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Maureen

Chapitre 1

Entreprenante Irlandaise

Divers

Le ciel d’automne était zébré de longs sillons blancs. La jeune femme sur sa terrasse leva les yeux et elle se dit soudain que dans un avion comme celui qui striait l’azur au-dessus de sa tête, Michel son mari se trouvait sans doute assis. Il avait quitté la maison pour dix longs jours. Encore un de ces longs séminaires qui allait le tenir éloigné d’elle trop longtemps. Elle frissonnait sous la bise descendue des montagnes. Si ce temps continuait un peu, la neige ferait bientôt son apparition. Claude haïssait ces séparations qui revenaient à intervalles plus ou moins réguliers. Décidément elle ne s’y ferait jamais !


Un café qui séjournait dans la bouteille thermos depuis son lever, rendit son peu d’arôme alors qu’elle s’en versait une tasse. Un regret passa dans ses yeux. Elle aurait sans doute pu accompagner Michel, mais quitter son nid douillet, c’était aussi un crève-cœur ! Et puis les pays d’Asie ne la branchaient pas vraiment. De plus, rester dans un hôtel à attendre toute la sainte journée qu’il revienne le soir… n’offrait aucun intérêt. Finalement en posant sa tasse vide dans l’évier, elle songea que son dressing avait bien besoin d’un coup de jeune. Autant en profiter !


Le lit prit rapidement des airs de champs de bataille. Des vêtements partout, s’empilaient hâtivement. Claude sélectionnait en fonction de la saison et elle entreprit de tout ranger ce qu’elle ne mettrait plus avant le prochain printemps. Elle ne garda que deux jupes pouvant encore être portées un mois ou deux. Enfin sur la couche, ne restaient que deux piles bien ordonnées. Une pour des culottes de toutes sortes et l’autre de soutien-gorge. La première retrouva sagement une place dans l’armoire immense. Elle allait replacer également le second tas lorsque le téléphone se mit à sonner.


Qui pouvait bien l’appeler un dimanche matin. Surement pas Michel qui devait être à dix mille mètres d’altitude en route pour le Japon. Sans courir, elle se saisit de l’appareil.


— Allo !

— Ah Claude ! C’est Maureen. Je suis en France pour quelques jours et…

— Oh Maureen ! En France ? Mais où es-tu en France ?

— Je viens d’arriver à Nancy pour quelques jours et j’avais pensé que nous pourrions déjeuner ou diner ensemble tous les trois !

— Oui si tu veux… mais viens plutôt à la maison. Michel est parti pour quelques jours au Japon, pour son travail. Alors on pourra discuter entre femmes…

— Demain dans la journée ?

— Tu ne veux pas plutôt venir ce soir, passer la journée ici ? Et demain nous irions toutes les deux courir les magasins… de la galerie de Saint Seb !

— Oh ! Je n’osais pas te le demander. Les hôtels et moi… ce n’est pas une grande histoire d’amour, tu sais bien.

— Écoute… viens et nous déjeunerons toutes les deux à ton arrivée ! Comme je suis heureuse de t’entendre… Allez viens…

— D’accord, mais je suis encore à l’aéroport de Metz-Nancy. Le temps de louer un véhicule et je fais la route vers toi… bise et à tout à l’heure alors. Eh ! Je suis aussi tellement contente de te revoir… dommage que ton mari soit absent !


Maureen ! Aussi rousse que Claude était brune. Un petit bout de femme de trente-cinq ans, avec des taches de rousseur et un nez espiègle. Le sourire de Claude était revenu au souvenir de cette jeune femme arrivée tout droit de Belfast. Irlandaise jusqu’au bout des cheveux. Elles s’étaient connues au cours de leurs études à la fac de Nancy. Une amitié indéfectible était née entre ces deux filles-là. Puis Michel depuis leur mariage était venu se greffer là-dedans. L’accent que la jeune rousse n’avait jamais pu perdre lui donnait un charme tout particulier. Claude l’avait un temps, soupçonnée d’être amoureuse de son mari, mais elle était bien trop droite pour…


La brune avait un sourire qui lui allait si bien. Soudain ces jours qui devaient se révéler interminables, ne lui parurent plus aussi sordides. Cette amie était pétillante et pleine de vie. Alors Claude prit sa douche et se mit en devoir de s’habiller. Ensuite elle confectionna deux petits pâtés lorrains, une salade verte et elle dressa les couverts. Elle était prête pour accueillir son invitée. Maureen… quelle bonne idée de débarquer ainsi pour quelques jours, juste au moment où elle risquait de déprimer ! Dans la chambre d’ami, la jeune femme remit des draps sur le lit, elle ventila la pièce, fit les poussières. Recevoir c’était bien ! Dans un lieu propre, c’était encore mieux.


— oooOOooo —



Le bruit d’un moteur qui ronronnait doucement sur la route au-dessus du chalet attira l’attention de Claude. D’un coup d’œil sur la caméra du portail, elle sut que son invitée arrivait. Elle se précipita pour ouvrir en grand les deux battants électrifiés qui se refermèrent de suite après le passage du véhicule. Elle était sur le pas de la porte lorsqu’un feu follet jaillit d’une minuscule Fiat.


— Ouf… je ne m’y ferai jamais à votre conduite. Tout me semble à l’envers sur vos routes. Je dois toujours faire extrêmement attention pour ne pas revenir sur l’autre partie de la chaussée, c’est comme un réflexe.

— Oh ! Maureen, tu n’as pas changé, toujours… aussi volubile et… jolie ! Contente de te revoir ma belle.

— J’ai toujours rêvé de revenir ici ! Your lake and your chalet* ! Enfin votre nid, c’est toujours un réel plaisir d’y revenir.

  — Allons ! Entre vite ! Viens, donne-moi ta valise. Tu resteras bien quelques jours. Je serais moins seule.

— Toujours aussi… amoureuse de ton Michel à ce que je vois.

— Toujours oui !

— Dommage… je l’aurais recueilli… volontiers.


Les deux femmes éclatèrent de rire en se serrant l’une contre l’autre. Les bisous sonores qui suivirent montraient l’attachement qu’elles se portaient. Le déjeuner, bien qu’un peu tardif se déroula dans un climat amical et l’une comme l’autre narrait par le détail leur vie. Vies de femmes heureuses de se revoir. Elles firent ensemble le tour des extérieurs et Maureen s’extasiait toujours comme une gosse devant cette étendue d’eau dans laquelle le ciel se mirait. Le lac n’avait rien de commun avec ceux de son pays. L’Irlande et ses fées, l’Irlande avec ses nombreuses retenues d’eau était si différente.


