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  • Concours Xmas - Contes de Noël

La mère Noël

Chapitre 1

Divers

La neige ne tombait pas, la neige ne tombait plus ! La machine qui servait à la fabriquer était-elle tombée en panne ? Le réchauffement climatique y était-il pour une part ou bien tout simplement, tout bêtement, quelque chose était déréglé ? Une question que ne se posait pas le jeune homme qui se vautrait depuis son retour, sur le ventre d’une poupée blonde qui paillait comme une pie. Elle était jolie, mais dès qu’elle ouvrait la bouche, une envie de s’enfuir prenait le bonhomme. Sa seule chance, c’était qu’elle acceptait tout. Pas de tabou. Devant, derrière partout, elle ne renâclait à rien et c’en était une vraie bénédiction... à condition qu’elle se taise !


—oooOOooo—


Elle l’avait accosté dans un bar de la grande rue alors qu’il faisait son sport favori, c’est-à-dire des bars parallèles. Un d’un côté de la rue, puis le suivant en face et ainsi de suite. C’était au troisième qu’elle que la nymphette s’était assise près de lui.


— Tu m’offres un verre beau prince ?

— ...


Il avait surtout raqué pour qu’elle se taise. Une voix de crécelle, rauque, bizarre, une voix de fumeuse et pourtant elle ne sentait pas le tabac. Il avait commandé un whisky pour lui, et la vodka qu’elle lui réclamait. Quand il avait repris son pèlerinage vers le café d’en face, la gosse avait tout simplement suivi.


— Tu comptes me suivre toute la nuit ?

— Je ne sais pas quoi faire d’autre, alors avec toi ou avec toute seule...

— Je te préviens, je ne baise pas... avec les inconnues !

— Ça tombe bien, je ne te l’aurais pas proposé ! Mais je veux encore bien boire un coup.

— Ma foi... si tu la boucles, alors je t’accorde encore un verre. Tu as avalé quoi ? Le chat de mon voisin ?

— Je peux quand même ouvrir les lèvres pour boire mon drink ?


Il avait enchainé les stations et elle était resté dans sa roue, une suceuse quoi ! Pas envie non plus de se prendre la tête avec cette blondasse et puis au cinquième bistrot, il avait simplement commandé les deux verres sans discuter. Il s’était levé pour aller pisser et elle avait fait mine de le suivre.


— Attends ! Je peux encore ouvrir ma braguette tout seul. Je commence à être bourré, mais bon, il y a des choses que... qu’un homme qui se respecte doit faire sans l’aide de personne.

— Comme quoi ? Pisser debout ? Fais gaffe de ne pas t’en foutre partout. Mais ne t’inquiète pas je n’allais pas dans les gogues avec toi, je voulais juste te demander si je remettais ça !

— Ça ? Ça quoi ?

— Ben... une tournée, chéri. C’est mon tour de t’offrir un pot.

— Tiens ! Tu apprends vite à parler aux hommes toi ! Quel dommage que lorsque tu causes...

— Je sais, c’est le drame de ma vie. Bon allez ! Va te soulager. Fais de la place pour les petits frères de ceux qui tu vas perdre !


Un rire gras avait ponctué cette métaphore triste à pleurer. Damien avait fait en titubant les quelques pas qui devaient le mener au petit coin. Malgré toutes ses précautions, il eut du mal à ne pas mouiller son pantalon. Et l’autre devait attendre et rigoler de le voir revenir taché. Quand il avait repris sa place près d’elle, elle était juchée sur un tabouret haut et ses yeux brillaient.


— Tu vois, c’est plus simple pour nous les filles. On s’assoit et on ne risque pas de...

— Ah ! Ça va ! Ne me prends pas la tête ! Pas ce soir !

— Parce que c’est le soir du réveillon ? Mais bon sang, je n’ai pas de cadeau à t’offrir mon mignon. Enfin... si ! Le cadeau du père Noël... c’est moi. Je suis envoyée par lui.

— Ben il aurait pu te dire de te couvrir la gorge. Tu as dû attraper un coup de froid.

— Ouais ! Mais tu ne sais pas ce que je peux faire avec cette gorge-là !

— ...


Damien avait regardé la fille d’un peu plus près. Bon, elle n’avait rien de Brigitte Bardot, encore que, côté cœur... elle portait gros. Puis sa frimousse avec les « Skyes » avalés, devenait passable. Mais ce verre-là avait soudain un gout plus... lubrique. Bon, c’était l’avant-dernier, il se le jurait mentalement. Le barman du bout de la rue, celui qui achevait le parcours, avait l’œil mauvais quand les deux-là étaient entrés dans son troquet. Le type, ce Damien il le connaissait. Mais la gonzesse, elle avait le genre mauvais genre... un peu...


Après le billet que le mec lui avait tendu avait réglé ses différends avec sa conscience. Bien sûr, il n’aurait pas dû les servir dans cet état, mais, voilà, un beau geste le soir de la veille de Noël... un cadeau quoi. Puis l’autre lui avait filé un joli pourboire et la femme une bise. Un bisou qui embaumait l’alcool. Il souhaitait bien du plaisir à celui qui roulerait une pelle à la donzelle. Mais dès qu’il eut vidé son godet, Damien se levait et repartait vers la rue.


