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Mémoires d'une jeune suceuse

Chapitre 4

Mon "Petit Déjeuner" du Samedi

Hétéro

Vous me pardonnerez de m’étendre quelque peu aujourd’hui, sur un sujet sacré pour moi, sacré au point que ce serait faire outrage à la sincérité, si, par fausse humilité peut être, par ingratitude certainement, je ne prenais la peine de décrire dans ce chapitre la place d’honneur d’un tel sujet dans mon esprit, autant que dans mon couple.


Excusez donc ma jeune plume : au risque que mon récit vous paraisse s’étirer peut-être exagérément (le rythme en dents de scie du texte tente d’imiter celui de son plaisir), il me faut bien vous dire tout de même une chose ou deux, sur l’amour que j’ai pour le sperme de mon homme.

Néanmoins, je ne saurais souffrir de vous faire concevoir contre moi quelques griefs. Aussi, j’ajouterai que c’est la jeune femme de vingt-et-un ans qui vous raconte aujourd’hui celle qui est née à dix-huit. Ma "nature" se poursuivant jusqu’à ce jour, vous ne m’en voudrez pas, donc, d’exprimer en premier lieu le lien "spirituel" que j’ai appris à entretenir envers cet aliment, lors des masturbations matinales de mon maître.

Mais je m’efface, à présent, et vous laisse à votre lecture, si toutefois vous me faites l’honneur de la poursuivre, recevant ici l’assurance que, si vous le faites, "tout vient à point, à qui sait attendre"...


[ Pour qui démarrerait sa lecture ici, je redirai que ce récit raconte un épisode hebdomadaire de ma vie sexuelle à travers les jeux de soumission consentie et désirée qui lui sont propres, toujours basés autour de la fellation, et plongés au cœur d’une relation d’amour et de confiance...]


Pour les autres, encore un mot : Je ne m’éterniserai pas en justifications dont vous vous fichez sans doute pas mal, mais je dois au respect des lecteurs. rices, de vous préciser que je reviens vers le récit "descriptif" pour l’instant, même s’il me procure encore pas mal de gêne devant vous.


Je le fais, car mon homme l’exige, et je ne saurais me refuser à une proposition de lui, présentée si gentiment... :


— Quitte à vouloir exciter tout le monde comme tu le fais, autant que j’y trouve un peu mon compte, non...? Nos dialogues de pipes, c’est du recuit pour moi : je les ai déjà vécus, même si j’avoue, c’est marrant de voir ce que toi tu en retiens, donc ce qui t’intéresse... Mais en revanche, je sais que ça te gêne, mais si tu te racontes à la place, si tu décris ce que tu vis avec moi, je saurai tes pensées, et ça, je kiffe vraiment beaucoup, tu vois... Si tu préfères, je te dis les choses comme je les pense : ta pudeur, je la baise. C’est plus clair, comme ça...?


________


Aujourd’hui, j’ai l’autorisation de mon amoureux maître, pour vous raconter mes samedis matins.


Si mes vendredis soirs vous ont paru assez particuliers, autant vous le dire de suite, mes lendemains n’en dénotent pas par leur couleur...


Dans la nouvelle existence que j’ai épousée avec lui, le samedi commence toujours de la même façon. En effet, il s’ouvre pour moi sur un "petit-déjeuner en amoureux" (c’est comme ça qu’était nommée cette partie de ses instructions à incarner, dans le "manuel" de fiançailles qu’il m’a remis).


Vous aurez peut-être retenu que mon merveilleux mari est charpentier de son état. Habitué à se lever aux aurores, ses deux jours de repos hebdomadaire ne lui laissent jamais le temps de se défaire de ce rythme ; il est par conséquent extrêmement rare que j’aie le bonheur de me réveiller à son côté le week-end.


Non, tous les samedis, il se lève vers six heures, ce qui est déjà tard pour lui, et vaque à ses affaires du jour, en me laissant terminer ma nuit seule...


Sa coutume, c’est de descendre à la boulangerie dans la vallée, d’y acheter des viennoiseries pour mon "deuxième petit-déjeuner", d’aspirer son premier café au bistrot, de se procurer son journal, et de rentrer le lire en faisant infuser le thé de sa chérie. Puis, il prépare sa journée, en m’attendant...


De mon côté, en général, j’ai veillé avec lui au soir, profitant longuement et tendrement de nos retrouvailles après cinq journées de célibat contraint... Je ne l’entends donc pas se lever aux aurores, dormant tout mon soûl, ou presque, une heure et demie de plus...


