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Mes chères amies

Chapitre 6

La Révélation

Travesti

Vous êtes très nombreux à lire et aimer cette histoire. Je vous en remercie. N’hésitez pas à cliquer sur j’aime, ça me fait super plaisir.


Pour rappel : Ce récit est classé dans la catégorie fantasme, même si l’imaginaire et le réel se mélangent de temps en temps.


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Elles me tiennent toujours les mains et j’ouvre les yeux. Je me découvre complètement dans ce miroir. J’ai le souffle coupé. Je ne me reconnais à peine. Je reste bouche bée devant cette image. Je vois une femme, élégante, je peine à comprendre que c’est moi. Je reste figé à m’observer, doucement d’une main je me touche le visage, mes cheveux, ma bouche, en silence. Puis de mes deux mains, je glisse sur ma poitrine en m’attardant dessus.


— Mon Dieu... mon Dieu...


Et mes deux mains toujours très doucement descendent sur mon ventre, je sens sous le tissu le renflement de la lingerie, descends sur la jupe et passant doucement sur le relief des jarretelles et des attaches. Je savoure l’instant en silence... Léa et Sarah sont derrière moi, souriantes, silencieuses aussi, à observer ma découverte, la découverte du moi, de ma vraie personnalité... Je me tourne sur moi-même, je veux tout voir, mon profil, mon dos... mes mollets gainés, les talons... Il y a quasiment du fétichisme dans mon action, dans ma découverte du personnage qui s’avère être moi... moi profond, c’est-à-dire Justine.


Je m’approche du miroir, je veux voir mon visage de plus près. Ce n’est pas Dieu possible, je ressemble à une femme... Le maquillage y contribue beaucoup, mais quand même ! Mes yeux deviennent embués et une larme coule. Je me retourne vers mes deux amies et ouvre mes bras, je veux les serrer fort conter moi.


— Oh non Justine ne pleure pas... ton maquillage.

— Et puis tu vas nous faire pleurer aussi...


Trop tard, mes yeux s’enlarment complètement et Sarah comme Léa se mettent à pleurer aussi. Je les sers contre moi et sans me soucier du maquillage, je les embrasse et encore et encore.


— Merci les filles, vous êtes des véritables amies, merci de me faire vivre cela.



On reste ainsi un moment. Léa se retire et dit.


— Ah bah super, toutes les trois y a plus qu’à se remaquiller, et on éclate de rire.

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Retour à la salle de bains et retouche makeup.


— On va t’apprendre à te maquiller seule Justine... me dit Léa.



Revenues dans le salon, on s’installe dans les fauteuils avec un goûter préparé, pour parler de tout ça, de l’émotion suscitée, de mes impressions, de mes envies, mes sentiments, si elles avaient eu raison de prendre l’initiative, etc. les filles me disent comment elles me voient depuis toujours, ce qu’elles imaginent pour moi. Clairement, elles m’expliquent qu’elles savent depuis longtemps que j’ai des comportements, des attitudes, des manières de voir les choses assez féminines... qu’elles ressentaient que mon cops et mon esprit n’étaient pas en adéquation ! Et que pour elles, il fallait un jour que je me révèle, je m’accepte... Persuadées que je me sentirais mieux ensuite. Elles avaient envie de provoquer un peu le destin. Et que lorsque Sarah m’a surpris avec sa lingerie, ça leur a paru évidemment qu’elles devaient actionner le révélateur.


Que d’émotion ! On parle, on rit, je suis bien, on ne voit pas l’heure tourner. Il est 18h00. Je me lève pour me rendre aux toilettes faire pipi et apprécie alors de devoir remonter la jupe puis descendre la culotte sur ses cuisses afin de s’assoir et faire pipi. C’est délicat, féminin, je trouve cela très agréable et gracieux. Bien sûr pas question d’ôter cette petite cage pour faire pipi, on le fait au travers de celle-ci. Que l’on nettoie ensuite. Je me réajuste puis vais dans la salle de bains pour me laver les mains et je ne peux pas m’empêcher de m’admirer dans la glace encore une fois. Ça m’impressionne de regarder mon visage si féminin, les filles ont bien travaillé. Je me trouve jolie... le reflet que je vois est celui d’une jolie jeune femme. C’est assez fou quand même. C’est à peine si je reconnais mes traits.