Une longue balade en forêt amena les deux complices vers la soirée et Maureen proposa de sortir. Seule, Claude serait restée calfeutrée chez elle, mais avec son amie, pourquoi pas ?


— Tu connais bien un endroit où nous pourrions diner et danser…

— Euh ! Oui… sans doute. Mais tu ne préfèrerais pas que nous regardions un bon film devant la cheminée ? De toute façon j’ai déjà tout préparé pour la dinette… après nous sortirons si tu le veux encore.


Elles engloutirent le repas tout en se rappelant des souvenirs d’étudiantes, et la vision des choses, pour un évènement similaire vécu ensemble, n’était pas toujours la même pour chacune d’entre elles. Puis la dinette terminée…

— Tu ne vas pas jouer la vieille ! Allons ! Sortons… j’en ai vraiment envie. Je sors d’une histoire… qui ne s’est pas trop bien terminée, j’ai besoin de me changer les idées. Alors un bon Pub…

— Tu sais ici, les Pubs ! Nous ne sommes pas dans ton pays ma belle…

— Oui, vous avez de dôle de mots pour dire la même chose… une boite alors ! Pour moi, c’est un endroit où on peut boire et danser, ça me suffit !

— Oui ! Oui j’ai bien saisi ! Tu me laisses juste un peu de temps pour me changer ?

— Bien sûr ! Je peux prendre une douche aussi ?

— Quelle question ! Tu fais comme chez toi Maureen.

— Merci ! Alors à tout à l’heure…


— oooOOooo —



L’eau tiède de la douche ragaillardissait une Claude surprise de la demande de sa copine. Elle s’épongea minutieusement, puis fouilla dans les deux piles de sous-vêtements. Pour la culotte, elle n’eut aucune peine pour en sélectionner une qui lui plaisait. Ça risquait de se corser pour le soutien-gorge. Ses mains finalement en dénichèrent un. Elle redécouvrit cette dernière pièce de lingerie fine. Un cadeau de Michel, rapporté lors d’un de ses foutus séminaires. Elle le plaça sur ses seins et les deux bonnets en épousèrent immédiatement les formes. Doux et soyeux à souhait, il avait pourtant une étrange particularité. Un trou de la taille d’une pièce d’un euro laissait dépasser les tétons de chaque néné. Ceux de Claude y trouvèrent un logement affectueux et la dentelle enserra les deux pointes.


Elle passa sur ce bustier un corsage assez cintré et tendu. Lorsque les boutons furent tous fermés, le tissu de la chemise frottait sur les bouts, les excitants à chaque mouvement et ils devenaient presque apparents. Elle se regarda dans la glace, eut un sourire et se trouva belle. Les bas qu’elle enfila lui firent de jolies jambes. Elle enferma le bas de son corps dans une jupe qui lui frôlait les genoux. Une tenue un peu stricte, tout en étant très… Michel aurait sans doute apprécié de la voir ainsi accoutrée. Revenue au salon, elle attendit quelques minutes et Maureen revint de sa chambre avec elle aussi un large sourire.


Devant Claude médusée, elle fit un petit tour, laissant une jupe assez courte remonter à la limite d’un string de couleur rouge. Un confetti en aurait caché plus. Quant au pull qu’elle avait passé, il était si moulant que Claude sut d’emblée que son amie était poitrine nue. Celle-ci ne nécessitait aucun soutien et restait bien en place, preuve que les seins de l’Irlandaise étaient toujours fermes. La dernière touche d’originalité se trouvait aux pieds de la rousse. Une paire d’escarpins vernis à faire vaciller un alpiniste chevronné galbait les muscles de la dame.


— Tu crois que je peux encore plaire ma Claude ? Tu es superbe aussi dans cette tenue…

— Si j’étais un mec… je te draguerais… surement… tu es à croquer !


Les deux femmes, comme deux enfants heureuses de se retrouver prirent le chemin d’une boite où l’on servait aussi à diner. Perdues dans la forêt vosgienne, dans les sapins de la montagne, elles prirent un verre simplement. Maureen but du vin rouge, son péché mignon. Dans la salle où elles se trouvaient, à côté du restaurant, un orchestre accordait déjà ses instruments et à vingt et une heures, les premiers sanglots d’airs connus embarquèrent les deux dames vers ce lieu aux sonorités affolantes. Quelques couples, trop vieux pour être jeunes et trop jeunes pour être vieux s’enlaçaient dans des valses effrénées.


À peine arrivées à une table au bord d’un parquet brillant, un grand type déjà s’approchait des deux belles. Il balançait entre la brune et la rousse, sans trop se décider. Un choix compliqué, elles étaient ravissantes toutes les deux. Il n’eut pas même le loisir de parler. Maureen avait empoigné le bras de son amie et elle l’entrainait dans un tourbillon de pas qui suivait la musique. Elle dansait bien. Sous les spots lumineux, c’était comme une tempête qui déferlait sur la piste. Le morceau tout juste terminé qu’un autre débutait, gardant les deux femmes l’une contre l’autre. Leurs poitrines se collaient, comme si elles voulaient s’incruster l’une dans l’autre.


Les valses s’achevaient et déjà l’orchestre débutait une série de marches encore suivie par les filles. Autour de la piste, de vieux beaux et de jeunes hommes regardaient avec espoir ces deux corps qui ondulaient avec grâce. Les feux d’une rampe d’un régisseur des lumières espiègle s’accrochaient aux Basques des danseuses. Les lampes bleutées s’appesantissaient sur les courbes de Claude autant que sur celles de Maureen. Cette lumière bizarre laissait entrevoir le soutien-gorge de la brune à travers ses vêtements. Les visages masculins en bordure du parquet étaient tous dirigés vers les deux lutins qui tournaient avec entrain. La brune eut une petite pensée pour son mari au loin, mais elle se laissait entrainer dans une course folle par les accords que la rousse suivait.


À force de tourner sans relâche, se frottant au pull de son amie, les pointes de ses seins maintenues dans leurs alvéoles de dentelles s’échauffaient de plus en plus. Les tétons pointaient furieusement et si les spectateurs assidus de la boite ne les voyaient pas, c’était seulement parce que sa cavalière se tenait trop proche d’elle. De temps en temps aussi, une des cuisses de Maureen s’enchâssait entre celles de Claude et tout naturellement son sexe s’éveillait à une envie déplacée. Imperturbable, l’Irlandaise ne semblait s’apercevoir de rien. Sous son bustier de laine, elle aussi avait la poitrine en érection. Elle serrait sa copine contre son corps, dans une débauche de pas calculés.