Sept heures trente.


Son réveil sonne, il l’a programmé pour moi : c’est l’heure où mon maître désire me voir debout. Enfin "debout", façon de parler...^^


Ce jour-là aussi, le rituel est précis, et immuable : je m’étire, me lève sans réfléchir, tire les rideaux du lit que je retape par la même occasion, puis je convie le jour à pénétrer la chambre, et je file en nuisette (toujours bleu nuit, c’est la couleur qu’il aime me voir porter au lit, si vous voulez l’image...), et je file, donc, brosser mes dents, dans l’alcôve de bain qui y est contiguë.


Ensuite, avec une pince ou un crayon, je relève ma blondeur au-dessus de ma nuque, en ayant soin de laisser quelques mèches nonchalantes retomber sur mon visage et mes épaules, pour le faire fondre... Un trait de khôl pour souligner mes "cieux", jamais davantage, et je reviens dans la pièce, où, après avoir préparé mes vêtements pour la journée et les avoir soigneusement disposés sur le lit sans m’en être vêtue, je prends ma place, dans ce déshabillé qui ne démérite pas son nom, debout, auprès d’une colonne du baldaquin.


Je m’inspecte ensuite quelques secondes dans le miroir fort piqué de la cheminée, et, y distinguant mon image, qu’il me renvoie comme en contraste de netteté, je constate comme à chaque fois combien mon visage est décidément incapable de dissimuler mes émotions. En effet, je peux moi-même y lire la joie douce et sereine que me procure l’idée anticipée du rituel qui va suivre, et, ce matin-là, je reconnais qu’il me trouvera encore embellie, à la faveur du rayon de soleil matinal qui, furetant par les petits carreaux, vient enluminer mon teint, d’une pâleur de vélin, et me nimber toute entière de sa tiédeur paisible.


Dans le même temps, la curiosité insolente du jour, comme pour abuser ma silhouette, incite ce rai de lumière à la souligner sans scrupule, intrigant de concert avec la transparence de la soie... Aussi, dans le reflet d’argent de la glace, je peux apercevoir le galbe de mes seins, si lourds pour mon âge, et chasse immédiatement le souvenir des sombres heures que leur précocité m’a coûtées, au collège...


L’instant qui suit, ce n’est plus qu’au bonheur présent, que je me plais à penser ! Accueillant ce jour qui s’ouvre dans mon existence avec lui... (Lui !), je baisse alors la tête, relâche mes bras, et je croise comme il le faut mes mains devant moi, en attente, à la disposition de mon maître.


Il est huit heures moins cinq ; je peux déjà l’entendre chantonner innocemment, en s’approchant de la chambre...


Il entre tranquille, puis il vient, jusqu’à se trouver devant moi.


C’est alors qu’il marque toujours un temps d’arrêt, sans doute pour capter mon attention en suspendant l’instant, tandis que je reprends chaque fois conscience de la différence abyssale de taille et de stature qu’il existera pour toujours entre nous...


Puis, il saisit délicatement mon menton de sa main gauche, relève ma tête tandis qu’il approche son visage, tout près, vraiment tout près, et transperce le mien de ce regard d’émeraude dont je suis éperdument et irrémédiablement amoureuse...


Là, il fait pause à nouveau, laissant sa volonté considérer l’océan de dévotion que lui offrent avec candeur mes yeux, encore un peu ensommeillés...


Dans ses yeux à lui sont inscrits tout autant la froideur de sa domination, à laquelle va se donner sans mesure la jeune fille toute menue qui se tient devant son corps massif, et la chaleur de l’amour immense, dans lequel, seul, je peux sentir qu’il puise la violence du désir de me voir soumise à sa personne...


On ne se touche pas, hormis ses gros doigts d’artisan sur mon bas de visage. Et pourtant, ces réveils sont pour moi les plus passionnés de nos "câlins", et, chose encore plus troublante à y repenser, mes préférés...


Je sens son souffle me couvrir, me désirer, je n’ose même pas imaginer la brutalité des pensées que sa virilité susurre alors sans doute à son esprit ni les images de moi qu’elles doivent lui inspirer... Et pour cause, c’est au secret de nos mutismes que demeure ce monde d’obscénités.


