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La mécanique du plaisir

Chapitre 1

Lesbienne

1 Situation déconcertante

 

Le portail électrique claqua d’un coup sec, aussitôt suivi par le crissement du gravier dans l’allée bordée de hauts massifs multicolores jusque devant la maison de plain-pied invisible de la route. Chantal, la secrétaire de Caroline Ferrandini venue me chercher à la gare de Nice en fin de matinée, attrapa d’autorité mon sac de voyage plutôt léger sur la banquette arrière ; la lettre reçue avec le billet de train disait de ne pas m’encombrer de fringues inutiles dans la région l’été. Je la suivis presque à l’aveugle, les yeux irrités par le reflet du soleil sur le crépi blanc.

– On est mieux de l’autre côté, vous verrez.

Voir ? Ma foi, je ne demandais rien d’autre pour l’instant. Une fois la porte fermée, sa précipitation à tirer les verrous de sécurité m’amusa, la prudence frisait la paranoïa, il s’agissait certainement d’une conséquence fâcheuse de la vie de célébrité. En revanche, la secrétaire avait raison sur un point, la température était plus supportable à l’intérieur. On passa devant la cuisine envahie de parfums alléchants, une petite mamie remuait une cuiller de bois dans une casserole.

– Voici Martine. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, le pense-bête se trouve sur le réfrigérateur. C’est surtout elle qui commande ici, pouffa Chantal à mi-voix. Voici le salon, le couloir au fond mène à votre chambre, il y en a aussi six en tout.

La femme de ménage ne devait pas s’amuser tous les jours, je préférais ma place à la sienne. La remarque un peu déplacée s’évapora, rien ne valait le spectacle de la piscine derrière la baie vitrée, sauf peut-être la vue du grand large au-delà de la haie de thuyas artificiels. Je comprenais pourquoi les fringues étaient inutiles, on devait passer le plus clair de son temps en maillot de bain dans cette baraque.

– Une inspiration au voyage, n’est-ce pas. Bonjour Camille.

La légèreté de la voix dans mon dos réveilla des souvenirs d’interviews entendues ici ou là ; je me retournai, un peu minable d’avoir pensé d’abord au cadre magnifique.

– Bonjour madame.

Caroline Ferrandini, aussi digne en peignoir de bain qu’en tailleur, ignora la main tendue pour m’embrasser sur les joues. La peau veloutée laissa sur la mienne le parfum fleuri de la douche, une mèche de cheveux châtains encore humides chatouilla le bout de mon nez. C’était l’extase, jamais je n’aurais imaginé un accueil aussi chaleureux de la part de la lauréate du dernier prix Femina. Une flamme bleutée brilla dans les grands yeux clairs.

– Je t’en prie, on se tutoie, il n’y a que cette idiote pour me vouvoyer, pouffa-t-elle à l’intention de Chantal amusée. Pourtant, on travaille ensemble depuis plus de vingt ans. Tu veux boire l’apéro ?

Un regard lourd remplaça le sourire de la secrétaire particulière, aussitôt réprimé par sa patronne d’une voix guillerette.

– Ça va, Camille est majeure. Sers-nous dans le jardin pendant qu’on va se changer.

 

♀♀
 

Caroline m’entraîna par la main vers le couloir au bout du salon, elle avait tendance à se montrer plutôt directe d’après Chantal, même envers les inconnus, une habitude qui me rappelait mon adorable mère. Mes yeux mirent plusieurs secondes à remarquer trois portes dans la pénombre.

– Voici ta chambre à gauche, la mienne est à côté. Là, on a une salle de bain, avec des toilettes au cas où, précisa-t-elle complice.

La vache ! Papier peint mauve, mobilier blanc, l’association faisait très girly, je posai mon sac, émerveillée par la vue sur la piscine. La télé à écran plat fixée au mur en face du grand lit faisait un mètre de long, dans un angle près de l’armoire penderie équipée d’une psyché, une chaise secrétaire et une table formaient un coin bureau. Pour rentrer tout ça dans ma chambre à Paris, il aurait fallu pousser les murs.

– Ça te plait ?

L’engouement de Caroline trahissait une fraîcheur inattendue de la part d’une femme entraînée à défendre ses opinions sans concession ; on aurait dit que la quinquagénaire voulait s’identifier à moi.

– Beaucoup, c’est la chambre rêvée.

Par contre, je ne voyais pas l’intérêt d’un baby phone branché à une prise électrique au-dessus de la table de bureau. Caroline explosa.

– C’est un répéteur Wi-Fi pour te connecter à Internet.