La pause intervint lors des slows. Le duo de femmes se retrouva à une table et déjà deux mâles jouaient des coudes pour se rapprocher de ce qui pouvait leur paraître comme étant des proies. Claude laissa un instant Maureen pour aller chercher deux verres. Un laps de temps relativement court que mirent cependant à profit deux grands échalas qui comptaient bien s’imposer à leur table. Quand la brune revint vers son amie, celle-ci avait bien du mal à se dépatouiller de ces escogriffes qui s’imaginaient déjà qu’ils allaient la mettre dans leur lit. Ils lâchèrent un peu prise en voyant cette grande femme s’installer d’autorité, aux côtés de la rousse.


— Vous voulez bien m’accorder cette danse, Madame ?

— Non merci ! Pour le moment nous en sommes, mon amie et moi, à prendre un verre. Et nous aimerions un peu d’air pour l’apprécier.

— Vous parlez toujours aussi pour votre copine ?

— Bien sûr ! Vous vous imaginez quoi ? Que vous êtes irrésistibles ? Allez, du vent les mecs !


Les deux lascars dépités reculèrent de deux ou trois pas en maugréant. Ils grinçaient entre leurs dents, jetant des mots peu amènes à cette brune qui devenait immédiatement antipathique à leurs yeux. Si la musique n’avait pas été aussi forte, sans doute que les deux amies auraient su à quelle sauce les danseurs éconduits vouaient toutes les lesbiennes du monde ! Et même les bisexuelles, si c’était le cas, auraient rougi des propos infamants de ces deux escogriffes. Maureen se remit sur ses pieds après avoir dégusté sa boisson fraiche.


Quelques danses encore et d’un commun accord, elles décidèrent qu’il était l’heure de rentrer. Claude avait chaud. Elle se sentait en sueur, et bizarrement son ventre, lui, ne s’était pas calmé. À la maison, elle alluma le feu dans l’âtre du salon, avant d’aller se doucher. Sa copine était depuis un long moment déjà dans sa chambre et l’eau aussi chantait du côté de sa salle de bain. Quand la brune revint vers le feu qui crépitait dans la cheminée, Maureen était assise sagement sur le canapé. Son peignoir en éponge serré à la taille restait cependant suffisamment entrouvert pour que la naissance de ses seins soit bien en vue.


— oooOOooo —



— Tu veux un lait de poule ?

— Un quoi ? Qu’est ce que c’est un lait de poule ?

— Zut ! J’oublie trop vite que tu n’es pas d’ici… C’est du lait chaud avec de la crème et un peu d’œufs…

— Ah ! D’accord… chez nous c’est du « Milk of hen » ! Oui, je veux bien… ça aide à dormir !

— Oui, je peux aussi pousser le feu un peu plus aussi si tu veux !

— J’adore les flammes dans votre cheminée. Merci pour cette soirée… « pleasant », c’est vraiment toujours un bonheur de venir chez toi… ma Claude !

— Mais le plaisir de te recevoir est agréable également… et puis en l’absence de Michel, je suis quitte de m’ennuyer. Tu veux bien surveiller à la cuisine le lait dans la casserole ? Je vais remettre une grosse bûche dans la cheminée…


La jeune rousse ne s’était pas fait prier. D’un geste rapide, elle se releva du canapé et son peignoir s’entrouvrit encore davantage, laissant paraître un magnifique sein en forme de poire. Claude restait les yeux rivés sur cette masse rose qui attirait le regard. Mais Maureen, loin de s’en trouver gênée fit cligner ses paupières, d’une manière espiègle…


— Voici que mes « breasts * » veulent s’évader…


Elle riait de sa bêtise, mais ne songeait nullement à ranger ce mamelon qui restait fièrement à la vue de son amie.


— Tu en as déjà vu d’autres… et je suppose que les tiens aussi valent le coup d’œil…

— Le lait… ne le laisse pas bouillir, s’il te plait, va voir la casserole, au moins tu ne diras plus de bêtises.


Maureen avait haussé les épaules et filait déjà vers la gazinière où les flammes léchaient le fond d’une gamelle. Quand Claude vint rejoindre son invitée, le lait se trouvait déjà versé dans deux bols sur la table.


— Voilà… le feu est bien démarré et on sera bien au chaud au salon pour déguster…

— Tu sais Claude, danser m’a donné des… « vapors », comment dites-vous, vous ?

— Vapeurs tout simplement… oui moi aussi j’ai eu un coup de chaud… mais j’ai adoré cet intermède musical !

— Nous aurions dû ramener ces… « Two men » ! Ça fait un trop long moment que je n’ai pas fait l’amour… et ça me manque vraiment !


À ces mots, Claude éclata de rire. Les yeux de Maureen devinrent deux billes qui roulaient dans leur orbite.


— J’ai dit une ânerie ? Il m’arrive de m’emmêler les pieds dans votre français ! Je ne le pratique plus assez.

— On dit s’emmêler les pinceaux ! Et non, mais je viens d’imaginer la tête de Michel si nous avions ramené deux mecs ici, et qu’il l’apprenne…

— Il est jaloux ? Il ne m’avait pas semblé lors de mes précédents séjours… et puis tu n’étais pas obligée de lui dire…

— J’aurais mauvaise conscience à le tromper… question d’éducation…

— Ah ! Oui ! Les bonnes sœurs… tu sais chez nous c’était avec un martinet ou une cravache que ces femmes-là nous éduquaient. The English éducation, ce n’est pas tout à fait un mythe, tu sais…

— Non, je ne sais pas et surtout ne me dis rien… je ne veux pas imaginer… des coups de martinet ou de fouet… j’en ai froid dans le dos !

— Michel n’a jamais essayé ? Ça peut aussi chez certaines personnes donner un infini plaisir !

— Tu rigoles là ? Tu veux me taquiner ou me faire peur ? Ne me dis pas que tu es pour ces pratiques… révoltantes ?

— Mais pas du tout ! Je te jure que si tu… pratiques une fois… si c’est bien fait, tu peux… y prendre un immense plaisir.

— Bon tu veux bien que nous parlions d’autre chose ?

— Yes… oui, mais de quoi ? Danser avec toi m’a donné envie de faire l’amour et comme je suis en manque depuis quelques semaines… tu n’as jamais partagé ?

— Partagé ? Mais partager quoi ?

— Mais ton amour avec Michel, ton Michel tout bêtement !

