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Mes chères amies

Chapitre 12

La prise de conscience de Justine

Travesti

Je vais m’installer dans le canapé avec mon café, j’ai besoin de réfléchir.



J’ôte mes escarpins que je laisse négligemment sur le tapis et m’installe dans le canapé, jambes remontées. J’ajuste un peu la jupe avant de recouvrir mes cuisses et les jarretières de mes bas qui restaient dévoilées. Je tire sur moi le plaid qui se trouve posé à côté.

Je prends conscience que je viens de faire des gestes évidemment féminins. Ils deviennent naturels.



Ainsi lovée dans le canapé, un café chaud à la main, mon esprit commence à s’égarer. Il s’est passé tant de choses depuis hier. J’ai l’impression d’avoir basculé dans une autre vie, d’avoir concrètement vécu ce qu’inconsciemment, je désirais depuis longtemps, mais sans arriver à le conceptualiser ni le matérialiser.



Mes deux amies, mes chères amies... avaient décidément tout compris de moi !

Je les remercie de leurs amitiés et de leurs bienveillances à mon égard.



Cette séance de préparation, la balade dans Paris, la brasserie, puis ensuite la soirée... tant d’étapes en si peu de temps. Mais après coup, je comprends la progressivité et qu’à chaque moment est devenu une forme de validation. Une double validation plus précisément, l’une de moi-même et l’autre, de l’entourage malgré lui.


Tout cela aurait pu se faire sur un temps long, de semaine en semaine, de mois en mois. Les filles ont accéléré le processus d’initiation.

Mais sûrement parce qu’elles ont considéré que j’étais prête, et que mon physique était « compatible ».

Le « passing »... cet anglissime dont j’ai appris il y a peu la signification, qui définit la capacité d’une personne à être considérée comme une personne cisgenre. Il s’obtient par un mélange d’éléments tels qu’une allure physique, les comportements, les vêtements, la coiffure... qui sont culturellement associés à un genre en particulier.


Mon « passing » était donc bon... durant tous ces moments, personne ne s’est douté que je puisse être autrement qu’une femme. Même ce dernier test qu’inconsciemment je souhaitais faire seule, celui de rentrer en métro. Tout m’a confirmé que mon « passing » semblait être bon. Sûrement perfectible, mais très acceptable.



Tout le monde... Sauf Fanny ! et Xavier aussi. Mais lui a été prévenu avant, pas Fanny !.

Quelle perspicacité à cette fille quand même ! Moi-même, je ne me suis pas rendu compte qu’elle pouvait être... heu... être, en fait je ne sais pas.

En ce moment sur XStorySnap… (touchez pour voir)

Elle m’a juste dit « on est pareilles ».


Est-elle travestie ? Non ce n’est pas possible, pas travestie... transgenre plutôt ? transsexuelle ? Je ne sais pas, mais j’ai très envie de la revoir. Cette fille m’intrigue et je suis persuadée qu’elle a beaucoup à m’apprendre. Je suis sûre que nous pourrions devenir amies.


Quant à Xavier... il m’a touché au cœur. Rien que d’y penser, je sens mon corps qui vibre.



Je ne sais combien de temps je passe à rêvasser avant de m’endormir dans le canapé, l’esprit terriblement encombré de questions, mais aussi de rêves.



Je me réveille en sursaut, il est tard dans la soirée. Je file me changer pour me coucher. J’ai sommeil. On verra demain.



Lorsque le réveil sonne à 7 heures, j’ai l’impression d’être un lendemain de cuite. Est-ce que j’ai rêvé ou le week-end a vraiment eu lieu ?

Je reviens à la réalité quand je vois le vernis que je porte encore sur mes ongles et les vêtements posés sur la chaise à côté du lit. Je file à la salle de bains et ôte toutes les traces restantes de la féminité de la veille, puis avale rapidement mon petit-déjeuner et me prépare pour partir au boulot.



Je regarde avec regret la jupe et les bas. Hélas, je dois m’habiller avec mes vêtements habituels.