Le rire franc me rassura, autant éviter les malaises le premier jour, les suivants aussi. Elle s’installa au bord du lit pour ouvrir mon sac sans me demander la permission, je la sentais pressée d’en finir avec la corvée du linge.

 – Balance ça sur les cintres, il fait trop beau pour s’enfermer.

Difficile de lui donner tort. Les fringues qui avaient demandé des heures de pliage minutieux finirent dans l’armoire en moins de cinq minutes, excepté le maillot de bain deux pièces acheté juste avant de partir.

– Tiens, mets-le.

Le poids du regard me paralysa, un relent de complexe me rattrapa. Le temps avait un peu gommé la honte, mais de là à me déshabiller en public, il y avait une marge. Car pour l’enfiler ce foutu maillot de bain, je devais d’abord me foutre à poil. Caroline se leva enfin, sans montrer de déception.

– Change-toi tranquillement, je vais en faire autant.

Elle gagna d’un pas lent la porte de communication entre nos chambres. Une maison à Théoule-sur-Mer indiquait peut-être une disposition au naturisme. Très peu pour moi, les mecs nous bavaient dessus quand on était habillées, je ne voulais pas les provoquer en me baladant sans rien sur le dos.

 

♀♀
 

Une légère brise marine essayait en vain de démâter le parasol qui maintenait la table à l’ombre. Caroline remplit deux coupes, la bière me réussissait mieux, enfin, je n’allais pas faire la difficile. Trinquer avec une célébrité au bord de sa piscine privée, je n’aurais jamais osé y penser avant de répondre à l’annonce, ni après, elle avait certainement reçu des candidatures meilleures que la mienne. La lettre d’embauche était encadrée dans ma chambre, près du diplôme du Bac L.

– Oublie le contrat, c’est un mauvais délire de mon agent, il se prend trop au sérieux, celui-là. De toutes façons, je t’ai engagée, tu n’as de compte à rendre qu’à moi.

Mon regard se posa sur la secrétaire plongée dans un jus de fruit avant de prendre le volant ; je me voyais mal ignorer ses recommandations, vingt ans de service conféraient une certaine autorité. Caroline se pencha à mon oreille.

 – Chantal s’en va dans l’après-midi. Je l’adore, mais ça nous fait du bien de passer l’été loin l’une de l’autre, on ne se supporterait jamais le reste de l’année autrement. À la tienne, vieille branche ! lança-t-elle en riant.

– Ne vous laissez pas faire, Camille, ou elle vous fera tourner en bourrique.

Le malaise ressenti un peu plus tôt avait fondu au soleil, leur amitié faisait plaisir à voir. Caroline vida la moitié de sa coupe d’une traite aussi facilement que si ça avait été de l’eau. Chantal craignait peut-être l’attirance de la patronne pour l’alcool.

– Pourquoi vous m’avez choisie ?

– L’idée d’embaucher quelqu’un pendant l’absence de Chantal vient de mon agent. Je ne vais pas te mentir, il aurait préféré quelqu’un de plus expérimenté, mais ta lettre de motivation m’a emballée, concise, directe, sans chichi. Je viens de passer trop de temps à écouter des vieux schnocks déblatérer sur la cause féministe, ça me changera de parler avec une jeune femme, et pas seulement de littérature. J’ai besoin d’avoir un regard neuf sur la société, sans concession.

J’acquiesçai d’un hochement de tête, rassurée. Caroline savait mettre les gens à l’aise au moins ;  je voulais me montrer à la hauteur des espoirs placés en moi.

– Tu seras parfaite, le travail d’assistante n’a rien de compliqué. Au fait, ma frangine arrive cet après-midi, on commencera demain.

Fabienne Ferrandini réalisait des films, dont certains gros succès au box-office. Si les sœurs avaient le même tempérament, je n’allais pas m’ennuyer.

 

♀♀
 

– Bien reposée ?

La voix enjouée me fit sursauter ; sans m’en apercevoir, j’avais piqué un petit somme à l’ombre de la terrasse, histoire de récupérer du long voyage. Caroline se pencha vers moi, désinvolte, l’ample kimono de soie bailla sur des seins lourds, tombants comme deux grosses larmes sous le poids des années, qui maintenaient quand même l’illusion de la fermeté. Beaucoup de femmes de son âge devaient la jalouser.

– Tu veux un café ou autre chose ?

Une bouteille de jus d’orange à portée de main suffisait à mon bonheur. J’attrapai un verre sur le plateau au centre de la table.

– Merci, ça ira.