— Tu veux dire… faire l’amour avec lui et…

— Oui, une autre femme, un autre homme !

— Tu es folle ma parole ! Comment es-tu devenue ma pauvre Maureen ?

— Je suis normale, raisonnable même depuis un certain temps. Mais mon… boy friend a trouvé plus attirante une autre femme… alors !


— oooOOooo —



Claude était perplexe. Son amie à demi dénudée sur le canapé qui lui faisait face au fauteuil sur lequel elle avait pris place ne semblait pas comprendre. Elle parlait de ses sentiments, de sexe même, comme s’il s’agissait d’un sujet badin, d’une conversation de salon. La brune ne savait plus sur quel pied danser. Elle se leva, gribouilla dans l’âtre, histoire de calmer son cœur qui jouait au pendule dans sa poitrine. Pour un peu, Maureen lui donnerait presque… non elle chassa cette idée, d’un revers de bras. Ce geste de dépit ne passa pas inaperçu au regard de sa rousse amie.


Agenouillée devant l’insert où les flammèches crépitaient, Claude sentit le vent du déplacement de sa copine. La jeune femme, s’était rapprochée, sans doute pour elle aussi bénéficier de la chaleur bienfaisante du foyer. Enfin c’était ce que lui murmurait un reste de lucidité que son cerveau distillait encore. Elle ne sut quoi faire quand la main de l’Irlandaise se posa sur une mèche de cheveux rebelle.


— Tu sais Claude… tu es toujours aussi… Very attractive, really very beautiful too much doubtless ! * Oui ! Tu es trop belle… ma belle !


Claude frissonnait, mais gardait le silence. Audace, courage, les doigts qui effleuraient son front lui apportaient une incroyable chaleur. Elle ferma les yeux et ses pensées s’envolèrent vers le japon, vers celui qu’intérieurement elle maudissait de l’avoir laissée ainsi seule. Il était dans son esprit le seul responsable de cet état de fait. L’envie subite que son corps laissait entrevoir trop clairement n’était que la résultante de son abandon… passager. L’autre avait déjà engagé sa main vers son cou et loin de lui demander de s’arrêter, une voix dans sa tête brune lui criait de continuer.


Sans coup férir, la main se coula entre les deux pans de coton encore serrés et retenus par une ceinture nouée. Elle glissa du cou vers la gorge de Claude. Celle-ci, sans un mot, laissait descendre cette friponne sur sa peau. Tout doucement, comme presque inévitablement la gangue de tissu descendit sur les épaules de la brune et sa poitrine s’offrit à la vue de la rousse ! Sur l’épiderme découvert, les flammes faisaient d’étranges reflets dorés. Le souffle court, elle laissait faire son amie, comme si sa volonté se trouvait altérée, comme si son cerveau ne voulait pas réagir. Elle frissonna encore bien davantage, quand la bouche chaude de Maureen vint frôler un lobe d’oreille trop proche.


Le corps de Claude lui se complaisait dans cette attente, comme si le fait d’être tripotée par une femme était pour lui tout naturel. Mais c’était vrai que les caresses n’avaient pas de sexe ! Sans faire de bruit, Maureen était venue s’agenouiller face à son amie. Sa main n’avait pas cessé son exploration et maintenant les deux visages se faisaient face. Dans les yeux de l’Irlandaise, une sorte de lueur diabolique illuminait son regard. Claude, tétanisée par les gestes d’une infinie tendresse, se laissait porter par son envie. Un court instant, elle pensa que quelques caresses ne seraient pas vraiment tromper Michel…


Puis dans son esprit une autre image prenait forme. C’était lui qui la rendait heureuse, lui qui d’une main aventureuse s’échinait à la toucher. Les traits de la rousse se diluaient dans ceux plus masculins de son mari. Quand l’autre ivre d’envie dénoua la toge d’éponge, la brune n’eut aucun mouvement. Son corps tout entier devenait le terrain de jeu de son espiègle invitée. Tout se mélangeait dans sa caboche. Ses longs bras restaient immobiles, inertes, ne repoussant pas la femme qui s’aventurait de plus en plus loin, par des câlins d’une magie inouïe.


— oooOOooo —


Quand Maureen poussa son amie sur la laine épaisse de la moquette, juste entre la cheminée et le divan, celle-ci n’eut aucun geste pour l’en empêcher. L’autre s’était maintenant relevée et elle surplombait la femme nue. En deux temps et trois mouvements, son peignoir glissa le long de son corps. Les deux jambes écartées, elle en fit un pont qui stationnait au-dessus de Claude. Les paupières à demi baissées, la brune entrevoyait dans la lueur diaphane des flammes, la vallée de feu qui tout doucettement se mettait en mouvement. L’arche au buisson rougeoyant s’avançait sans à coup vers le visage reposant au sol.


Ce berceau, à la fourrure bien taillée, inexorablement approchait de la face aux yeux clos. Les genoux fléchissaient et la fourche maintenant frôlait les lèvres d’une Claude subjuguée par cette arrivée. Juste un long frémissement de tout son être démontra que la chatte aux poils rouges venait d’entrer en contact avec sa bouche. Tout d’abord, la femme allongée ne fit rien. Puis son odorat lui rappela que près de son nez, une estafilade pareille à la sienne se frottait délicatement sur ses lippes. Instinctivement, elle prit une grande goulée d’air et entrouvrit ses mâchoires. Puis s’enhardissant, enivrée par une odeur de sexe persistante, Claude laissa ses pensées de côté.


Sa langue en premier lieu se cabra sur toute la longueur de l’entaille. La réaction de l’autre poupée, sur elle, ne se fit pas attendre. Un long soupir explosa dans le salon. Maureen fit aller d’avant en arrière ses fesses écartées, et son sexe tout entier s’écrasa sur la bouche ouverte. Ses genoux reprirent contact avec le sol et elle plia son corps de manière à venir nicher sa caboche entre les jambes de son amie. Elle aussi avait la chair de poule. Dans son élan pour se mettre en position, sa chatte avança légèrement. Suffisamment pour que la langue de Claude puisse reprendre une activité… bénéfique.


La chevelure flamboyante s’ébroua sous le bercement de la tête qui s’ouvrait la voie royale. Les deux cuisses de la brune, jusque-là encore soudées s’entrouvrir pour livrer le passage à la mutine qui s’engouffrait dans l’espace libéré. La faille féminine luisait sous la lumière vacillante des flammes dans l’âtre. Une rosée claire démontrait, s’il en était encore besoin que l’hôtesse transpirait d’envie. Deux langues ensuite, s’activèrent, dans un même combat. Leurs passages se faisaient plus intenses, ouvrant chacune à leur manière un chemin à la couleur du soleil pour l’une et de la nuit pour l’autre.