Mais, de l’extérieur - si tant est qu’on me permît de considérer la scène de loin -, je jurerais que le premier œil indiscret qui viendrait à passer devant la fenêtre serait porté à croire que mon chéri s’apprête à déposer sur mes lèvres un baiser matinal empli de volupté.


Mais la vérité, moins précautionneuse, qui dissipe toute illusion d’une telle peinture, me pousse à vous écrire plutôt que mon adolescence, sciemment dévergondée par ses soins, se suspend silencieusement à son regard, et n’attend qu’une seule chose : l’ordre de mon maître, qu’il se plaît à m’avoir interdit de lui réclamer, pour préférer me laisser l’espérer, longtemps, et intensément...


Après peut-être une minute entière, lorsqu’il ouvre la bouche sur une ultime pause, je sais qu’il va parler, que viennent les trois mots... Je sais qu’il est temps, et qu’enfin, ma journée est sur le point de naître avec eux... Je sens qu’il s’apprête à me les offrir... Son regard se renforce, ses sourcils se froncent puis se figent, ses doigts sur mon visage resserrent leur emprise, et tombe sa voix, qui j’entends presque encore, à l’heure où je vous écris...


— A genoux, Salope.


... Je n’ai rien à répondre. Ce qu’il dit est ce qui est, et cela me réjouit au plus haut point, ici, et maintenant. Et puis, quoi qu’il en soit, le samedi matin, il m’est défendu de parler avant d’avoir consommé ce premier repas.


Pour moi, je me plie avec bonheur à l’ordre de notre relation. C’est avec lui du sexe comme je l’aime : le dominant parle, la suceuse écoute... Le maître ordonne, l’élève s’agenouille... L’autorité donne, la salope reçoit.


Le samedi, je ne m’agenouille pas de la même façon que le vendredi. Je m’agenouille, pourtant. Mais il tient particulièrement à ce que sa suceuse reçoive son petit-déjeuner - et se mette dans l’esprit de le recevoir -, dans une position adaptée à cette loi. Hors de question pour moi ni de me servir ni de prendre aucune initiative, d’ailleurs : Ce repas-ci se déroule exclusivement dans mon obéissance, et sans une parole de ma part.


Connectée à ses yeux, à son ordre, je m’abaisse, lentement, en position de réception, c’est-à-dire que je me laisse tomber sur mes genoux qui s’écartent largement, ainsi que mes jambes pliées, afin de poser mes fesses par terre, entre mes deux pieds nus. Je suis assez souple grâce aux années de danse baroque, de ce fait, cela ne m’est pas du tout inconfortable.


Dans cette position, où je me trouve encore plus bas que la veille face à lui, je pose ensuite mes mains à plat au sol, à peine au-devant de mes genoux. Cela provoque une cambrure extrême de ma croupe, et pousse mon buste à s’étirer devant mon maître comme en un salut au soleil... Lors, bien que ma tête se penche et se fige en arrière (les quarante-cinq degrés, vous savez, désormais...), la rondeur de mes fesses en est tellement accentuée qu’il a tout loisir de les voir depuis sa position, son regard surplombant largement ma fine constitution, qu’il enveloppe sans peine.


En outre, il ne saurait ignorer - je lui fais confiance -, que cette contorsion fait remonter ma nuisette, en dénudant le bas de mon corps jusqu’à la taille, ni que la pression de ma cambrure pousse mon clitoris à saillir légèrement, lequel émerge indécemment entre les lèvres de ma petite vulve, qui s’entrouvre en une délicate amande, offerte à l’aventure de son désir de possession.


Oh ! Ne me prenez pas pour plus cochonne que je le suis : Ce qu’expose mon entrejambe asservi, je me garde bien de le lui exhiber, ce n’est pas là mon genre, et puis, de là où il se trouve, par-devant, mon maître ne saurait rien voir, et il ne compte pas quitter d’un instant une place qui n’est que sienne...


Grands Dieux, non ! Jamais sa suceuse, dans ce moment, ne s’exhibe elle-même : tout est de la faute de l’autre miroir, celui qui reste posé à terre, incliné contre la commode juste derrière moi... Il s’en charge très bien à ma place, ce complice-là, et, tel un prolongement du droit de mon seigneur, il vient, sans me le demander, lui refléter ce que ne cache plus mon entrecuisse.