Fabienne, arrivée juste avant ma sieste, s’extirpa de la piscine à la force des bras puis nous rejoignit d’un pas tranquille, complètement nue, aussi décomplexée que son aînée. On aurait dit des jumelles malgré trois ans d’écart.

– Ne fais pas cette tête, Camille, tout le monde pratique le naturisme dans la famille, tu y viendras aussi.

Ouais, peut-être dans une autre vie. Caroline s’installa près de moi devant une bière, les jambes croisées, le tissu remonta sur des cuisses pleines. Je ne pouvais pas m’empêcher de comparer les formes exhibées, semblables exceptés les seins, la cadette mettait en avant une paire de poires bien mûres prêtes à être cueillies. L’une à poil, l’autre débraillée, les deux jouaient à s’accaparer mon attention ; match nul.

– Tu ne trouves pas qu’elle devrait faire du cinéma avec un physique pareil ?

– À voir, gloussa Caroline une main sur mon bras, le regard brillant. La luminosité est parfaite, tu pourrais filmer un bout d’essai.

Eh ! la patronne poussait un peu loin la provocation. Je pris le parti de m’amuser de leur lubie ; c’était ça ou rentrer à Paris plus tôt que prévu.

 

♀♀
 

J’ouvris les yeux vers minuit dans ma chambre baignée d’une clarté lunaire spectrale, rattrapée par une envie de pisser. Me coucher tôt était le seul moyen que j’avais trouvé d’échapper à l’emprise des sœurs qui m’avaient chahutée une bonne partie de la soirée, y compris pendant le dîner arrosé sur la terrasse, au point de me retrouver complètement nue devant la caméra. Je me glissai dans le couloir sur la pointe des pieds par souci de discrétion, à poil puisque j’ignorais où se trouvait ce fichu peignoir de bain.

Allais-je subir leur extravagance tout l’été ? Avec un peu de chance, Caroline aurait plus l’esprit au travail dès demain. La lumière dans le salon m’interpella, aucun bruit ne trahissait une discussion ou la télévision, il s’agissait peut-être d’un oubli. Je passai la tête par l’entrebâillement de la porte, et là... surprise ! Affalée dans le fauteuil secrétaire devant l’ordinateur de bureau, Fabienne se masturbait copieusement, trop occupée par ce qui se passait à l’écran pour remarquer ma présence.

Jusque là, j’imaginais seulement les mecs se branler en matant du porno sur Internet, pas une femme de 47 ans, encore moins la célèbre Fabienne Ferrandini connue dans le monde entier. Malgré la trouille de passer pour une voyeuse, un début d’excitation me retint de foutre le camp, l’envie de pisser pouvait attendre encore un peu. Si on m’avait dit que surprendre la sœur de ma patronne jouer avec ses tétons en astiquant son clitoris me ferait tant d’effet...

– Elle est belle, hein ?

 

♀♀
 

La présence de Caroline me fit sursauter. Au prétexte de m’empêcher de tomber, elle me rattrapa d’une main ferme sur le bas-ventre.

– Ça donne envie de la rejoindre.

Oui, euh... peut-être pas. D’accord, la situation me mettait dans un état lamentable, de là à faire un trio avec elles, il y avait de la marge. Par contre, le souffle saccadé dans ma nuque trahissait la patronne.

– Et toi, tu te caresses souvent ? Je parie que oui.

Merde ! Pourquoi fallait-il que ça m’arrive à moi ? Les seins lourds contre mon dos, je sentis les tétons pointer, les doigts fouineurs dans ma touffe s’aventurèrent plus bas.

– Tu aimes ?

Oui, au point de m’agacer. Caroline essaya de m’embrasser, je résistai, espérant que la raison l’emporterait. La garce effleura mon clito, une décharge électrique me força à desserrer les dents. Une langue vorace fouilla ma bouche, elle empestait l’alcool.

« Humpf ! », j’aurai été bien incapable de balancer des paroles plus compréhensibles. Le temps d’échapper à ce baiser volé, Fabienne avait tourné le fauteuil vers nous, et se masturbait en nous observant. Je me sentis prise au piège.

– Ouvre sa petite chatte, mets un doigt dedans.

Caroline obéit, elle l’aurait fait même si sa frangine n’avait rien dit.

– Elle mouille. Regarde, ça rentre tout seul.

Je laissai échapper un hoquet, déjà convaincue que ce traitement allait me faire jouir. Fabienne frissonna, elle prit son plaisir dans un sifflement aigu. Le mien suivit dans la foulée, bref, intense, violent, l’envie de pisser m’empêcha d’en profiter pleinement. Je me tournai le temps de surprendre Caroline lécher avec gourmandise ses doigts luisants de ma mouille.

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