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Le mauvais rouge à lèvres…

Chapitre 1

Trash

Le mauvais rouge à lèvres…



Emprisonnée par son plaid, Manon plissa légèrement les yeux, sans résultat… l’encre sur son cahier semblait se brouillait et se mélanger devant elle. La petite blonde hocha la tête et de frustration se mordit la lèvre inférieure presque jusqu’au sang. Dépitée, elle jeta un coup d’œil sur son téléphone, déjà vingt-deux heures passées, voilà maintenant plusieurs heures qu’elle révisait ses leçons de géographie agraire sur les bocages normands et rien ne semblait vouloir imprimer. Elle était au bord de la saturation. Lasse, elle poussa un soupir et décida de s’accorder une micro-pause dans ses révisions nocturnes.

Après s’être étirée à s’en faire craquer le dos, Manon poussa le plaid pour laisser apparaître sa tenue de révision fétiche : une petite culotte noire en coton ultra confortable et un t-shirt ample et long à l’effigie de Blanche-Neige. D’un pas fatigué, elle traversa les quelques mètres de son studio séparant son bureau et sa petite cuisine d’étudiante. Machinalement, la locataire des lieux a attrapé un mug qu’elle a rempli d’eau du robinet avant de l’enfourner au four à micro-ondes. Peu de temps après, un petit sachet de thé aux fruits rouges est venu compléter le liquide fumant.

Le breuvage du soir prêt, Manon est retournée sur son plan de travail en savourant avec délectation son petit plaisir nocturne. Ne se sentant pas encore le cœur à se replonger dans ses cours, la procrastinatrice en herbe a attrapé son smartphone. Entre deux gorgées, son regard fut attiré par une alerte de son se réseau social favori. Un gars qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam voulait la suivre, un dénommé : « Theblackpirlo ». Pensive, elle scruta le profil, peut-être s’agissait-il d’un étudiant partageant un cours en amphi avec elle ? Ils étaient tellement nombreux en L2… pourtant, il n’avait pas trop le physique de l’emploi, il semblait proche de la trentaine, et sur la plupart des photographies l’homme portait des tenues de sport et s’affichait régulièrement en compagnie de chichas. Bref, il n’avait rien du petit géographe en herbe drogué à la caféine qu’elle avait l’habitude de croiser sur le campus. Elle hésita à l’accepter, mais heureusement pour lui, ses miniatures visuelles ne la laissaient pas indifférente. Elle se laissa finalement tenter et valida la demande. Elle allait reprendre sa soirée studieuse, quand une nouvelle alerte l’informa que son follower venait de lui envoyer un message privé… Et comme toute étudiante sérieuse, Manon se laissa détourner de ses études.

Curieuse, la jeune fille s’est précipitée sur la messagerie de son application, le cœur battant la chamade, trop curieuse de voir comment le garçon voulait l’approcher. Allait-il être direct ? Drôle ? Original ? Faire preuve d’humour ? Elle ne le savait pas encore, mais elle allait être loin d’être déçue.

— Coucou ma go ! Alors, tu ne donnes plus de nouvelles depuis que tu m’as sucé le dard comme une reine près de la gare. Tu ne veux plus de ta glace au chocolat ?

Manon a rougi sur place, confuse et outrée de voir autant d’obscénités en un seul message. Elle qui espérait peut-être vivre le début d’une romance inattendue… À sa plus grande honte, les premières pensées qui lui vinrent à l’esprit ne furent pas la colère, le dédain ou l’agacement, mais l’inquiétude. Pendant une fraction de seconde, la jeune femme se demanda si elle n’avait pas abusé lors d’une soirée ou d’un after, il fallait dire qu’elle avait l’alcool facile et très désinhibiteur sur elle. Elle leva un sourcil interrogateur, et poussa un petit rire crispé, l’information était un peu trop grosse, même ivre elle n’aurait jamais sucé un homme en extérieur, pas elle la petite étudiante modèle, fille de dentistes.

— Coucou ! Tu dois faire erreur, je n’ai jamais sucé personne à côté de la gare ! Bisous, a tapé Manon, dépitée que l’homme l’ait prise pour ce genre de filles… Elle aurait dû l’ignorer, ne pas répondre et passer à autre chose, mais son ego venait d’en prendre un coup.

— Haha ! C’est que tu m’avais caché ton sens de l’humour l’autre soir. Bon, en même temps, vu ce que tu avais dans la bouche, tu n’avais pas trop la possibilité de raconter des blagues.

— Je suis sérieuse ! Je ne te connais pas et je ne t’ai jamais taillé une pipe… tu m’as prise pour quoi là ?

— Rhô ! Tu fais ta sainte-nitouche maintenant ? Je reconnaîtrai tes petites lèvres de suceuse parmi des milliers, elles étaient magnifiques recouverte de ton rouge à lèvres Chanel.

— Écoute, stop ! Je ne t’ai jamais sucé, OK ? répondit Manon légèrement agacée, mais en même temps captivée par la discussion. Déjà, sache que je ne mets pas de rouge à lèvres Chanel ! Je n’ai pas les moyens…

— Si tu étais ma go, tu aurais toutes les affaires Chanel ou de marques que tu veux ! Mais sérieusement ma frappe, j’aurais pourtant juré t’avoir fait goûter ma bite… écoute ma belle, tu sais quoi ce n’est pas grave, il faut rattraper ça tout de suite ! C’est quoi ton adresse ?