Toutes deux s’élançaient dans une course folle, testant chaque recoin, emportées par des sensations tout empreintes de tendresse. Pour Claude, la découverte de cette autre facette des amours ne faisait que commencer. Son amie, à cheval sur elle, l’empêchait de danser, de remuer malgré les incroyables soubresauts que sa cavalière lui procurait. Même ses soupirs avaient bien du mal à se faire entendre. Ses seins comprimés par le poids de sa belle amazone n’arrivaient plus à se trémousser sous les assauts d’une baveuse rose qui lui titillait le sexe. Elle ne pouvait plus continuer sa caresse tant ce qu’elle ressentait devenait violent.


Ses doigts se crispèrent sur tout ce qu’ils pouvaient attraper. Écrasée par la vigueur de sa compagne, elle ressentait partout en elle, ces si singuliers frissons, sans vraiment pouvoir laisser son corps exprimer sa joie. Maureen ne semblait pas se rendre compte qu’elle étouffait littéralement son amie. Les griffes de la brune qui lui labouraient le dos la rappelèrent à l’ordre. Sans crier gare, elle se laissa soudain couler sur le côté, entrainant dans son demi-tour une Claude totalement dépassée par les évènements.


La furie rousse se frottait tout le bas ventre et sa mignardise, sur la bouche comme pour réclamer une reprise du travail. Alors la brune enfin plus à l’aise se mit en devoir d’enfouir son mufle dans cette intimité suintante, aussi lubrifiée que la sienne. Elle replongea sa bouche avec délectation et sans états d’âme cette fois, dans cet entrejambe attirant. Il n’y avait plus dans la pièce que des soupirs, ceux-ci couvrant largement le crépitement du bois qui brulait dans la cheminée. La brune réagit cependant quand Maureen d’une pointe rose agile s’infiltra plus haut dans la raie des fesses. Mais prise par des réactions désordonnées de tout son corps, finalement elle laissa faire.


Quand le long sillon fut ouvert par deux mains douces, la femme de Michel était vaincue. Mais jamais perdante n’avait autant envie de perdre la partie. La feuille de rose qui s’ensuivit la fit grimper aux rideaux. D’autant qu’experte en saphisme sans doute ou rompue aux corps à corps féminins, Maureen avait très vite ouvert la porte du sanctuaire. La tourmente qui enveloppa Claude l’arracha presque des pattes de la rousse. La féline Irlandaise la récupéra bien vite, pour mieux se cramponner à la lune sur laquelle les lueurs du feu dessinaient des ombres chinoises. Des mots jaillirent de la bouche de l’invitée.


Tout d’abord, ce ne fut qu’une sorte de musique que Claude ne comprit pas. Puis dans son esprit, comme sorti de la brume, elle perçut le ton péremptoire de son amie. La rousse lui demandait si c’était bien. Drôle de moment pour ce genre de question !


— Tu es où ? Tu ne veux donc pas me laisser jouer à d’autres jeux ?

— Pardon… d’autres jeux ? Je… je ne compr… ends pas.

— Laisse-moi faire ma belle… n’aie aucune crainte… je ne suis là que pour te faire du bien. Fais-moi seulement confiance ! Tu veux ?

— Oh ! Je ne sais pas… je ne comprends… pas vraiment ce que tu veux dire…

— Alors, ne dis rien et laisse-toi aller…


Maureen s’était redressée et elle était à nouveau telle une statue, droite au-dessus de la femme allongée. Dans ses mains elle tenait la ceinture de son peignoir.


— Donne-moi tes menottes ma belle !

— … !

— Ne t’inquiète pas… je vais juste te faire voir, te faire savoir ce qu’est… The English éducation ! Tu veux bien me laisser faire un peu ?

— Tu… tu veux vraiment me faire mal ?

— Mais non… juste pour que tu saches… ainsi tu ne mourras pas idiote ma douce…

— Je ne sais pas si…

— Taratata ! Tu n’as pas vraiment le choix… allons, tends-moi tes poignets !


Pourquoi et comment Claude avait-elle fait ce que son amie lui demandait ? C’était un grand mystère pour elle. Mais dans un réflexe, les deux mains montèrent vers la harpie nue qui la surplombait. L’autre avait un large sourire…


— Ah ! Tu vois que tu veux savoir…

— … !

— Maintenant tu es à moi ! Pour le temps qu’il me plaira… dis-moi que tu es d’accord…

— Je… ne sais pas…

— Dis-le ! Je ne veux rien faire si tu n’es pas d’accord ! Tu comprends ?

— Non…

— Non ? Pour le faire ou non parce que tu ne comprends pas ?

— Je ne sais pas… si j’ai envie de ça !

— Essaie une fois et je suis presque certaine que tu en redemanderas.

— Bon alors, une seule fois ? Et tu arrêtes si je te le demande ? Promis ?

— Évidemment ! Mais je ne veux pas te faire de mal, juste te faire… dépasser tes limites ! Te montrer que l’amour peut aussi prendre d’autres formes. Toutes sont bonnes à explorer, si tu sais bien choisir tes partenaires…

— Tu sais… je n’ai jamais fait ce que nous avons fait depuis ce soir, mon seul amour c’est…

— Michel ! Oui, je le sais bien, mais nous ne sommes pas amoureuses, c’est seulement nos corps qui jouent ensemble, qui se donnent un peu de plaisir. Il ne faut pas tout mélanger.

— Tu… es bien certaine de ce que tu avances ?

— Oui ! Tu es amoureuse de moi ? J’espère que non.

— Je n’en sais rien… je crois qu’il faut tout de même un petit quelque chose pour… donner du plaisir à l’autre.

— Tu es trop fleur bleue Claude. Ce n’est pas trop serré ? Bien ! Tu as bien un foulard quelque part ? Tu vas voir et surtout comprendre que les sensations sont nettement décuplées quand on ne sait pas ce qui va arriver…

— J’ai tout de même un peu la trouille… tu crois que…

— Trop tard, ma belle, j’ai eu ton accord et ça me suffit pour continuer. Tu ne peux plus reculer. Alors ce foulard ?

— Dans un tiroir de mon dressing !

— Je peux aller en chercher un ?

— Fait comme tu veux… je me rends, pour un moment, je suis ta chose.

— Ben voilà… on y arrive.