Sans doute, l’impudence de cette glace - un vice propre à la race des miroirs -, en élargit-elle le reflet à la vue de mon maître jusqu’à y inclure, un peu plus bas, celui de l’épilation impeccable de mon intimité, qui semble encadrée par ces fesses blanches, que ma cambrure révérencieuse écarte sans que je n’y aie gare...


Par-devant moi, mes seins ne lui sont plus cachés non plus dans mon vêtement de nuit, dont l’échancrure baillante lui sert maintenant la vue avec la même inconvenance...


Sur eux comme sur ma croupe et jusqu’aux alentours de mes lèvres dites "intimes", s’il daigne y porter l’œil un instant, certainement mon amoureux tortionnaire reconnaîtra-t-il le grain de peau typique de la jeunesse que traverse un frisson...? Mais qui saurait trancher, quant à savoir à qui mon épiderme doit-il cela, du froid matin, que la lumière du rayon curieux tiédit à peine, ou de la situation honteuse en laquelle je me complais, quoique ne me sachant pas, par un jeu de miroirs, possédée toute entière aux émeraudes de mon homme ?...


N’importe, ce n’est qu’après que son regard ait pris possession de toutes les voluptés de sa servante, qu’il daigne s’en revenir à mes yeux.


C’est la bénédiction que j’espérais, et dès lors, j’ose librement le souhait d’obtenir sa bite pour toute nourriture, consciente que, ces matins-là, ce n’est qu’avec mon visage seulement que j’aurai à la lui réclamer.


Ainsi, j’ouvre doucement la bouche, je laisse s’ourler sensuellement mes lèvres, gonflées par une Nature probablement prémonitoire, et ma langue amoureuse sort se tendre, à distance toujours respectueuse, vers son entrejambe, dissimulé dans sa prison de toile...


— Tu es vraiment faite pour ça, tu sais, ma Nymphe... Une petite Putain en Carême, qui espère sa manne : C’est tout ce que je vois, là, devant moi...


Oh ! C’est une torture pour moi de ne pas lui répondre, quand mon âme n’a de cesse de crier et répéter en elle "Mais c’est tout ce que je suis, Maître !"


Or, si sa règle est dure, c’est pourtant bien sa règle.


Le week-end, il porte ordinairement un pantalon de ville, en coton l’hiver, en lin l’été, souvent beige ou noir... C’est assez dingue, mais de plus en plus, peu importent les circonstances - parfois pas du tout adaptées -, quand j’entends chanter le zip de ce type de braguette, mon esprit commence à associer ce son à un bruit de cuisine, et je me surprends de plus en plus souvent à en saliver toute seule, malgré moi...


Une fois ce bruit émis (et ma salivation enclenchée, donc...^^), il fait disparaître quelques-uns de ses doigts dans l’entrebâillement de son pantalon, pour déboutonner son caleçon et en extraire sa lourde pine, que l’idée de se voir accueillie dans bouche dès mon réveil a faite durcir et se gonfler, par avance...


Néanmoins - ne vous en déplaise -, le samedi matin, je ne suce pas. Un comble, vous me direz, pour une suceuse... Mais non, le samedi matin, je ne suce pas... C’est défendu.


Le samedi matin, si ma langue se fait moelleuse en s’offrant à sa queue comme les autres jours, c’est pourtant différent à ce moment-ci.


Car c’est pour qu’elle reste tenue aux fers de ma gourmandise frustrée, que je la garde tirée à son intention. Ceci, afin de n’être qu’un support confortable à son gland, durant sa branlette matinale.


Je ne suis ici que pour cela, et pour être alimentée de sperme à l’instant et condition de sa seule jouissance... Rien de moins, et surtout, rien de plus.


S’il ne s’est pas masturbé depuis la veille, il s’est en plus baigné entre temps, permettant à l’eau de profaner l’exhalaison naturelle de son corps, pour contrarier, par son nettoiement, la dévotion de mon amour. Néanmoins, il ne m’oublie jamais.


Et comme il sait autant que j’ai horreur du savon sur son sexe qu’il sait aussi que je l’aime quand il sent et goûte un peu fort - vous le saviez aussi, ce me semble -, son bain de propreté a eu la bonté d’épargner pour moi ce coin-là, dont le mâle parfum me demeure consacré.


C’est donc une odeur toute crue de queue du matin qui vient enivrer mon univers, lorsque, après l’avoir sortie, il se met à la promener longuement un peu partout sur mon visage, pour "Parfumer sa Pute" ; caresses qu’il accompagne de nombreuses bifles commentées vertement - il m’aurait dit "flapis", dans le dialogue -, pour achever de m’éveiller tout à fait à sa vénération...