Toute la journée, j’ai la tête ailleurs, je n’arrive pas à me concentrer sur mon travail. J’ai le sentiment d’être revenue en arrière, d’être redevenue la personne que je n’ai plus envie d’être ce « lui » qui me semble trop éloigné de ce que j’ai envie d’être. Ces vêtements que je porte, je les trouve moches. Je ne suis pas objectif/objective, c’est certain, mais j’ai l’impression étrange d’être déguisée.


Et puis je pense à Xavier... J’ai son numéro que j’avais noté samedi soir sur mon téléphone. J’hésite longtemps, mais je me décide tout de même à lui envoyer un message, un peu timidement.

« Bonjour Xavier, c’est Justine. Comment vas-tu ? Je te souhaite une bonne journée. Je t’embrasse »



Je me surprends à écrire cela, d’habitude je suis plus cash quand j’écris aux mecs qui me plaisent. Ça ne me dérange pas d’écrire « j’ai envie de toi » ou « j’ai adoré te sucer » ou « j’ai envie que tu me baises encore »...

Là, j’ai l’impression d’avoir fait un message de pucelle.



A 17h30 en quittant le bureau, je n’ai toujours pas de réponse de Xavier.



Au soir, j’appelle Sarah pour lui raconter ma journée et lui expliquer quels sont mes sentiments. Sarah en bonne amie et bonne conseillère m’écoute et me dit enfin.

— Tu sais ma chérie, je pense que tu viens de prendre conscience de ta vraie vie, celle que tu as envie de vivre. Peut-être devrais-tu réfléchir à ton avenir... je veux dire... une transition.

— Oui j’y ai songé aujourd’hui, j’ai même regardé sur internet. Mais ce n’est pas une décision facile et puis ça va vite.

— C’est vrai... ou alors tu peux vivre dans une dualité, Justin le jour, Justine la nuit...

— C’est sûrement plus sage

— Peut-être ! mais je crains qu’à la longue, tu vives assez mal cette forme de schizophrénie.

— Je ne sais pas, je ne me rends pas bien compte et je t’avoue être un peu perdue.

— Appelle Fanny, elle sera sûrement de bon conseil, si j’ai bien compris, elle est passée par là.

— Tu as raison, je vais le faire.

— En tout cas, sache que Léa et moi, on sera toujours là à tes côtés pour t’aider et te soutenir. Les amies, c’est fait pour ça.

— Merci Sarah, je t’aime... je vous aime toutes les deux.

— Moi aussi ma chérie... au fait ? Une réponse de Xavier ?

— Non toujours pas !



Je raccroche avec Sarah et me connecte à des sites de vente de ligne de vêtements. J’ai décidé, j’ai envie de compléter ma garde-robe féminine.



Le lendemain matin, j’envoie un SMS à Fanny.

« Bonjour Fanny, je suis Justine, tu te souviens, on s’est rencontré à la soirée samedi. J’aimerais bien discuter avec toi si tu veux bien... je pourrais t’appeler prochainement ? »



Quelques minutes plus tard, j’ai une notification sur mon téléphone, c’est Fanny qui me répond.

« Salut Justine, avec plaisir. Mais je suis full, je t’appelle plus tard »



Mardi. Pas de nouvelle de Xavier. Mes espoirs s’envolent. Cela n’aura été qu’une aventure sans lendemain. Dommage.



En soirée, mon téléphone sonne, c’est Fanny, mon cœur bat la chamade. J’essaie de placer ma voix de façon la plus féminine possible et je décroche.


— Coucou Justine, c’est Fanny. Désolée de te répondre que maintenant, mais la journée a été chargée. Je suis contente que tu m’aies contacté...

— Ben oui, ça ne te dérange pas au moins ? J’avais envie de garder contact avec toi. Et puis j’ai plein de questions à te poser...

— Plein de questions ?


M’apercevant que j’ai été maladroite, je bafouille et tente de m’excuser. Fanny part dans un éclat de rire.


— Ben évidemment, avec plaisir. Tu as plein de choses à me raconter, n’est-ce pas ?

— Euhhh oui... je bredouille, plutôt rassurée.

— Je te propose qu’on se voie, pour discuter ce sera mieux. Ça te dit un resto ensemble ? Un soir par exemple.

— Super, ça me va.