À pas feutrés la rousse s’éloignait déjà. Dans la chambre, le dressing tenait tout un pan de mur. Maureen fureta un instant dans celui-ci et mit enfin la main sur un bandeau de fortune. Puis dans la cuisine, elle ouvrit le réfrigérateur et s’empara d’une longue carotte d’un diamètre assez conséquent. Celle-ci était froide… trop. Elle farfouilla aussi un long moment avant de mettre la patte sur une longue spatule plate, en matière plastique ! Elle revint lentement vers le salon. Toujours couchée au sol, la brune attendait sagement.


— oooOOooo —



L’invitée cacha les deux objets dans le turban et quand elle eut couvert les yeux de son amie, la carotte placée près de la cheminée aurait le temps de se réchauffer.


— Bon alors… on commence ?

—… !

— À genoux ma belle ! Allez vas-y ! N’aie pas peur !


Sans vraiment montrer un grand enthousiasme, la brune se mit en position.


— Attends ! Là ! Avance un peu à quatre pattes. Comme une jolie petite chienne. Tu es… sans blaguer, tu as un cul de reine ma Claude !

—… ?

— C’est bien ! Devant toi, il y a la table basse. Pose tes seins sur celle-ci ! Oui c’est bien ! Tu vois, ce n’est pas si compliqué.

— Tu vas…

— Chut ! Ne dis rien, contente-toi de me laisser faire. Tends tes mains en avant. Oui c’est bien, passe les par-dessus la table.


Les deux bras entravés par les poignets, Claude sentit une traction qui s’accentuait sur eux. Puis elle ne put plus les mouvoir. Sans doute que l’autre les avait reliés et attachés aux pieds de la table. Alors un ballet des plus agréables se mit en marche. D’abord ce furent des caresses sur ses fesses, cajoleries qui lui procuraient un certain plaisir. Les doigts se firent ensuite plus inquisiteurs et ils se mirent en mouvement dans le sillon qui devait être très apparent. La position avait un irréductible piquant. Sous son bandeau, Claude se surprit à rougir. Quelle gourde ! Les doigts qui lui parcouraient la raie des fesses ne s’embarrassaient pas, eux, de préjugés inopportuns.



— oooOOooo —


Le feu n’était plus seulement dans la cheminée. Un autre conduit s’enflammait sous les doigts insistants. Claude souffla un grand coup alors que la main de Maureen gardait les fesses largement ouvertes. Un doigt très délicatement appuyait sur la rosette. La pression ne se relâchait pas et millimètre par millimètre, le visiteur du soir poussait la porte. Sentant une trop grande résistance, la rousse décida de le retirer et le remplaça avantageusement par… sa langue. Celle-ci tourna un long moment sur ce point si sensible. Puis elle arriva à s’enfoncer d’un centimètre ou deux. C’est alors que le pénis miniature, résident permanent d’une mimine féminine revint en force.


Cette fois, la place était conquise et très doucement les phalanges, une à une disparurent dans la voie des artistes. Claude ne respirait plus. Elle attendait seulement que cette intromission s’arrête, bloquée dans sa progression par le reste de la paluche. Quand elle sentit que tout mouvement était suspendu, elle relâcha enfin l’air de ses poumons. Chose étrange aucune douleur n’avait accompagné cette avancée en elle. Seule une sorte de gêne la surprit. Le même embarras se fit jour alors que le spéléologue refluait vers la sortie. Mais elle n’eut pas le temps de trop y songer. Le voyageur commençait des allées et venues soutenues. Il glissait sans à coup, partait pour mieux revenir, tournant parfois un instant sur place et tout tranquillement, il s’évertuait à rendre au muscle une élasticité grandissante.


Quand un second compagnon de route s’octroya le privilège de faire un bout de chemin avec le premier, la femme au cul largement ouvert ne bronchait plus du tout. Et ce fut ce moment de béatitude que choisit l’invitée pour assener une claque retentissante sur le derrière rebondi de Claude. Un petit cri de surprise se perdit dans le début des râles de plaisir de la cochonne qui subissait les assauts de ces mini-godes humains. Ensuite les gifles sur le popotin se mirent à pleuvoir. Aucune n’arrivait là où la fessée l’attendait. Mais toutes rougirent les miches exposées à la fesseuse. D’abord, elles ne furent que petits picotements, mais au fur et à mesure que Maureen les donnait, leur force allait croissante.


Au bout de quelques minutes, enfin les fesses devaient être rouges. Il n’y avait pas à proprement parlé de vraie douleur, simplement un sentiment de honte pour Claude. Bien entendu qu’avec Michel, ça lui était déjà arrivé de recevoir ce genre de fessée, encore que jamais elle ne s’était prolongée aussi longtemps. Mais là… c’était un autre trouble, celui en premier lieu d’être ainsi offerte à une femme, puis celui de se trouver sans aucune possibilité de réagir. Mais elle avait eu le choix et elle avait acquiescé et l’Irlandaise en profitait grandement. Sous son bandeau, ses yeux avaient mouillé le tissu. Elle se rendit aussi compte soudain, que loin de lui déplaire, cette situation ambiguë lui procurait une sorte d’avilissement sournois, lequel amplifiait les réactions épidermiques de son corps.


Elle n’eut guère plus de temps pour explorer plus longuement les sentiments qui lui occupaient l’esprit. La main de Maureen, de nouveau, s’était mise à ramper sur son postérieur nu. Elles faisaient un bout de chemin sur les endroits qu’elles venaient de chauffer. Là, maintenant, elles n’étaient plus que douceur et caresse. Un contraste étrange entre pleur et envie de rire surprit la brune. Mais impuissante, elle ne pouvait que subir les attouchements ciblés de son amie. Du reste l’autre ne se privait plus de rien, étirant de temps en temps les grandes lèvres, massant l’intérieur des cuisses, pour repartir vers son intimité.


Chose bizarre, Claude sentait que malgré elle, son corps se laissait gagner par une chaleur sourde. Tout entier, il se pâmait dans une attente honteuse, et pourtant, il lui semblait que son esprit dans son intégralité réfutait cet état de soumission. Alors que d’une main la rousse flattait sa chatte, engageant son majeur en elle, l’autre bras lui laissait retomber avec un brin de force la spatule sur la croupe tendue. L’impact fit crier la brune. L’autre n’en avait cure, et continuait, tel un métronome à abattre sa cravache improvisée sur le cul, sans pour autant cesser de s’installer dans la fente de Claude.