Je retourne retrouver mes amies et leur propose de l’aide pour le repas du soir.


— Ah non ne t’inquiète pas du repas, nous sortons dîner.


Je deviens tout blanc... « Sortir ? Comme je suis ? Oh non ? »


— Bah oui pourquoi ? Qu’est-ce qui t’arrive ?

— Mais je suis habillé en fille.

— Oui et alors ?

— Mais tout le monde va le voir que je ne suis pas une fille.

— Mais ça ne va pas ! Tu es plus gonzesse que certaines gonzesses ! tu as bien vu dans la glace, il y a aucun doute à avoir.

— Ne t’inquiète pas ma chérie, me dit Léa, « de toute façon on est là avec toi ! et franchement tu n’as aucun doute à avoir ».

— Mais ma voix ? Si je dois parler.


Les filles se mettent à rigoler « euuuuuh Justine, on ne peut vraiment dire que tu as une voix de camionneur ».


— Il suffit que tu parles calmement avec une tonalité légèrement plus haut que la tienne habituellement et ça passe sans problème.

— Tu sais bien, il y a plein de femmes qui ont la voix un peu grave.


Et je me mets à tester différentes intonations, un peu plus hautes, un peu plus basses... j’essaie de parler doucement et avec le sourire comme les filles me disent... j’ai l’air bête à faire ça.


— voilàààà oui comme ça c’est parfait, me dit Léa.

— Du coup si tu veux, tu peux essayer les bottes pour sortir, tu hésitais tout à l’heure, me dit Sarah.


Je regarde Sarah avec de grands yeux et sans rien dire je vais chercher la paire de bottes restée dans la chambre. Je reviens dans le salon pour ôter les escarpins et enfiler les bottes. Wahoo j’adore ! vraiment ! Je les garde aux pieds.


— Bon allez on y va ?


Sarah me prête un manteau que j’enfile par-dessus mes vêtements et me prête aussi un sac à main qui va mieux avec ma tenue que celui que j’ai habituellement. Je transfère mes affaires dans le sac et le mets machinalement sur mon épaule.


— Allez ma chérie on y va.


J’ai une boule au ventre, je suis tendu. J’ai envie de sortir et de profiter de l’extérieur ainsi habillé, mais j’ai peur d’affronter le regard des autres, j’ai peur du jugement. C’est très étonnant, car étant gay, on me juge souvent, et des fois mal. Mais je m’y suis fait et j’assume mon homosexualité, mais là c’est différent, j’ai l’impression de tricher, d’usurper l’image d’une autre, d’être ridicule. La présence de Sarah et de Léa à mes côtés me rassure évidemment. On descend les quelques étages par l’ascenseur pour rejoindre la voiture de Sarah au parking souterrain de l’immeuble. Léa insiste pour que je monte devant et Sarah démarre la voiture et sort du parking de la résidence. La nuit n’est pas encore tombée en ce samedi de printemps, je suis désormais au grand jour, je ne peux plus reculer. La petite voiture se faufile dans la circulation toujours chargée dans Paris et se dirige vers la Place des Vosges. Sarah trouve à se garer et nous descendons toutes les trois.


— C’est ici que nous allons dîner ? je demande.


Je connais ce quartier, proche du Marais, là où je viens de temps en temps.


— Non, juste que nous allons faire une petite balade ici, pour t’habituer... à marcher, à bouger... à vivre quoi !.

— Oui ici c’est calme, chic... aucun risque que nous soyons importunées, que TU sois importunée, renchérit Léa.


Elles pensent à tout et sont très attentionnées.



Nous partons donc toutes les trois, bras dessus bras dessous nous promener sous les arcades de la place des Vosges.


J’ai l’impression de rêver tout éveillée. Être dehors, marcher en jupe, marcher sur les talons dans la rue, les entendre claquer sur le sol, sentir les jarretelles se tendre légèrement à chacun de mes pas... Nous croisons des couples de tous âges, des couples avec enfants, des messieurs en costumes et même des dames seules. Au début, je tournais légèrement la tête ou la baissais, puis rapidement j’ai gardé la tête normale. Bien sûr, on nous a regardés parce que l’on ne croise pas trois jeunes femmes élégantes sans en apprécier la vue, mais à aucun moment quelqu’un ne m’a dévisagé ni regardé étrangement. A aucun moment, je ne me suis sentie malaisée. Le stress tombait, je me sentais de plus en plus à l’aise, ma démarche devenait plus souple plus naturelle. Au début je ne parlais pas, puis je me suis enhardie à parler avec les filles en essayant de respecter les consignes données sur ma voix.


