leur dire ce que je ressens vraiment. Elles comprennent et continueront sans moi.



Sur le retour j’hésite un court instant, mais je prends le chemin le plus direct pour rentrer chez moi. Arrivée dans mon appartement, je me déshabille et m’installe confortablement sur mon petit canapé. Je saisis mon ordinateur, et entame une recherche sur internet.


Je recherche des combats d’animaux. Je découvre une multitude de scènes de chasse dans la savane, la jungle... je regarde tout cela avec attention sans retrouver la sensation du début de soirée.


Je change donc les mots clés pour axer ma recherche sur des humains attaqués par des animaux. Je suis surprise de découvrir autant de vidéos sordides (en même temps, que ne trouve ton pas sur internet ?).


Assez écœurée, sans avoir vu une seule de ces vidéos, je referme mon ordinateur et pars me coucher. C’est peut-être dû à tous ces chamboulements, mais je trouve le sommeil incroyablement vite.


Le lendemain matin nous sommes samedi. J’émerge vers 09h00. Je petit-déjeune et me prépare. Je ne sais pas encore ce que je vais faire mais je ne souhaite pas rester enfermer dans l’appartement. Il fait toujours beau ici c’est incroyable.


J’avale un léger petit-déjeuner et prends mon ordinateur pour surfer sur mes différents réseaux. En ouvrant celui-ci, je retombe immédiatement sur ma recherche d’hier.


Je suis troublée, tout me revient à la figure. Je n’y ai pas pensé au réveil et l’ensemble de mes émotions me font l’effet d’une bombe. Ma main tremble, je perds le contrôle de mon corps. Je sais bien que ce n’est pas « normal » mais je vois le pointeur de la souris se rapprocher dangereusement d’une vidéo intitulée « Un homme se fait manger par un chien ». J’entends le clic de la souris et vois la vidéo s’ouvrir. Alors que comme la veille mon cœur s’emballe et que ma tête s’empourpre, la vidéo se lance.


Un homme est dans une sorte d’arène dans un bidonville et un chien de la taille d’un tigre saute sur lui. Je ferme les yeux, en rouvre un, je serre les jambes, je gigote, je ne reste plus en place. L’homme se débat, saigne, hurle dans une langue que je ne comprends pas. J’halète, je transpire, mais que se passe-t-il ? A haute voix je prononce certains mots « non pas ça » « pauvre homme » « quelle horreur » « non ! »... Jusqu’au moment où la bête trouve la gorge de l’homme. A l’unisson nos voix se taisent. Sous mes yeux, via mon écran, un homme perd la vie pendant que sans m’en apercevoir mes doigts remuent contre mon intimité.



Un long silence s’installe dans mon chez moi. L’atmosphère est lourde. Les larmes me montent. A quel moment suis-je devenu un monstre ?



Je suis immobile. La vidéo continue, la bête rode autour de l’homme inerte. Mes doigts sont toujours au même endroit mais ne bougent plus. La vidéo est toujours en cour. Il reste 1 minute, je ne comprends pas pourquoi filmer le reste. Toujours à l’arrêt, je regarde la bête revenir sur sa proie. L’homme saigne abondamment, ses mains sur sa gorge lorsqu’avec sa patte la bête, qui définitivement n’est pas un chien, éventre cet homme. Il finit par mourir étouffé dans son propre sang les entrailles à l’air.



J’ai un orgasme. Je pleure.



Réfugiée sous mon plaid je ne comprends toujours pas. Que m’arrive-t-il ??


Sans le savoir, il est déjà 18 heures. J’annule tous mes plans. Je prétexte n’importe quoi pour qu’on me laisse tranquille.


Je fais les 100 pas, je me dis que je dois ressembler à une bête en cage à agir de la sorte. Je ne peux durablement pas continuer ainsi. Je dois comprendre ce que j’ai. Après réflexion, la seule idée que j’ai est de sortir discrètement de chez moi. Je m’habille pour qu’on ne me reconnaisse pas car si je croise quelqu’un que je connais cela pourrait faire désordre. Je marche prudemment, jusqu’à l’endroit où tout a commencé. Dans cette petite ruelle, je vois un sans-abri. En m’approchant, je devine un chien à côté de l’homme. La bête me sent arriver, relève la tête. Je reconnais immédiatement l’animal.



C’est bien lui.