— Bien essayé, mais non, répondit Manon légèrement amusée par son audace. D’ailleurs, si je t’avais fait une fellation je m’en souviendrais, crois-moi !

— Tu veux que je te raconte ?

— Entre écouter tes fables et mes cours de Géographie, le choix est cornélien ! Allez, je te laisse cinq minutes, fais-moi rêver, écrivit la jeune femme, un petit sourire espiègle naissant sur le visage.

— Alors tout commença il y a des millions d’années quand les femmes se rendirent compte qu’elles pouvaient se mettre une friandise dans la bouche et que le goût était loin d’être désagréable…

— Je t’ai dit que tu avais cinq minutes, pouffa Manon. Alors tu devrais me faire la version courte et non me raconter l’anthologie de la fellation…

— Tu es sûr que tu ne veux pas que je te parle de Cléopâtre et de son surnom de « bouche d’or » ?

— Non ! Je suis sûr, je me lève tôt moi demain !

— Dommage, j’avais des tas d’anecdotes sympas avec des Numides à te compter… Mais je vois que tu préfères « bouche Chanel » à « bouche d’or », chacun son délire. Alors mon histoire a commencé il y a une dizaine de jours, dans un parking souterrain, entre la Tour Perret et la gare. Là, une magnifique jeune femme à la crinière blonde qui n’était visiblement pas toi, mais qui te ressemblait comme deux gouttes d’eau s’est laissée tenter par mes blagues salaces et est montée dans ma voiture.

— Pffu, c’est du pipeau ton histoire ! railla Manon. Aucune femme digne de ce nom ne monterait dans la voiture d’un inconnu juste avec une blague salace. Tu te moques de moi !

— C’est mon histoire de ton histoire, alors laisse-moi la finir ! Et puis entre nous, la fille qui n’était pas toi, semblait avoir abusé un peu sur la boisson et vu la tenue ultra courte et moulante qu’elle portait elle cherchait clairement de la queue… D’ailleurs, dès qu’elle s’est assise sur la place passagère, sa robe est tellement remontée sur ses cuisses que son intimité était visible à des kilomètres à la ronde !

— N’importe quoi, je porte toujours des sous-vêtements !

— Ah, je croyais que ce n’était pas toi Manon ? Il faut savoir… Bref, en moins de deux secondes, les mains tremblantes comme une camée, la morfale a dégrafé ma braguette pour venir gober d’un coup mon sexe épais et délicieux. Franchement, elle suçait comme une reine, sa bouche de bimbo était faite pour ça. J’ai bandé grave dur devant sa technique de traînée sans compter ses petits gémissements qui m’ont rendu fou… En moins de temps qu’il en fallait, je me suis soulagé dans ta bouche experte.

— Pas mal ! Le style d’écriture est brouillon et un peu rapide, mais sulfureux ! Par contre, je te confirme que cette femme ce n’était pas moi ni ma bouche experte, d’ailleurs moi j’ai une technique de princesse, pas de vulgaires traînées…

— Mais tu pourrais devenir cette femme Manon, il te suffit de me donner ton adresse et une heure.

— Merci pour l’évasion érotique, mais non, j’ai des cours à réviser pour demain. Bonne soirée à toi.

— Bonne soirée, n’hésite pas si tu changes d’avis et que tu as envie de mon Kinder Bueno…



Un sourire amusé sur le visage, Manon posa le téléphone. Elle constata soudain qu’elle était en sueur et qu’une tache humide était apparue sur sa culotte de coton et que l’une de ses mains s’y était dangereusement égarée… Sans compter que son cœur était au bord de l’emballement. Elle s’était laissée prendre au jeu, et la conversation avait eu plus d’effet sur elle qu’elle ne voulait bien le croire. Elle tenta bien de reprendre l’étude des paysages agricoles, mais un feu ardent était né dans son bas ventre et elle avait un besoin vital de l’apaiser. Le souffle court, la jeune ingénue a attrapé son téléphone, et la main tremblotante, elle a tapé un message qu’elle n’aurait jamais pensé écrire quelques minutes plus tôt…

— Tu sais, mon adresse, c’est le 732 bis, rue de Beauvais, fini par écrire impusilvement Manon sans s’en prendre le temps de la réflexion, avant de se mordre de nouveau la lèvre, incrédule en relisant ce qu’elle venait de taper sur son clavier.

Les yeux écarquillés, des décharges électriques dans tout le corps, elle fixa les trois points sur l’écran l’informant que son correspondant était en train de lui taper une réponse. Les minutes qui suivirent furent parmi les plus longues de sa vie.

— Tu es sérieuse Manon ? Alors toi ma petite, tu kiffes vraiment la bite, pour donner ton adresse au premier black venu ! Par contre, sache que je ne suis pas un poète ! Si je viens ce soir c’est pour te déboîter sans ménagement, alors ne vient pas pleurer après… car ma belle, tu risques de ne pas de pouvoir marcher droit pendant un moment. Tu veux toujours que je passe ?

— Oui, je suis parfaitement capable d’encaisser un artiste… Je t’attends !

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