Dans son sillage la blonde. Ancrée à lui, comme une naufragée accrochée à une planche, à la dérive, elle lui collait au train. Au bout de trois pas hésitants, l’homme se retourna.


— Je rentre maintenant ! Il est l’heure d’aller se coucher. Tu dois rentrer chez toi.

— Chez moi ? Mais je n’ai pas de chez-moi. La nuit risque d’être glaciale... et j’ai faim.

— Ah ! Bon ? En plus il faut que je te nourrice ? Allez soyons bon prince ! Mais je te préviens... ce sera juste un crouton de pain et un bout de fromage. Ne t’attends pas au festin des grands soirs.


Elle avait voulu hausser les épaules mais ce simple mouvement de balancier l’avait presque fait chuter et lui qui penchait aussi comme s’il allait tomber... un bel équipage qui traversait les quelques rues qui les séparaient de chez lui. Maintenant sur la chaise d’une cuisine de célibataire, propre, mais sans superflu, elle tentait de garder les quinquets ouverts. Il avait battu des œufs et l’odeur d’un beurre fondu lui chatouillait les narines. C’était rudement bon, ce que le mec lui avait servi. Il lui avait ensuite ouvert une porte, montré un lit.


— Les toilettes ? La douche ? Je peux aussi en user ?


Elle avait retrouvé un peu de sa gouille. Mais toujours cette intonation grinçante, râpeuse à l’oreille et il lui avait indiqué les endroits qu’elle demandait. Ensuite, gentiment deux serviettes de bain étaient venues sur un valet de bois dans la salle d’eau, seulement pour elle. La douche avait réveillé la dame qui le ventre moins creux, était ressortie de la pièce seulement le corps ceint par un drap de bain.


— Je peux encore abuser ? Avec ce que nous avons picolé, un bon brossage des dents... me serait salutaire.


Une fois de plus, il était passé devant elle, avait tiré d’une sorte de placard une brosse neuve. Puis avait surgi d’un tiroir, un flacon de parfum... d’homme !


— Voilà princesse. Le dentifrice est là ! Désolé, pour le parfum... mais c’est le mien et je n’en ai pas d’autre.

— Et toi ? Tu ne passes pas au rince-cochon ?

— Quoi ?

— Ben... tu ne crois pas que nous allons... enfin tu comprends bien. Je veux, mais tu dois être aussi propre que moi.

— Je crois que tu n’as pas compris... je ne couche pas, il me semble avoir été clair.

— Et moi, je t’ai dit que ton cadeau de Noël c’était moi... alors même si tu ne peux pas, au moins seras-tu propre pour te coucher... c’est un minimum.

— ...


Elle souriait et avait l’air presque belle. Damien avait l’air con, dans sa salle de bain avec une gonzesse emmitouflée dans une grande serviette éponge, à poils là-dessous. Et il ne savait pas quoi dire.


— Tu as raison ! Va te coucher ! Je vais faire me doucher. Mais pour le reste, ne compte pas sur moi. Tu ne crois tout de même pas que...

— Que quoi ?

— Non ! Rien ! C’est bon, je vais au lit.


Il avait poussé la porte derrière elle, mis le loquet. Jamais assez prudent ! Qu’est-ce qui lui avait pris de ramener cette harpie chez lui ? Il songeait à cela alors que l’eau qui coulait sur lui, dispersait un peu les vapeurs d’alcool. Dire qu’il ne savait même pas son prénom à cette gaillarde. Quand il eut fini de se doucher, il s’entoura également d’une sortie de bain. Puis il avança avec la ferme intention d’aller dans sa chambre. Mais il devait passer devant celle de cette... femme.


— Hey ! Tu es tout beau, comme ça, la couenne bien raclée. Allons, viens me faire un bisou avant de t’endormir.


Il fit les quelques pas qui l’amenaient au bord de son lit, dans cette chambre d’ami qu’il lui avait gentiment ouverte. Mais c’était sans compter sur la force de ses bras. Elle l’attirait sur elle et sa bouche cherchant la sienne, finissait par le faire craquer. Il ne put résister à son premier baiser. Une pelle de rêve. Ce merveilleux moment lui faisait oublier tout ce qu’il avait dit jusque-là. Et depuis cet instant-là, c’était elle qui menait les débats. Il se vautrait sur le ventre de la belle.


Il était dommage que même ses cris ressemblaient à des écorchures. Pourtant elle se donnait, dans toutes les positions, avec une fougue sans nom. Il se laissait emporter par un tourbillon de jouissance, et finalement ses soupirs à lui furent aussi le point de départ d’un orgasme chez elle. Tous deux jouirent ensemble, griffant les draps, râlant sans relâche de longues minutes. Ils allaient s’assoupir l’un près de l’autre quand elle releva sa tête pour lui murmurer à l’oreille.


— Merci et joyeux Noël bel inconnu... c’est le plus beau réveillon que j’ai passé depuis longtemps...


Il eut une sorte de rictus, puis se souvenant qu’il ne savait même pas son prénom...


— Dis-moi ! Comment tu t’appelles...

— Ben... appelle-moi... Mère Noël... ce sera suffisant.


Dehors, la machine à faire la neige s’était remise en route et les premiers flocons recouvraient de leur ouate froide, les rues vides de la ville !

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