Je m’arrête figée. Me vient alors les images des antilopes dans la savane, suspicieuses de l’arrivée d’un félin. Moi aussi j’obéis à l’instant précis à mon instinct animal. Au contraire de l’antilope, je suis attirée par cette bête. A pas léger, je reprends mon chemin vers cet animal. Il grogne. Je le sens, ce grognement à instantanément réveiller mes bas instincts. La femelle qui sommeille en moi est en chaleur. Le chien sort ses crocs, fait un pas vers moi. Je me fige. Un autre pas de l’animal, puis un autre, encore un... c’est le moment. Je sais très bien ce qu’il va arriver, la gueule s’ouvre et attrape le bras que je viens de tendre instinctivement. Alors que je m’apprête à hurler de douleur, le chien me mordille l’avant-bras comme pour me « faire les puces ». Je gémis de soulagement, je transpire. Son maître se réveil, et viens récupérer son chien qui remue la queue tout gentiment.


Je m’excuse pour le dérangement, j’entre dans le premier bar venu, je me lave les mains et les bras. Pas besoin de toucher je sens que mon string est trempé.


Je m’effondre sans autre mot, je pleure, je me dégoute. Pourtant, je suis si déçu de ne pas m’être fait mordre.



Mes émotions passées, je suis de retour chez moi et plus qu’un seul sentiment m’habite. La déception.


Ma vie ne pourra pas continuer tant que je n’aurai pas connu ça, c’est fou, c’est impensable mais c’est comme ça.


Internet étant toujours prêt à me rendre de fiers services, je me lance dans la recherche de réseaux de combats entre animaux afin de me rapprocher de ce milieu, revivre cette expérience, et me confirmer si moi aussi, je veux être mordue...



Les jours passent. J’ai repris une vie « normale » n’ayant parlé de tout cela à personne. Je continue mon enquête dans la plus grande discrétion. Je finis par faire la connaissance d’Hicham. Pas particulièrement attirée par les jeunes hommes, de plus ayant un look racaille, je parle avec lui par intérêt. En photo de profil sur un site de rencontre, il met en avant un chien type bulldog. Je me demande s’il ne connaît pas d’autres personnes ayant son style de chien. Au fil des discussions, à la vue de mon intérêt pour son animal, il m’invite à prendre un verre pas très loin de chez lui, quartier de la Mosson. Je ne souhaite pas perdre mon temps, alors pour ne pas me déplacer bêtement, je prends les devants :


— Merci beaucoup pour ton invitation, je t’avoue que je veux que tu répondes à une question sincèrement avant que j’accepte ton rendez-vous.

— Dis-moi.

— A la vue de ton chien, je me suis dit que tu devais connaître des gens qui faisaient des combats de chiens ? C’est le cas ?

— N’importe quoi, je ne ferai pas de mal à mon pauvre toutou.

— Alors, je suis dans le regret de te dire que je refuse ton rendez-vous.

— Mais pourquoi ?

— Parce qu’il fallait me répondre oui. Je veux découvrir ce milieu à tout prix, c’est important pour moi. Désolé.

— Non mais attends t’es sérieuse ?

— Oui pourquoi ?

— Par ce que je t’ai menti... je fréquente ce milieu, mais ce n’est généralement pas ce que je dis pour pécho une fille bien au contraire.

— Comment peux-tu me prouver que tu ne me mens pas ?

— Je pourrais t’envoyer une photo ou une vidéo où on voit mon chien en défoncer un autre, mais si tu es une indique ou quoi je suis mort.

— Je ne manquerai pas cette occasion, je ferai ce qu’il faut.

— T’es bizarre comme meuf toi.

— Ouais si tu veux, qu’est-ce que je peux faire pour te prouver mon honnêteté ?

— Tu ne diras jamais oui ça ne vaut pas la peine.

— Je ne parierais pas là-dessus si j’étais toi.

— Bah... on a bien un rituel pour les meufs mais tu es trop précieuse, tu diras non.

— Hicham, dis-moi.

— Si tu veux que je te fasse entrer dans ce réseau, il va falloir que tu viennes jusqu’à chez moi. Je te montre les preuves, si tu les veux et aller plus loin, il faut que tu me donnes quelque chose de compromettant sur toi. Tu comprends ?

— Comme ça si je suis une balance, tu as de quoi me faire chanter ? Aucun problème, je me prépare et j’arrive en tram à l’arrêt Mosson dans une heure.

— Mais wesh tu ne sais même pas ce que je vais te demander comme preuve.

— Bah dis-moi...

— Toi à genoux dans ma cave, tenant un carton à la main avec ton nom adresse et numéro de téléphone écris dessus.

— Facile lol je le fais même chez moi et j’arrive avec.

— Sauf que t’es pas à genoux pour rien. Tu devras avoir la bouche ouverte pour montrer tout le sperme que tu auras dedans.

— T’es sérieux ?!

— Oui.



Un long moment passa...

— Hicham, je suis dans le tramway j’arrive.

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