Après ce barbouillage traditionnel, mon homme a coutume de commencer lentement sa masturbation, sitôt qu’il a posé son gland fumé, à demi couvert, sur ma jeune langue... A cet instant, tout est bien ordonné comme il se doit : je suis heureuse, ayant tout ce dont j’ai besoin pour l’être, et je peux entendre, en bas, depuis ma place, et de sa bouche même à lui, qu’il ne voit plus en moi qu’une petite suceuse reconnaissante. Comme hier soir, il n’y a plus que l’extase qu’il puisse lire dans mes yeux ; car dans mon âme, dont ils sont la transparente porte, elle occupe toute la place.


Mais à la vérité, je dois de confesser ici que c’est lui qui fait tout, le jeu consistant pour moi en une sorte d’objectification consentie, comme devenant l’œuvre dont il est le statuaire...


Il me faut demeurer impassible et silencieuse, mais j’ai quand même le droit – comprenez le devoir – d’aspirer de l’air par la bouche (ce qui me permet de goûter allègrement la saveur de son membre), tout comme celui d’émettre les petits gémissements de contentement que vous me connaissez désormais, et qui aident mon Pygmalion à mieux utiliser sa statue de chair agenouillée, à son gré.


Mon corps n’est que matière inanimée, mon esprit fasciné est comme éteint dans un grand recueillement, et, dans cet instant, il n’est que l’élixir sexuel de sa masculinité pour détenir le pouvoir de donner, à l’esclave volontaire de sa bite, toute vie et tout mouvement.


J’imagine que d’autres que moi se retrouvent parfois aussi dans cette position... Je porte leur pensée, tant, pour ma part, il y a de plaisir dans le fait de me tenir ainsi, de n’attendre que le moment où mon homme va éjaculer dans ma bouche ouverte de bon matin. Ça me fait tellement mouiller, que le tapis de la chambre en est chaque semaine le témoin privilégié, au point qu’on a pris coutume de le nommer "mon bavoir"...


J’aime beaucoup, aussi, la musique que provoque le va-et-vient de son prépuce dans le silence, amplifiée par la rondeur de ma cavité buccale... Ses mouvements le font si habilement glisser en rythme à l’endroit de mon goût, mariant comme nous son obscénité à celle de ma salive, qui n’est que d’appétit...


La plupart du temps, il le prend, son temps, et laisse bien germer puis croître en moi une faim très concrète, qui, dit-il, caractérise "la nature que sa rencontre a permis de révéler à mon être"...


De fait, lorsqu’arrive la première accélération du geste de sa main sur sa verge, aussitôt l’incontrôlable envie de boire du sperme prend en mon âme comme un feu de paille, ensemble avec mon excitation, et la sienne. Cette gradation de changements de rythme est toutefois lente et par lui mesurée, et le seul lien charnel qui est le nôtre en cet instant me tient toute connectée à son désir ; celui de faire monter sa propre jouissance, à la seule image de la petite suceuse muette qui, s’il en décidait ainsi, demeurerait en prosternation, à ses pieds, tant qu’on me prêterait vie...


Ainsi, il s’écoule en moyenne un bon quart d’heure de service, où son plaisir s’enflamme puis s’apaise, avant que son méat ne commence à m’annoncer que mon repas est bientôt prêt.


Profitant alors de la viscosité de son liquide séminal, il ne délaisse pas, le temps d’une mince humiliation, le plaisir de décoller délicatement son énorme érection de ma langue. Force est alors pour lui de constater que, quoi que je fasse ou ne fasse pas...


— Tu vois, regarde : Il y aura toujours comme un "fil" pour te rattacher à la bite, et te ramener sur le chemin de ta vocation, petite Salope...


Quand il me les balance, ces mots-là font presque trembler mes mains, tant mes hormones m’enjoignent de venir toucher, presser, et glisser sur mon clitoris en délire, par la seule situation...


C’est pourtant hors de propos que d’y songer : ce matin, son service égoïste doit seul me rassasier, et ma jeune vulve au supplice continuera de baver mon plaisir incontinent, sur le pauvre tapis carmin de Perse...