La carotte fut ensuite invitée elle aussi, à ces jeux inattendus. Le souffle court, la femme de Michel sentit enfin qu’un objet dur, long et raide entrait dans son sexe. Sa seule pensée fut de se demander… avec quoi Maureen pouvait bien… la baiser ! Les choses ensuite allèrent trop vite pour que ses idées se remettent à l’endroit. Elle subissait les assauts à un rythme parfois lent, mais le plus souvent très rapide. L’objet coulissait avec un bruit de clapotis qui finissait d’enivrer la brune. Quand enfin son ventre rendit grâce au dieu Priape, les longs frissons qui la parcouraient s’étendaient en ondes visibles sur tout son épiderme. Une chair de poule incroyable hérissait tous les pores de la peau de Claude.



— oooOOooo —


La brune ne se rendit pas compte que ses bras étaient libres. Quelques fourmis dans les épaules et ses cheveux tirés assez rudement vers l’arrière lui rappelèrent que son amie venait de l’envoyer au septième ciel. Le foulard qui l’empêchait de voir, retiré, l’hôtesse avait devant elle son amante debout. L’autre lui plaqua sa chatte nue contre son visage.


— Lèche ! Allez lèche moi, ma belle salope ! Tu as aimé ? Dis-moi que tu n’as pas joui ! Eh bien, vas-y, réponds.

—… !

— Tu as raison, ne réponds pas ! Contente-toi de me bouffer la moule ! Oui ! Comme ça, avec ta langue, vas-y plus profond, encore. Tu sens comme je mouille bien ? C’est pour toi grosse cochonne. Hum ! Oui c’est trop bon. Oh Claude… dommage que ton Michel ne soit pas là… je me serais bien laissée aller à…

— A quoi ? Dis-le-moi ! Vas-y donne-moi encore envie… oui tu m’as fait jouir, oui j’ai pris mon pied.

— Ah ! Tu vois ! Je le savais… tu me le prêterais ?

— Quoi donc ?

— Ben… ton homme ! J’en ai toujours eu un peu envie. Mais c’est toi qu’il a choisie, alors j’ai respecté… mais il m’a toujours bien plu. Alors ? Tu me le prêterais ? Oui ou non ? Juste une fois !


Claude éclata de rire. Surprise Maureen lui rejeta la tête sur le côté.


— C’est si rigolo ? Tu te moques de moi… ce n’est pas gentil.

— Non, c’est juste nerveux. Pardonne-moi, mais ce sont mes nerfs qui me jouent des tours.

— Tes nerfs… ?

— Oui, j’ai toujours su que tu devais être un peu… amoureuse de lui.

— Et ça te gêne beaucoup ?

— Non pas du tout… il est grand et sait faire tout seul ses choix. Quant à… comme tu dis… te le prêter, je crois que c’est à lui qu’il faut demander. Nous le ferons demain… si tu veux !

— Demain ? Mais il n’est pas au Japon ?

— Si… mais tu sais, il est parti avec son ordinateur… et les visios… les webcams, ça existe aussi pour nous…

— Ah ! C’est vrai… alors tu vas lui parler ?

— Non ! Nous allons lui parler demain. Je lui dirai ce que nous avons fait toutes les deux. Comme ça tu auras ses commentaires… à chaud !

— Tu… tu vas vraiment lui dire ? Tout cela…


De la main Maureen avait fait comme un cercle autour d’elle. Incrédule, elle avait les yeux rivés sur son amie, incapable de savoir si ce que la brune disait était vrai ou s’il s’agissait d’une plaisanterie.


— Tu sais vingt-quatre ans de vie commune, ça offre bien des avantages. Entre autres celui de comprendre de suite quand l’autre vous ment…

— Et… tu crois qu’il va prendre cela comment ?

— À vrai dire je n’en sais rien… mais bon je suppose que comme tous les hommes, il a bien dû avoir un jour ce fantasme de voir ou d’imaginer sa femme avec une autre femme.

— Il ne risque pas de se fâcher ?

— C’était le risque… mais il ne fallait pas… me faire succomber à la tentation…

— Je peux te poser encore une question ?

— Au point où nous en sommes… pose toutes celles que tu veux !

— As-tu détesté que je te donne la fessée ?

— Détesté, n’est pas le mot que j’emploierais… ça m’a donné des envies, c’est sûr, mais je crois que c’était plus dans un contexte de jeux entre nous, plus que par désir de recevoir de vrais coups !

— Oui ! Oui, bien entendu… il n’est jamais question de frapper pour faire mal, simplement pour… pimenter les choses.

— Alors dans cette optique-là… oui ! Mais pas trop souvent.

— Tu… vas parler de cela aussi à ton mari ?

— Je ne lui cache rien… jamais !


La conversation s’interrompit et une sorte de silence s’instaura entre les deux femmes. Seuls les crépitements des flammes rouges qui montaient vers le haut de l’insert entrecoupaient le grand blanc provoqué par le mutisme des deux nanas. Un long frisson parcourut à nouveau Maureen. Claude avait à nouveau posé sa main sur sa hanche dénudée. Celle-ci parcourait les mêmes sentiers que ses propres doigts avaient suivis… mais c’était sur elle que se jouait la nouvelle partition. Elle retenait sa respiration.


Attentive au moindre frôlement de la paume qui se baladait sur ses rondeurs, la rousse, les lèvres entrouvertes, appréciait la dextérité de son amie. Les ongles accrochèrent le satin des fesses, pour remonter vers le dos, ne marquant aucun temps d’arrêt. La lueur des flammes dansait sur les seins de la jeune Irlandaise et ses taches de rousseur devenaient comme autant de points sombres sur cette peau nacrée. Sa poitrine montait et descendait, crispée au maximum. Les tétons, brun foncé, suivaient la cadence irrégulière imprimée par la respiration de Maureen.


— oooOOooo —


Si dans le premier round, Claude avait été plus passive, elle se révélait désormais sous un éclairage très différent. Ce n’était pas pour déplaire à la rousse. Les doigts facétieux longeaient la chaine formée par les vertèbres, dans un massage subtil. Elles parvinrent au cou, pour s’attarder un long moment à la base des cheveux. Puis elles entreprirent le pèlerinage inverse. N’y tenant plus l’Irlandaise se remit bien à plat sur le dos. Le bras de Claude un instant décontenancé, revint à la charge, mais sur d’autres monts, d’autres vallées.