— Ah ou sinon je te propose un autre truc, je ne travaille pas vendredi après-midi, si tu es dispo, tu viens carrément chez moi pour déjeuner. On aura plus de temps.

— Ahhh, maiiiis c’est super sympa, mais je travaille vendredi et puis je suis... enfin je ne suis pas...


Fanny comprend immédiatement mon embarras.


— Ah OK je comprends, tu bosses en mec.


Silence...


— Ce qui m’embête, c’est que le soir, je ne suis pas dispo. Sinon un autre jour.


J’ai l’impression de ressentir une pointe de déception dans l’intonation de Fanny. En même temps, je réfléchis à la vitesse de la lumière. Fanny me propose de me voir, chez elle en plus... Je risque de la décevoir si je n’y vais pas et j’en ai très envie... mais pas en mec, ce n’est pas possible.


— J’ai une solution, je vais prendre une RTT vendredi, comme ça, je vais me préparer le matin.

— Génial ! on se donne rendez-vous chez moi à 13h, je t’envoie l’adresse par SMS. Comme ça, on prendra le temps de papoter entre filles. N’amène rien surtout, j’ai tout ce qu’il faut. Allez bises.



J’appelle Sarah, puis Léa pour leur dire que je vais voir Fanny le vendredi. Les filles me disent toutes les deux « t’as intérêt à assurer Justine !... french élégance ! » .



J’y comptais bien. Je vais utiliser la lingerie que mes chères amies m’ont offerte, mais je vais essayer de la compléter, afin de varier mes tenues. Comme la commande que j’ai passée lundi soir n’est n’évidemment pas arrivée, je vais acheter dès le lendemain une paire de bas couture aux Galeries Lafayette.



Le mercredi se passe plus vite, je pense à la soirée à venir avec Fanny. Je pense aussi à Xavier. Je n’ai toujours pas de nouvelles. J’ai un pincement au cœur.

En débauchant, je file aux Galeries Lafayette chercher les bas. Si on me demande, je prétexterais que c’est un cadeau. En passant dans les rayons, je trouve aussi une jupe en solde qui semble être à ma taille. Je suis toujours un peu gênée à l’égard des vendeuses en pensant qu’elles se moqueraient de moi.

Après tout, je m’en fiche et finalement, elles s’en fichent sûrement aussi... elles doivent en voir d’autres. Je prends mon courage à deux mains et décide d’aller dans la cabine pour essayer la jupe. Elle me va. Je me rhabille prestement et sors discrètement de la cabine en regardant bien qu’il n’y a personne et reviens dans le rayon. Une vendeuse vient à moi.


— Bonjour, avez-vous besoin d’aide ?


Je place ma voix la plus féminine qu’il soit. Je n’ose pas trop regarder la vendeuse dans les yeux.


— Non merci, j’ai ce qu’il me faut.


La vendeuse me regarde sans se défaire de son sourire.


— Très bien, ma collègue vous encaissera là-bas, me dit-elle en me montrant les caisses derrière une colonne à quelques mètres. Bonne soirée, Mademoiselle



Je reste bouche bée. Alors que je redoutais d’être moquée, la voix que j’arrive à utiliser a fait basculer mon androgynéité vers le féminin aux yeux de la vendeuse.


Je prends conscience qu’il suffit alors de très peu pour effacer quelconques doutes. Je vais payer et me dirige ensuite vers le rayon des bas et collants. Sur un petit nuage suite à ce que je viens de vivre, je prends mon temps dans ce rayon soyeux et agréable à regarder. Pas de vendeuse à l’horizon, je fais mon choix moi-même. Je venais pour chercher un seul article et je repars avec une paire de bas avec couture, une paire sans et deux paires de bas stay-up.


J’aurais voulu acheter le rayon entier, mais mes finances hélas ne le permettent pas.



Mercredi soir... pas de réponse de Xavier

... Jeudi. Toujours pas de message de Xavier. Je suis triste, mais je me fais une raison.



A suivre...



Je remercie tout le monde des encouragements et des « j’aime », il y en a de plus en plus, c’est génial ! merci merci.

J’espère que cette suite vous plaît toujours mes chéris.



N’hésitez pas à cliquer sur « J’aime » et laisser plein de commentaires, je réponds toujours à chacun.

Bisous


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