Rassurée, nous continuons la balade en sortant de la place pour nous diriger vers le boulevard Beaumarchais. Léa et Sarah chuchotent entre elles.


— Vous manigancez quoi les filles ?.

— Eh ben justement, j’ai besoin d’un magazine, il y a un magasin de journaux là, tu veux bien aller me l’acheter Justine ?


Je regarde Sarah avec des grands yeux ronds. Je comprends leur petite combine.


— moi ? seule ? ohhhh nooooon.

— ohhhhhh mais si ! rigolent les filles ensemble.

— Allez... dis-toi que ça fait partie de l’apprentissage, dit Léa.



J’abdique et rentre dans le magasin, je ne suis pas rassurée, l’angoisse revient. Il y a un peu de monde, c’est certain qu’aussi proche, je vais me faire démasquer. Je me dirige vers le rayon presse féminine, tête un peu baissée, les gens que je croise ne font pas cas de moi. Je cherche, mais ne trouve pas le magazine souhaité. Je m’affole un peu et je m’apprête à sortir, quand l’homme qui tient la caisse m’interpelle.


— Vous cherchez quelque chose, Madame ?


Je suis obligé de répondre, je me reprends, me concentre et me lance.


— Oui, je cherche Vanity Fair s’il vous plaît.


J’ai l’impression que l’écho dans ma tête renvoie une voix de bûcheron, je ferme les yeux, attendant que la foudre tombe sur moi, la foudre du ridicule. Et puis rien, pas de foudre...


— Ah oui je l’ai reçu tout à l’heure je ne l’ai pas mis en rayon encore.


Il s’adresse à sa femme qui venait d’encaisser un client pour un loto :


— Tu peux apporter Vanity Fair pour Madame s’il te plaît, rapportes-en plusieurs tant’tu y es !.


La femme revient avec le magazine dans les mains et me le donne en me regardant dans les yeux.


— Tenez Madame.

— Merci !


A ce moment, mon téléphone bipe dans mon sac, je le prends pour lire le message. C’est Léa qui m’envoie un texto...


— Prends aussi Union ma chérie stp.


Ouffff décidément elles ne m’épargnent rien, mon cœur palpite. Je cherche des yeux le rayon adulte où se trouve ce titre, il est juste à côté de la caisse. Je m’y dirige rapidement en évitant de regarder si je suis observée. Je prends le magazine et le glisse sous le premier et passe à la caisse.


— Vous avez tout ce qu’il vous faut Madame ? dit l’homme.

— Oui merci, je réponds en maîtrisant bien ma voix.


Sans aucune remarque, il scanne les deux magazines et glisse Union à l’intérieur de Vanity Fair. Je trouve la discrétion toute à son honneur.


— 7 euros 85 Madame s’il vous plaît.


Je fouille dans mon sac et prends un billet de 10 euros dans mon porte-monnaie. Il me rend la monnaie, il a tout le temps de m’observer, mais je ne vois rien dans son regard qui pourrait ressembler à de l’interrogation ou de la moquerie. Je sors soulagée retrouver les filles qui m’attendaient devant. Je suis quand même fière de cette petite épreuve.


— Alorrrrrrrrrs ? me dit Léa avec un sourire jusqu’aux oreilles.

— T’es une garce quand même de m’avoir demandé ça.


Sarah me demande si ça s’est bien passé. Comme je lui réponds par l’affirmative, elle me dit :


— Tu vois, tu peux être rassurée, aucune raison d’avoir peur... t’es une nana, point barre.

— Bon aller, on va manger ? J’ai faim moi ! les émotions, ça creuse, dit Léa.


Nous sommes d’accord et remontons la rue pour retrouver la voiture. J’apprécie décidément cette balade urbaine. Une fois arrivées à la voiture, Sarah reprend le volant et s’engage dans la circulation.


— Au fait on va où ? je dis.

— Ahah... surprise !


Répondent en cœur les filles.


Décidément, je ne maîtrise rien aujourd’hui.


J’espère que cette histoire vous plaît toujours ? n’hésitez pas à faire des commentaires les amis.

Bises

A suivre.

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