— Hum ! Tu sais parler à mon corps toi ! J’adore ma Claude quand tu deviens…

— Chut ! Laisse-moi, à mon tour, découvrir ce qui nous est si commun. Je ne veux que refaire les gestes que tu as prodigués sur moi. J’aime sentir la douceur de ces endroits si semblables aux miens. Ça me donne l’impression de me regarder me caresser. Enfin tu comprends… j’éprouve les mêmes sensations que si je me touchais moi-même. Et ça m’émoustille…

— Attention, je ne voudrais pas… que tu deviennes… gouine vraiment !

— Pas de risque ma belle ! J’aime trop la queue de Michel pour cela… mais bon… bi n’est pas non plus… si désagréable !

— Je regrette donc plus encore l’absence de ton mari… nous aurions pu… mettre en pratique… cette envie particulière qui nous habite.

— Ah bon ? Tu as donc des envies particulières ? Lesquelles dis-moi !

— Allons ! Ma belle, ne fais pas celle qui ne comprend pas.

— Mais je prends plaisir à te l’entendre dire…

— Non ! S’il te plait, pas dans le nombril !

— Pardon ?

— Ton doigt… pas dans l’ombilic, je ne supporte pas que l’on me touche cette porte de vie !

— Pas dans… ah ! Oui, je n’avais pas compris le sens de tes paroles… oui, je n’insiste pas par là. Mais préfèrerais-tu par ici ?

— Hum ! Oui tu peux descendre encore un peu ? Oui là, juste à la commissure des lèvres... Mumm ! Oui là, le bouton. Vas-y, tourne doucement dessus, là ! Oui ! Comme ça, c’est rude… ment… hum ! Oui c’est trop bien.


Le majeur de Claude avait fini par s’appesantir sur le clitoris et il se frottait honteusement sur ce gland miniature. Maureen se tortillait lascivement, ne cherchant pas à échapper à ce jouissif châtiment. Au fur et à mesure de ces petits cercles sur le pic décalotté, la chatte de son amie transpirait. Le bout des autres doigts de la brune lissa alors l’ourlet glabre de cette entaille plaisante. Puis ils entrèrent dans la grotte. Les jambes de l’Irlandaise s’écartèrent d’elles-mêmes, laissant un passage plus grand au poignet visiteur.


La frimousse aux cheveux de feu se redressa, sous l’intensité de ce tripotage particulier. Claude prit cela pour une invitation et approcha son visage. Quand les lèvres se trouvèrent, ce fut comme une décharge qui électrisa les deux nymphes.


— Oh ! Oui Claude… vas-y, baise-moi… soit ma salope pour encore un moment.

—… ! … !

— Vas-y ! Tripote-moi partout, fais-moi du bien, j’adore quand tu me… fouilles comme ça. Enfonce tes doigts, là oui, plus profonds… encore… oui encore… dommage que ton mâle ne soit pas là… comme je voudrais qu’il me mette sa grosse queue… ! Prends la carotte, je t’en supplie, remplis-moi ! Je veux sentir quelque chose en moi…

— Tout doux, tout doux ma belle. Laisse-moi le temps de…

— Non, non, c’est maintenant, vas-y ! Oh, mets-moi tous tes doigts, mets-y la main… donne, donne, s’il te plait donne…

— D’accord, mais laisse-moi seulement aller à mon rythme, je n’ai pas envie de te faire mal, de te déchirer…

— Vas-y, n’aie pas peur, enfonce tes doigts, plonge ta main dans ma chatte !


Claude s’était remise à genoux et ses doigts farfouillaient dans cet entrecuisse littéralement inondé. Ses doigts entraient et sortaient du sexe distendu. Elle força juste un peu, oh juste à peine ! Alors toute la menotte féminine disparut soudain à l’intérieur de son amie. L’autre avait crié, un feulement de tigresse en rut. Maintenant, la brune à l’intérieur n’osait plus bouger. Maureen se remit à se tordre, son bassin ondulait sous ses mouvements désordonnés.


— Baise-moi, je t’en supplie baise-moi… Michel… baise-moi.


Le prénom de son mari devenait comme obscène ici, dans ce salon où seule Claude tentait de donner un plaisir fou à cette folle qui remuait le cul comme une salope enragée. Elle prit en pleine face le prénom, mais l’autre ne se rendait plus vraiment compte. Son corps tout entier se trouvait secoué par d’innombrables frémissements. La brune ne prit pas ombrage du lapsus de son amie. Et elle se mit à serrer et desserrer le poing, à l’intérieur du con de Maureen.


Quand enfin les gesticulations irrépressibles de la rousse se calmèrent, que son corps défait se rendit aux armes de sa partenaire, celle-ci aussi stoppa tous ses mouvements. Son avant-bras écartait de manière incroyable les lèvres de la chatte. Elle ne fit pas machine arrière, laissant encore pour un temps les spasmes parcourir l’ensemble du corps de la miss. Puis lentement, millimètre par millimètre, elle retira cette queue improvisée, s’évertuant à faire le moins mal possible à la jeune Irlandaise.


Les yeux clos, le visage ravagé, Maureen se crispa un peu au passage le plus large de la main, mais elle ne poussa aucun cri. Ensuite tenant la main qui venait de la faire jouir d’une façon démentielle, elle soupira tranquillement. Ses seins dansaient à nouveau sous les reflets des flammes.


— Tu m’as tué… C’était… trop bon ! Divin ! Tu es… un ange…


Claude, elle, avait posé sa caboche sur le ventre de son amie. Elle ne bronchait plus, les yeux clos.


— Je n’ai pas rêvé ! Tu as appelé Michel pendant que je…

— Ah bon ? C’est vrai que par un moment j’ai pensé à lui, à vous, j’aurais aimé qu’il plonge sa queue en moi, mais je ne savais plus trop où j’en étais. Tu as été… la meilleure amante que je n’ai jamais eue.

— Je ne sais pas si je dois prendre ça comme un compliment !

— Oui, tu peux, c’en est un, un vrai et sincère…


Le petit matin frais les trouva serrées dans les bras l’une de l’autre. Le feu était réduit à quelques braises rougeoyantes, et ce fut sans un mot qu’elles se firent un bisou avant de rejoindre leur chambre respective. Le bruit de l’eau des douches se mêla aux chants diurnes des oiseaux. Après ces ablutions obligatoires en riant, mais toujours sans parler de ce qui s’était tramé cette nuit, elles engloutirent un petit déjeuner bienvenu. Ensemble, elles décidèrent du planning de leur journée.


— oooOOooo —



*Your lake and your chalet !

— Traduction: Votre lac et votre chalet !


*Breasts

— Traduction : « seins »


*Very attractive, really very beautiful too much doubtless !

— Traduction: Très attrayant, vraiment très beau, trop sans doute !

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