_________


Inturlute... euh... Interlude :


Au début de notre histoire, mon homme m’a expliqué dans son "manuel" qu’il allait m’apprendre à centrer mon plaisir sexuel, et surtout clitoridien, sur "ce qui compte vraiment" dans la vocation de suceuse qu’il me devinait, c’est-à-dire le sperme en tant que base de mon alimentation le week-end, et qu’à ce titre, le simple geste de "m’éjaculer à manger dans la bouche" sans autre rapport sexuel suffirait un jour - il s’en affirmait sûr -, à me provoquer un orgasme.


Je vous l’avoue sans manières, je n’en suis hélas pas encore rendue là. Le samedi matin, mon maître cherche donc à estimer, en se basant sur mon degré d’excitation et la distance apparente qui me sépare encore de ma propre jouissance, "le niveau d’éducation où en est son apprentie salope"...


Tenez, à ce propos, samedi matin dernier, il m’a d’ailleurs avoué, tandis qu’il barattait son lait pour moi, le fait qu’il attendait que j’eusse atteint ce seuil, avant de "se décider à me prêter":


— Il faut faire les choses bien, tu comprends...? Je ne voudrais pas encombrer mon meilleur pote d’une Petite Suceuse mal élevée...


Le cruel ! Il me fait comprendre non seulement qu’il avance sur la question dans son coin, mais qu’il a même carrément choisi quelqu’un de très important pour lui, et que je déplore de n’avoir pas rencontré encore, après trois années de Mariage ! Et il me sort ça, lui, comme l’idée d’un pique-nique champêtre, proposé dans une parenthèse insouciante au milieu d’une conversation, alors qu’il sait très bien qu’à ce moment-là, il m’interdit lui-même absolument toute réponse, et que je ne m’y risquerais pas...!


Soit ! Puisqu’il le faut bien, Amour, c’est ici que tu le liras de moi, à défaut de l’entendre : "Avec plaisir, Maître"...


[ Fin de l’interlute... lude (décidément...) ]


_________


C’est fou comme mon homme éjacule différemment selon le moment, ou selon son envie peut-être...? Il faudra que je lui demande, à l’occasion (vous comprendrez assez vite que je mange presque toutes ses jouissances, du moins, lorsque les kilomètres ne nous séparent pas...)


Le samedi matin, puisqu’on est sur l’exemple, c’est hyper-nourrissant ! Ça dure toujours longtemps, et il fait souvent précéder ça d’un :


— Allez Salope, à table.


Je commence à connaître ses ("mes" serait plus juste, quand on considère vraiment la situation ^^) délivrances par cœur ! Et je ne sais si cela tient à moi, mais depuis qu’il a vu que même avec son gros gland sur le bout de ma langue, et sans fermer la bouche, j’arrivais sans peine à dire le mot "encore" entre les giclées qu’il me donne, il s’est mis à les espacer à chaque fois qu’il me nourrit de cette façon...


C’est tellement approprié ! Car une fois que la première est entrée dans ma bouche, son interdiction se lève, et, de par une règle immuable, le goût du foutre étant la seule clef admise pour déverrouiller mon silence, je suis enfin autorisée à lui adresser la parole...


Alors, sans baisser les yeux, je réajuste parfaitement ma position, et c’est bien à plat que ma petite langue reçoit la première giclée de sperme, qu’il me crache dessus plus qu’il ne m’en asperge, d’ailleurs, tant celle-ci est courte et fusante...


[Chers administrateurs. trices, pardon : mais c’est précisément là, dans ma vie, que je parlerais de "mise en bouche"...^^]


Celle-ci, qui m’offre un avant-goût de mon repas, mais ne fait pas même un hors-d’œuvre, délie donc ma voix, qui, tandis que je jubile d’impatience, s’échappe de moi comme un réflexe...


— Encore...


Le deuxième crachat de lait qu’il me balance rejoint ensuite le premier. Celui-là forme, avec son suivant, le plus épais et consistant degré de mon petit-déjeuner...


Tandis qu’ensemble, ils dansent avec le premier sur la scène de mon avaloir au rideau levé, je m’exalte, en sentant combien ces deux-ci sont gras, extrêmement consistants, plutôt salés que sucrés, à peine amers, et qu’ils scandent d’ores et déjà en chœur un goût très fort dans ma petite bouche, quoiqu’elle reste innocemment ouverte, et ma langue immobile.


Par commodité, il prend soin d’envoyer ces deux rasades assez loin pour qu’elles ne ressortent pas en dégoulinant sur mon visage, jamais ce jour-là. Mais il ne les projette pas trop loin non plus, pour qu’elles n’aillent pas se perdre dans ma gorge, risquant d’y précipiter aussi leur parfum, au grand dam de mes fraîches papilles gustatives...


Or, comme c’est un spectacle "externe", il voit tout d’assez près pour viser à sa guise ; je n’ai donc à me soucier de rien que de tenir ma place et mon rang, et de me régaler en esprit, ce qu’il poursuit de lire dans mes yeux bleus, pour sa plus grande satisfaction.


— Encore...


La quatrième libation, parfois accompagnée d’une petite compagne qu’elle peine à protéger de son poids, s’écrase aussitôt sur elle, pour m’annoncer le dessert, présageant la fin imminente de mon délicieux repas.


Elle est plus liquide, ce pourquoi elle me force à creuser légèrement ma langue, afin d’en faire un crachoir respectueux pour mon maître, dont il ne saurait tolérer que la suceuse laissât s’échapper la moindre goutte d’une si succulente, et par surcroît gratuite nourriture...


— Encore...


Ultimes mets pour ma pitance au point du jour, les derniers glaires de foutre, qui s’étirent en filaments grumeleux de sa bite haletante, viennent bon gré mal gré se mêler à tous leurs devanciers, les épais comme les plus liquides.


Lors, impérieusement, toujours sans l’égoutter, il récupère son membre et le recalotte soigneusement, puis le laisse, tout pendant, ramollir pulsation-à-pulsation devant moi, cela, en ne démontant pas son regard tendre froid qui poursuit de m’hypnotiser, et dont la fragrance douce-amère de son sperme me parait porter l’écho, tel un morceau de lui qu’il m’abandonne en guise d’aumône...


De mon côté, j’attends sagement, toute langue dehors comme un plein bol ce lait fort, la permission de la rentrer, que suivra celle de m’en repaître...


Là encore, il peut choisir de me faire attendre, le temps qu’il souhaite - pour moi, ce n’est que du bonus - avant que, de très haut, il ne me lâche son sempiternel:


— Bon appétit, Sale Pute.


C’est seulement sous ce commandement, ou un proche cousin du même acabit, que j’ose enfin rentrer cette langue, et commencer ma lente et sonore dégustation de semence mâle.


Lors, en le regardant droit dans les yeux, lubrique et provocante, c’est toujours en commençant par mâcher son sperme que s’amorce ma dégustation, en prenant mon temps pour bien le savourer, selon son enseignement magistral.


Il est très important que je fasse cela ; autrement, comment pourrais-je en extraire le mieux possible toute la saveur ?... Et plus encore, comment, si je ne m’y employais avec tout le zèle que vous me savez, pourrais-je autrement sentir au fond de ma bouche cette petite âpreté, inouïe et caractéristique, qui seule sait faire si gentiment grincer mes vertes dents de sagesse entre elles ?...


Une fois, j’ai osé un gargarisme musical, en pensant que ça lui plairait, mais j’ai pris une énorme gifle qui m’a fait m’étouffer plus bruyamment encore avec son jus, jusqu’à tousser du sperme par le nez, ce qui m’en a d’ailleurs valu une autre, de gifle, et de rester punie pour le reste de son congé...


Leçon essentielle à mon apprentissage, car en effet, j’y devais comprendre et retenir ce jour-là que même à ce moment où sa libido devrait s’être apaisée, tout projet spontané de ma part envers ce qui sort de ses couilles, s’il est non-explicitement exigé par lui, et que, malgré cela, l’effronterie de mon âge me porte à le changer en initiative malheureuse, tout projet de ma part concernant son sperme, dis-je, est simplement importun au plaisir de mon maître, ce qui en fait une impertinence peu souhaitable au plan de ma condition.


Ainsi, je fais uniquement et complètement ce qu’il attend de moi, lorsque, après une profonde et salutaire mastication, je ré-ouvre ma bouche, pour lui montrer comment ma petite langue agile aime jouer dans son éjaculât. Par la même occasion, de temps en temps, j’en déglutis une infime goulée, qui glisse ainsi dans ma gorge le plus lentement du monde, avant de recommencer mon ostentatoire petit jeu de langue, puis d’en ingurgiter à nouveau un demi-millilitre...


— Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Pourtant, moi qui aime particulièrement cela, je vous prie de croire que je suis devenue un vrai verre doseur quand il s’agit d’économiser - formant le vœu de pouvoir le goûter un instant supplémentaire -, ce que je dois bien finir par me résoudre à avaler.


Ma résignation, cependant, voit sa fin se produire dès l’instant de sa naissance, assassinée sans merci par l’enchantement qui explose en moi, moi qui m’apprête à recevoir enfin la faveur de pouvoir le boire.


C’est pourquoi toute ma conscience se met à la disposition de ma gourmandise, lorsqu’il s’agit de repérer le moment où je suis rendue au tiers de son sperme ingurgité.


A ce moment-là seulement, je ressors et j’aplatis ma langue du mieux possible dans un grand "AAAaaahhh" dont j’ai le secret, et, dans cette position où il voit tout, après qu’il ait réjoui mon ouïe d’un impérieux...


— Avale, Salope.


... J’envoie dans le fond les deux tiers de foutre restants, puis je laisse ma gorge engloutir l’ensemble avec voracité, tout en gardant ma bouche bien ouverte, ce qui, aléa inévitable, produit un bruit résolument dégueulasse.


[ Au risque d’abuser de votre ouverture d’esprit, cher. es lecteur. ices, une pensée m’est nécessaire, ici, pour mes parents trop catholiques, qui ont permis à quelques bienheureux chirurgiens de m’amputer de cette vilaine paire d’amygdales, très incommode plus tard chez une suceuse comme moi, pour peu qu’elle entretienne en elle le souci de correctement servir son homme ! Je leur dois, bien malgré eux, ainsi qu’à beaucoup de pratique maritale, l’atout premier de pouvoir déglutir aujourd’hui de cette façon obscène, sans avoir pour cela à faire se déformer mon joli visage... ]


Enfin, après avoir détaillé mon compliment à mon maître quant au parfum, à la saveur, à la texture, à l’abondance et à la nutritivité (si si, ce mot existe, j’ai vérifié^^) de son éjaculation matinale, je suis autorisée à lui exprimer ma reconnaissance, pour le privilège qu’il m’accorde d’être ainsi "nourrie sans effort, et sans fierté".


Il profite généralement de ce temps-là pour ranger sa bite, car, si vous nous avez cernés - ce dont je doute de moins en moins, je vous l’accorde -, vous ne sentirez nul étonnement à ce qu’il ne me la fasse pas lécher amoureusement quelques minutes, pour la nettoyer avec grand soin de toute trace de semence.


Hors de question. Ce n’est pas comme ça que l’on procède, à la mode de chez nous...


Vous en aurez deviné la cause, je crois, et sans plus d’étonnement que ci-avant, vous lirez que c’est pour m’en réserver le plaisir plus tard dans la journée, lorsque l’odeur et le goût de ses vestiges de joie auront profité du passage des heures et de la sueur qui, souvent, les accompagne, ce qui n’interviendra que lorsque, dit-il, "ma patience et mes supplications auront engraissé mon mérite".


En ce qui me concerne, si le repas que je viens de boire a pu, par chance, épargner quelques molécules de foutre assez pâteuses pour avoir été oubliées sous ma langue, dans mes joues ou entre mes dents, "c’est cadeau" : J’ai le droit de ne pas les avaler, et de ne pas forcer un geste qui me contraindrait à me tortiller la langue en bouche dans tous les sens, pour bien m’en récurer – ce qui, dit-il encore, serait très disgracieux, "même pour une fille de mon espèce".


Au contraire, j’en ai reçu de lui la dispense perpétuelle, et avec cette indulgence, la permission de continuer à me laisser imprégner du goût puissant de son souvenir, qui chaque samedi, inaugure ma journée en fondant lentement dans ma bouche.


[ C’est aujourd’hui dans ce goût-ci que j’ai trempé ma plume pour vous recopier, reformuler et annoter ici ce texte, brouillonné il y a un peu moins de trois ans... ]


Néanmoins, non contente de m’être abondamment répandue en remerciements d’une sincérité sans égale, je ne me relève jamais de ma position de service avant que d’avoir fait entendre à l’oreille de mon amoureux maître certains mots, propices à lui faire savoir ce que je ressens pour lui maintenant, et utiles à opérer une transition nécessaire vers un peu plus de tendresse, pour le reste de notre matinée...:


— Je t’aime tellement, Pacôme...


A quoi il me répond, ces jours-là, dans un sourire...


— Je sais, Salope.


(A suivre...)

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